Affichage des articles dont le libellé est Financement de l'enseignement supérieur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Financement de l'enseignement supérieur. Afficher tous les articles

samedi 4 mai 2013

Les fondations, une des clés du financement de l'enseignement supérieur et de la recherche

LE CERCLE. Rechercher via les fondations des ressources additionnelles pour l’enseignement supérieur et la recherche paraît nécessaire et judicieux.

Face au désengagement de l’État, potentiellement, quatre types de ressources en propres (autrement dit non publiques ou encore privées) sont principalement à considérer pour les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) : la formation continue, la recherche partenariale, le mécénat et les frais de scolarité. Il nous semble que les fondations sont l’une des voies pour contribuer à résoudre la difficile équation du financement de l’enseignement supérieur et de la Recherche. Comment ?

Les pistes de réflexion et d’actions

La crise est une période de changement dont il faut profiter pour faire bouger les lignes et pousser le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche d'un côté et les entreprises de l'autre à créer des passerelles pour trouver ensemble les moyens de la surmonter.

Les débats que nous conduisons depuis plusieurs années à l’IFFRES et mon travail sur le terrain comme conseil en stratégie de développement des ressources de l'ESR ont fait émerger quelques lignes fortes.

Notamment :

- Il est nécessaire que soit conduite une analyse objective des aides et incitations fiscales dans le domaine (mécénat, dons, crédit impôt recherche, APL, bourses étudiants…) au prisme de leur contribution à l’intérêt général.

- Il est tout aussi nécessaire de maintenir dans la durée les avantages fiscaux existants. Avant toute remise en cause, il conviendrait de mesurer l’impact que pourrait avoir une remise en question des incitations fiscales pour le mécénat. Ne devrait-on pas les considérer plutôt comme des encouragements à un investissement privé en faveur de la recherche et l’enseignement supérieur pour lequel aucun retour n’est attendu par le donateur que comme des "niches fiscales", selon le point de vue de Bercy.

Le risque est grand que soit remise en cause, la relation "non marchande" entre le monde académique de la recherche et de l’enseignement supérieur et le monde socio-économique. Celle-ci se construit depuis peu sur la base de l’intérêt général et nécessite pour produire tous ses effets, constance et durée car il s’agit avant tout d’acculturation réciproque.

- Il faudrait que l'État, les entreprises et la société civile se mobilisent de concert pour accroitre les moyens financiers des étudiants et des doctorants si nous considérons que "l’enseignement supérieur est une priorité nationale". La situation actuelle montre que c’est le financement de la vie étudiante qui est le plus critique. Un enjeu fondamental est donc de faire participer constructivement la population étudiante aux projets les concernant.

- Il conviendrait de renforcer la place des PME, au fort potentiel d'innovation, dans les instances de gouvernance des structures et organismes collaboratifs et des fondations.

- Il s'agirait de simplifier le champ des institutions, structures et organismes divers qui se sont empilés depuis 2004, dispersant l'énergie et les moyens de tous, et surtout des entreprises et des chercheurs.

- Il faudrait que les fondations de l’ESR soient en capacité de contribuer pleinement au développement des ressources privées de l’ESR notamment dans le domaine de la formation continu, dans le domaine des frais de scolarité et dans le domaine des partenariats de recherche.

- Il faudrait, pour s’inscrire dans la durée, que les fondations de l’ESR définissent clairement leur vision et leurs objectifs de développement, se dotent des moyens humains et financiers nécessaires, ouvrent leur gouvernance et y assurent un meilleur équilibre "académique – entreprises – société civile".

- Il est serait utile de construire un espace où les Fondations de l’ESR puissent :

· Échanger et partager leurs bonnes pratiques ;

· Renforcer leurs compétences ;

· Réfléchir à leur utilité, à leurs raisons d’être, à leurs stratégies et à leur évolution.

- Enfin, il est plus que jamais nécessaire de créer les conditions d’un dialogue constructif entre les Fondations de l’ESR et le monde des entreprises pour :

· Identifier les domaines d’actions prioritaires pour les entreprises ;

· Identifier les niveaux de ressources réellement atteignables (inclus les possibles recettes d'activité) ;

· Identifier les contraintes de gouvernance des structures et des projets.

Max Anghilante

Associé Fondateur de FondaDev & Président IFFRES

03/05/2013

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/associations-fondations/221171900/fondations-cles-financement-lenseignement-superie

mardi 19 juillet 2011

FSE (France) : pour une université publique, laïque, gratuite, critique et populaire


Une fois de plus, ce sont les étudiant-e-s qui vont trinquer à la rentrée universitaire. Après l’annonce de la hausse des prix des repas aux Restaurants Universitaires de 1,7% à la rentrée, le nouveau ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, a annoncé une nouvelle hausse pour les étudiant-e-s : les frais d’inscriptions. 1,7% pour la Licence, 3,4% pour les Master, et 3,6 % pour les doctorats. Pendant ce temps, la sécurité sociale augmente de 3 euros, passant ainsi la barre des 200 euros

Ces mesures sont couplées à la nouvelle réforme de la Licence, dont l’arrêté est passé en force au CNESER le 12 juillet. Cette dernière va augmenter le nombre d’heures d’enseignement par étudiant (sans augmentation de postes, poussant à des fusions de filières et des TD surchargés) et généraliser le contrôle continu. Le principal objectif est de limiter un peu plus l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite aux examens des enfants des classes populaires qui se salarient durant leurs années universitaires (plus d’un-e- étudiant-e- sur deux). Le salariat étudiant est en effet la première cause de l’échec universitaire (taux de réussite divisé par deux) ! L’autre objectif de la réforme est de continuer le rapprochement du monde universitaire avec le monde de l’entreprise (« la professionnalisation ») renforçant la régionalisation des diplômes et diminuant l’enseignement des connaissances fondamentales liées à une discipline. Les stages en entreprises sous payés ou non payés ne serviront qu’à fournir une main-d’œuvre bon marché au patronat ! La soumission de l’enseignement supérieur à l’économie de marché continue !

De plus, chaque année, les frais d’inscriptions des Masters et Doctorats augmentent largement plus que ceux de la Licence, afin de renforcer la sélection sociale au seuil de la recherche, et de limiter les études à la Licence, tutellisées par les nouveaux financeurs de l’université : les entreprises privées. Pour le gouvernement, le message est clair : la guerre est déclarée aux classes populaires !!

La Fédération Syndicale Etudiante s’oppose fermement à la nouvelle Licence, et exige la gratuité totale de toute l’éducation et la mise en place d’une garantie sociale étudiante (GSE), passant par une augmentation considérable des bourses sur critères sociaux en nombre et en valeur.

La FSE dénonce le vote des organisations étudiantes au CNESER favorable à la nouvelle Licence, et appelle tou-te-s les étudiant-e-s et les personnel-le-s à se mobiliser dès la rentrée, afin de mettre à mal les projets gouvernementaux de sélection sociale et de soumissions aux besoins des entreprises !!

http://mcetv.fr/news-express/1807-unef-pour-une-universite-publique-laique-gratuite-critique-et-populaire

samedi 16 juillet 2011

Pour la gratuité de l’enseignement supérieur

Le lobby en faveur de la suppression de la quasi gratuité des études supérieures revient à la charge dans Le Figaro, profitant de la période estivale où les étudiants sont moins vigilants, pour avancer ses pions. Reprenons point par point la thèse des partisans d’une américanisation de notre système pour mieux la démonter.
Tout d’abord, les officines en faveur de frais d’inscription à 10 000€/an (dans un premier temps… !) comparent notre système en premier lieu avec le système américain sur un seul critère : celui de la quantité d’argent disponible pour former un élève. Cela relève d’une pure idéologie dont le qualificatif n’existe guère, mais qui est pourtant très répandue en notre société ; l’argent serait à même de régler tous les problèmes et un problème non résolu ne serait dû qu’à un manque d’argent. Rien n’est plus faux et il faudra bien un jour que les mentalités polluées par cet état d’esprit changent profondément. De même, la qualité de l’enseignement et la quantité d’argent qui est injectée seraient liés. Là encore, on est en plein délire américain ! Dieu merci, bien qu’anglo-saxons, les britanniques ne pensent pas ainsi. Quant à la France, son histoire est jonchée de prouesses qui ont été faites, justement, avec presque rien, prouvant par-là que ce qui compte avant tout c’est la volonté et non l’argent.

Approfondissons un peu la question du soi-disant manque d’argent dans nos universités. Que l’on sache, les enseignants ne sont tellement payés et cela n’a pas changé depuis des décennies. Pourquoi alors un système qui, dit-on, marchait il y a quarante ou cinquante ans, ne marcherait-il plus aujourd’hui ? Car le constat des partisans du paiement des études affirment que le système aujourd’hui ne marche plus. Les choses semblent pourtant assez simples et la réponse a deux volets. Le premier, c’est la doctrine des gouvernements successifs qui ont porté une doctrine de 80% d’une classe d’âge au BAC, lequel BAC ne vaut rien ; il suffit pour cela de voir une dictée de CM2 des années 60 faite par des bacheliers d’aujourd’hui pour voir qu’ils n’auraient même pas pu avoir un certificat d’études de l’époque. En conséquence de quoi l’on peut en conclure que 80% voire plus de bacheliers ne maîtrisent pas la langue française, leur langue ! Comme il n’y a pas de barrage à l’entrée à l’université, tout ce petit monde y entre donc et le gouvernement s’échine ensuite à essayer de faire réussir ces personnes qui n’avaient pas les capacités de faire des études universitaires. Mais pour dire à quelqu’un qu’il n’a pas le niveau, il faut un minimum de courage, qualité qui a disparu depuis bien longtemps des cercles de décision à tous les niveaux et pas seulement dans l’Education Nationale. Au final on sort des personnes non pas mal formée, mais quelque peu inaptes à ce que l’on pourrait qualifier d’études supérieures.

Le deuxième volet, c’est l’entrée de l’université, à l’instar de l’université américaine, dans la compétition internationale via les programmes de recherche. Là, il faut innover pour ensuite transférer les résultats dans l’industrie qui, à bon compte, pourra rançonner ses clients en leur faisant payer cher des découvertes obtenues pour peu cher et surtout subventionnées sans être critiquables par les règles de l’OMC. Il est clair que la recherche coûte cher. Là, probablement, faudrait-il privatiser un peu, certains secteurs étant clairement non fondamentaux et relevant bien davantage de l’industrie que de la recherche fondamentale. Or que fait-on ? Plutôt que de payer des ingénieurs au tarif ingénieur, on a mis en place des cursus dits de thèse, ou encore d’enseignement par la recherche, qui coûtent cher et où les acteurs sont très peu rémunérés alors que c’est là que la valeur de demain se crée. Or, c’est cela qui coûte cher et qui est rattaché aux universités. On veut donc faire aujourd’hui payer les études universitaires pour financer en sous-main des programmes de recherche qui sont vendus à vil prix à leurs utilisateurs. Cela est tout simplement scandaleux ! Faire un cours n’a jamais coûté cher, surtout au prix où sont payés les enseignants encore une fois ; on n’a besoin que d’un tableau et d’une craie et c’est bien suffisant, pour peu que l’on ait un peu de discipline dans l’amphithéâtre et, surtout, que ceux qui n’ont rien à y faire n’y soient pas présents.

Vient alors l’argument de la redistribution. Là, c’est l’hôpital qui se fiche de la charité. On assiste à un phénomène extraordinaire : la haute finance se penche sur le sort de l’université et décrète, chiffres à l’appui, qu’elle assure avant tout la reproduction sociale et qu’elle empêche les éléments des couches défavorisées de la société d’améliorer leur niveau. On croit rêver. On nous rejoue la tragédie du FMI : les pays riches prêtent aux pays pauvres en faillite (cf Argentine) et y créent bien plus de misère qu’il n’y en avait auparavant en voulant les sauver. Gageons que cela se produira très prochainement en Grèce… Là c’est pareil. Il y a encore une fois deux volets dans la réponse. Le premier est sur la réalité ou non de la redistribution due à l’enseignement.

Statistiquement, il n’est pas question de remettre les chiffres en cause. Par contre, cela n’abstient pas d’examiner ces chiffres avec intelligence, qualité qui semble quelque peu manquer aux tenants de la fin de la gratuité des études supérieures, à moins qu’ils n’aient autre chose derrière la tête. En effet, prenons l’exemple des fils d’agriculteurs qui sont de moins en moins nombreux à faire des études supérieures. En réalité, les bureaux parisiens dorés sont coupés de la réalité des campagnes depuis bien des années maintenant semble-t-il. Une ferme, aujourd’hui, c’est une véritable entreprise avec des millions d’euros de capital. La priorité devient alors la transmission du capital à la descendance, laquelle suit alors les traces des rejetons des patrons du CAC 40 qui, c’est bien connu, à quelques rares exceptions près, n’ont pas particulièrement brillé par leur réussite dans l’enseignement supérieur, ce qui, remarquons-le honnêtement, ne les empêche, semble-t-il en rien, de réussir dans les affaires…

par Geneste samedi 16 juillet 2011

Lire la suite  http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pour-la-gratuite-de-l-enseignement-97598

vendredi 8 juillet 2011

Universités : qui veut des droits de scolarité à l’américaine?

Avec 177 euros en licence, 245 euros en master et de 359 à 372 euros en doctorat pour l’année 2011-2012, les droits universitaires français représentent des montants qui sont bien loin de ce que connaissent de plus en plus d'étudiants dans le monde, et notamment dans les pays anglo-saxons. Pour autant, leur augmentation (à la prochaine rentrée elle sera de +1,7% pour la licence soit 3 € ) n'en provoque pas moins toujours une levée de boucliers de la plupart des organisations syndicales étudiantes.

Un tabou majeur
Relevant que « l’accès gratuit aux études universitaires a beau constituer un tabou majeur », Pierre-André Chiappori, professeur d'économie à l'université américaine de Columbia, n’en dit pas moins que « sa remise en cause paraît inéluctable à moyen terme » dans une étude. Intitulée « Réforme de l’enseignement supérieur : quelle place pour les entreprises ? », elle est publié par l’Institut de l’entreprise, un centre de réflexion créé par une trentaine de grandes entreprises françaises comme Air France ou GDF Suez.

Son principal argument ? : « En l’état actuel, cette mesure a un effet redistributif au mieux très faible, au pire négatif – puisque, financée par l’impôt commun, elle bénéficie surtout aux enfants issus des classes moyennes supérieures ». Et le professeur Chiappori de constater qu’elle constitue « un handicap énorme pour les établissements français, les privant de ressources considérables ». Or seules quelques universités bénéficiant du statut dérogatoire de« grand établissement », comme Sciences Po Paris ou l’université Paris-Dauphine (pour certains masters), ont aujourd'hui franchi le pas de la revalorisation de leurs frais d'inscription.

Une vue du campus de Harvard (photo Greg Hern)

L’exemple américain est-il à suivre ? ...

08 juillet 2011

Lire la suite  http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/07/08/universites-qui-veut-des-droits-de-scolarite-a-lamericaine/#xtor=RSS-3208

jeudi 7 juillet 2011

Financement des universités américaines : des moyens concentrés sur une poignée d'institutions de recherche

« Financement de l’enseignement supérieur : quelle place pour les entreprises ? » Telle est la question que pose un rapport commandé par l’Institut de l’entreprise à Pierre-André Chiappori, chercheur français installé aux Etats-Unis depuis une quinzaine d’années.

Partant du constat du « sous-financement considérable [du] système d’enseignement supérieur » français, le professeur d’économie à l’université de Columbia analyse la manière dont s’organise le financement outre-Atlantique. Son rapport met l’accent sur la concentration des moyens de la recherche américaine sur quelques universités et la diversification des ressources, notamment privées, des établissements.


Concentration de la recherche et des moyens


Soulignant le sous-financement de l’enseignement supérieur français, le rapport rappelle l’écart existant avec le système américain, mais montre surtout que celui-ci se caractérise par une dichotomie très marquée entre les différents types d’établissements d’enseignement supérieur.

« Aux Etats-Unis, la recherche se concentre dans un très petit nombre d’établissements », souligne Pierre-André Chiappori. En effet, les grandes universités de recherche – publiques pour les deux tiers d’entre elles – représentent moins de 3 % du nombre total d’universités, même si elles accueillent près de 14 % des étudiants.

Autre particularité du système américain, la grande disparité des moyens : si le budget moyen par an et par étudiant se monte à 37.000 $ pour les universités publiques et 62.000 $ pour les universités privées, il « atteint 210.000 $ pour les universités privées à très haut niveau de recherche – soit cinq à sept fois les établissements français les plus riches, et plus de dix fois la moyenne des universités françaises, même si les comparaisons sont quelque peu délicates ».

Des ressources diversifiées


Enfin, la structure des revenus des établissements américains est encore plus contrastée. On sait que la part publique y est globalement beaucoup moins importante qu’en France. Le rapport Chiappori précise que dans les universités publiques, elle ne dépasse pas 45 % du budget total (25 % de financements directs auxquels s’ajoutent les ressources issues des contrats de recherche passés avec les grands organismes fédéraux). Les autres revenus découlant des droits d’inscription, du rendement du capital, ou d’activités annexes des établissements.

Dans les universités privées, les frais de scolarité représentent une large part des revenus : 36 % en moyenne, soit deux fois plus que dans les universités publiques. Cependant, ils n’atteignent en proportion que 16 % du budget des grandes universités de recherche en raison de montants globaux beaucoup plus élevés. Les contrats de recherche avec des fondations privées, eux, assurent un quart de leurs ressources.

Pour Pierre-André Chiappori, le rôle de ces fondations privées est essentiel, non seulement pour les ressources supplémentaires qu’elles apportent, mais aussi en raison de l’émulation induite : alors que seules deux agences nationales spécialisées financent la recherche américaine, « la concurrence entre financeurs est une raison majeure de la vitalité de la recherche américaine ».

Pour une différenciation des rôles des universités


S’il n’est pas question de transposer directement le modèle américain, en raison notamment de « différences culturelles évidentes », souligne Pierre-André Chiappori, celui-ci souhaiterait que certaines particularités soient prises en compte. « Nous vivons encore dans le mythe de "l’Université française" homogène : aujourd’hui, toutes les universités françaises ont vocation à faire de la recherche et de l’enseignement dans les mêmes proportions », regrette-t-il, plaidant pour une différenciation des rôles des établissements. Le rapport rappelle ainsi qu’aux Etats-Unis, « la plupart se concentrent largement ou exclusivement sur l’enseignement ».

Contre un saupoudrage des moyens à ses yeux inefficace, le chercheur estime que les réformes récentes vont dans le bon sens et que « les entreprises sont là pour accompagner le mouvement de différenciation initié par la loi LRU et le Grand emprunt ». Si ces pistes de réflexion rejoignent la vision portée par Bernard Belloc, conseiller au cabinet du président de la République pour l’enseignement supérieur et la recherche et auteur d’une étude sur le système universitaire californien, elles risquent aussi d’alimenter les craintes récurrentes de voir se profiler une université à deux vitesses.

Sophie Blitman
07.07.11

mercredi 18 mai 2011

Chères, très chères études...

Comment faire face à l'envolée des coûts de formation ? Comment maîtriser son inflation tout en améliorant le financement de l'enseignement supérieur ? Ces questions interpellent aussi bien les étudiants et les familles que les pouvoirs publics et les entreprises.

Le diplôme reste la meilleure protection contre le chômage et les difficultés d'insertion. ... L'ennui, c'est que ce « parchemin » tend à coûter de plus en plus cher. ... une bonne part des filières les plus prestigieuses et les plus efficaces (en termes d'insertion professionnelle) sont aussi celles qui affichent la plus forte inflation et les tarifs les plus élevés. Et tout indique que le mouvement ne va pas ralentir. ...

Ce phénomène de hausse ... Partout en Europe et dans le monde, les universités sont confrontées à des besoins financiers croissants. Or, dans le même temps, les ressources sont de plus en plus difficiles à trouver. Avec la crise, les Etats rognent sur leurs dépenses. L'enseignement supérieur, gros consommateur de ressources, est victime de coupes budgétaires, lesquelles se traduisent par des hausses massives des frais de scolarité. ...