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lundi 30 septembre 2013

Un programme européen pour stimuler les compétences numériques dans les écoles

En matière de développement du numérique éducatif, "le problème, ce sont les usages, pas les machines", assurait François Bonneau, président de la région Centre et de la commission éducation de l'Association des régions de France, début septembre (voir notre article ci-contre). Voici donc une bonne nouvelle pour lui et pour les collectivités locales en général qui financent l'achat de matériel informatique dans les écoles, collèges et lycées : la Commission européenne lance le programme "Ouvrir l'éducation" avec un nouveau site, "Open Education Europa", "qui permettra aux étudiants, aux professionnels de l'éducation et aux établissements d'enseignement de partager gratuitement des ressources éducatives libres". Le programme vise ainsi à favoriser l’innovation "pour les institutions, les enseignants et les apprenants" et l'utilisation de "ressources éducatives libres". A noter qu'il affiche également pour objectif "l'amélioration de l'infrastructure et de la connectivité des TIC dans les établissements scolaires". Cette initiative conjointe d'Androulla Vassiliou, commissaire européenne à l’Education et de Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la stratégie numérique, part de plusieurs constats, notamment que 50 à 80% des élèves "n'utilisent jamais de manuels scolaires numériques, de logiciels d'exercices, d’émissions radiodiffusées/de podcasts, ni de jeux de simulation ou didactique" alors que l'Europe souffre d'une pénurie de compétences et que "quelque 900.000 postes [sont] vacants dans ce secteur".
Les initiatives de ce programme seront financées par "Erasmus+" et par les fonds structurels de l'UE.

avec ToutEduc 

Publié le lundi 30 septembre 2013

jeudi 26 septembre 2013

L'Europe lance un programme pour le numérique éducatif

"Nous devons accentuer nos efforts pour faire en sorte que les jeunes, en particulier, soient dotés des compétences numériques dont ils auront besoin pour leur avenir". La commissaire européenne à l'éducation, Androulla Vassiliou, a annoncé le 25 septembre le lancement du programme "Ouvrir l'éducation" pour améliorer l'accès des élèves et des étudiants au numérique.


"Le programme «Ouvrir l’éducation» vise à ouvrir les mentalités aux nouvelles méthodes d’apprentissage, de façon à ce que nos citoyens soient plus employables, créatifs, innovants et entreprenants», a déclaré Mme Vassiliou. La vice presidente en charge de la stratégie numérique, Mme Kroes, a ajouté: "Mon rêve est que chaque classe soit passée au numérique d’ici à 2020. L’éducation doit être connectée à la vie réelle; elle ne peut pas évoluer dans un monde parallèle. Les jeunes souhaitent utiliser la technologie numérique dans tous les aspects de leur vie. Ils ont besoin de compétences numériques pour décrocher un emploi. Toutes les écoles et universités, et pas seulement certaines d’entre elles, doivent tenir compte de cette réalité".

Ce programme est lancé en réaction à la place réelle du numérique dans l'enseignement en Europe. Entre 50 et 80 % des élèves des États membres de l’UE n'utilisent jamais de manuels scolaires numériques, de logiciels d'exercices, d’émissions radiodiffusées/de podcasts, ni de jeux de simulation ou didactiques. La plupart des enseignants aux niveaux primaire et secondaire ne se sentent pas à l'aise avec les technologies numériques ni capables d’enseigner des compétences numériques de manière efficace, et 70 % d'entre eux souhaiteraient se former davantage à l'utilisation des TIC. Les élèves de Lettonie, de Lituanie et de République tchèque sont le plus susceptibles de disposer d’un accès à Internet à l’école (plus de 90 %), soit deux fois plus que ceux étudiant en Grèce ou en Croatie (environ 45 %). Si 75% des écoliers irlandais utilisent Internet au moins un quart du temps scolaire, c'est seulement 6% des Luxembourgeois et 27% des Français.

Le programme prévoit la création d'une plateforme de mutualisation des logiciels et des pratiques. Il prévoit de donner la priorité aux logiciels libres et d'aider les entreprises à changer leur modèle commercial. Pour autant , aucun financement précis n'a été indiqué pour ce programme.

Le nouveau site Open Europa Education

Communication

Par fjarraud , le jeudi 26 septembre 2013.

dimanche 21 juillet 2013

Germany : New university programmes meet student demand better

The majority of students in Germany appear to be studying the subjects of their choice at the institutions they have chosen, according to a survey commissioned by the education ministry.

The first nationwide survey among masters students in their first year revealed that 95% of them were studying what they wished to study, and that 78% were at the institution they had chosen. Also, 82% referred to a smooth transition from the bachelor to masters courses.

The survey was recently carried out across Germany by the country’s HIS – Hochschul-Informations-System GmbH – a higher education statistics agency, and was commissioned by the Federal Ministry of Education and Research.

“The results show that the conversion of courses into bachelor and masters degree programmes is working out well and has been well accepted by students,” said Education Minister Johanna Wanka, commenting on the implementation of the Bologna process in Berlin.

“The large share of students who have found a place to study for a masters degree in their subject of choice is particularly encouraging.”

The Bologna reforms give students more leeway to change subjects during their studies than they enjoyed under the oldmagister and diplom regime.

The old degrees, which have largely been phased out and roughly correspond to the new masters level, did not build on any lower-level degree, and switching subjects was difficult and complicated.

Apparently, students appreciate this freedom, and 32% of those interviewed had changed their subject on taking up masters courses.

Also, almost 40% had switched to another institution to study for the higher degree, with the choice of institution being based mainly on subject considerations.

Students are making use of the opportunity to go to another type of institution, as well.

The abitur, the German general certificate of education awarded by upper secondary schools, entitles school-leavers to take up courses of their choice at any institution, although aptitude tests may be required.

School-leavers from fachoberschulen, with a fachabitur that is restricted to a certain subject or field of subjects, can only enrol for programmes at the Fachhochschulen, universities of applied science that cover the respective disciplines these school-leavers specialise in.

But once they have obtained a bachelor degree, they can either go on studying at the fachhochschule for a masters degree or continue at a traditional university.

Michael Gardner20 July 2013 Issue No:281

samedi 29 juin 2013

Les contenus d’enseignement : des programmes au curriculum

Tout projet éducatif se devrait d’assurer une certaine cohérence entre les finalités éducatives générales, les contenus d’enseignement, leur mise en œuvre et leur évaluation. Sa mise en œuvre se fait dans le cadre de la scolarité obligatoire, temps d’apprentissages pendant lequel l’École doit préparer les enfants et adolescents à leur vie d’adultes. Ce processus complet de transmission et d’acquisition de connaissances – et de compétences – constitue ce que l’on nomme « curriculum ».

Les contenus d’enseignement en sont le pivot central, programmes d’études, programmes scolaires ou plans d’études, dépassant un cadre construit, académique et peu contextualisé.

Le Dossier d’actualité n°85 (juin 2013) propose une synthèse des travaux permettant de comprendre le comment et le pourquoi de la construction des contenus, entre ce qu’ils sont et ce qu’ils pourraient être.

L’histoire de l’éducation donne quelques clés pour appréhender comment les systèmes éducatifs se sont appuyés sur telle ou telle structuration des savoirs à enseigner, mais il faut bien l’appui de la sociologie ou de la didactique pour comprendre la construction des contenus d’enseignement, les choix privilégiés par l’une ou l’autre, les rapports entres contenus, savoirs, savoir-faire et apprentissages.

Le cloisonnement des disciplines, une vision décontextualisée de la transmission des savoirs, de la transposition didactique, des programmes prescrits, influencés par les évaluations, s’opposent à une vision globale de l’éducation, se préoccupant des situations effectives d’apprentissages, responsabilisant tous les acteurs.

Un survol des travaux de recherche en éducation montre que la construction des contenus d’enseignement peut être associée à l’appropriation qui y est faite de la notion de curriculum, en France, en Angleterre, en Belgique, en Italie ou en Finlande, où le niveau de réflexion, les valeurs mises en perspective et les acteurs impliqués ne sont pas les mêmes, sans parler des finalités éducatives, pas toujours clarifiées et explicitées.

Les pratiques sociales et leurs interférences avec la forme scolaire supposent la construction d’autres contenus, pour d’autres savoirs que les seuls savoirs savants. Alors qu’un nouveau Conseil supérieur des programmes va commencer ses travaux, la réflexion sur la construction d’un véritable curriculum donnant « un cadre prescrit intransigeant » mais « laissant explicitement aux professeurs la liberté de construire, dans la diversité des écoles et établissements scolaires, les stratégies de mise en œuvre et d’évaluation.

P.S. : pour illustrer les problématiques posées par “les contenus d’enseignement”, on pourra lire l’article de blog d’un prof d’histoire-géographie en collège, “Histoire et géographie : libérons les élèves du programme“, qui reprend la plupart des critiques exprimées envers les programmes, leur conception, les injonctions [réelles ou ressenties], etc.

27 juin 2013Par Annie Feyfant

vendredi 20 avril 2012

Le Qatar prête 500 M$ à la Tunisie

La Tunisie finance son après révolution (photo F.Dubessy)
TUNISIE / QATAR. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a confirmé jeudi 19 avril 2012 avoir finalisé une emprunt de 500 M$ (750 millions de dinars) auprès du Qatar.

Ce prêt au profit de l’État tunisien est souscris sous forme d'un placement privé au taux d'intérêt annuel de 2,5% et sera remboursable en une seule fois dans cinq ans en avril 2017.

L'emprunt va servir à financer le programme économique et social qui sera présenter prochainement au vote à l'Assemblée constituante et qui vise à mettre en ordre de marche la Tunisie de l'après révolution.

Frédéric Dubessy

Vendredi 20 Avril 2012

http://www.econostrum.info/Le-Qatar-prete-500-M-a-la-Tunisie_a9950.html

jeudi 15 septembre 2011

Scientifique en chef: un programme ambitieux

(Agence Science-Presse) Conseiller le ministre responsable de la recherche scientifique au Québec et superviser trois fonds de recherche du Québec: un programme ambitieux qui attend le premier scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, pour bâtir le Québec de demain.

Agence Science-Presse (ASP) — Quel est votre nouveau rôle et quels seront les principaux défis que vous aurez à relever?

Rémi Quirion (RQ) — Ma première fonction est d’être le conseiller scientifique de Sam Hamad, le nouveau ministre québécois du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation. La seconde est de présider les trois Fonds de recherche qui misent sur l’excellence du Québec en matière de santé, de nature et technologies et de société et culture.

J’aurai comme principal défi de faire parler ces trois mondes afin que la prochaine génération de chercheurs soit mieux adaptée au monde de demain. J’aurai également à élaborer de grands projets intersectoriels, initiés par le gouvernement ou des idées issues de la communauté. Par exemple, lorsqu’on parle de la santé, on pense au médecin et aux maladies, mais l’avenir laissera encore plus de place à la prévention. C’est pourquoi les architectes, les ingénieurs et même les travailleurs sociaux devront travailler ensemble pour imaginer une ville où nous vivrons en santé.

ASP — Le citoyen est devenu méfiant face à la science. Comment réhabiliter le dialogue entre citoyens et scientifiques?

RQ — Il faut être le plus ouvert possible. Il faut une communication continuelle. Cette méfiance existait aussi il y a 100 ans. Ce qui me préoccupe plus, c’est qu’avec l’arrivée d’Internet, il se publie beaucoup de faussetés. Il y a aussi la montée d’idées de droite, d’idées dangereuses transmises largement sur le web par différents groupes de pression. Pour contrer ça, le gouvernement et les universités se doivent de publier de l’information et elle doit être la plus factuelle possible.

ASP — Les scientifiques canadiens se disent muselés: qu’en pensez-vous?

RQ — On dit la même chose aux États-Unis. Mais le Québec est assez ouvert. Les scientifiques peuvent parler librement ici. Je pense qu’il faut continuer à pousser les résultats de la recherche. Il faut que les experts se fassent insistants, comme lorsqu’on pense aux changements climatiques. Bien sûr, les résultats doivent être clairs. Il faut se baser sur des faits, sur du solide.

ASP — Quels moyens suggérerez-vous au ministre pour contrer l’ingérence politique dans la recherche?

RQ — Je suis le conseiller scientifique du ministre, mais celui-ci n’a pas d’entrée particulière au sein des fonds de recherche. Chaque fonds a un conseil d’administration indépendant rassemblant 15 personnes. Bien sûr, il y a un représentant du ministre, mais chaque conseil est souverain.

Plus généralement, il n’y a pas de lignes directrices à établir, nous n’en sommes pas là. Il faut cependant être vigilant, ne pas se déconnecter de ce qui se passe autour et promouvoir une recherche indépendante.

ASP — La Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation (SQRI) encourage les partenariats entre le milieu de la recherche et l’industrie privée. Que pensez-vous faire pour rendre ces liens d’affaires, souvent méconnus du public, plus transparents?

RQ — Le gouvernement a un rôle à jouer. Il doit encourager très tôt les partenariats. Ils doivent être aussi plus larges qu’un contrat entre un chercheur particulier et une entreprise. Dans le domaine de la biopharmaceutique, par exemple, c’est plus compliqué, comme tout ce qui touche à l’humain. Mais ce type de partenariat – d’un à un – peut changer sous la pression. Il peut y en avoir moins. Et les règles, être plus strictes aussi. Les universités et leurs partenaires doivent aussi travailler davantage avec les médias pour faire connaître leurs liens. Il faut être le plus ouvert possible.

ASP — Comment allez-vous vous assurer que les sciences humaines et sociales –souvent vues comme moins rentables— ne deviendront pas les grandes négligées de la SQRI?

RQ — En étant en contact avec les experts du Fonds de recherche Société et Culture, je tenterai de les amener à s’approprier des domaines moins traditionnels. La philosophie par exemple: elle touche à l’éthique et a un rôle à jouer en santé. La culture et les arts sont également très importants au Québec, c’est une industrie importante. Il faut donc penser le rôle de ces experts un peu différemment. Il faut mettre les trois groupes ensemble pour qu’ils se découvrent les uns et les autres pour les amener plus loin.

ASP — Les trois Fonds de recherche du Québec auront-ils les mêmes budgets et les mêmes priorités?

RQ — Le budget du Fonds de recherche du Québec –Santé est de 100 millions de$, celui du Fonds de recherche du Québec –Nature et technologies est de 50 millions de$, tout comme celui du Fonds de recherche du Québec –Société et Culture. Il faut ajouter un autre étage, celui de l’intersectoriel où des projets rassembleurs seront développés.

ASP — Seriez-vous ouvert à la tenue d’une grande consultation publique au Québec sur la politique scientifique et ses priorités?

RQ — Oui. Les Fonds de recherche devront développer un plan stratégique. Le gouvernement songe déjà à la 3e stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation. Nous pourrions faire appel au public.

ASP — Les universités québécoises traversent une crise d’identité et de financement. Ne serait-il pas le temps de lancer des États généraux de l’université au Québec?

RQ — La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec réfléchit à tout ça. Il faut en effet repenser l’université. Depuis 1000 ans, le modèle n’a guère changé. Est-ce que la faculté de médecine répond toujours aux besoins de formation des médecins d’aujourd'hui? Je ne pense pas. Un futur médecin pense de plus en plus à acquérir une formation personnalisée. C’est un peu comme la pige: un peu de sociologie, un peu de linguistique, de la chimie, etc. Le modèle linéaire ne convient plus. Il faut que l’université soit plus flexible. Elle doit être le reflet de notre société. Cette réflexion doit se faire avec le gouvernement et tous les ministères impliqués ce qui aura certainement un impact sur les financements.

ASP — Les scientifiques passent de nombreuses heures en demande de financement, que peut-on faire pour alléger le processus? Et comment encourager la relève scientifique?

RQ — Il n’y a pas de solution facile. Mener une carrière est devenue plus complexe en raison de toutes ces demandes de subventions. On exige beaucoup d’information et le ratio de succès est faible (15-20% des demandes). Il faudrait demander, dans un premier temps, uniquement ce dont on a vraiment besoin. Si la demande est acceptée, alors on demande plus de paperasse pour valider. Le chercheur doit avoir du temps pour faire de la recherche.

La science avance rapidement et elle est fascinante. Mais cela coûte cher de faire de la science aujourd’hui. Et cela prend du temps pour convaincre les financiers d’embarquer —10 ans parfois. Le financement est une des grandes barrières. On compte sur le gouvernement, mais il faut penser à des solutions alternatives, comme la philanthropie «à l’américaine», en ayant recours à des mentors qui servent d’intermédiaires.

Pour les jeunes, il faut les impliquer et les reconnaître. Chacun des conseils d’administration des fonds de recherche comprend un membre étudiant. Il faut aussi travailler plus étroitement avec les journalistes pour souligner la contribution des plus jeunes à la vie scientifique et convaincre la jeune génération qui a réussi de participer aux projets de l’ensemble de la société.

Isabelle Burgun, le 13 septembre 2011, 13h17

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2011/09/13/scientifique-chef-programme-ambitieux

mardi 6 septembre 2011

Ressources numériques et néanmoins scolaires


Un bon logiciel éducatif doit avoir quatre qualités : être adapté aux programmes scolaires, centré sur l'utilisateur c'est à dire l'enfant ; il doit compléter le travail des enseignants et donner envie aux parents de s’impliquer. Suggestions non exhaustives...

Un bon logiciel éducatif doit compléter le travail des enseignants...
Un bon logiciel éducatif doit compléter le travail des enseignants... Crédit DR


Les éditeurs "cueillent" les bambins dès la maternelle avec les désormais classiques Adibou et Lapin Malin. Mais il arrive un moment, à partir du cours préparatoire, où la dimension ludique doit s'estomper au profit du contenu pédagogique.

L'interactivité plutôt que la paire de claques

C'est le cas de la collection Atout Clic qui se présente comme un programme de soutien sur sept niveaux, de l'entrée dans le Primaire jusqu'à la classe de 5ème. Il y a du récréatif mais surtout de l'interactivité. Les interactions sont essentielles, même pour les gosses qui ne sont pas "accrocs" à Nintendo ou Xbox car elles ont une fonction objectivement valorisante: si l'enfant se trompe dans un devoir, le logiciel le lui fait savoir, l'aide à chercher tout seul et à obtenir la bonne réponse. C'est moins traumatisant pour les cancres que des paires de claques assorties de verdicts du genre "Tu seras chômeur, mon fils".

Le marketing insiste, évidemment, sur la valorisation des jeunes utilisateurs: « Tout pour réussir », « Graines de génie », « Le Club des Trouve Tout », « L’ École des aventuriers »... Après tout, si çà peut donner confiance...
 

Langues vivantes avec l'accent

En fonction des centres d'intérêt ou des points faibles de l’enfant, on peut opter pour des produits plus ciblés : « Adi français-Maths », « Les dictées de Rayman ». Depuis que les langues vivantes font partie intégrante des programmes dès le CP, elles sont devenues un sujet d’inquiétude pour les parents: l’école de leur enfant aura-t-elle, cette année, un professeur spécialisé ? Les suppressions de postes dans la fonction publique obligent les enseignants généralistes à intégrer l'anglais, l'allemand, l'espagnol dans leur emploi du temps; parfois avec un accent berrichon ou vosgien. Il y a des logiciels qui contiennent les bonnes prononciations et les belles intonations: « Mia langues –le complot de Mataharate – Initiation à l’anglais ou à l’espagnol », « Dis moi Adi – Français, maths anglais sciences », « Paraschool : réviser l’essentiel ».
 

Des encyclopédies, oui. Mais sans copier/coller

Pour répondre aux questions de plus en plus nombreuses des enfants, pour stimuler sa curiosité, il lui faut une encyclopédie.

J'ai testé l’encyclopédie gratuite en ligne du Larousse. Le mot clé « Napoléon » donne accès à de nombreux articles illustrés et à un dossier extrêmement précis et complet. L’enfant peut sereinement préparer, compléter ou réviser ses cours d'histoire. L’enseignant peut y puiser de quoi construire ses séquences. Bien sûr, il y a Wikipedia, mais les connaissances n’y sont pas toutes entièrement fiables. Elles peuvent parfois être trop complexes.

Quant aux encyclopédies sur DVD et actualisables en ligne, elles sont chères: jusqu'à 149 euros pour Universalis. C'est pourtant un bel investissement. L'enfant en bénéficiera lors de la préparation de l’exposé qu'il aura à construire et à défendre en classe au cours de l'année. Elle lui servira tout au long de sa scolarité.

Avec Wikipedia comme avec toute autre encyclopédie, il faut insister très tôt sur les dangers du copier/coller. Lycéens et étudiants qui reproduisent, parfois sans tout comprendre, les articles de Wikipedia dans leurs devoirs ou lors des examens se font vite repérer et ils le paient cher.
 

Des dictionnaires très performants

Plus nombreux que les encyclopédies en ligne, les dictionnaires sont une excellente initiation à la recherche sur internet . Citons Le Dictionnaire.com, à l’interface un peu triste, mais rapide, et qui inclut un outil de conjugaison efficace: on saisit un verbe et le tableau de conjugaison complet apparaît instantanément. Les-Dicos.com est extrêmement complet. On teste avec le mot « jargon », et on bascule sur le centre National de Ressources Textuelles et Lexicales. Plusieurs pages riches de données s’offrent à nous : étymologie, synonymie, antonymie, proxémie, concordance, lexicographie et morphologie. Ce site est soutenu par le CNRS.

Le e-dico est moins pratique, moins rapide. Mais il a le mérite d’être également gratuit et téléchargeable.
 

L'environnement des suites bureautiques

L'écolier, le collégien, le lycéen n'ont pas absolument besoin d'une suite bureautique avec traitement de texte, classeur, base de données, dessin, logiciel de présentation du type PowerPoint. édition de formules mathématiques, extensions, etc... Mais c'est quand même, pour les adolescents, une manière de s'adapter à ce qui risque fort d'être, plus tard, un environnement de travail professionnel.

 « Office famille et étudiant » est vendu dans les 115 euros (promotion de rentrée). Attention, Outlook 2010 est cette fois vendu à part pour bénéficier de toutes ses fonctionnalités (200 euros). A défaut de pouvoir dépenser une telle somme, on peut opter pour les solutions Open Source et les forks : Open Office ou Libre Office. Open Office est déjà connu dans les écoles, installé d’emblée sur les postes destinés aux enfants et pourvus par les mairies.

LibreOffice est la reprise de OpenOffice.org.

LibreOffice est libre d'utilisation pour tous. Pour un usage privé ou professionnel, on peut l'installer sur autant d'ordinateurs qu’on le souhaite . C'est un avantage pour les enseignants qui ont entre douze et quinze postes informatiques à garnir en élémentaire.

Open Office, LibreOffice offrent toutes les fonctionnalités proposées par les suites bureautiques commerciales.
 

Outils pour projets pédagogiques

Pour les enseignants, tous ces produits présentent peu d’intérêt, ils sont « fermés » : pas d’impression possible, pas d’exercice à produire en fonction du niveau d’un élève, ou de la classe.

Des logiciels permettent de mettre en place des projets pour la classe. Faire du montage vidéo avec Windows Movie Maker (gratuit). Construire des bandes dessinées avec l’excellent logiciel payant mais accessible, Comic Life (25 dollars, disponible pour une vingtaine de postes). Créer un diaporama avec Photo Story, qui est gratuit. Tous ces projets permettent de mettre en jeu de multiples compétences, et de valider des items du Brevet Informatique et Internet, que l’enfant doit acquérir en fin de CM2.

Bien sûr, vous n'avez pas oublié de mettre l'enfant ou l'adolescent à l'abri des contenus dégradants et des prédateurs en ligne. Gratuit, LogProtect empêche le mineur de transmettre des données personnelles. Il suffit de le paramétrer. Oui, le logiciel. Pas l'enfant.

Publié le 5 septembre 2011

http://www.atlantico.fr/rdvpolitique/logiciel-educatif-numerique-scolaire-174380.html

samedi 27 août 2011

Nouveaux programmes européens pour soutenir les compétences et l'emploi

Dans le contexte de sa stratégie pour l’emploi, la Commission européenne entend doubler ou presque le nombre de jeunes, d’enseignants et de chercheurs qui obtiennent une bourse de l’Union pour étudier ou se former à l’étranger. Ils sont actuellement quelque 400 000 chaque année. La Commission propose, notamment, un nouveau programme pour l’éducation, la formation et la jeunesse doté de 15,2 milliards d’euros (+ 73 %) sur sept ans. Ce programme permettra de financer un plus grand nombre de bourses d’études et de formation et d’aider à la modernisation des systèmes éducatifs, à l’intensification de la coopération transnationale entre établissements d’enseignement et à la mise en chantier de réformes dans le secteur.

Autre programme proposé, "Europe créative", englobant les actuels programmes Culture, MEDIA et MEDIA Mundus, qui soutiendra les secteurs de la culture et de la création et qui sera doté de 1,6 milliard d’euros (+ 37 %). Sa priorité sera d’aider les organisations et les entreprises de ces deux secteurs qui exercent leurs activités à l'étranger et œuvrent à la diversité culturelle et linguistique.

Par ailleurs, la nouvelle stratégie de l’Union en matière de recherche et d’innovation, "Horizon 2020", que la Commission propose de doter de 80 milliards d’euros (+ 46 %) englobera l’Institut européen d’innovation et de technologie et les Actions Marie Curie, conçus pour aider les chercheurs à acquérir des compétences, à se former et à progresser dans leur carrière.

La Commission propose également de mettre en place, avec la Banque européenne d’investissement, un programme d’octroi de prêts garantis à des candidats au master, lesquels pourraient ainsi suivre un cycle d’études complet à l’étranger. Ce programme, "Erasmus Master", comblerait le manque actuel de moyens financiers.

La Commission présentera le détail des nouveaux programmes proposés en automne.

Publiée le 23/08/2011

http://www.arftlv.org/Actualites_RSS/11558/Nouveaux_programmes_europeens_pour_soutenir_competences_emploi.aspx