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samedi 7 septembre 2013

La vae doctorale, un axe fort de développement et un atout des relations universités-entreprises

CE QUE LES UNIVERSITÉS ONT MIS EN PLACE CONCERNANT LES VAE

Interview d’Alain Gonzalez, directeur du service de formation continue et de France Uebersfeld, responsable du Pôle reprise d’études et VAE


Selon vous, quelle évolution connaît la VAE ?
La validation des acquis de l’expérience s’est d’abord développée dans le cadre du droit individuel qui lui est associé. Depuis maintenant un an on constate que la demande de VAE entre dans un cadre plus large qui l’associe aux politiques de gestion des ressources humaines et de gestion prévisionnelle des effectifs et des emplois et des compétences (GPEC) des entreprises et des instituons.La stratégie de l’UPMC entre dans ce cadre. Nous faisons de la VAE « entreprises » un axe fort du développement de notre service formation continue.

Quels sont à l’UMC les diplômes les plus demandés en VAE ?
La demande de VAE pour l’UMPC, tout comme pour l’ensemble des universités, se situe très majoritairement en master et en licence professionnelle. Néanmoins et compte tenu de notre offre importante de master, la demande se situe plus nettement à ce niveau à l’UPMC. Le doctorat apparait également dans les demandes depuis un an.

On évoque beaucoup la FTLV. Comment la VAE s’y inscrit à l’UPMC ?
La VAE est un des dispositifs de la formation tout au long de la vie. Nous considérons à l’UPMC que la VAE doit s’inscrire dans le cadre d’une reprise d’études comme un moyen, associé à d’autres, d’individualiser le parcours du candidat en réponse à son objectif professionnel voire personnel.

Qui sont les candidats au doctorat par la VAE à l’UPMC ?
Actuellement, nous accompagnons environ une trentaine de candidats souvent soutenus dans leur démarche par leur entreprise. Aujourd’hui les entreprises reconnaissent davantage la qualité de la formation doctorale, clé de l’accès aux carrières internationales pour elles. En outre, la reconnaissance possible par l’Etat français du doctorat pour accéder à la haute fonction publique pourrait encore renforcer cette demande, de VAE doctorale.
Trois catégories de candidats s’adressent à nous :
- des ingénieurs seniors dont le parcours a évolué vers la recherche et qui souhaitent aller vers des fonctions à l’international.
- des médecins qui ont associé activités cliniques et recherches et qui aspirent à des carrières de chercheur.
- des jeunes ingénieurs dont l’essentiel de la carrière s’est fait dans la recherche.

La VAE doctorale est un réel atout dans le développement des partenariats université-entreprise. Elle permet le lien entre l’expérience professionnelle, la recherche de haut niveau et l’obtention de la plus haute certification universitaire.

Témoignage de Jacques Mazoyer, Seaweed & Seed PPD manager Cargill, docteur en chimie de l’UPMC
Est-ce que votre entreprise vous a soutenu dans votre projet de vae ?
Dans mon cas, la direction m’a encouragé et a soutenu mon projet. Le soutien a été sans faille allant jusqu’à l’autorisation d’utiliser des travaux de recherche réalisés dans le cadre de mon contrat avec l’entreprise. La formation et l’encouragement des salariés à se développer est une réelle valeur de l’entreprise.
Qu’est ce que ce projet vous a apporté personnellement et dans votre activité ?
A titre personnel, c’est la reconnaissance qui prédomine, notamment celle d’avoir exercé pendant des années un rôle de directeur de Recherche et de voir ces travaux reconnus par une école doctorale aussi réputée.
Qu’est-ce qu’il a apporté à votre entreprise ?
Pour mon entreprise, c’est comme une nouvelle carte de visite, de nouveaux contacts. J’ai gardé de très bonnes relations avec les intervenants de l’Université, ce qui est un atout pour mon entreprise. C’est aussi une fierté pour l’entreprise de constater que le niveau de sa recherche permet d’accéder au doctorat et valorisant de voir que ses salariés sont reconnus par des instances scientifiques et académiques de grandes Universités.

http://journaldesgrandesecoles.com/la-vae-doctorale-un-axe-fort-de-developpement-et-un-atout-des-relations-universites-entreprises/

jeudi 5 septembre 2013

9 Negative Social Habits You Need to Quit Today

Everyone has some negative social habits they want to work on, but while some are just personality quirks that might bother irk some people, Mark and Angel Hack Life has a great list of negative social habits that everyone needs to cut out today. These habits are things that will not just irritate a few people, but bother most people you talk to by making you a poor conversationalist overall.
  1. Seeking attention by complaining.
  2. Focusing on your inner monologue instead of the dialogue in front of you.
  3. Multi-tasking while you chat.
  4. Not paying attention to the people you care about most.
  5. Constantly fishing for compliments.
  6. De-Emphasizing compliments with self-effacing remarks.
  7. Cutting people off mid-sentence.
  8. An unsupportive attitude.
  9. Trying to please everyone.

9 Negative Social Habits to Quit Today | Marc and Angel Hack Life

SEPTEMBER 4 BY JILL HARNESS

lundi 1 juillet 2013

Les nouvelles relations 2.0, éloge des liens numériques

Les « amis » de Facebook ne sont pas de vrais amis, aime-t-on penser. Mal connus, furtifs, peu fiables, ces amis en pixels seraient des amis qu’entre-guillemets. En faisant de la rubrique « Amis » la variable cardinale de leurs services, les réseaux sociaux de l’Internet ont suscité une vague de protestation inquiète sur le véritable sens de l’amitié.

À quoi ressemble notre vie sociale à l’heure des réseaux sociaux de l’Internet ? Depuis, avons-nous plus ou moins d’amis ? Les technologies numériques ont-elles contribué à donner davantage de liberté et de possibilités aux individus pour entrer en contact les uns avec les autres, ou les enferment-elles dans des relations fragiles, fugaces et incertaines ? Ces questions sont au cœur d’un débat continu au sein des travaux en sciences sociales depuis l’apparition de l’Internet grand public en 1995. Sans doute est-il temps de faire le point sur les conclusions de ces recherches afin de lever quelques malentendus persistants sur notre vie sociale en ligne.

Vie réelle ou virtuelle ?

Le premier malentendu porte sur l’idée que nous aurions deux vies séparées, l’une en vrai, l’autre virtuelle, et que nos relations dans la première n’auraient rien à voir avec celles de la seconde. En fait, les amitiés digitales et celles de la vie « réelle » sont étroitement enlacées. La conversation numérique ne fait, bien souvent, que prolonger des discussions, des plaisanteries ou des bavardages débutés avec la famille, les amis ou les collègues. Comme le souligne de nombreuses enquêtes, plutôt qu’une opposition ou une soustraction, une vie numérique intense constitue généralement un indicateur prédictif d’une vie sociale intense. Les relations amicales hors ligne sont généralement renforcées par les pratiques de communication de toutes sortes (téléphone, mél, réseaux sociaux). Et ceux qui utilisent le plus ces derniers ont un nombre d’amis dans la « vraie vie » supérieur à ceux qui les utilisent moins.

Une nouvelle sociabilité

Le deuxième malentendu a trait à l’idée que seuls les liens forts sont importants dans nos vies et que les liens faibles sont artificiels et futiles quand ils ne sont pas dangereux. Si les amis en ligne sont à peu de choses près les mêmes que les amis hors ligne, les enquêtes montrent que ce ne sont pas les rares liens amoureux et familiaux – ceux que l’ont dit les plus « forts » – qui sont au cœur des échanges sur Internet. Les aveux les plus intimes ne s’exhibent guère et préfèrent les échanges interpersonnels du téléphone, du SMS et d’email. Et les réseaux sociaux signent moins la fin de la vie privée qu’ils ne sont le théâtre de nouvelles formes expressives, dans lesquelles le personnel fait l’objet d’une mise-en-scène soigneusement calculée. Ce que les réseaux sociaux numériques transforment le plus dans l’organisation de la sociabilité des individus n’est ni le contact aventureux avec des inconnus ni l’échange intime avec les plus proches. C’est entre deux, au sein du répertoire des « liens faibles », ces indispensables intermédiaires de la vie sociale, que se déploie la nouvelle sociabilité numérique : copains de toujours ou d’occasion, collègues, partenaires d’activités, amis d’amis, connaissances lointaines, utiles ou intéressantes, personnes qui comptent, qui ont compté ou dont on voudrait qu’elles comptent davantage…

Perte de temps ?

Un dernier malentendu a trait à l’idée que le développement du réseautage en ligne nous fait perdre du temps sans apporter de bénéfices. Le web des réseaux sociaux ouvre un espace désinhibé et moins contraignant que celui de la vraie vie. Il ne fait guère de doute que les utilisateurs y perdent parfois du temps et de l’énergie. Mais il est aussi certain qu’à travers les forums de discussion sur la santé, la valorisation de compétence dans la recherche d’emploi ou la participation à des communautés d’intérêt, les relations en ligne parviennent aussi à créer de nouvelles opportunités qui, parfois, rejaillissent sur la vie sociale des individus. Sur Internet, les personnes stockent les contacts comme autant de souvenirs, d’opportunités ou de potentialités. Ils y exposent des traits choisis de leur existence, partagent ce qui les intéressent ou les amusent, se conseillent ou se séduisent, commentent ou critiquent le monde qui les entoure, cherchent à se faire remarquer ou à ne pas se faire oublier. À leur manière, ludique, exhib’ et curieuse, les réseaux sociaux permettent d’étendre cette sociabilité de proximité vers la périphérie des relations plus « faibles », celles qui, moins assurées et moins accessibles, s’évaporent sans retour possible dans la vie hors ligne.

Moins que ne le pensent les enthousiastes mais plus que ne le croient les sceptiques, la vie sociale en ligne élargit l’espace relationnel des individus. Elle conforte les liens les plus forts tout en ouvrant des portes vers de nouvelles opportunités. À travers les autres, ce sont alors des informations, des savoirs et des communautés qui peuvent enrichir nos existences.

parLaurène Castor(son site)lundi 1er juillet 2013

Article publié par Dominique Cardon sur Digital Society Forum.