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mercredi 2 octobre 2013

Dix milliards d'humains en 2050




La population mondiale atteindra 9,731 milliards d'habitants en 2050 contre 7,141 milliards en 2013, selon une étude bisannuelle de l'Institut français d'études démographiques (INED) publiée mercredi 2 octobre. Il y aura 10 à 11 milliards d'habitants sur la planète à la fin du siècle, selon les projections de l'INED qui réalise ses propres études en parallèle à celles réalisées par les Nations unies, la Banque mondiale ou d'autres grands instituts nationaux.

Le cap des 6 milliards avait été dépassé en 1999, et il aura fallu douze ans pouratteindre les 7 milliards en 2011. Le taux de fécondité mondial est de 2,5 enfants par femme en 2013 – contre 5 en 1950 – avec de fortes disparités régionales selon l'étude, notamment entre les deux extrêmes que sont le Niger (7,6 enfants par femme) et la Bosnie-Herzégovine (1,2 enfant par femme).
  • L'Afrique concentrera environ un quart de la population mondiale en 2050, avec 2,435 milliards de personnes sur le continent, plus du double du 1,1 milliard enregistré en 2013.
  • L'Europe continentale, avec un indice de fécondité de 1,6 enfant par femme, sera la seule zone à connaître un recul de sa population, qui passera de 740 millions d'habitants en 2013 à 726 millions en 2050.
  • L'Amérique passera le cap du milliard d'habitants, passant de 958 millions d'habitants en 2013 à 1,228 milliards en 2050.
  • L'Asie bondira de 4,305 milliards d'habitants en 2013 à 5,284 milliards en 2050 et l'Océanie progressera de 38 à 58 millions.

Actuellement le "G7" des pays les plus peuplés est composé de la Chine (1,36 milliard) devant l'Inde (1,276 milliard) les États-Unis (316,2 millions), l'Indonésie(248,5 millions), le Brésil (195,5 millions), le Pakistan (190,7 millions) et le Nigeria(174,9 millions).

En 2050, ce classement devrait être sensiblement modifié avec l'Inde en tête (1,65 milliard) devant une Chine moins peuplée (1,314 milliard) et le Nigeria qui, avec 444 millions d'habitants, passera devant les États-Unis (400).

Le Monde.fr avec AFP | 02.10.2013 à 01h21 • Mis à jour le 02.10.2013 à 08h43

lundi 16 avril 2012

Inattendu : le nouveau baby boom des pays arabes

Si les années 1990 ont été marquées par une forte baisse de la natalité dans les pays du Maghreb, les taux sont repartis à la hausse, semble-t-il.

Sur le site de atlantico.fr , une interview de Philippe Fargues,  démographe spécialiste du monde arabe, publiée 16 avril 2012 en donne quelques explications.

D'après lui, en Tunisie, la baisse de fécondité s’est arrêtée il y a cinq ou six ans. Ces réalités sont parfaitement méconnues car les bases de données statistiques utilisées aux Nations unies ne sont pas à jour. Il faut attendre plusieurs années pour qu’elles prennent en compte des changements aussi récents. Les démographes ont pris connaissance, eux, de cette réalité grâce aux publications des statistiques des naissances des pays en question.

Jusque-là, les observateurs pensaient que la baisse, rapide, continuerait. Il y a eu un retard soudain dans l’âge du mariage des femmes de ces pays. Plusieurs raisons à cela : l’accès à l’éducation des femmes, la crise économique, le manque d’emploi et les immenses difficultés auxquelles les couples pour s’installer. Ces niveaux se sont stabilisés.

On n’explique pas encore très bien ce phénomène. On peut imaginer, tout simplement, que le monde arabe résiste aux normes établies dans les pays du nord, où les taux de fécondité se sont stabilisés à environ deux enfants par femme. On peut également imaginer qu’il y a une influence d’un certain nombre de difficultés économiques. On peut enfin imaginer un rôle de la part des islamistes.

Les pays arabes gardent tous une croissance démographique naturelle positive. En Tunisie, on a un taux non négligeable avec une population qui augmente de 1% par an.

Reste qu’il n’est pas évident de subvenir aux besoins des anciens. Si la main d’œuvre disponible est nombreuse, le travail, lui, ne l’est pas. C’est plutôt là que réside la difficulté à nourrir les personnes âgées. Nous avons sur ces régions des pays avec des taux de chômage à deux points et, notamment du côté des femmes, une vraie absence d’emplois disponibles. Cette configuration n’est pas favorable au contrat de génération d’un point de vue économique.

Est-ce que nos démographes et statisriciens confirment ces tendances ?

samedi 11 juin 2011

La bombe démographique

de Slate

L'ONU vient de publier une révision à la hausse de ses projections sur l'évolution de la population mondiale à l'horizon 2100.

Nous sommes 7 milliards de Terriens, nous serons 9,3 milliards en 2050 (plus 150 millions par rapport aux projections précédentes) et 10,1 milliards en fin de siècle (1 milliard de plus).

Les nouveaux calculs reposent sur des évaluations plus fines de la fertilité, facteur très difficile à prévoir mais déterminant. Une faible variation entraîne des mouvements considérables: une fertilité inférieure de 0,5 enfant par femme par rapport à la tendance moyenne conduirait à une population mondiale de 6,2 milliards en 2100 et à une fertilité supérieure de 0,5 enfant à 15,8 milliards. Si l'on reste sur le scénario médian, on apprend que le nombre d'enfants par femme dans les pays à faible fertilité (les Etats-Unis, l'Europe, la Russie plus la Chine et le Brésil) devrait croître de 1,6 à 1,8 vers 2050 et à 2 en 2100. Mais ce niveau restera inférieur au seuil de remplacement et donc les populations de ces pays vont régresser de 20% durant le XXIéme siècle, passant de 2,9 à 2,4 milliards. Les pays à forte fertilité (plus de 1,5 fille par femme, de façon à ce que la mère ait au moins une fille qui aille jusqu'à l'âge de la reproduction) vont voir leur population tripler et passer de 1,2 à 4,2 milliards. Or, 39 des 55 pays concernés sont en Afrique.

La tectonique démographique dessine une Europe vieillissante et en ... Lire la suite