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lundi 16 septembre 2013

Quelle Euroméditerranée en 2030


A quoi pourrait ressembler la région euroméditerranéenne à l'horizon 2030 ? Dans leur rapport « Scénarios d'évaluation et de transition vers une Euroméditerranée durable en 2030 » que Mediterranean Prospects a publié en juillet dernier, c'est à cette question que Rym AYADI, chercheuse au Center for European Policy Studies, et Carlo SESSA, président de l'Institute of Studies for the Integration Systems, ont tenté de répondre.

Et ils s'y sont employés en cherchant à évaluer les conséquences de plusieurs scénarios de développement socio-économique et d'intégration régionale dans les pays du sud et de l'est de la Méditerranée (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie, Turquie) à partir de l'adaptation d'un modèle qui prend en compte les interactions entre l'économie, les systèmes d'énergie et l'environnement.
Si l'on excepte le scénario de statu quo, « business as usual », ce canevas dessine trois perspectives identifiées comme transitions « rouge, verte et bleue », les deux dernières n'étant pas cependant pas exclusives l'une de l'autre.

Dans le scénario rouge, que résume l'expression « la zone Euroméditerranée sous la menace », la Méditerranée deviendrait une ligne de fracture civilisationnelle. Les conflits épisodiques pourraient devenir constants et se diffuser d'un pays à un autre entraînant des tensions et difficultés économiques et sociales favorables à l'immigration illégale voire au terrorisme et, in fine, préjudiciables au développement de chacun d'eux.

Dans le scénario vert, les auteurs envisagent la création d'un véritable marché commun entre l'Union Européenne et les pays du sud et de l'est de la Méditerranée. Un cadre qui permettrait selon eux une véritable intégration et la mise en œuvre d'actions dans les domaines clés de la recherche et du développement, du commerce, de l'énergie, de l'eau et des migrations.

Et dans le bleu, ils imaginent une simple alliance entre groupes de pays déjà constitués en organisations, comme la Ligue Arabe ou l'Union du Maghreb Arabe, ou sous-régions méditerranéennes et l'Union Européenne. Le sud, l'est et le nord de la Méditerranée entreraient alors dans des relations de coopération autour de thèmes comme le dialogue politique, la sécurité, l'éducation et l'emploi, le commerce et le codéveloppement, les migrations circulaires, la recherche et la technologie, les infrastructures, l'énergie et les télécommunications, l'agriculture, l'alimentation et l'eau potable, la prévention et la gestion du changement climatique.

Si la Commission Européenne a admis la nécessité de consolider le partenariat avec les pays tiers et modifier sa Politique Européenne de Voisinage, cette dernière approche est qualifiée par Mme AYADI et M. SESSA de susceptible de maintenir une situation de statu quo, sans vision cohérente.

La position de l'Union Européenne : bilan et perspectives
Selon ce rapport, en plus de 40 ans avant les mouvements arabes, l'Union Européenne n'a pas su conduire une démarche efficace de rapprochement des pays du sud et de l'est de la Méditerranée. Cependant, l'UE a réaffirmé son attention aux questions de droit, de liberté, de citoyenneté et d'équité tout en indiquant conserver une approche adaptée et gagée sur des avancées en termes de gouvernance démocratique et de développement économique et social de ses voisins.

Avec le risque que la situation n'évolue pas vraiment vers les deux scénarios optimistes vert et bleu, analysent les auteurs. Précisant que la région est en même temps en proie à une instabilité polarisante qui pourrait l'entraîner en direction du scénario rouge.

Ils appellent donc de leurs vœux une communauté transméditerranéenne pour contribuer à l'émergence d'un monde tripolaire constitué des USA, de la Chine et de l'Euromed.

Mediterranean Prospects
Mediterranean Prospects est un regroupement de chercheurs de haut niveau soutenu par le 7e Programme Cadre de Recherche et Développement de la Commission Européenne (2007-2013) et piloté par le Center of European Policy Studies, situé à Bruxelles.

Il a pour mission d'offrir une base éclairée aux débats et décisions au sein de l'Union pour la Méditerranée ainsi que dans le cadre de la Politique Européenne de Voisinage dans les domaines de la gouvernance démocratique et du développement économique et social.

Par Hervé Lafranchi - Source de l’article Mediaterranee

dimanche 15 septembre 2013

Publié par Al Idrissi à 10:35 

dimanche 6 mai 2012

Appel d'offre - Séminaires d'information et de formation pour les diplomates euro-méditerranéens


DIMANCHE 6 MAI 2012

Un appel d'offres pour 1 million d'euros de programme d'information et de séminaires de formation pour les diplomates euro-méditerranéens (IEVP South2012 / S 65-104845) a été lancé.
Le programme 2011-2014 pour les séminaires d'information et de formation pour les diplomates euro-méditerranéens vise à faciliter les échanges informels et le dialogue ouvert entre les jeunes diplomates ainsi que diplomates avec un peu d'expérience qui sont directement impliqués dans la mise en œuvre du partenariat euro-méditerranéen et de l'Union pour la Méditerranée.

Source de l'appel d'offre Europaid

Publié par Al Idrissi à l'adresse 08:16 

ENVI-MED 1er appel à proposition


DIMANCHE 6 MAI 2012

Le programme régional ENVI-Med a pour objectif de soutenir l’internationalisation de la recherche en Méditerranée, de renforcer sur la base du bénéfice mutuel les collaborations de haut niveau avec les pays méditerranéens et de contribuer à l’intégration régionale des pays les moins avancés de la zone dans le domaine de l’étude du fonctionnement du bassin méditerranéen dans tous ses aspects et à travers la promotion d’une recherche d’excellence et d’un soutien aux communautés scientifiques euro-méditerranéennes.

Il concerne les pays du pourtour méditerranéen sur la base d’un partenariat avec la France, et vise à favoriser les échanges et à initier des coopérations multilatérales par un soutien à la mobilité des chercheurs dans le cadre de projets de recherche conjoints et de séminaires, ateliers et colloques scientifiques régionaux.

Pour télécharger l’appel à proposition ainsi que les modalités de candidatures, rendez vous dans la rubrique dédiée à ENVI-Med.

Publié par Al Idrissi à l'adresse 07:55 

vendredi 23 septembre 2011

Invest in med signe un mémorandum avec l'Agadir Technical Unit


Anima va aider les pays d'Agadir (photo ATU)


MÉDITERRANÉE. L'Agadir Technical Unit (ATU) et Anima Investment network pour le compte du projet Invest in Med ont signé le 21 septembre 2011 à Alexandrie un mémorandum d'agrément pour "augmenter les investissements européens" dans les pays partenaires de l'accord et selon les modalités du processus de Barcelone.

Les deux parties vont s'entraider pour promouvoir, par des colloques, publications, missions et identification des projets et des opportunités, l'idée d'investir dans ces pays. Mais aussi par l'identification et la sélection de nouveaux partenaires européens ou issus de l'accord d'Agadir susceptibles de développer des joint-ventures dans les états d'Agadir

L'accord d'Agadir regroupe la Jordanie, l'Égypte, la Tunisie et le Maroc et est destiné à favoriser les relations commerciales entre ces pays avec comme objectif la création future d'une zone de libre-échange euroméditerranéenne.

Selon Waleed El Nozahi, président exécutif d'Agadir Territorial Unit, l'agence en charge de gérer ces accords, entre 2006 et 2009, les exportations égyptiennes avec les trois autres pays ont progressé de 125%, celles de Tunisie de 87% et celle du Maroc de 15%.

Frédéric Dubessy, à ALEXANDRIE

Vendredi 23 Septembre 2011

© Copyright Econostrum.info

http://www.econostrum.info/Invest-in-med-signe-un-memorandum-avec-l-Agadir-Technical-Unit_a6933.html 

mardi 20 septembre 2011

Erasmus Euro-Méditerranéen

La FAGE portera la voix des étudiants

Une pétition lancée en avril 2011 par cinq eurodéputés demande la création de programmes Erasmus et Leonardo Euro-Méditerranéen. Elle recueille aujourd'hui le soutien de plus de 370 députés.

La FAGE se félicite de ce résultat et appelle la Commission Européenne et la présidence polonaise de l'Union Européenne à prendre leurs responsabilités en proposant avant la fin de l'année un projet correspondant aux attentes des étudiants des deux rives de la Méditerranée.

Ce premier résultat en faveur de la construction de relations de long terme entre les sociétés méditerranéennes est dû à un travail important des politiques comme des organisations étudiantes

Du côté des étudiants, la FAGE s'est pleinement engagée dans cette direction. Membre fondateur du réseau méditerranéen des représentants étudiants, la FAGE porte depuis des années ces problématiques.

Concernant cette revendication, La FAGE avait proposé à l'European Students' Union en Mai 2011 à Tallin de soutenir l'initiative des cinq eurodéputés.

Mettant en avant le rôle de la mobilité dans la compréhension inter-culturelle et la nécessité d'impliquer les étudiants dans la construction de la démocratie, les membres de l'ESU avaient accepté de se positionner « fortement en faveur d'une telle initiative ». Les 45 organisations étudiantes membres de l'ESU avaient alors adopté à l'unanimité la proposition de La FAGE

La FAGE avait également porté cette proposition lors du G20 des Universités qui s'était déroulé à Besançon en Avril 2011.

La FAGE participe actuellement au développement de la coopération des représentants étudiants des deux rives de la Méditerranée, afin de porter la voix des étudiants dans les transformations actuelles de la zone.

En tant qu'unique organisation représentative des étudiants de France au sein du réseau des représentants étudiants du pourtour méditerranéen, La FAGE continuera à travailler sur ces problématiques en portant la voix des étudiants et appelle les interlocuteurs qui souhaiteraient avancer sur ces questions à la rejoindre.


Publié le 19 septembre 2011

http://www.capcampus.com/syndicat-etudiant-930/erasmus-euro-mediterraneen-a18592.htm


mardi 6 septembre 2011

Améliorer la productivité des entreprises méditerranéennes



À l’image des pays occidentaux, les pays du Maghreb développent des zones où s’agglomèrent les entreprises. Partage d’informations, émulation, stimuli à l’exportation, les réseaux sont perçus comme un accélérateur de productivité. Mais c’est avant tout l’internationalisation de l’entreprise qui constitue sa plus grande chance de développement.


Quel est l’impact du regroupement de PME sur l’accroissement de la productivité ? (Photo N.B.C)
Quel est l’impact du regroupement de PME sur l’accroissement de la productivité ? (Photo N.B.C)

Au moment où les pays du bassin méditerranéen entreprennent quasi simultanément de revoir leurs schémas d’aménagement du territoire et construisent des zones industrielles, artisanales, des plates-formes logistiques et autres zones franches, le Forum Euroméditerranéen des Instituts de Sciences Économiques (Femise) s’interroge sur l’impact que peut avoir le regroupement de PME sur l’accroissement de la productivité.

« C’est une opportunité pour les entreprises d’interagir, d’échanger des informations et des connaissances concernant les marchés étrangers. (…) L’agglomération des entreprises d’un même secteur exerce une grande influence sur la décision d’exportation et attire les investissements directs étrangers », notent les auteurs de cette étude (FEM 33-17) intitulée « Réseaux nationaux et internationaux et performance des entreprises : approche complémentaire pour une convergence dans les pays de la région MENA ».
 

L'internationalisation, facteur de productivité

Les petites entreprises internationalisées ont une productivité plus élevée que les grandes qui n’importent pas ni exportent. (Photo N.B.C)
Les petites entreprises internationalisées ont une productivité plus élevée que les grandes qui n’importent pas ni exportent. (Photo N.B.C)

Les auteurs prennent le parti d’étudier les réseaux de sociétés turques, espagnoles, et marocaines. À la lumière de leurs travaux, ils nuancent l’atout de ces rapprochements qui induisent des phénomènes de congestion en particulier en Turquie, véritable frein à la productivité.

L’Espagne, en revanche, a su tirer parti de ces regroupements qui contribuent à la création d’un vrai bassin de main-d'œuvre. Mais, là encore, les problèmes de congestion existent.

Selon les auteurs du rapport, « la localisation a une influence moins claire sur la productivité que l’internationalisation de l’entreprise ». En effet, les entreprises tournées vers l’international sont plus grande et leur productivité bien meilleure que celles cantonnées au marché national. « Les petites entreprises internationalisées ont une productivité plus élevée que les grandes qui n’importent pas ni exportent », fait valoir l’étude. Même scénario pour les PME étrangères plus grandes et productives que les sociétés nationales.

Un autre facteur apparaît déterminant en terme de performance. C’est la relation de confiance entre les partenaires d’affaires. L'étude Femise révèle que Marocains et Espagnols ne se font pas confiance. De même, « le niveau de confiance est moins élevé dans les pays développés (…) », précise le document.

Entrent alors en jeu dans les relations commerciales l’histoire, la culture et les liens géographiques entre les pays. Au terme d’une méthodologie expérimentale, les auteurs du rapport notent ces facteurs comme déterminants dans les relations commerciales et d’investissements entre les pays.

Lire aussi : Les privatisations réduisent-elles le chômage et les inégalités ?


mardi 5 juillet 2011

ARLEM: renforcement du dialogue euro-méditerranéen et soutien à la Tunisie

Alors que l'Union européenne s'attache à redessiner ses relations avec une partie de ses voisins du bassin méditerranéen, le Comité des régions (CdR) poursuit son engagement en faveur du dialogue euro-méditerranéen.

Luc Van den Brande, vice président de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM), s’est rendu à Tunis le 4 juillet pour soutenir les efforts en faveur de la décentralisation et la croissance économique mis en œuvre par le nouveau ministère du développement régional tunisien. Les membres de l'ARLEM se réuniront ensuite le 6 juillet à Bruxelles dans le cadre des travaux de sa Commission du développement durable (SUDEV), et le 8 juillet à Poreč (Croatie) à l'occasion de la réunion de sa Commission des affaires économiques, sociales et territoriales (ECOTER).

"Le développement régional et la démocratie locale sont deux faces de la même pièce qui se fortifient mutuellement" – affirme aujourd'hui Luc Van den Brande en rencontrant Rafaâ Ben Achour, Ministre délégué auprès du Premier Ministre tunisien. "Nous sommes en Tunisie pour confirmer notre soutien au processus démocratique de ce pays, qui représente aujourd'hui un véritable laboratoire dans la Méditerranée et qui concrétise une force positive et moderne pour le changement."

A nom des co-présidents de l'ARLEM, Mercedes Bresso et Mohammes Boudra, Luc Van den Brande a également salué l'initiative du gouvernement tunisien d'inviter le Bureau de l'ARLEM à se réunir prochainement à Tunis, et sa volonté de co-organiser une conférence euro-méditerranéenne portant sur développement régional et la décentralisation en Tunisie. ...

A l'occasion de ces deux réunions, l'ARLEM confirmera en outre son intention de soutenir auprès de l'Union pour la Méditerranée des projets spécifiques pour stimuler la coopération interrégionale et transfrontalière.