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samedi 12 mai 2012

Un député tunisien triche en direct live (vidéo)



Les députés censés donner l'exemple peuvent se comporter en vulgaire tricheur, comme Abdul Moneim qui n' a pas hésité à voter à la place de son collègue grâce au vote informatisé. Tel un collégien s’apprêtant à pomper lors d'un devoir en classe, alors que son professeur a les yeux fixés vers le plafond, le député- fraudeur fait mine de ranger ses feuilles dans son casier, jette un regard furtif vers le président de séance et appuie aussitôt sur les deux boutons de vote. Malheureusement pour Abdul Moneim, une caméra présente à l'assemblée a pu filmer son méfait, désormais connu de toute la Tunisie. Puis lors de la diffusion des résultats, la caméra impitoyable montre notre député se grattant la tête avec un air pour le moins coupable. Abdul Moneim ou le député qui vote deux fois plus vite que son ombre!



le 11. mai 2012 - 14:11

http://oumma.com/12746/un-depute-tunisien-triche-direct-live-video

mardi 1 mai 2012

Tunisie : l'opposition entre fusions et confusion

01/05/2012 à 16h:22 Par Abdelaziz Barrouhi, à Tunis

Tirant les leçons de leur déroute électorale, les partis de l'opposition tunisienne se sont regroupés en trois blocs. Mais pour se poser en alternative à la troïka au pouvoir, ils devront se rassembler sous une seule bannière, ce qui est loin d'être acquis.

A priori, l'avenir de l'opposition tunisienne semble plutôt radieux. Tirant les leçons de leurs résultats médiocres à l'élection de la Constituante, le 23 octobre 2011, partis et micropartis ont multiplié les fusions en ce mois d'avril pour accroître leurs chances de l'emporter lors des futures consultations générales, prévues entre avril 2013 et fin juin 2013, face à la troïka au pouvoir (Ennahdha, Congrès pour la République, Ettakatol).

La fusion la plus significative est celle qui a eu lieu le 9 avril avec l'absorption par le Parti démocrate progressiste (PDP, centre gauche) de huit autres entités, dont Afek Tounes, pour donner naissance au Parti républicain (PR). Le deuxième regroupement rassemble Ettajdid (ex-Parti communiste), le Parti tunisien du travail (PTT, travailliste) et plusieurs personnalités indépendantes sous la bannière de la Voie démocratique et sociale (VDS). Enfin, le troisième bloc s'est structuré autour du parti Al-Moubadara (« l'Initiative nationale », fondé par Kamel Morjane, ex-ministre de Ben Ali), auquel se sont joints sept de la quarantaine de formations issues de l'ex-parti-État qui a régné sur le pays pendant plus d'un demi-siècle. Dissous sur décision de justice au lendemain de la révolution, en mars 2011, ce dernier était initialement connu sous le nom de Parti socialiste destourien (PSD) sous Bourguiba, puis de Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) sous Ben Ali. Effrité, momentanément paralysé par la disparition des financements occultes et étatiques dont il bénéficiait et par l'interdiction faite à ses anciens cadres de se porter candidats à la Constituante, il a publiquement refait surface le 24 mars, à Monastir, l'un de ses principaux fiefs. Ses structures sont en cours de reconstitution pour reprendre du service.

Les trois blocs constituent une force de frappe virtuelle en vue des prochaines élections et un relais du mouvement de désobéissance civile qui se développe à la faveur du mécontentement social. À tel point que l'ancien Premier ministre provisoire (de février à décembre 2011), Béji Caïd Essebsi, y a vu l'occasion de se présenter comme l'homme providentiel susceptible de rassembler les trois blocs dans un grand parti du centre qui se poserait en alternative à la troïka.

Faible poids électoral

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Historiquement, il n'existe que deux partis de masse en Tunisie : l'ex-parti destourien et Ennahdha. Les autres formations ne sont que des micropartis, élitistes pour la plupart, nés pour certains après la révolution et qui ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant de s'imposer électoralement. Les forces politiques qui composent le PR et la VDS n'ont ainsi remporté que 12 % des sièges à la Constituante. De leur côté, les « résidus » du PSD-RCD dissous ne disposent que de 3 % des sièges. Dans la perspective des scrutins de 2013, ces derniers comptent sur la réactivation de leur appareil pour, comme ils le répètent, « reprendre leur place au soleil » autour du pôle de Morjane, mais pas seulement.

Une fusion entre les destouriens, le PR et la VDS semble toutefois - pour le moment - improbable. D'abord parce que, en dehors d'une dizaine de proches, Caïd Essebsi - âgé de 85 ans - ne dispose pas d'un soutien suffisant, à moins qu'il ne parvienne à fédérer derrière lui les destouriens. Mais dans cette perspective, il apparaîtra aux yeux des jeunes comme un homme du passé. Ensuite, parce que le processus devant conduire à la création de ce grand parti prévoit la fusion entre le PR de Néjib Chebbi et la VDS d'Ahmed Brahim. Or cette étape se révèle difficile sur le plan politique et ne sera probablement pas franchie de si tôt. Un « parti Caïd Essebsi » aura le plus grand mal à être viable tant le fossé est grand entre les composantes des trois pôles, dont les militants ont des référents historiques allant de l'extrême gauche à l'extrême droite.

Les hommes politiques concernés ont par ailleurs sous-estimé ou feint d'ignorer les calculs et ambitions électorales des uns et des autres, mais aussi le gouffre séparant réformateurs et vieilles gardes au sein même de chacun de leurs partis initiaux. Ils ne s'attendaient en tout cas pas à ce que ces réalités apparaissent au grand jour en plein congrès constitutif du PR. À peine la formation était-elle née que 9 députés (dont Moncef Cheikhrouhou, Mohamed Hamdi et Mahmoud Baroudi) sur les 16 que compte le PR au sein de la Constituante ont annoncé le gel de leur adhésion, imités par 16 fédérations sur 25. Appartenant à l'aile réformiste, ils reprochent à la vieille garde regroupée autour de Néjib Chebbi de les avoir délibérément écartés de la direction du PR. En fait, c'est toute la gestion politique et financière de Chebbi qu'ils mettent en cause. Ils dénoncent l'absence d'un audit des finances de l'ex-PDP, qui a bénéficié l'an dernier de généreuses contributions de chefs d'entreprise, et signalent l'existence d'un déficit de 1,5 million de dinars (750 000 euros). Reste à savoir qui mettra la main à la poche pour le combler, et à quelles conditions.

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vendredi 20 avril 2012

Le Qatar prête 500 M$ à la Tunisie

La Tunisie finance son après révolution (photo F.Dubessy)
TUNISIE / QATAR. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a confirmé jeudi 19 avril 2012 avoir finalisé une emprunt de 500 M$ (750 millions de dinars) auprès du Qatar.

Ce prêt au profit de l’État tunisien est souscris sous forme d'un placement privé au taux d'intérêt annuel de 2,5% et sera remboursable en une seule fois dans cinq ans en avril 2017.

L'emprunt va servir à financer le programme économique et social qui sera présenter prochainement au vote à l'Assemblée constituante et qui vise à mettre en ordre de marche la Tunisie de l'après révolution.

Frédéric Dubessy

Vendredi 20 Avril 2012

http://www.econostrum.info/Le-Qatar-prete-500-M-a-la-Tunisie_a9950.html

vendredi 30 mars 2012

Tunisie: le président de l'Assemblée met en garde contre "chaos et rébellion"

TUNIS — Le président de l'Assemblée constituante tunisienne Mustapha Ben Jaafar a mis en garde vendredi contre "le chaos" et la "rébellion", soulignant que des "événements dangereux" s'étaient produits récemment en Tunisie.

"Notre pays a enregistré dernièrement des phénomènes dangereux comme des appels à tuer et s'entretuer, des profanations du Coran et de lieux saints, l'abaissement du drapeau national", a rappelé M. Ben Jaafar à l'ouverture d'un débat sur la situation sécuritaire à l'Assemblée constituante, en présence de trois ministres du gouvernement.

Il a aussi évoqué "l'assassinat d'un prédicateur (à Tunis le 11 mars), des conflits tribaux (deux morts cette semaine dans la région de Gafsa), des agressions verbales et physiques sur des journalistes, des artistes et même des policiers, des cours entravés à l'université et des sit in anarchiques".

"Ce qui s'est passé menace la cohésion sociale. La liberté ne veut pas dire chaos ni rébellion", a-t-il déclaré.

Les incidents liés à la mouvance salafiste radicale se sont multipliés au cours des derniers mois en Tunisie, où la question identitaire et religieuse a monopolisé le débat.

S'exprimant brièvement, le ministre de l'Enseignement supérieur Moncef Ben Salem a "regretté" de "devoir s'expliquer sur un phénomène marginal", le port du niqab à l'université, alors qu'il "y a plus important à débattre, comme la construction de la Tunisie".

La faculté des Lettres de la Manouba près de Tunis a été entravée pendant plus de trois mois par un groupe d'étudiants et de salafistes réclamant l'autorisation des filles en niqab (voile islamique intégral) en cours et en examen, ce que refuse catégoriquement l'administration. Le corps enseignant a dénoncé l'inertie de son autorité de tutelle dans cette affaire.

La députée du Parti démocrate progressiste (PDP, opposition) Maya Jribi a accusé le gouvernement d'"occulter certains phénomènes extrémistes".

Pour sa part, le président du groupe parlementaire d'Ennahda, le parti islamiste dominant à l'Assemblée, a estimé qu'il y avait "une grave dérive sécuritaire" et dénoncé des tentatives pour "détourner les objectifs de la révolution" tunisienne.



Il y a 5 heures

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iJRYX-URvDoh6-hiHdWX1AzelUGA?docId=CNG.71c0e9070c0a7cf536848bd9d5309b4a.751

lundi 24 octobre 2011

Tunisie: mobilisation massive pour l'élection de l'assemblée constituante

Les Tunisiens se sont massivement mobilisés dimanche pour la première élection libre de leur histoire, en votant avec calme et émotion pour élire une assemblée constituante, neuf mois après la révolution qui a chassé Ben Ali et donné le coup d'envoi du printemps arabe.



Photographe : Lionel Bonaventure :: File d'attente devant un bureau de vote le 23 octobre 2011 à Tunis
photo : Lionel Bonaventure, AFP
Le président américain Barack Obama a félicité les "millions de Tunisiens" qui se sont mobilisés dans un pays "qui a changé le cours de l'Histoire et lancé le printemps arabe".

"Moins d'un an après avoir inspiré le monde, le peuple tunisien a effectué un important pas en avant. Je félicite les millions de Tunisiens qui ont voté pour la première élection démocratique du pays", a déclaré M. Obama.

Le taux de participation était visiblement massif selon la commission électorale (Isie), sans toutefois donner de précisions chiffrées sur l'ensemble du corps électoral. Les résultats officiels seront annoncés mardi après-midi, a précisé le président de l'Isie Kamel Jendoubi. ...

24/10/2011 à 07:38

Lire la suite http://actu.orange.fr/une/tunisie-mobilisation-massive-pour-l-election-de-l-assemblee-constituante-afp_280964.html

samedi 22 octobre 2011

Constituante : la Tunisie sous l'oeil des médias du monde entier


Les médias du monde entier suivent les premières élections dans l'ère post-Ben Ali.
Les médias du monde entier suivent les premières élections
dans l'ère post-Ben Ali.© AFP
Pour les premières élections totalement libres du monde arabe, le 23 octobre, la Tunisie est sous les projecteurs des médias internationaux. Ambiance à quelques heures de l'élection de la Constituante.

Ils sont venus, ils sont tous là ; envoyés spéciaux, journalistes et photographes ont pris leurs quartiers, à Tunis, à l’affût des élections pour l'Assemblée constiuante, le 23 octobre. Depuis leurs QG, dans les cafés et les hôtels du centre de Tunis, les journalistes se partagent les bons plans mais pas leurs tuyaux ; pour les rencontrer il suffit de déambuler sur l’avenue Bourguiba ; on les reconnaît de loin à leur air affairé et à tout leur barda audio et vidéo.

Certains sont désormais des habitués ; présents le 14 janvier, ils ont leurs repères et leurs réseaux. Les nouveaux arrivés, surtout les « free lance », peinent à s’y retrouver ; dans une ville en effervescence électorale, ils cherchent des sherpas pour les guider dans les méandres du « who’s who politique » et tentent d’avoir une vue d’ensemble de ce que vivent les Tunisiens, mais la situation leur parait bien complexe.

Effervescence médiatique
En attendant le jour du vote, ils chassent l’insolite, l’information percutante, le petit scoop de derrière les fagots, multiplient les rencontres avec la société civile, arrachent des interviews aux leaders d’opinion et courent les dernières réunions politiques. Ceux qui connaissaient Tunis avant la révolution apprécient de pouvoir travailler sans surveillance policière. « On dirait un autre pays, je n’ai aucune difficulté si ce n’est d’approcher les blessés libyens qui sont à l’hôtel El Hana ; mais, bien sûr, mieux éviter de photographier l’armée ou la police », confirme Gilberto, un « free lance » espagnol.

Tiziana Prezzo, de Sky News, s'enthousiasme. « C’est un moment extraordinaire ; les Tunisiens sont très impliqués dans la campagne électorale, font la fête avec les réfugiés libyens et me sollicitent pour souligner leur déception vis-à-vis de l’Europe. Il y a des centaines de sujets à traiter dans un seul espace.»

Demandes d'accréditation par milliers
« Dépêches toi, il y a foule pour l’accréditation, c’est à Lafayette que l’on retire le badge. » Journalistes, reporters et photographes étrangers se passent le mot. L’Instance supérieure pour les élections indépendantes (ISIE) a reçu des demandes d’accréditation par millier et peine à suivre le rythme pour délivrer les badges.

Camille Le Tallec, du journal La Croix « a anticipé pas mal et suivi toutes les consignes tout comme les équipes de ZDF alors que Calogero, qui s’y est pris un peu tard, attendra la dernière minute le sésame qui lui permettra d’accéder aux bureaux de vote et au centre de presse où seront annoncés les résultats durant la soirée électorale. L’ISIE, pour clore cette campagne, a fait du palais des congrès, un superbe espace réservé aux médias. Avec pour thème d'ambiance : le parcours de la Tunisie, depuis la révolution jusqu'à la démocratie.


22/10/2011 à 13h:08 Par Frida Dahmani, à Tunis

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vendredi 21 octobre 2011

Les Tunisiens commencent à voter pour élire leur Assemblée constituante

Les Tunisiens de l'étranger ont commencé à voter jeudi pour élire leurs représentants à l'Assemblée constituante, trois jours avant le scrutin en Tunisie. C'est la première élection libre du printemps arabe après les 23 ans du règne de l'ex-dictateur Ben Ali.

Neuf mois après le début de la révolution qui a embrasé ensuite le monde arabe, les Tunisiens de l'étranger, qui forment environ 10 % de la population totale, ont lancé leur transition démocratique.

Ils doivent élire 18 des 217 membres de la Constituante lors d'un vote organisé jeudi, vendredi et samedi dans plus de 400 bureaux installés dans les consulats, ambassades, mairies de six circonscriptions (deux en France, une en Italie, une en Allemagne, une pour l'Amérique du nord et une pour les pays arabes).

Les Tunisiens de France représentent la plus grosse communauté des Tunisiens de l'étranger (500 000 à 600 000).
 
Vendredi 21 Octobre 2011
 
[Fenêtre sur l'Europe]
 

vendredi 14 octobre 2011

La Tunisie joue sa liberté

Pendant que la France vit ses dernières heures de primaires citoyennes, la Tunisie retient son souffle, en vue d'une "Constituante" cruciale pour son avenir. Pour la première fois, des citoyens vont pouvoir choisir, en toute liberté, ceux qui auront les pleins pouvoirs pour redessiner les institutions et rédiger la première constitution de l'après-Ben Ali.

Jusqu'ici, la Tunisie a fait un sans-faute pour gérer la transition. Grâce à la maturité d'un peuple qui a su s'auto-limiter, au gouvernement provisoire qui a su tenir le gouvernail, et à quelques figures de sagesse exemplaires comme Yadh Ben Achour. Son comité de juristes a fait voter une loi électorale et a su tenir les deux bouts d'une instance où siège une myriade d'organisations allant des communistes aux islamistes.

Ce parcours de l'après-révolution doit être salué. Il est admirable. Les Tunisiens peuvent être non seulement fiers de leur révolution mais aussi du chemin parcouru depuis. Ils ont tous les atouts pour réussir l'après. Un petit pays, plutôt éduqué, plutôt sécularisé, et une économie prometteuse, qui ne repose pas sur l'exploitation d'hydrocarbures mais sur l'ouverture : le tourisme. On aimerait croire que cela suffira. Mais voilà que se profile le plus difficile. Dans cette démocratie balbutiante, les Tunisiens doivent choisir les rédacteurs de leur avenir parmi cent listes où surnagent cinq grands partis, dont le parti islamiste Ennahda, sans doute le plus connu. Le délai a été court pour rattraper ces écarts de notoriété.

Les premières enquêtes situent les islamistes entre 20 % et 30 %. Mais le danger réside moins dans le score d'Ennahda que dans le manque de lucidité des politiques qui lui font face. A l'exception du tout nouveau parti Doustourna de Jawhar Ben Mbarek (jeune, juriste et laïque), tous semblent avoir renoncé à mener une bataille sémantique capitale : éviter que l'islam apparaisse comme la religion de l'Etat tunisien.

Ce sera l'obsession inavouée des élus d'Ennahda, souvent avocats et maîtres dans l'art du double discours. "Démocrates" quand ça les arrange mais à l'affût pour poser, ici ou là, des formulations "théocrates" dans la Constitution. Avant même d'entamer les négociations, ils sont parvenus à assimiler la "laïcité" à une forme d'athéisme, voire à de la colonisation occidentale. Qu'en sera-t-il pendant et après ?

Selon un scénario bien rodé et bien connu, Ennahda se présente déjà comme un "juste milieu" comparé aux excès salafistes qui se déchaînent. Après avoir attaqué des maisons closes et le film de Nadia El Fani, Laïcité Inch' Allah, les voilà qui s'en prennent à la chaîne de télévision privée Nessma... pour avoir diffusé le très beau film de Marjane Satrapi, Persepolis, qui raconte la prise de pouvoir des intégristes en Iran et représente Dieu dans une scène. Le directeur de la chaîne, Nebil Karoui, a commencé par tenir bon, avant de commettre une volte-face spectaculaire. Allant jusqu'à présenter ses excuses pour avoir porté atteinte au "sacré". Cette capitulation en rase campagne envoie un signal terrible. L'intimidation paie, et rien ne lui résiste. A moins d'un sursaut, laïque et déterminé, la liberté d'expression - si chèrement acquise - est en sursis en Tunisie.


par Caroline Fourest (Chronique "Sans détour")


  | 14.10.11 | 13h17 • Mis à jour le 14.10.11 | 13h43

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/14/la-tunisie-joue-sa-liberte_1587853_3232.html

vendredi 23 septembre 2011

Élection en Tunisie : cliquez, comparez et votez !

Le comparateur de produits high-tech s'intéresse désormais aux programmes politiques.
Le comparateur de produits high-tech s'intéresse désormais
aux programmes politiques.© Capture d'écran du site ajidoo.tn.
À quelques semaines de l’élection pour une Assemblée constituante tunisienne prévue le 23 octobre, Ajidoo, le comparateur en ligne de produits high-tech, a trouvé une parade pour aider les Tunisiens à voir plus clair parmi les très nombreuses candidatures politiques.

Une application permet désormais aux électeurs de comparer les diverses offres des partis. Après les ordinateurs, les machines à laver ou les aspirateurs, au tour des programmes des partis politiques tunisiens d’être décortiqués points par points, comparés et présentés au « consommateur ».

Ajidoo, le comparateur en ligne de produits high-tech vient de lancer l’idée, sans doute pour permettre aux Tunisiens d’avoir une idée des diverses offres politiques proposées par les partis, à une semaine de l’ouverture officielle de la campagne électorale (voir la capture d'écran ci-dessous).

Parmi les 1300 listes en lice pour l’élection de l’Assemblée constituante prévue le 23 octobre, beaucoup ont préféré jouer la carte des personnalités politiques plutôt que celle des idées. Le « comparateur de programmes politiques » permet désormais à l’internaute de confronter les offres des partis deux à deux ainsi que leur position sur des sujets liés à la Constituante.
 
ajidoo.tn, comparateur de produits high-tech et de partis politiques.


Régime parlementaire ou présidentiel ?
Afin d’établir le tableau de comparaison, Ajidoo s’est adressé directement aux partis politiques en lice, leur proposant un questionnaire identique. « Tous les partis ont été contactés » selon le site, tandis que les listes indépendantes reçoivent le questionnaire dès qu’Ajidoo a « connaissance de leur existence ». Le comparateur internet précise en outre que les réponses sont mises en ligne au fur et à mesure.

Pour le moment, 30 listes seulement se sont livrées à l’exercice. L’électeur peut donc noter que si le Parti pour la liberté et le développement souhaite mettre en place un régime présidentiel, le Mouvement de l’unité populaire lui préfère le régime parlementaire. Et si Afek Tounes opte pour la séparation des sphères étatiques et religieuses, ce n’est pas le cas de la faction Justice and development party.

Seul l’onglet « Constituante » est actif actuellement, mais, d’après Ajidoo, d’autres thèmes devraient être disponibles prochainement : économie, emploi, environnement, justice, santé, éducation, fiscalité, et sécurité. Le site promet également la mise en ligne d’une version arabe du comparateur.

23/09/2011 à 11h:23 Par Camille Dubruelh

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jeudi 22 septembre 2011

Tunisie : observation par l'UE des élections de l'Assemblée Constituante

A l'invitation des autorités tunisiennes, l'Union européenne est en train de déployer une Mission d’observation électorale (MOE UE) en Tunisie en vue des élections de l'Assemblée Constituante qui se tiendront le 23 octobre 2011. La mission sera dirigée par Michael Gahler, membre du Parlement européen.

«Ces élections constituent un moment historique du processus de transition de la Tunisie vers la démocratie. Pour la première fois, les citoyens tunisiens auront la possibilité de choisir librement leurs représentants. L'assemblée ainsi élue aura pour mission fondamentale de rédiger la nouvelle Constitution du pays. Depuis la révolution de janvier, l'UE accorde son soutien total au peuple tunisien en quête de liberté, de démocratie et de dignité. Elle continuera d'aider les autorités et la société tunisiennes sur la voie qui doit les conduire à la démocratie, dans le plein respect des valeurs universelles.

Tous mes vœux de réussite accompagnent Michael Gahler et son équipe dans leur évaluation indépendante de ces élections importantes», a déclaré Catherine Ashton, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne.


Jeudi 22 Septembre 2011

[Fenêtre sur l'Europe]

http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=22321

mardi 20 septembre 2011

Composition de l'Assemblée constituante - Ottawa interdit le vote de Tunisiens sur son territoire

Tunis — Le gouvernement canadien a interdit le vote de Tunisiens sur son territoire pour l'élection d'une Assemblée constituante le 23 octobre en Tunisie, a indiqué hier, Nabil Baffoun, membre du comité des Tunisiens à l'étranger au sein de l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE).

«Les autorités canadiennes ont déclaré à l'ambassadeur de Tunisie qu'elles s'opposaient à la tenue de l'opération électorale sur leur territoire », a-t-il précisé.

«Ni la loi internationale, ni les pratiques courantes, ni même les relations diplomatiques ne permettent une telle interdiction, le vote se déroulera dans les locaux de l'ambassade et dans les consulats de Tunisie qui relèvent de sa souveraineté. La candidature de quelques binationaux actifs dans la vie politique canadienne est à l'origine de la décision du gouvernement canadien», a indiqué M. Baffoun.

L'ambassade du Canada à Tunis n'était pas joignable hier pour confirmation, mais le ministère des Affaires étrangères de Tunisie est en contact avec les autorités canadiennes pour «clarifier la situation et permettre aux ressortissants tunisiens de participer à l'élection», a indiqué ce ministère.

Les Tunisiens sont appelés à élire le 23 octobre les membres de l'Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution huit mois après de la fuite en Arabie saoudite du président déchu Zine El Abidine Ben Ali en janvier.

Le Canada compte quelque 1500 expatriés tunisiens et accorde l'asile à Belhassen Trabelsi, un des frères de l'épouse de Ben Ali qui a mis la main sur des pans entiers de l'économie tunisienne.

Moins de la moitié des 700 000 Tunisiens résidant à l'étranger en âge de voter, se sont inscrits sur la liste électorale et pour leur faciliter la procédure, l'ISIE a étalé sur trois jours le vote à l'étranger du 20 au 22 octobre.

Le Parti démocrate progressiste (PDP, principale formation du centre) a dénoncé hier dans un communiqué la décision canadienne et appelé la communauté tunisienne à défendre son droit de vote pour être représentée à l'Assemblée constituante.

Le PDP affirme dans la foulée que même l'Arabie Saoudite, qui abrite l'ex-dictateur tunisien, a accepté la demande tunisienne de faire voter les autres Tunisiens résidant dans ce pays.
 
 
20 septembre 2011