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dimanche 14 juillet 2013

Estonia publishes its e-voting source code on GitHub

System architect says he welcomes "development and security of the e-elections."

All Estonians can vote online using their digital ID card.



European Parliament


Estonia, which created the world’s first nationwide Internet-based voting system, has finally released its source code to the public in an attempt to assuage a longstanding concern by critics.

"This is the next step toward a transparent system,” said Tarvi Martens, chairman of Estonia's Electronic Voting Committee, in an interview Friday with ERR, Estonia’s national broadcaster. “The idea, which was the result of joint discussion between numerous Estonian IT experts and the Electronic Voting Committee, was implemented today. We welcome the fact that experts representing civil society want to contribute to the development and security of the e-elections.”

Martens and his colleagues have now put the entire source code on GitHub—previously it was only made available after signing a confidentiality agreement.

As we reported last year, Estonia has had national voting via its Digital ID card since 2007. A Digital ID card is available to all Estonians and legal residents. The card uses open-source public key-private key encryption software (upgraded in 2011 to 2048-bit), which allows government agencies to perform various secure functions online connected with a citizen's identity. These include financial transactions, public transportation tickets, and student university admissions records, among others.

With that infrastructure in place, the Estonian government began testing Internet-based voting in local elections in 2005. Two years later, it was expanded to include national elections. In the 2009 elections for the European Parliament, 15 percent of all votes cast were submitted online. That number grew to almost 25 percent for the 2011 domestic parliamentary elections.

As a security precaution, Estonian voters can submit their ballot as many times as they like during the e-voting window open the week before election day.

"I-voting is possible only during seven days of advance polls—from the tenth day until the fourth day prior to Election Day," the Estonian National Electoral Committee states on its website. "This is necessary in order to guarantee that in the end only one vote is counted for each voter. To ensure that the voter is expressing their true will, they are allowed to change their electronic vote by voting again electronically during advance polls or by voting at the polling station during advance polls."

Domestically, courts have upheld the use of Internet voting. In 2011, the Estonian Supreme Court’s Constitutional Review Chamber rejected the petition of an Estonian student who alleged that the voting software could be maliciously tampered with so as not to count votes accurately.

Previously, e-voting critics such as Barbara Simons, the former president of the Association of Computer Machinery, told Ars that the lack of open source software was a strike against trusting Estonia’s system.

"We don’t know how the Estonian system is working," she told Ars in 2012. "We do know that the second largest party thinks that the voting was rigged in 2011. The reason they think it was rigged was that the ballot counts online were different than the paper version. There are possible explanations, but I couldn’t say that it was rigged—there’s no way that anyone can prove anything. [The Estonian government] won’t let independent security experts review it without signing a nondisclosure agreement."

Reached for comment on Friday, Simons said she was still skeptical.

"I think it's good that the source code has been released, but it doesn't prove that the released code is what is used during the election," she told Ars. "We know that last minute code changes can be made with no independent oversight."

UPDATE Saturday 10:22am: Tarvi Martens, the architect of Estonia's digital ID card project and its Internet-based voting application, e-mailed Ars to clarify that only the "server-side" source code had been released.

"We are not releasing the client-side because that would make creation of fake clients too easy," he said. "And we are implementing procedures to prove that released code is actually used in real election servers"

by Cyrus Farivar - July 13 2013, 3:00pm PM

lundi 24 octobre 2011

Participation exceptionnelle pour les premières élections libres de Tunisie

Le résultat officiel sera proclamé mardi mais une radio tunisienne publie les premières estimations, bureau de vote par bureau de vote.

90% des inscrits volontaires se sont rendus aux urnes, dimanche, pour la première élection démocratique du pays.
90% des inscrits volontaires se sont rendus aux urnes, dimanche, pour la première élection démocratique du pays. Crédit Reuters

Les résultats du scrutin tunisien ne seront annoncés que mardi. Mais la première information, c’est ce nombre : 90% des inscrits volontaires se sont rendus aux urnes, dimanche, pour la première élection démocratique du pays. C'est cette participation exceptionnelle qui a forcé l'ISIE, l'Instance supérieure indépendante pour les élections, a repousser l'annonce des résultats, initialement prévue lundi après-midi.

L’enjeu de ce scrutin : choisir les futurs membres de l’assemblée constituante. Sur 7 millions d’électeurs potentiels, plus de 4 millions avaient fait la démarche de s’inscrire sur les listes électorales. Plus de 90% d’entre eux ont donc participé au vote. Les autres, ceux qui ne s’étaient pas inscrits, pouvaient tout de même voter avec leur carte d’identité, mais leur taux de participation n’est pas encore connu.

Dimanche, de longues files d’attente se formaient déjà devant les bureaux de vote, avant même leur ouverture. Il fallait parfois attendre plusieurs heures avant de pouvoir glisser le bulletin dans l’urne, mais cela n’a pas découragé les Tunisiens, pas plus que la longueur du bulletin de vote : 80 listes figuraient sur la même feuille. Le doigt bleu, signe de leur participation, ils sont sortis fiers et émus des bureaux de vote.

Les 217 élus seront chargés de rédiger un projet de constitution, et de nommer le gouvernement qui organisera les prochaines élections générales. En attendant, la radio tunisienne Mosaïque FM publie les résultats bureau de vote après bureau de vote. Des résultats que la radio elle-même qualifie "d’approximatifs", et qui témoignent pour l’instant du succès du parti islamiste Ennahda, donné favori du scrutin.

Selon les observateurs, l'élection n'a connu aucun dysfonctionnement majeur mais quelques irrégularités. L'ISIE publie sur son site la carte des alertes rapportées par les bureaux de vote.

"Aujourd'hui, moins d'un an après avoir inspiré le monde, le peuple tunisien a effectué un important pas en avant » a déclaré Barack Obama. Le président américain est le premier chef d’état étranger à réagir officiellement après la tenue du vote. Il salue "les millions de Tunisiens qui ont voté pour la première élection démocratique du pays qui a changé le cours de l'Histoire et lancé le printemps arabe".

Publié le 24 octobre 2011



dimanche 23 octobre 2011

J'ai voté !

Une journée très ensoleillée. Des foules très nombreuses dans cette école primaire. Des queues interminables devant les bureaux de vote. Une ambiance festive. Des jeunes et des moins jeunes ont voulu embrasser leur Tunisie en se rendant très nombreux aux urnes, dans la discipline et la joie. Cette personne âgée, fière de voter pour la première fois, cachait difficilement ses larmes. Cette dame, d'un certain âge et présentant un handicap au pied, a eu droit aux applaudissements. Une autre dame, plus jeune, tenant une bouteille d'eau minérale et un verre, circulait entre les rangs offrant aux uns et aux autres un peu d'eau pour mouiller leurs cheveux ou boire à cause de la chaleur immense. Quatre heures et demi d'attentes sont passées sans que personne n'a rouspété. On discutait de tout mais surtout de politique. Certains, recevant des messages sur leurs téléphones portables, sur tel leader politique hué parce qu'il n'a pas voulu faire la queue comme tout le monde, ou pour évoquer des soi-disant statistiques sur les résultats des votes à l'étranger ou dans certaines circonscriptions nationales. Les gens sont restés calmes et sereins. Ils sentaient la manipulation.

Quelle belle leçon de maturité !

J'ai voté ! J'étais heureux de voter. J'étais ravi d'emprunter cette voie vers la démocratie. Bientôt la soixantaine sans l'avoir vécue. Mes enfants la vivront.

Nous attondons maintenant les résultats. A ce soir !

samedi 22 octobre 2011

Dimanche sera un jour historique en Tunisie

Ce dimanche 23 octobre 2011 sera un jour historique pour la Tunisie, après des années de dictature symbole d’un silence politique, le peuple tunisien va voter.

Vive la Démocratie. Vive la Liberté. Vive la Tunisie.

dimanche 16 octobre 2011

Tunisie: vote blanc test à sept jours d'un scrutin historique


La commission électorale tunisienne organisait dimanche un vote
blanc, répétition générale avant l'élection d'une assemblée constituante,
scrutin historique neuf mois après une révolution populaire qui a donné
le coup d'envoi du "printemps arabe". ( © AFP Fethi Belaid)
TUNIS (AFP) - La commission électorale tunisienne organisait dimanche un vote blanc, répétition générale avant l'élection d'une assemblée constituante, scrutin historique neuf mois après une révolution populaire qui a donné le coup d'envoi du "printemps arabe".


L'Instance supérieure indépendante des élections (Isie) a choisi le bureau de vote de La Fayette, quartier central de la capitale et première circonscription de Tunis, où quelque 80 listes s'affrontent.

"Ce test nous permettra de voir s'il y a des failles et de les combler pour garantir un déroulement du vote dans les meilleures conditions possibles", explique Larbi Chouika, un des 16 membres de l'Isie, soulagé du bon déroulement du "scrutin".

Une soixantaine d'électeurs découvrent les bulletins, une grande feuille -- entre les formats A4 et A3 -- portant noms, logos des listes et une case blanche à cocher (ou pas).

Pédagogues, les agents électoraux guident les votants sur le "chemin" de la démocratie: C'est Basma, 35 ans, qui la première glisse son bulletin dans l'urne, après contrôle d'identité et passage dans l'isoloir, l'index gauche trempé d'une encre bleue indélébile 48 heures.

Sous l'oeil d'une grappe de journaliste, elle joue le jeu avec sérieux. "J'ai l'impression que j'ai vraiment voté", dit-elle, et refuse de dévoiler son choix. "C'est personnel".

Pour la première fois depuis des décennies, les Tunisiens sont dans l'incertitude. Le père de l'indépendance Habib Bourguiba s'était octroyé une présidence à vie et son successeur Zine El-Abidine Ben Ali avait surpris en 2009 en ne totalisant que 89,6% des voix, son plus mauvais score...

Le soulèvement populaire né en décembre 2010 dans le centre déshérité du pays et qui a emporté le président Ben Ali le 14 janvier dernier a plongé la Tunisie, petit pays touristique allié de l'occident, dans l'inconu.

Après neuf mois d'une période de transition difficile, marquée par une grogne sociale permanente et des flambées de violence, les électeurs trancheront pour de bon dimanche prochain, face à plus de 1.500 listes constituées par des partis ou des personnalité indépendantes, pour élire les 217 membres (dont 19 à l'étranger) de la future assemblée.

Elle aura pour tâche de rédiger une nouvelle constitution et de former un exécutif qui gouvernera jusqu'aux prochaines élections générales.

Toute l'architecture du scrutin repose sur l'Isie, qui organise le vote et donnera les résultats, le ministère de l'Intérieur, responsable de décennies de bourrages de urnes étant écarté du processus.

La fin de campagne a été marquée par l'activisme parfois violent de groupes salafistes, des fondamentalistes prônant une application littérale de la charia, qui ont rassemblé vendredi à Tunis des milliers de manifestants venus réclamer le respect des valeurs de l'islam.

Le grand parti islamiste Ennahda, donné favori du scrutin dans les derniers sondages de septembre, a condamné toute violence et tenté de se démarquer des extrémistes. Pour des observateurs, Ennahda devrait profiter d'un débat imposé sur l'identité arabo-musulmane de la Tunisie, pays ancré depuis des siècles dans une pratique tolérante et ouverte de l'islam.

Le score d'Ennadha dépendra en grande partie du rapport de force entre un pôle conservateur et religieux et un pôle moderniste, attaché aux acquis de la femme (droit au divorce et à l'avortement, interdiction de la polygamie) et à la défense de la laïcité.

Pour ne "pas laisser la rue aux barbus", militants des droits de l'homme et laïcs ont appelé via facebook à une manifestation dimanche après-midi à Tunis.

Dans un café de la grande avenue Bourguiba, trois jeunes femmes sont perplexes. Aucune n'a encore de certitude à une semaine du vote. Leïla ne veut pas des islamistes qui "veulent nous imposer leur loi", Fayza est tentée par Ennahda, "qui a les mains propres", Rym veut des "gens responsables" mais n'est pas sûre d'aller voter.

© 2011 AFP

Aujourd'hui à 19h03

http://www.liberation.fr/depeches/01012365983-tunisie-vote-blanc-test-a-sept-jours-d-un-scrutin-historique

vendredi 14 octobre 2011

Comment votera la Tunisie des oubliés ?

Un document passionnant de Nicolas Beau (journaliste à Marianne) et Said Bakhtaoui, consacré à « la Tunisie des Oubliés », est diffusé ce soir sur la chaine parlementaire LCP à 21h.05. A ne pas rater une semaine avant les élections à l’Assemblée Constituante.   

( Capture d'écran - Kasserine après la révolution - Dailymotion )


Pour qui voteront les Tunisiens des provinces oubliées, celles par qui la révolution est arrivée, du Sidi Bouzid de Mohamed Bouazizi à Kasserine que Ben Ali avait rêvé de bombarder ? On aura ce soir un avant-goût de leurs choix, une semaine avant les premières élections libres du pays, le 23 octobre,en regardant l’enquête réalisée par Nicolas Beau et Said Bakhtaoui sur la chaine parlementaire.

Auteur (avec Catherine Graciet) du brûlôt « La régente de Carthage » qui fit trembler le régime de Ben Ali avant l’heure, Nicolas Beau est désormais collaborateur de Marianne. Longtemps interdit de séjour en Tunisie, il eut, au lendemain de la révolution, le bonheur de voir enfin son livre sur les étagères des librairies de l’avenue Bourguiba, notamment chez Selma Jabb...


Lire la suite sur : Télégrammes d'Orient

Rédigé par Martine Gozlan - Marianne le Vendredi 14 Octobre 2011

http://www.marianne2.fr/Comment-votera-la-Tunisie-des-oublies_a211449.html

dimanche 2 octobre 2011

La Suisse offre 12’000 urnes de vote pour le scrutin du 23 octobre en Tunisie

La Suisse a fait don de 12’000 urnes de vote à la Tunisie a indiqué dimanche le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).Celles-ci seront utilisées pour l’élection d’une Assemblée constituante le 23 octobre. 

La Suisse a fait don de 12’000 urnes de vote à la Tunisie a indiqué dimanche le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), confirmant une information de la «NZZ am Sonnatg». Celles-ci seront utilisées pour l’élection d’une Assemblée constituante le 23 octobre.

Ce scrutin est le premier depuis la chute du président tunisien Zine al-Abidine Ben Ali en janvier dernier mais également le premier de l’histoire de la Tunisie à se tenir sous un régime démocratique. Le mouvement de contestation qui a renversé la dictature au pouvoir a prévu qu’une Assemblée constituante soit tout d’abord mise sur pied, puis qu’un Parlement soit élu.

La Suisse a financé 12’000 urnes électorales dans le cadre d’une action du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour soutenir un «déroulement équitable, transparente et libre» de ces élections, a expliqué le DFAE. Millions de francs bloqués

Les urnes ont été fabriquées en Turquie et au Danemark. D’autres ustentiles de vote - des sceaux, des tampons et des accessoires pour les bulletins électoraux - ont été livrés. Ce dispositif a coûté au total un demi-million de francs.

Les urnes transparentes sont conformes aux standards internationaux, selon le DFAE. Le matériel électoral de haute qualité contribue à renforcer la confiance de l’opinion publique dans le processus électoral, estime-t-il. La Suisse a aussi envoyé en Tunisie quelques observateurs électoraux à la demande de Tunis.

Après la chute de Zine el Abidine Ben Ali, Berne avait bloqué des avoirs de plusieurs familles et entreprises dans l’entourage du l’ancien président pour quelque 60 millions de francs.

Mesure attendue


Mais la confiscation de ces fonds prend du temps. La Confédération avait refusé le 30 mars la demande d’entraide judiciaire déposée par la Tunisie au motif que celle-ci était formulée de manière trop sommaire. Cette demande n’a toujours pas été exécutée par la justice suisse. La Suisse et la Tunisie ont, dans l’intervalle, conclu un accord sur la réglementation de la collaboration pour la mise en place de structures démocratiques et respectant l’état de droit, selon une position écrite du DFAE.

Le Conseil fédéral avait décidé en mars dernier de soutenir les changements liés aux révoltes des printemps arabes en Afrique du Nord. La transition de la dicature vers la démocratie doit être soutenue et l’économie renforcée après les révolutions en Tunisie et en Egypte, selon lui. Le Conseil fédéral veut aussi empêcher avec cette politique que de nombreux réfugiés d’Afrique du Nord viennent en Suisse

ATS | 02.10.2011 | 13:12

http://www.tdg.ch/actu/suisse/suisse-offre-12-000-urnes-vote-scrutin-23-octobre-tunisie-2011-10-02

vendredi 23 septembre 2011

Élection en Tunisie : cliquez, comparez et votez !

Le comparateur de produits high-tech s'intéresse désormais aux programmes politiques.
Le comparateur de produits high-tech s'intéresse désormais
aux programmes politiques.© Capture d'écran du site ajidoo.tn.
À quelques semaines de l’élection pour une Assemblée constituante tunisienne prévue le 23 octobre, Ajidoo, le comparateur en ligne de produits high-tech, a trouvé une parade pour aider les Tunisiens à voir plus clair parmi les très nombreuses candidatures politiques.

Une application permet désormais aux électeurs de comparer les diverses offres des partis. Après les ordinateurs, les machines à laver ou les aspirateurs, au tour des programmes des partis politiques tunisiens d’être décortiqués points par points, comparés et présentés au « consommateur ».

Ajidoo, le comparateur en ligne de produits high-tech vient de lancer l’idée, sans doute pour permettre aux Tunisiens d’avoir une idée des diverses offres politiques proposées par les partis, à une semaine de l’ouverture officielle de la campagne électorale (voir la capture d'écran ci-dessous).

Parmi les 1300 listes en lice pour l’élection de l’Assemblée constituante prévue le 23 octobre, beaucoup ont préféré jouer la carte des personnalités politiques plutôt que celle des idées. Le « comparateur de programmes politiques » permet désormais à l’internaute de confronter les offres des partis deux à deux ainsi que leur position sur des sujets liés à la Constituante.
 
ajidoo.tn, comparateur de produits high-tech et de partis politiques.


Régime parlementaire ou présidentiel ?
Afin d’établir le tableau de comparaison, Ajidoo s’est adressé directement aux partis politiques en lice, leur proposant un questionnaire identique. « Tous les partis ont été contactés » selon le site, tandis que les listes indépendantes reçoivent le questionnaire dès qu’Ajidoo a « connaissance de leur existence ». Le comparateur internet précise en outre que les réponses sont mises en ligne au fur et à mesure.

Pour le moment, 30 listes seulement se sont livrées à l’exercice. L’électeur peut donc noter que si le Parti pour la liberté et le développement souhaite mettre en place un régime présidentiel, le Mouvement de l’unité populaire lui préfère le régime parlementaire. Et si Afek Tounes opte pour la séparation des sphères étatiques et religieuses, ce n’est pas le cas de la faction Justice and development party.

Seul l’onglet « Constituante » est actif actuellement, mais, d’après Ajidoo, d’autres thèmes devraient être disponibles prochainement : économie, emploi, environnement, justice, santé, éducation, fiscalité, et sécurité. Le site promet également la mise en ligne d’une version arabe du comparateur.

23/09/2011 à 11h:23 Par Camille Dubruelh

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Élection en Tunisie : cliquez, comparez et votez ! | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

mardi 20 septembre 2011

Tunisie : la démocratie naissante se fait sans les Français

Alors que les premières élections démocratiques tunisiennes auront lieu le 23 octobre prochain, Fatma Bouvet de la Maisonneuve, élue PS, et Anne-Claire Jarry-Bouabid, ancienne élue PS, nous font remarquer que la France est bien absente dans les moments clés que vit actuellement ce pays. Gérant de surcroit les réfugiés libyens, la Tunisie se débat toute seule pour mettre en place un processus démocratique.

La Tunisie est en train d’accoucher de la première démocratie maghrébine , et cela ne semble plus intéresser personne en France. Pourtant, tant de leçons pourraient être tirées de ce qui s’y déroule. Plusieurs semaines passées en Tunisie nous ont montré ce que signifie une mise à nu d’une conscience politique, citoyenne et intellectuelle. Les esprits, décapés du vernis Benaliste et tourmentés par l’inconnu, font preuve d’une prolixité sans tabous, oscillant parfois d’une tendance vers une autre au gré des multiples débats télévisés qui ont remplacé le foot et les feuilletons égyptiens. On y trouve des radicalistes musulmans comme de fervents militants de la laïcité. Certaines femmes y mènent des combats idéologiques au péril de leurs vies : c’est bien à travers elles que la Tunisie ira vers le progrès ou régressera. Mais quels repères, quels guides, quels conseils, quels échanges ? La colonne vertébrale administrative reste miraculeusement solide, malgré quelques grèves. Ce consensus tunisien durera-t-il longtemps ? Néanmoins, si lors du passage en douane la peur a disparu , la pratique du bakchich perdure. Malgré l’augmentation des salaires des policiers, certains n’ont pas repris le travail et l’insécurité et les incivilités augmentent. L’armée, très respectée, est aujourd’hui garante de la stabilité du pays. Avec l’évolution du conflit libyen, elle va pouvoir « quitter » la frontière sud-tunisienne et réintégrer les villes. Les Tunisiens ne comprennent pas certains verdicts de la justice, trop cléments à leur goût, rendus à l'encontre des anciens du régime dans une période que d'aucuns qualifient de "transition opaque ». Sur le petit écran, des spots didactiques présentés par des personnalités de la société civile tunisienne ont incité tout l’été les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales. Malgré les premières inquiétudes, un nombre croissant de tunisiens, 52%, se sont rendus dans les mairies ouvertes tous les jours pour l’occasion. Mais que se passera-t-il après le 23 Octobre prochain et l’élection de l’Assemblée Constituante chargée de définir la nouvelle constitution du pays? Les partis tentent un travail pédagogique de fond, cependant ils sont plus de 100. Comment les Tunisiens vont-ils choisir? Et d’ailleurs comment fonctionnent ces partis, comment sont-ils financés? Est venu se rajouter à ce tohu-bohu généralisé le conflit libyen. Après avoir reçu des dizaines de milliers d’Egyptiens, Sri lankais, Africains à travers sa frontière de Ras Jdir au printemps dernier, la Tunisie a accepté sans ciller un million de réfugiés libyens, des deux camps. Cela a pu entraîner des différends sur son sol entre pro et anti-Kadhafi dont la violence a parfois nécessité l’intervention des forces de l’ordre tunisiennes. Mais la cohabitation s’est globalement bien passée. Cette arrivée massive s’est également soldée par des pénuries ponctuelles et artificielles de produits aux prix administrés (lait, sucre) que certains commerçants n’hésitaient pas à revendre au prix fort au marché noir. L’eau minérale et l’essence sont devenues rares, le carburant étant en fait acheminé par camions vers la Libye pour alimenter les belligérants. Les Tunisiens, pourtant peu coutumiers de ces faits, se sont pliés au rationnement sans protester, par solidarité avec leurs voisins qui leur demanderont certainement demain de les aider à reconstruire leur pays. Pourtant qui nous tient informés de ce qu’est devenue la Tunisie depuis le 14 janvier et des premières élections démocratiques, le 23 octobre prochain? La vie privée du président Sarkozy comme le retour de DSK nécessitaient-il plus d’attention qu’un peuple qui écrit l’Histoire de la région pour leur consacrer autant de temps et d’espace médiatique? Des semaines passent sans éditorial ni tribune sur ce qui se passe à nos portes, sur l’autre versant de la Méditerranée . Les Tunisiens, francophiles, ne demandent ni la charité ni qu’on leur donne des leçons. Ils cherchent un soutien et veulent gagner du temps pour ne pas tomber dans les mêmes écueils que nos démocraties plus anciennes. Ils attendaient peut-être des échanges de pratiques à la fois sur le fonctionnement des partis, les campagnes de proximité ou la tenue des bureaux de votes. D’autres sont venus leur en parler, pas tellement les Français. Aujourd’hui, la Tunisie se débat toute seule avec son passé et son avenir incertain. Toute seule, elle gère localement les conséquences du conflit Libyen. Toute seule, elle met en place un processus démocratique dont l’enjeu principal à nos yeux, en tant que démocrates progressistes, est de valoriser nos idées pour faire barrage aux intégristes islamistes, qui dans leur double discours ciblent surtout l’intégrité du droit des femmes. Eux sont soutenus : ils nourrissent leurs réseaux internationaux depuis de nombreuses années et bénéficient d’échanges pour optimiser leur campagne. En face, les démocrates sont ignorés par les partis républicains français, et c’est à tort. Il semble que notre pays n’ait pas encore pris la mesure de ce qui se passe là-bas. A quoi bon alors créer une Union pour la Méditerranée si nous sommes absents dans les moments clé que vivent ces pays ? Aujourd’hui comme hier, il est toujours aussi difficile pour leurs ressortissants, y compris leurs étudiants les plus brillants, d’obtenir un visa pour la France. Avons-nous réfléchi aux échanges équilibrés que nous pourrions établir ensemble? Car c’est bien en s’alliant notamment à la jeunesse démocrate tunisienne qu’une partie de la stabilité dans la région sera acquise, et ce dans l’intérêt de tous. Non, le silence de la France est décidément incompréhensible.

Fatma Bouvet de la Maisonneuve et Anne-Claire Jarry-Bouabid 

Mardi 20 Septembre 2011 à 15:01

http://www.marianne2.fr/Tunisie-la-democratie-naissante-se-fait-sans-les-Francais_a210564.html
 

Composition de l'Assemblée constituante - Ottawa interdit le vote de Tunisiens sur son territoire

Tunis — Le gouvernement canadien a interdit le vote de Tunisiens sur son territoire pour l'élection d'une Assemblée constituante le 23 octobre en Tunisie, a indiqué hier, Nabil Baffoun, membre du comité des Tunisiens à l'étranger au sein de l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE).

«Les autorités canadiennes ont déclaré à l'ambassadeur de Tunisie qu'elles s'opposaient à la tenue de l'opération électorale sur leur territoire », a-t-il précisé.

«Ni la loi internationale, ni les pratiques courantes, ni même les relations diplomatiques ne permettent une telle interdiction, le vote se déroulera dans les locaux de l'ambassade et dans les consulats de Tunisie qui relèvent de sa souveraineté. La candidature de quelques binationaux actifs dans la vie politique canadienne est à l'origine de la décision du gouvernement canadien», a indiqué M. Baffoun.

L'ambassade du Canada à Tunis n'était pas joignable hier pour confirmation, mais le ministère des Affaires étrangères de Tunisie est en contact avec les autorités canadiennes pour «clarifier la situation et permettre aux ressortissants tunisiens de participer à l'élection», a indiqué ce ministère.

Les Tunisiens sont appelés à élire le 23 octobre les membres de l'Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution huit mois après de la fuite en Arabie saoudite du président déchu Zine El Abidine Ben Ali en janvier.

Le Canada compte quelque 1500 expatriés tunisiens et accorde l'asile à Belhassen Trabelsi, un des frères de l'épouse de Ben Ali qui a mis la main sur des pans entiers de l'économie tunisienne.

Moins de la moitié des 700 000 Tunisiens résidant à l'étranger en âge de voter, se sont inscrits sur la liste électorale et pour leur faciliter la procédure, l'ISIE a étalé sur trois jours le vote à l'étranger du 20 au 22 octobre.

Le Parti démocrate progressiste (PDP, principale formation du centre) a dénoncé hier dans un communiqué la décision canadienne et appelé la communauté tunisienne à défendre son droit de vote pour être représentée à l'Assemblée constituante.

Le PDP affirme dans la foulée que même l'Arabie Saoudite, qui abrite l'ex-dictateur tunisien, a accepté la demande tunisienne de faire voter les autres Tunisiens résidant dans ce pays.
 
 
20 septembre 2011