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mardi 27 août 2013

A living atlas of the world



That dusty, tattered atlas on your bookshelf could soon be superseded by a living, online version that uses digital mapping technology to provide real-time views of the world.

Devised by Esri, the Living Atlas of the World concept brings together thousands of individual mapping projects uploaded by people across the world.

Esri’s Product Strategist Bern Szukalski said the idea of a Living Atlas has emerged from a recent revolution in mapping technologies.

“New, free technology that features easy-to-use templates, apps and tools is driving an international community of everyday people to create a constantly evolving, online treasure trove of interactive maps,” Mr Szukalski said.

“Some people are doing this for fun, while companies and organisations are using this as a way to collaborate and share their work.

“From casual canoe trips to up-to-date real-time maps of the world’s refugee camps and their populations – this unique technology is turning thousands of maps into an incredibly accurate Living Atlas of the World.”

Based in the U.S., Mr Szukalski has been invited to Brisbane next month to unveil the Living Atlas at the nation’s largest spatial event, Ozri 2013.

He said the atlas is constantly updated from commonly available data streams such as satellites, traffic cameras, GPS devices, weather stations and social media feeds.

“Accessible data sources are growing at an exponential rate – with traffic sensors and web cameras everywhere and satellites constantly looping around the planet ensuring hundreds of thematic layers of information are now available,” Mr Szukalski said.

“Much of that imagery and data is being collected in real-time as well.

“So, while countries will continue to change names and realign borders – making that globe on your desk suddenly out-of-date – the Living Atlas will always remain relevant.”

Ozri 2013 Technical Director Kellie Persson said the use of live crowd-sourced data was a major trend in GIS technology, as it provides organisations with a way of keeping up with a rapidly changing world.

“In the process of unlocking GIS technology for a broader audience, we are seeing a reinvention of the atlas, enabling everyone to visualise the globe around them with a level of intense detail previously unimaginable,” Ms Persson said.

“The general public are now creating and updating intelligent mapping projects in the way only skilled GIS technology professionals were able to do just five years ago.

“This is a common theme among many of the presentations and exhibits at Ozri 2013 – we are putting GIS technology into the hands of anyone with an internet connection.”

Ozri 2013 will run from 4-6 September at the Brisbane Convention and Exhibition Centre. For registration details visit www.esriaustralia.com.au/ozri.

by Schester on 27 August, 2013

http://www.spatialsource.com.au/2013/08/27/a-living-atlas-of-the-world/

vendredi 23 août 2013

Atlas mondial de Peters

Voici un curieux objet, fort intéressant et qui « renouvelle » le genre. Je mets les guillemets, car cela fait maintenant trente ans qu’Arno Peters, un professeur allemand, a mis au point sa « projection de Peters ». Et si j’avais entendu l’expression, si j’avais bien vu croisé des cartes dessinées selon son principe, je n’avais pas plus creusé que ça. Les circonstances me mettent en présence d’un atlas mondial reprenant l’ensemble de ces principes.

source


Quels sont-ils ? de représenter toutes les portions du globe avec la même échelle, de façon à éviter les biais tendant à modifier les importances relatives : ainsi, certains atlas éducatifs de collège donnent plusieurs cartes sur la France (d’un seul tenant, puis parties par partie), et un peu plus loin, deux ou trois cartes sur l’Asie, forcément à une échelle plus petite : inconsciemment, le choix éditorial (la « place » donnée) suggère que la France a autant d’importance que l’Asie. L’atlas de Peters veut, lui, donner à voir « la terre dans ses véritables proportions », comme l’indique le sous-titre.

Le plus intéressant n’est donc pas dans le planisphère allongé qui « déforme » les contours. Le plus important est que chaque double-page détaillant telle ou telle zone (Europe du Nord, quart de l’Arctique, Papouasie) donne à voir exactement un carré qui a la même taille. Un centimètre carré de la carte donne à voir 6000 km² sur le terrain. Cette uniformité incite à la comparaison !

Autrement dit, vous êtes sans cesse avec deux pages ouvertes simultanément : celle que vous observez, et celle qui vous sert de référence. Vous vous apercevez alors que Madagascar est deux fois plus grande que l’Angleterre. Que le Venezuela est grand comme la France. Que celle-ci est plus « large » qu’on ne l’imagine habituellement, quand l’Espagne est plus « longue » qu’on ne le croit. Que Taiwan est aussi grande que la Sardaigne et la Corse réunies.

Autrement dit encore, les focalisations sont plus « justes » que la projection générale qui est déformante. Surtout, elles incitent à une comparaison permanente, qui amène à « relativiser » non seulement les cartes, mais surtout les représentations associées à ces représentations. Or, la plupart de ces représentations mentales (le souvenir des représentations imprimées que sont les cartes) donnent une part plus importantes aux pays européens : non seulement parce que nous voyons plus souvent ces cartes, mais aussi parce que ces cartes le sont à plus grande échelle, donc plus «grosses. Ainsi, le nombre et l’échelle sur valorisent habituellement les régions européennes, au détriment du reste du monde.

La deuxième partie, thématique, reprend (cette fois à l’échelle du planisphère) un certain nombre d’analyses transverses, permettant là aussi des comparaisons structurelles. Il peut s’agir de données géographiques (ensoleillement, risques naturels, végétations), économiques (agriculture, rendement agricole, élevage, pêche, industrie automobile, énergie, ), démographiques (structure démographique, espérance de vie, HIV Sida, urbanisation,… ) ou sociales (travail des enfants, prostitution, inégalités sociales, statut de la femme) sans oublier les classiques (langues, religions, puissance militaire,..) . Autant de cartes qui font l’objet par ailleurs d’atlas spécialisés, ou de focales régionales. L’intérêt est là encore d’avoir une collection de cartes à l’échelle mondiale, permettant des comparaisons, non seulement entre pays, mais aussi entre cartes pour essayer de trouver des régularités ou, le plus souvent, des irrégularités.

On l’aura compris : voici un atlas original, « différent ». Il ne peut constituer un premier atlas mais viendra compléter la bibliothèque de l’honnête homme qui ne peut se contenter d’un seul atlas : comme troisième ou quatrième atlas, il est parfaitement justifié car il apporte réellement des perceptions nouvelles, et surtout organisées méthodiquement.

Atlas mondial de Peters, Tandem Verlag GmbH pour l’édition française, 2010 (en coopération avec h.f. ullmann, voir www.ulmann-publishing.com)

Planisphère démographique :
Bon, et puisque on en est aux représentations déclarées, jetez un œil à ce planisphère démographique (merci Eric) : là encore, des réprésentations qui changent les perspectives. Où l'on s'aperçoit que l'Europe n'est pas si décatie qu'on le vit.

projection de Peters

source

Par Olivier Kempf le jeudi, août 22 2013, 20:40

http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2013/08/22/Atlas-mondial-de-Peters

dimanche 30 juin 2013

Atlas des sols d'Afrique

À l'aide de cartes et d'illustrations en couleurs, le Soil Atlas of Africa (Atlas des sols d'Afrique) explique, de manière simple et claire, la diversité des sols du continent africain et souligne l'importance de cette ressource non renouvelable. Un groupe de renommée internationale de pédologues d'Afrique et d'Europe, coordonné par le service scientifique interne de la Commission européenne, le JRC, a contribué à la réalisation de cet atlas. L'objectif est de faire prendre conscience à tous les niveaux, des responsables politiques au grand public, de l'importance des sols pour la vie en Afrique.

Contexte

L'Atlas des sols est une initiative lancée en collaboration par l'Union européenne, l'Union africaine et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture en vue de soutenir et d'encourager l'utilisation durable des ressources du sol en Afrique et le Partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire.

L'Atlas explique l'origine et les fonctions des sols, décrit les différents types de sols et leur utilité pour répondre aux problèmes tant locaux que mondiaux. Il traite aussi des principales menaces qui pèsent sur les sols et des mesures prises pour protéger les ressources du sol.

Quelques faits essentiels rapportés dans l'Atlas:

· 98 % des calories consommées en Afrique proviennent des ressources du sol africain.

· Les matières organiques du sol peuvent stocker plus de dix fois leur poids en eau, ce qui réduit les risques d'inondation et protège les nappes phréatiques.

· Les sols d'Afrique renferment environ 200 gigatonnes de carbone organique, soit 2,5 fois plus que n'en contiennent les plantes du continent.

· Les sols des forêts tropicales humides ne sont pas naturellement fertiles mais requièrent l'apport constant en matières organiques du couvert végétal naturel. La déforestation brise ce cycle.

· Plus de la moitié de la superficie de l'Afrique se compose de sols sablonneux (22 %), de sols caillouteux peu profonds (17 %) et de sols jeunes peu développés (11 %).

· Bon nombre des sols d'Afrique sont sévèrement dégradés par l'érosion et l'épuisement excessif des éléments nutritifs, ce qui explique la faible productivité des sols africains, en raison principalement du manque de nutriments végétaux qui ne sont pas compensés de manière satisfaisante par les engrais chimiques. En raison de la pauvreté rurale, les agriculteurs africains ne peuvent épandre, en moyenne, que 10 % des éléments fertilisants utilisés par les agriculteurs dans le reste du monde.

Source : Communiqué de presse de la Commission Européenne

http://www.mediaterre.org/actu,20130630033643,11.html