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lundi 21 mai 2012

France-Afrique : la révolution tunisienne a laissé des traces

21/05/2012 à 12h:31 Par Zyed Krichen, directeur de la rédaction du quotidien tunisien Le Maghreb

Ici, personne n'a oublié que le président sortant s'était adapté, tant bien que mal, à la révolution et avait dû même sacrifier un ministre d'État ; du jamais vu. Qui plus est, Nicolas Sarkozy s'est gardé de venir en Tunisie, et la première visite du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a été pour la place Al-Tahrir [en Égypte, NDLR] et non pour Sidi Bouzid. Cela a laissé des traces.

Qu'y a-t-il donc à attendre de l'arrivée d'une nouvelle majorité à Paris, sachant que les recadrages en matière de politique étrangère sont lents ? On pourrait penser que les socialistes seront plus conciliants ou plus offensifs. Mais nous n'en savons rien, puisque les dirigeants des deux pays n'ont jamais travaillé ensemble. On aurait également tendance à penser que les socialistes sont plus pro-Arabes, mais parfois Chirac l'a plus été que Mitterrand. Et même si des partis tunisiens, comme le Congrès pour la République, du président de la République Moncef Marzouki, et Ettakatol, du président de l'Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar, sont traditionnellement proches de la gauche, ces formations doivent composer avec l'autre partenaire de la troïka gouvernementale, Ennahdha.

Toutefois, des socialistes se sont mis en position d'écoute. Jack Lang a rencontré, avant et après les élections de la Constituante, les dirigeants tunisiens. Mais il faut être lucide et revenir à ce que disait de Gaulle : « La France a des intérêts plus que des amis. » Paris continuera donc à participer à l'effort de reconstruction de la Tunisie, interviendra sur la question sécuritaire, aura des rapports économiques étroits, mais cela relève plus de la loi du marché et de la stabilité géopolitique que de l'élection de François Hollande.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : France-Afrique : Hollande et nous | France-Afrique : la révolution tunisienne a laissé des traces | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

dimanche 6 mai 2012

Appel d'offre - Séminaires d'information et de formation pour les diplomates euro-méditerranéens


DIMANCHE 6 MAI 2012

Un appel d'offres pour 1 million d'euros de programme d'information et de séminaires de formation pour les diplomates euro-méditerranéens (IEVP South2012 / S 65-104845) a été lancé.
Le programme 2011-2014 pour les séminaires d'information et de formation pour les diplomates euro-méditerranéens vise à faciliter les échanges informels et le dialogue ouvert entre les jeunes diplomates ainsi que diplomates avec un peu d'expérience qui sont directement impliqués dans la mise en œuvre du partenariat euro-méditerranéen et de l'Union pour la Méditerranée.

Source de l'appel d'offre Europaid

Publié par Al Idrissi à l'adresse 08:16 

jeudi 29 septembre 2011

Le printemps arabe favori pour le Nobel de la paix

DIPLOMATIE - Le prix sera remis le 7 octobre prochain...
Le prix Nobel de la paix 2011 pourrait revenir à une égérie de la vague de contestation populaire qui a déferlé sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient lors du «printemps arabe». Le cyber-militant égyptien Wael Ghonim, l'un des fondateurs du mouvement égyptien de la jeunesse du 6 avril Israa Abdel Fattah, et la blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni, font figure de favoris à une semaine de l'attribution du prestigieux prix qui sera ensuite remis le 10 décembre à Oslo.

Le comité Nobel doit tenir sa dernière réunion vendredi avant d'annoncer le nom du lauréat le 7 octobre prochain. Un nombre record de 241 candidats, dont 53 organisations, sont en lice pour l'attribution du prix Nobel de la paix 2011, d'une valeur de 10 millions de couronnes (1,3 millions d'euros).

«Consacrer les grandes questions internationales»
«J'ai le sentiment que le comité Nobel et son président veulent consacrer les plus grandes questions internationales répondant à une large définition de la paix», a déclaré à Reuters Jan Egeland, ancien vice-ministre norvégien des Affaires étrangères. «Suivant cette logique, ce sera le 'printemps arabe' cette année. Rien ne peut y être plus proche que ce moment déterminant de notre époque», a-t-il ajouté.

«Le printemps arabe sera en haut de l'agenda des délibérations internes du comité», a indiqué Kristian Berg Harpviken, directeur de l'Institut de Recherche sur la Paix à Oslo. «Ce qui est évident c'est que le comité souhaite évoquer la situation actuelle. Il souhaite (...) utiliser ce prix pour peser sur les développements actuels.»

Julian Assange nominé
Ces deux dernières années, le comité a choisi de décerner le prix Nobel de la Paix au président américain Barack Obama et au dissident chinois Liu Xiaobao. Le comité Nobel n'a pas encore pris sa décision, a indiqué le secrétaire du comité Geir Lundestad à Reuters. «Nous avons encore une réunion (...) Nous avons quelques candidats sur la table.»

Parmi les autres nominés cette année, le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange, l'avocate des droits de l'homme afghane Sima Samar, l'Union européenne et l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl.

Reuters
Créé le 29/09/2011 à 04h01

http://www.20minutes.fr/article/796320/printemps-arabe-favori-nobel-paix

jeudi 15 septembre 2011

Tunisie : quand l'ambassadeur de France se prend pour l'agent 007





Et revoilà Boris Boillon ! L'ambassadeur de France en Tunisie avait défrayé la chronique à son arrivée dans le pays après la révolution, en qualifiant les questions de journalistes locaux de «débiles et de nulles».

Cette fois, il fait la Une en septembre du nouveau magazine people Tunivisions sous le titre «le James Bond de la diplomatie».

Costume noir et chemise blanche, petit sourire, Boris Boillon, 41 ans, ex-ambassadeur de France à Bagdad nommé à Tunis après la chute du régime Ben Ali en janvier, prend la pose à la manière du célèbre agent 007. Il énumère ses qualités, «le courage et la franchise», et ses défauts, «l'impétuosité». Le diplomate invoque la devise d'Henri Bergson, et dit «agir en homme de pensée et penser en homme d'action».

«Dans ma vie de tous les jours, face aux grandeurs et aux servitudes de la vie diplomatique, je reste simple et disponible», ajoute-t-il. «J'ai conscience de vivre en Tunisie une période exceptionnelle dans l'histoire de ce pays», ajoute l'ambassadeur, «convaincu que la France doit continuer à jouer un rôle essentiel pour renforcer les relations entre l'Europe et la rive sud de la Méditerranée».

Le diplomate en maillot de bain

Il définit sa mission comme «faire en sorte que la France accompagne au mieux le peuple tunisien, dans cette phase historique de transition démocratique». Et assure que «la Tunisie a tous les atouts pour réussir».

Boris Boillon avait commencé sa mission diplomatique de manière fracassante, présentant en février ses excuses aux Tunisiens après avoir répondu à la presse nationale d'une manière jugée «agressive». Des centaines de personnes avaient manifesté alors devant l'ambassade aux cris de «Boillon dégage !» après la diffusion à la télévision de cette rencontre qui a tourné court avec des journalistes tunisiens.

A cette époque, une photo de l'ambassadeur en maillot de bain avait circulé. Elle avait été reprise du site «Copains d'avant». Le diplomate avait menacé de poursuivre en justice toutes les personnes utilisant ces images destinées à un usage privé.

LeParisien.fr

Publié le 15.09.2011, 13h18

http://www.leparisien.fr/international/tunisie-quand-l-ambassadeur-de-france-se-prend-pour-l-agent-007-15-09-2011-1609318.php

En Tunisie, Erdogan lance un message rassurant sur l'islam politique

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan en visite en Tunisie a assuré jeudi "qu'islam et démocratie n'étaient pas contradictoires", un message clair dans un pays qui s'apprête à aller aux urnes le 23 octobre, pour un scrutin où les islamistes apparaissent favoris.

"Islam et démocratie ne sont pas contradictoires. Un musulman peut gérer un Etat avec beaucoup de succès", a déclaré M. Erdogan, dirigeant d'un parti islamo-conservateur, à l'issue d'un entretien avec son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi.

"La réussite du processus électoral en Tunisie va montrer au monde que la démocratie et l'islam peuvent aller ensemble", a-t-il insisté, alors que le mouvement islamiste tunisien Ennahda (Renaissance) suscite de fortes craintes dans les milieux laïques et intellectuels tunisiens.

Une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution doit être élue le 23 octobre en Tunisie, neuf mois après la chute de Zine El Abidine Ben Ali, chassé par un soulèvement populaire sans précédent.

Les islamistes d'Ennahda, mouvement interdit et réprimé sous le régime Ben Ali, apparaissent comme les grands favoris du scrutin. Ils se réclament ouvertement du modèle turc, et leur chef, Rached Ghannouchi, était présent mercredi soir pour accueillir M. Erdogan à sa sortie de l'aéroport de Tunis.

L'influence d'Ennahda suscite de fortes craintes dans les milieux laïques et intellectuels tunisiens.

La visite en Tunisie du Premier ministre turc prévoit jeudi des rencontres avec les principaux chefs de partis politiques, au premier rang desquels ceux d'Ennahda.

"La Turquie est un poids lourd. Ce n'est peut être pas tout à fait innocent pour M. Erdogan de venir en Tunisie à un mois des élections, il lance un message rassurant en direction de l'opinion publique: ne craignez pas Ennahda", estime l'analyste Fayçal Cherif.

"Ankara endosse depuis quelque temps le rôle de parrain dans les pays arabes. Cette position s'est renforcée avec la ligne adoptée par la Turquie vis à vis d'Israël", ajoute M. Cherif.

De fait, à l'issue de sa rencontre avec M. Caïd Essebsi, M. Erdogan a également réitéré ses avertissements à l'Etat hébreu.

"Israël ne pourra plus faire ce qu'elle veut en Méditerranée, et vous verrez des navires militaires turcs dans cette mer", a déclaré M. Erdogan.

"Les relations avec Israël ne pourront pas se normaliser tant qu'Israël ne présente pas ses excuses concernant la flottille, ne dédommage pas les familles des martyrs et ne lève pas le blocus à Gaza", a poursuivi M. Erdogan.

Un raid israélien sur un navire turc en route vers Gaza avait coûté la vie à neuf Turcs le 31 mai 2010. Israël refuse de présenter des excuses pour cette opération, à la colère d'Ankara.

Le Premier ministre turc a déjà exprimé en Egypte, première étape de son voyage, de virulentes critiques contre Israël et affirmé que la reconnaissance d'un Etat palestinien était "une obligation".

Ses nouvelles déclarations devraient être bien accueillies en Tunisie, où la cause palestinienne est régulièrement soulevée. Les instances transitoires du pays ont adopté en juillet un "pacte républicain" interdisant notamment toute normalisation des relations avec l'Etat hébreu.

Après sa rencontre avec M. Caïd Essebsi, le Premier ministre turc aura des entretiens avec le président par intérim Fouad Mebazaa et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense tunisiens.

A l'issue de sa visite, un traité d'amitié et de coopération devrait être signé pour dynamiser les relations commerciales entre les deux pays, liés par un accord de zone de libre échange depuis 2004. Le volume des échanges entre la Turquie et la Tunisie dépasse un milliard de dollars, selon des chiffres officiels.

M. Erdogan se rendra vendredi en Libye, dernière étape de sa tournée dans les pays du "printemps arabe".

Publié le 15-09-11 à 08:11

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110915.AFP8985/en-tunisie-erdogan-lance-un-message-rassurant-sur-l-islam-politique.html