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samedi 7 septembre 2013

Insertion professionnelle : partager ses bonnes pratiques

HALTE AUX IDÉES REÇUES DANS LES UNIVERSITÉS !

En mettant en place des dispositifs d’accompagnement dès la première année de licence, en les dotant d’outils dédiés et en multipliant les rencontres avec un monde professionnel devenu un véritable partenaire, l’UPMC a fait de l’insertion une priorité et obtient d’excellents résultats. Rencontre avec sa vice-présidente, Nathalie Drach-Temam.

Vice-présidente de l’Université Pierre et Marie Curie en charge de l’insertion professionnelle, pouvez-vous nous présenter la politique maison sur cet aspect essentiel.
L’idée maîtresse est d’adapter les formations à la fois aux attentes des étudiants et à celles du marché. Pour cela, nous avons mis en place des dispositifs d’accompagnement orientation et insertion qui prennent effet dès l’entrée à l’université, se poursuivent durant tout le cursus et, surtout, sont entièrement intégrés dans les modules d’études mêmes. Parallèlement, et dès le départ là encore afin de faciliter les choix d’orientation, des rencontres avec le monde professionnel sont organisées.

Quels outils utilisez-vous pour rendre vos dispositifs de formation et d’insertion plus efficients ?
La clé réside dans un partenariat aussi pérenne que possible avec les entreprises. Chacune des nombreuses formations proposées se traduit chez nous en « compétences » particulières. Nous éditons d’ailleurs un « Guide des compétences » qui permet aux entreprises de repérer immédiatement les filières dont les étudiants vont les intéresser. Nous effectuons par ailleurs chaque année une enquête d’insertion professionnelle (voir encadré) qui nous permet de mesurer le taux d’insertion obtenu et, lors des « conseils de perfectionnement » (auxquels sont conviés les entreprises partenaires), de faire évoluer nos référentiels d’enseignement vers davantage d’efficacité. Nous avons mis en place un réseau communautaire des diplômés qui viennent régulièrement présenter leurs parcours et, enfin, le service Orientation-Insertion intervient en appui pour aider chacun à mûrir son projet professionnel personnel.

Et la mise en contact des étudiants avec le monde de l’entreprise ?…
Je préciserai tout d’abord, qu’au sein de chaque filière, les accompagnants de ce dispositif « orientation, formation, insertion » sont tous des enseignants-chercheurs ancrés au cœur de l’enseignement. Il forme un réseau qui échange ses bonnes pratiques et constitue le lien avec les entreprises. Celles-ci sont impliquées dès la licence à travers des « conférences-métiers », elles participent comme expliqué à l’évolution des formations et de nombreux ateliers et évènements sont par ailleurs organisés. Citons pour son originalité notre « Atrium des métiers » conçu comme un forum de recrutement, qui facilite la connaissance mutuelle entreprises-étudiants-enseignants-chercheurs, et qui débouche sur de nombreux stages. Cette proximité entretenue avec les entreprises nous a ainsi permis de constater que depuis 4 ou 5 ans, ces dernières s’étaient engagées dans une diversification de leur recrutement très favorable aux diplômés universitaires du secteur scientifique et médical.

Des résultats très significatifs
Le seul moyen de connaître l’efficience des actions mises en place consiste bien sûr à mener des enquêtes sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Celles-ci sont menées auprès de tous les masters, 30 mois après l’obtention du diplôme. Dernière étude en date, celle consacrée au master 2010 montrait un taux d’insertion de… 95 %. Sachant que les doctorants, qui représentent un bon tiers des effectifs, sont inclus dans ce pourcentage positif.

J.B.

http://journaldesgrandesecoles.com/insertion-professionnelle-partager-ses-bonnes-pratiques/

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