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mardi 8 octobre 2013

L’Internet des objets va brasser des milliers de milliards de dollars

crédit photo © Alexei Tacu - Shutterstock

Selon IDC, le marché de l’Internet des Objets va progresser de plus de près de 8% par an pour frôler les 9000 milliards de dollars de revenus en 2020.

Entre 2012 et 2020, les dépenses liées aux technologies mettant en œuvre l’Internet des objets (Internet of Things, IoT) vont plus que doubler. Elles passeront de 4 800 milliards de dollars en 2012 à 8 900 milliards en 2020, prévoit IDC. Soit une croissance annuelle moyenne de 7,9%.

Autant de revenus qui iront dans les poches des éditeurs de solutions, fournisseurs de services, opérateurs et autres intégrateurs qui mettront en œuvre les voitures connectées, les villes intelligentes, les foyers automatisés, etc., à travers des réseaux améliorés ou nouvellement construits pour assurer la collecte des données générée par les « objets ».

30 milliards d’objets autonomes

Selon IDC, pas moins de 212 milliards « d’objets Internet » seront connectés fin 2020. Bien plus que les80 milliards estimés par l’Idate à la même échéance. Visiblement, les deux cabinets d’études ne disposent pas du même périmètre pour délimiter le marché de l’IoT.

IDC intègre notamment plus de 30 milliards d’objets connectés de manière autonome. Les smartphones en premier lieu mais aussi tous les dispositifs « intelligents » de collecte de données installés chez les particuliers (compteurs intelligents, box, femtocell…) comme au sein des entreprises (badge d’authentification, vidéo surveillance, hotspot WiFi, etc.).

Un marché à construire

Le marché devra néanmoins mûrir pour assurer sa croissance sereinement. Ce qui passera par l’établissement de standards, d’une capacité à se déployer à l’échelle mondiale et la mise en place d’un écosystème pour assurer le développement applicatif. Il faudra encore stimuler l’intérêt des clients et consommateurs pour les futurs services (dont un certain nombre seront de toute façon imposés à l’image descompteurs électriques Linky en France).

« Il est important de se rappeler que, alors que le marché de l’Internet des objets n’en est encore qu’à ses débuts, il y a un large héritage des objets câblés et connectés, commente Carrie MacGillivray, vice-présidente des programmes, services mobiles, M2M & Infrastructure réseau chez IDC. Le catalyseur pour une croissance accrue au cours de la période de prévision est l’omniprésence de la connectivité sans fil et un accès universel à l’Internet indépendamment de leur emplacement. » Tout, ou presque, reste à (re)construire, donc.

crédit photo © Alexei Tacu – Shutterstock

Le 8 octobre 2013 par Christophe Lagane

mardi 17 septembre 2013

Les objets connectés peuvent désormais être rechargés sans batterie, par WiFi




Un nouveau procédé électromagnétique permet aux objets connectés de communiquer entre eux sans batterie grâce aux ondes électromagnétiques présentes dans l'air.

Les objets connectés et miniaturisés sont en pleine expansion et de plus en plus présents au quotidien, cependant leur alimentation en énergie reste un enjeu de taille: le raccordement par fil étant trop délicat et un système de batterie nécessitant un rechargement régulier étant impossible à opérer à grande échelle (exemple des smart grids). Cependant pour le déploiement d'une gestion intelligente des infrastructures, des villes ou encore de la santé, ces micro appareils sont essentiels. Des chercheurs de l'université de Washington ont répondu à ce besoin grâce à une technologie captant les ondes électromagnétiques présentes dans l'air pour alimenter ces appareils et leur permettre de communiquer entre eux. Cette découverte permet d'envisager un monde entièrement connecté et sans fil et rend tangible l'internet des objets.

Une technologie sans fil et sans batterie

Les chercheurs, qui ont présenté le résultat de leurs travaux à l'occasion de la conférenceSIGCOMM 2013 à Hong-Kong, ont élaboré une technologie dite de rétrodiffusion ambiantesophistiquée et pouvant être utilisée par des appareils miniaturisés de toutes sortes. Son procédé s'appuie sur les signaux émis par les téléphones mobiles, des postes de télévision et autres réseaux Wi-Fi, déjà présents dans l'air. Ces signaux une fois captés servent à la fois de source d'énergie et de réseau de communication, permettant aux objets de communiquer entre eux et avec d'autres appareils connectés comme les mobiles. Fonctionnant à la manière du morse en communiquant par impulsions, cette technologie ne peut supporter qu'un faible niveau de données actuellement, 1 kilobit par seconde jusqu'à près d'un mètre dans l'espace, soit l'équivalent d'un sms.

Vers l'internet des objets

Les applications de cette découverte sont multiples. Comme le déclare l'un des chercheurs, Shyam Gollakota "Cette technologie peut avoir des applications dans le domaine des wearable technologies, des maisons intelligentes ou des réseaux sensibles et auto-suffisants". En somme, cette avancée permet d'envisager sérieusement l'internet des objets, c'est à dire un monde où tous les objets et lieux seraient connectés entre eux, ouvrant la voie à une gestion plus intelligente des ressources. Dans le domaine de la maison connectée par exemple, ces capteurs pourraient mesurer en permanence différents indicateurs (température, oxygène etc.) et communiquer en temps réel avec ses habitants. La médecine pourrait également bénéficier de cette gestion sans fil, récemment l'Université de Tokyo a mis au point des patchs intelligents pouvant être disséminés à l'intérieur du corps humain, les chercheurs avaient alors indiqué que la seule limite à surmonter était l'alimentation continue et sans fil en énergie. Enfin cette technologie peut se greffer à des objets du quotidien déjà pourvus de batterie, notamment les téléphones portables et prolonger leur utilisation au delà du déchargement.

Par Thomas Meyer 17 septembre 2013