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jeudi 25 juillet 2013

Vers un développement accru de la mobilité internationale des jeunes

Ce matin, en Conseil des ministres, Geneviève Fioraso et Valérie Fourneyron ont présenté leur nouveau projet d’action concernant la mobilité des jeunes. Avec, pour objectif, de rendre plus accessible et de développer la mobilité européenne et internationale de la jeunesse.

Après la réforme sur l’enseignement supérieur et la recherche, Geneviève Fioraso poursuit son action en s’attaquant désormais à la mobilité des jeunes. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, et de la vie associative, viennent ainsi de présenter en Conseil des Ministres leurs nouvelles priorités en la matière.

Elargir les bénéficiaires

Alors que 180 000 jeunes français, majoritairement issus de milieux favorisés, bénéficient d’échanges internationaux dans le cadre de leur formation, d’un stage ou même d’un échange sportif ou culturel, nombreux sont ceux qui n’ont pas ce privilège. Pourtant, les échanges internationaux sont certainement un moyen de développer et de favoriser l'insertion professionnelle.

C’est donc pour élargir les profils des bénéficiaires de tels programmes de mobilité que le gouvernement entend les multiplier et les renforcer au travers de trois leviers : un futur programme "Erasmus Plus", la création d’une plate-forme régionale de mobilité et un soutien renforcé aux dispositifs déjà existants.

Trois moyens d’action mis en place

Trois leviers sont prévus afin de mener à bien ces nouveaux projets. Parmi eux, le futur programme "Erasmus Plus", qui devrait être opérationnel dès 2014, rassemblera tous les programmes européens de mobilité des jeunes. Il prétend ainsi pouvoir doubler le nombre de bénéficiaires.

Par ailleurs, l’Office franco-allemand de la jeunesse (OFAJ), l’Office franco-québécois de la jeunesse (OFQJ) ainsi que le Volontariat International en Entreprise (VIE) verront leurs champs d’actions élargis grâce à des moyens accrus. Le VIE sera notamment ouvert aux étudiants de licence professionnelle. Le gouvernement prévoit enfin la création de plateformes régionales de mobilité, qui permettront de mieux informer les jeunes sur les programmes et de clarifier les différents dispositifs.

Orientations
Mis en ligne le Mercredi 24 Juillet 2013

vendredi 3 mai 2013

Enjeux de l’enseignement supérieur français et mise en perspective internationale

Conférence du 14 décembre 2012 par le Professeur Bernard BELLOC

En faisant une analogie avec le monde du vivant, on peut dire que la faible diversité est mortelle pour toute collectivité, et il en va de même pour les systèmes éducatifs. La Révolution française a supprimé l’Université à cause de sa trop grande proximité et connivence avec l’ancien régime politique, et le 10 mai 1806, Napoléon crée l’Université Impériale selon un système centralisé. Néanmoins, il ne s’agit pas là d’une université de type humboldtienne qui tout à la fois crée et dispense la connaissance.

En 1939, Le CNRS est créé, consacrant ainsi la séparation entre recherche et enseignement en France. Le système français a ainsi suivi une voie bien différente des universités de recherche américaines dont on peut dire qu’elles sont de Grandes Écoles dotées d’un pôle de recherche. Il est à noter par ailleurs que la séparation entre recherche et enseignement est caractéristique des pays communistes où la recherche se pratique dans les Académies, la formation des ingénieurs dans les Instituts, tandis que l’Université est dédiée à l’enseignement, particulièrement celui des fonctionnaires. Dès la fin du communisme, on a cherché à faire converger les différents types d’institutions d’enseignement supérieur.

En France, les lois Faure, Savary, Pécresse, et les dispositifs, l’ANR (2006), l’Agence de financement de la recherche sur projets, la LRU, loi sur l’autonomie prévoyant des mesures d’aide à la recherche pour les universités, se succèdent. L’investissement de l’état augmente également de manière significative pour passer de 8000 € par étudiant en 2007 à 12 000 en 2012. De même, les programmes d’investissements d’avenir sont considérables : deux milliards pour le « Paris Saclay » sont engagés et confirmés récemment par M. Ayrault.

Il y a là quatre enjeux majeurs : la formation, l’emploi et ce qu’on pourrait appeler « l’employabilité »  ; la recherche et l’innovation  ; le financement  ; et... ne pas se tromper de réforme.

S’il l’on procède à une comparaison entre 2000 et 2010, on constate une grande stabilité et peu d’évolution dans le système français. Les seules modifications notables résident dans le fait que les bacheliers sont de plus en plus nombreux à partir étudier à l’étranger et qu’un nombre croissant de Bacs pros s’inscrivent à l’université. Il est de fait urgent d’inventer de nouvelles filières de licence, et le non-enseignement du numérique par exemple dans le secondaire est désastreux pour le pays. En France, lorsque les services de R et D des entreprises embauchent, ils se tournent vers les ingénieurs, partout ailleurs, on embauche des docteurs de l’université. Ceci illustre bien l’état de l’université au regard de la recherche. Cependant, l’OCDE classe la France au 7e rang mondial en ce qui concerne les investissements publics dans la recherche, ce qui est plus qu’honorable. Le déficit provient donc, non des pouvoirs publics, mais de la faiblesse des investissements privés. Les réformes souhaitées ou envisagées ici ou là se focalisent bien souvent sur l’opposition entre classes préparatoires et université ou entre Grandes Écoles et université. Ce sont là de fausses questions. La seule vraie question est « Où se fait la recherche  ? » De même, la question de la gratuité et des droits d’inscription est un faux problème, ainsi que la sacro-sainte question de la sélection ou de l’absence de sélection. En réalité, la seule réponse qui vaille est celle d’une sélection non malthusienne dans laquelle la diversification serait conçue comme une autre forme de sélection.

Compte-rendu de Viviane SIMPSON

Le lundi 29 avril 2013.

http://aphec.it-sudparis.eu/spip.php?article774

dimanche 6 mai 2012

L’ère de l’espace privé est arrivé


Publié le : dimanche 6 mai

Source : express.be

Le programme Apollo était, de la bouche du président américain de l’époque de sa création, John Kennedy, un programme scientifique et diplomatique. L’année dernière, les Etats Unis ont cessé ces missions pour des raisons budgétaires.

Mais de plus en plus d’investisseurs privés se substituent aux gouvernements pour la conquête de l’espace. Récemment, on a appris qu’un groupe de magnats du secteurs des technologies, menés par le réalisateur de cinéma James Cameron, le CEO de Google Larry Page, et le président de son conseil Eric Schmidt, va bientôt construire des vaisseaux spatiaux pour exploiter les ressources minières des astéroïdes.

Ce projet rencontre un certain scepticisme, compte tenu de ses coûts « astronomiques », puisque certains estiment qu’attirer un astéroïde sur la Lune pourrait se monter à 2,5 milliards de dollars. De plus, cette exploitation minière spatiale des métaux précieux risque de conduire à une forte augmentation de la quantité de métaux précieux disponibles sur le marché, ce qui va en faire chuter les cours, et remettre en question sa rentabilité même.

Cependant, un autre projet spatial a pris corps ce mois-ci : SpaceX, l’entreprise qui construit et exploite la fusée Falcon 9 et la capsule Dragon qu’elle transporte, a signé un contrat de 1,6 milliards de dollars (environ 1,2 milliards d’euros) pour assurer des missions de fret de marchandises à destination de la Station Spatiale Internationale (ISS). Cette dernière est l’incarnation de ce qui se faisait jusqu’ici : un projet de 100 milliards de dollars (environ 75 milliards d’euros) voulu par des gouvernements, et qui n’a pas réellement démontré son utilité scientifique jusqu’à présent.

SpaceX servira non seulement pour les approvisionnements de la Station Spatiale Internationale, mais il est déjà également prévu de lui faire assurer des lancements de satellites qui complèteront sa rentabilité. La capsule Dragon pourra transporter des astronautes, d’abord pour renouveler le personnel de la station spatiale, mais peut-être aussi dans le cadre de vols touristiques spatiaux, dans le cas où une clientèle extrêmement fortunée manifesterait de la demande pour des voyages spatiaux orbitaux.

Et cette ère de la privatisation de l’espace ne fait probablement que commencer. Elon Musk, le CEO de SpaceX, qui est aussi le co-fondateur de Paypal, n’envisage son projet que comme l’une des étapes nécessaires qui lui permettront d’aboutir à ce qu’il puisse prendre sa retraite sur Mars….

http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-ere-de-l-espace-prive-est-arrivee-11731.html

vendredi 27 avril 2012

"La coopération, c'est aussi créer un environnement international favorable"

"La coopération au développement, c'est certes de l'aide publique, mais c'est aussi et de plus en plus créer un environnement international sur le plan économique et financier qui permette ce développement", affirme Paul Magnette. Ministre de la Coopération PS dans le gouvernement Di Rupo, il veut mettre quelques accents politiques différents sur la politique dans ce domaine.

"Ma présence mardi et mercredi à la XIII Conférence de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement) s'inscrit dans ce cadre", souligne le ministre. Il rappelle que cette institution porte un message différent et constitue un contre-poids au discours du FMI (Fonds monétaire international) et de la Banque Mondiale.

Si l'aide publique représentait par le passé jusqu'à 70% des flux Nord-Sud, elle n'en représente plus aujourd'hui que 13%, rappelle-t-il.

"La Coopération ne peut plus se résumer à l'aide publique. L'essentiel aujourd'hui pour aider les pays à se développer est de veiller à un environnement international qui ne contrecarre pas leurs efforts".

Et d'insister sur le fait que la cohérence des politiques est dès lors très importante. Lutter contre la spéculation et le blanchiment, c'est aussi aider les pays pauvres à se développement, ajoute-t-il.

Dans cette optique, la CNUCED joue un rôle de réflexion "important". Le ministre insiste sur le fait que cette institution a attiré très tôt l'attention sur les dérives de la politique prônée par le FMI et la Banque mondiale et qu'elle a prévu la crise financière qui secoue le monde depuis 2008.

"Mais l'on constate depuis longtemps que toute institution qui dérange le monde de la grande finance fait l'objet d'attaques visant à la discréditer. Ce fut aussi le cas pour la CNUCED même si celle-ci s'en tire relativement bien", note Paul Magnette.

Pour lui, l'institution doit continuer à jouer le rôle qui a été le sien jusqu'à présent et c'est pour cela qu'il s'oppose à ceux qui veulent limiter son mandat et l'empêcher de mener des réflexions sur le monde de la finance. La Belgique défend sur ce point une position différente de l'Union européenne, souligne le ministre, qui a rappelé son message lors d'un débat général mercredi après-midi.

"Dans le cadre des changement que nous connaissons, j'insiste sur l'importance à accorder plus d'attention à la cohérence des politiques d'investissements, financières et commerciales avec les objectifs de développement. La CNUCED doit continuer à nourrir la réflexion sur ces sujets", a-t-il notamment déclaré à cette occasion.

La cohérence des politiques est importante sur le plan international mais aussi national. Paul Magnette rappelle à ce propos que l'accord de gouvernement prévoit clairement d'agir en ce sens. Il s'agit d'une des tâches à laquelle il s'attachera.

Par: rédaction 

25/04/12 - 15h08 

Source: belga.be