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lundi 3 octobre 2011

Journalistes, osez la (vraie) innovation !


Attention aux contrefaçons... C'est un mot d'ordre, un slogan, et une interpellation forte. Sur GigaOM, site d'analyse techno, le journaliste Mathew Ingram passe en revue quelques unes des récentes annonces des grands médias en matière d'innovation numérique.

Son constat est sans appel : les médias doivent se remettre en question, radicalement, et ne pas se contenter d'évolutions cosmétiques, comme ils le font trop souvent :
« Innover, cela veut dire repenser, non pas seulement les lieux où vivent vos contenus, les lieux où ils sont lus … mais aussi la manière dont ils sont créés, et leur nature profonde [...]. Et ça, aucune application ne fera cela pas vous, ni, probablement aucun « lab » »

Mathew Ingram cite l’exemple de Forbes, qui ne fait plus la différence, en interne, entre journalistes professionnels et autres producteurs de contenus – et même ceux qui, habituellement, s’occupent de marketing, voir de contenus promos. Dans le nouveau Forbes, donc, « des billets de spécialistes marketing sont diffusés au même niveau que ceux des journalistes pros », explique-t-il.

(photo: Looking Up, par jeremymates, licence CC)

http://www.rslnmag.fr/vu-sur-le-web/365/journalistes_osez-la_vraie_innovation_

dimanche 18 septembre 2011

L’opération “Ouvrir mon quotidien” a débuté


quotidien
C’est cette semaine que la 10e édition de l’opération « Ouvrir mon quotidien » a été lancée. Pendant quinze jours, les classes de secondaire et de 6e primaire (en Communauté française de Belgique) recevront – gratuitement – l’ensemble des titres de la presse quotidienne francophone.

 

Inviter un journaliste en classe

L’objectif est le suivant : les élèves sont invités à découvrir les différents journaux proposés, à les comparer et à en choisir deux qu’ils pourront continuer à lire une partie de l’année scolaire. L’abonnement aux deux titres choisis sera bien sûr offert.
L’action vise à renforcer la pertinence pédagogique des activités scolaires et s’inscrit dans la perspective d’une éducation à la citoyenneté active et au développement de l’esprit critique des élèves.

Des fiches pédagogiques pour les enseignants


Chaque établissement scolaire inscrit recevra, en plus des journaux offerts, la possibilité d’inviter un journaliste… Mais ce n’est pas tout. Des outils pédagogiques spécifiques (journaux de bord, dossiers pour élèves et enseignants) peuvent aussi être téléchargés directement sur le site de l’opération. Aux enseignants que l’éducation aux médias intéresse, les formations les plus pertinentes sont même renseignées…1
  1. La Libre – 12.09.11 []

dimanche 28 août 2011

La difficile indépendance des médias tunisiens


"Touche pas à ma radio". Une manifestation de journalistes à Tunis en mai dernier
Légende: "Touche pas à ma radio". Une manifestation de journalistes à Tunis en mai dernier (AFP)
Radios, télévisions et presses tunisiennes se préparent à couvrir le 23 octobre prochain les élections de l’assemblée constituante. Pour y faire face, des partenariats ont été conclus avec des radios et des ONG du Nord, comme la Fondation suisse Hirondelle.


Connue pour avoir lancé plusieurs radios dans des pays déchirés par la guerre (République démocratique du Congo, Liberia, Kosovo), la Fondation Hirondelle basée à Lausanne vient de signer mercredi 24 août une convention avec la Radio publique tunisienne.

«Le Président directeur général de la Radio nationale tunisienne nommé par le gouvernement de transition a proposé à la Fondation Hirondelle de l’aider à organiser la couverture des élections prévues dans le cadre de la transition. Les journalistes tunisiens manquent d’expérience professionnelle dans ce domaine, aucune élection ne s’étant déroulée dans le pays pendant les trente années de dictature.

Le besoin exprimé est celui d’un appui pour la mise en place d’une Charte électorale et d’une grille de programme spéciale pour les élections», détaille la Fondation dans son bulletin d’information.

Et de préciser: «Pour en assurer le financement, la Fondation Hirondelle a notamment répondu à un appel d’offre du gouvernement américain pour le Département d’Etat sur un grand projet de soutien à la transition en Tunisie et portant sur cinq volets: appui aux élections, renforcement de la société civile, ouverture des médias, soutien économique et renforcement de l’Etat de droit.»

Engagé dans ce projet, Samuel Turpin ajoute: «Il ne s’agit pas de créer une nouvelle station comme nous l’avons fait ailleurs, puisque le réseau de la radio publique tunisienne couvre bien le pays avec 9 chaines de service public, dont 4 chaines nationales et 5 stations régionales.

Notre rôle est d’apporter du conseil et de l’expertise, d’amener de la matière grise, sachant que tout est décidé ensemble, comme le stipule la convention qui nous lie.»

Une aide parfois intéressée

A l’instar de Radio Hirondelle, plusieurs organisations et médias fournissent des formations et des aides aux journalistes tunisiens dans leur apprentissage de la démocratie.

«La formation, c’est bien. Nous en avons déjà reçu de la BBC et de Radio Monte Carlo. Mais c’est sur le terrain que se forme et se construit le journaliste. Il y a bien souvent des intérêts qui se cachent derrière l’aide fournie par des institutions étrangères. La révolution et la transition que nous sommes en train de vivre ont leurs spécificités dans lesquelles nous devons trouvez nous-même nos marques», relève la journaliste Aouatef Mzoughi, de la chaine culturelle de la Radio publique tunisienne.

«Dès le 14 janvier (chute de Ben Ali), les rédactions de la radio publique ont pris les choses en main avec de grandes ambitions. Nous pouvons aborder tous les sujets, sans tabou, contrairement à nos collègues de la Télévision publique plus exposés aux pressions et à l’emprise des cadres de l’ancien régime.»

Une hiérarchie issue de l’ancien régime

Un point de vue que partage Najiba Hamrouni, présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens: «Depuis la révolution, de nouveaux PDG ont été nommés à la tête de la radio et de la télévision publiques. Mais les autres cadres nommés sous Ben Ali sont toujours là avec un système de contrôle plus profondément implanté à la télévision qu’à la radio. Leurs directions cherchent toujours à intervenir dans le travail des journalistes.»

Samuel Turpin rapporte lui un autre avis: «Nos partenaires tunisiens font le constat suivant: Après le 14 janvier, il y a eu une libération de la parole avec tous les dérapages possibles. Ce qui aboutit à un manque d’équilibre et à des tensions. Certaines remarques sont considérées comme de la censure, à savoir l’équilibre entre les positions exprimées ou l’importance d’indiquer les sources des informations.»

Pour mieux garantir la liberté des journalistes, un nouveau code de la presse (contesté par certains journalistes) est en cours d’élaboration et devrait être adopté avant la tenue des élections du 23 octobre.

A cela s’ajoute un autre aiguillon à même de stimuler des médias de qualité, selon Najiba Hamrouni: «La soif d’information est immense et les citoyens tunisiens comparent la production journalistique nationale avec celle des chaines et des médias internationaux.»

L’impact libyen

Le contexte régional, lui, n’a pas d’incidence directe sur le renforcement de l’indépendance des médias. Mais la promesse d’une Libye libérée ne peut que favoriser la transition démocratique du voisin tunisien.

«Si la Libye se stabilise et se démocratise, cela aura une incidence directe sur la sécurité et l’économie de la Tunisie. Beaucoup de réfugiés libyens ont été accueillis dans des familles tunisiennes et beaucoup de Tunisiens travaillaient en Libye. La reprise des échanges et de la circulation entre les deux pays, proches sur bien des plans, est donc une perspective très réjouissante.»


Islah Bakhat et Frédéric Burnand, swissinfo.ch

28. août 2011 - 14:02

dimanche 21 août 2011

Le journalisme survivra-t-il à la révolution numérique ?



 Ignacio Ramonet, journaliste et auteur du livre "L’Explosion du journalisme" aux éditions Galilée, répond à nos questions :


Que permet la presse en ligne que ne permet pas la presse écrite traditionnelle ?
Dans le cadre du développement des réseaux sociaux, un "journalisme sans journalistes" est-il envisageable ?
La communication a-t-elle pris le pas sur l’information ?
Peut-on considérer les médias comme un quatrième pouvoir ?
Quel est l’avenir de la presse écrite selon vous ?

18 août

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article5403

dimanche 14 août 2011

Le kiosque numérique, alternative aux marchands de journaux ?

Les "kiosques numériques" fleurissent en ligne et offrent de télécharger quotidiens et magazines sur tablettes et smartphones. Plus économique, cette alternative propose un nouveau mode de diffusion pour la presse écrite.

Le kiosque numérique, alternative aux marchands de journaux ?
Le kiosque numérique, alternative
aux marchands de journaux ?
Agrandir la photo
En difficulté pour écouler leurs magazines et journaux papier, les marchands de journaux vont-ils céder du terrain aux kiosques numériques ? Depuis quelques temps, ces derniers se développent de plus en plus sur les tablettes et smartphones et offrent désormais un large choix de titres de presse.

C'est par exemple le cas du site lekiosque.fr qui propose depuis janvier un kiosque en 3D dans lequel l'acheteur peut se promener et consulter la presse mondiale, parmi 550 titres. Moyennant un abonnement de 9,99 euros par mois, l'internaute ayant souscrit au kiosque virtuel peut alors lire sur sa tablette les 10 journaux de son choix parmi une sélection de titres. Ou bien, le lecteur peut s'abonner à un journal ou magazine particulier. Dans tous les cas, l'internaute peut alors consulter autant qu'il veut les journaux qu'il a sélectionnés et qui sont conservés dans sa bibliothèque.

Mais Lekiosque.fr n'est pas le seul sur le marché. Il est concurrencé par Relay.com, version numérique des kiosques Relay soutenue par HDS Digital et le groupe Lagardère. Le site de Relay dispose d'un choix de 450 titres et donne accès à dix magazines par mois pour un abonnement mensuel de 9,90 euros. Néanmoins, un accès illimité est également possible moyennant 19,90 euros par mois. Autre proposition : celle de huit éditeurs français de presse, cinq quotidiens et trois magazines, qui ont lancé en juin dernier leur propre kiosque, ePresse, sur l'iPad.

Un marché en pleine croissance

Aujourd'hui, ces "kiosques numériques" semblent donc rencontrer de plus en plus de succès. Ainsi, lekiosque.fr a enregistré une hausse de 50% par mois de son chiffre d'affaires, quand Relay.com a noté une augmentation de 15% par (...)

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Par Maxisciences | Maxisciences – sam. 13 août 2011

jeudi 28 juillet 2011

Journalisme : la déontologie contre l'indépendance ?

L'auto-régulation des journalistes, c'est le thème de la proposition de loi de Jean-François Mancel, député UMP, prônant la création d'un Conseil national de déontologie journalistique. Pour Aliocha, cette proposition, inspirée de certains modèles européens de conseils de la presse, n'offre aucune garantie d'indépendance.     


( Dessin Louison )

C'est une proposition de loi qui s’est discrètement glissée sur le bureau de l’Assemblée nationale le 13 juillet dernier et que mon confrère Olivier Da Lage a eu bien raison de faire sortir en pleine lumière.

L’auteur ? Jean-François Mancel, député UMP de la 2ème circonscription de l’Oise, membre de la commission des finances de l’Assemblée et plein d’autres choses encore.

Le texte ? Une proposition de loi. Comme chacun sait les textes rédigés par les parlementaires sont dénommés proposition, par opposition à ceux du gouvernement appelés projets. Le Parlement a si fort à faire avec les réformes gouvernementales que généralement les propositions passent à la trappe. A moins d’un miracle toujours possible. Il ne faut donc pas s’emballer, mais il convient d’être vigilant.

L’objet ? La création d’un Conseil national de déontologie journalistique.

Les motifs ? Il s’agit de réagir aux dérives de la presse française (oui, je suis d’accord avec vous amis lecteurs, au moment même où l’empire Murdoch s’effondre et alors que nous avons avantageusement soutenu la comparaison avec nos confrères américains lors de l’affaire DSK sur la présomption d’innocence, puis sur le respect dû aux victimes, les parlementaires s’indignent de nos excès, c’est amusant). Le député s’appuie sur l’echec de la commission présidée par Bruno Frappat visant à adopter un code de déontologie pour estimer qu’il est temps que le législateur nous prenne par la main pour nous aider à nous auto-réguler. En soi, on ne peut critiquer l’idée, c’est sa traduction qui est discutable.

L’inspiration : La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les pays scandinaves disposent de conseils de la presse, lesquels ont pour mission, suivez bien c’est important, de :

- préserver la liberté rédactionnelle,

- contribuer à restreindre l’ingérence de l’Etat,

- favoriser la qualité de l’information,

- démontrer le sens de la responsabilité des médias,

- aider le public à accéder aux médias.

Donc la France doit faire de même. Dans un précédent billet très intéressant, Olivier souligne que le conseil britannique n’a pas été très efficace pour empêcher les dérives de la presse anglaise, mais bon. Admettons quand même d’ouvrir le débat, on n’a jamais rien à perdre à réfléchir. Surtout que Jean-François Mancel insiste sur la notion d’auto-régulation, histoire d’éviter une levée de boucliers. L’auto-régulation justement, cela consiste pour une profession à se gérer elle-même, entièrement et exclusivement. Or, ce n’est pas tout à fait cela qu’on nous propose en pratique. Le texte tend plutôt à organiser l’amorce d’une régulation partagée.

Ce Conseil national serait en effet composé de 21 membres dont 7 représentants des éditeurs de presse, 7 représentants des journalistes et 7 représentants de la société civile. Comme le souligne Olivier, c’est dans la représentation de la société civile que le bât blesse. Non pas tant sur le principe en soi, que sur le mode de désignation de ses membres, lequel est renvoyé à un décret, c’est-à-dire au bon vouloir du gouvernement (article 2). Or, souvenez-vous, dans l’exposé des motifs, le député évoquait l’une des vocation de ce type de conseil chez nos voisins européens : « contribuer à restreindre l’ingérence de l’Etat ». En lui confiant le soin de fixer les modalités de désignation de 7 membres sur 21 ? Drôle de restriction ! Surtout que c’est aussi par décret que l’on fixera le mode de désignation des membres du comité exécutif. On restreint, on restreint. A cela s’ajoute le fait que le comité se verra adjoint un représentant du ministère de la culture, certes avec voix consultative, mais tout de même. Toujours pour restreindre l’ingérence de l’Etat, je suppose…

D’ailleurs c’est amusant, quand on lit l’article 1 qui définit les missions du conseil, il n’est fait nulle part mention de la liberté rédactionnelle, ni de l’ingérence de l’Etat, pas même de l’accès au public des médias. Notre conseil à nous ne sera qu’un père fouettard. Il est chargé en effet de veiller à la qualité de l’information, au renforcement de notre crédibilité et au respect de l’éthique. La liberté et l’indépendance sont passées à la trappe. C’est magique !

Le comité exécutif, dont le mode de désignation sera fixé par le gouvernement, aura vocation à définir le réglement intérieur du Conseil. Nous sommes toujours dans la logique de restriction de l’influence de l’Etat comme vous le voyez (article 3).

L’article 5 nous apprend que cet aimable conseil sera financé par la profession, c’est-à-dire par chaque journaliste et chaque éditeur de presse qui en sera obligatoirement membre. L’Etat décide et co-dirige, nous payons. Logique.

L’article 6 institue un système d’examen des plaintes, dans lequel le conseil a avant tout un rôle de médiateur et doit par ailleurs se déclarer incompétent si la justice vient à être saisie du dossier. Il n’est habilité qu’à prononcer des « sanctions morales ». On sent bien à ce stade que le député a choisi d’avancer sur la pointe des pieds. Nous partons d’une situation décrite comme insupportable dans l’exposé des motifs, pour arriver à un conseil au rôle de médiation et dont la seule arme consiste à désapprouver la faute. Entre nous, il faudrait savoir. Soit le journalisme français est dans un état de déliquescence morale insupportable et dans ce cas il faut créer en plus des solutions judiciaires une véritable instance disciplinaire, soit ce n’est pas le cas et alors pourquoi mettre en place ce qui ressemble fort à un comité Théodule ? Nous serions face à une stratégie du pied dans la porte que ça ne m’étonnerait pas outre mesure.

Mais le point d’orgue est l’article 7 : dans les trois mois de la création du conseil, un comité représentatif de l’ensemble des professionnels du journalisme et des différents médias, dont la composition sera fixée…..par décret bien sûr – vous avez saisi la logique – sera chargé de rédiger un code de déontologie. Et ce code sera validé…eh oui, vous avez deviné, par décret. Le diable est dans les détails. Puisqu’il sera soumis à l’approbation du gouvernement, ce-dernier pourra imposer les modifications qui lui paraîtront nécessaires. Et la profession devra demander l’autorisation pour toute modification ultérieure. C’est ce qui est arrivé aux commissaires aux comptes avec la loi de sécurité financière de 2003. Eux aussi s’auto-régulaient. Aujourd’hui, ils sont sous la coupe d’une instance de régulation dans laquelle ils n’ont plus qu’une représentation minoritaire et qui définit leurs règles de déontologie. Elle le fait d’ailleurs de façon si contestable que la Commission européenne a enjoint à la France récemment de réviser le texte qu’elle jugeait trop restrictif par rapport aux autres pays européens. Ce que les commissaires aux comptes ne cessaient de hurler sur tous les tons. Le Conseil d’Etat, saisi par les professionnels, avait quant à lui jugé le texte parfaitement conforme…

Jean-Luc Martin-Lagardette qui a écrit des ouvrages passionnants sur la déontologie de la presse, réagit dans un article de façon assez rude aux critiques d’Olivier : « La résistance d´Olivier Da Lage cache en fait, selon nous, le refus persistant de la profession de rendre des comptes au public, de lui donner des garanties sur l’exigence de qualité et d’équité qui est attendue d’elle ». En ce qui me concerne, j’ai toujours pensé que la profession avait besoin de se souder autour d’un texte commun, fort, qui définisse ses droits et ses devoirs et qu’elle puisse opposer aux tiers autant qu’on puisse le lui opposer. De la même façon, je ne serais pas opposée loin de là à un conseil national en charge de veiller au respect de l’éthique, mais aussi de nous représenter, de veiller à la préservation de nos valeurs et de nos règles professionnelles. A condition que l’on s’inscrive dans le cadre d’une réelle auto-régulation, à l’instar des avocats, qui sont confrontés à la même impérieuse nécessité que nous de préserver leur indépendance à l’égard des pouvoirs publics. Or, la proposition de Jean-François Mancel n’offre aucune garantie de cette indépendance. J’en veux pour preuve l’article 1 qui n’évoque au titre des mission du Conseil, ni la préservation de la liberté de la presse, ni celle de son indépendance. Plus qu’un symbole, cet oubli est un aveu.


Note : je n’ai pas trouvé les liens permanents des billets d’Olivier, les articles que je cite sont datés respectivement du 24 juillet pour la critique du Conseil, et du 17 juillet en ce qui concerne l’échec du modèle britannique.
La Plume d'Aliocha - Blogueuse associée | Mercredi 27 Juillet 2011 à 16:01



Retrouvez la Plume d'Aliocha sur son blog.

propositionloi.pdf (107.44 Ko)


http://www.marianne2.fr/Journalisme-la-deontologie-contre-l-independance_a208839.html