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samedi 21 avril 2012

Export : « le Maroc est un pays de commerçant qui sait se vendre »


À l’occasion d’une conférence intitulée « l’évolution de l’environnement des affaires au Maghreb en 2011, perspectives et opportunités 2012 », le cabinet d’avocats Lefebvre Pelletierdistingue le Maroc de ses voisins en matière d’opportunités d’affaires.

Quel pays du Maghreb choisir en premier à l’exportation ? À en croire Alain Gauvin, associé au bureau Maroc de Lefebvre Pelletier, le royaume Chérifien dispose d’atouts non négligeables dans la mondialisation. D’ailleurs, rappelle Alain Gauvin, les « investissements étrangers demeurent une priorité » pour le Maroc. D’autant que le pays se rapproche davantage des « standards européens que des standards africains ou de ceux des pays voisins » estime-t-il.

Or, avec un taux de croissance qui tourne autour de 5% en 2011, le Maroc fait figure d’exception, en comparaison de ses voisins qui ont vécu les grands chamboulements du printemps arabe. Mais le Maroc est également le seul pays du Maghreb, assez mature économiquement, pour créer un grand espace réglementaire et économique libre. Pour tout dire, selon l’avocat « le Maroc est un pays de commerçant qui sait se vendre ».

Le Maroc est la place boursière émergente de la région…

La preuve, avec une capitalisation de plus de 500 milliards de dirhams (à peu près 50 milliards d’euros), le Maroc fait figure de place boursière émergente de la région. À tel point qu’il n’est plus nécessaire pour bon nombre d’entreprises d’emprunter avec des garanties. Un signe évident que les investisseurs étrangers accordent au marché Marocain. Et puis si le Maroc n’a pas de pétrole, il a en revanche du soleil et du vent. 70 et 9 milliards d’euros sont alloués à l’industrie du solaire et aux infrastructures.

La Tunisie présente également beaucoup d’opportunités d’affaires. Dans le secteur des grands projets auxquels les pays du Golfe marquent un très grand intérêt et aussi dans l’immobilier. Mais le gouvernement tunisien met beaucoup de force dans la lutte contre la corruption pour assurer la transparence dans les marchés publics Tunisiens. En d’autres termes, la Tunisie, pays jeune et dynamique, devra attendre la fin de la transition politique pour montrer son tout son potentiel économique.

… mais la Tunisie et l’Algérie ont un énorme potentiel

Quant à l’Algérie « sur le plan économique, la situation reste encore fragile » estime Vincent Lunel, avocat associé Lefèvre Pelletier à Alger. Même si la tendance générale va dans le bon sens selon lui. D’ailleurs les investissements en Algérie ont explosé pour atteindre 4,3 milliards en 2011. Toutefois en Algérie, « le niveau de risque est élevé, mais le niveau de profit est important » prévient Vincent Lunel.

En somme, l’entrepreneur français devra s’entourer au maximum de compétences et de conseillers d’organismes publics s’il ne veut pas voir sa démarche à l’export se résumer à un coup de dés au casino. Quant au reste, l’entrepreneur saura, à n’en pas douter, trouver les solutions.

Tancrède Blondé

http://www.widoobiz.com/actualites/export-le-maroc-est-un-pays-de-commercant-qui-sait-se-vendre/17563

vendredi 23 septembre 2011

Invest in med signe un mémorandum avec l'Agadir Technical Unit


Anima va aider les pays d'Agadir (photo ATU)


MÉDITERRANÉE. L'Agadir Technical Unit (ATU) et Anima Investment network pour le compte du projet Invest in Med ont signé le 21 septembre 2011 à Alexandrie un mémorandum d'agrément pour "augmenter les investissements européens" dans les pays partenaires de l'accord et selon les modalités du processus de Barcelone.

Les deux parties vont s'entraider pour promouvoir, par des colloques, publications, missions et identification des projets et des opportunités, l'idée d'investir dans ces pays. Mais aussi par l'identification et la sélection de nouveaux partenaires européens ou issus de l'accord d'Agadir susceptibles de développer des joint-ventures dans les états d'Agadir

L'accord d'Agadir regroupe la Jordanie, l'Égypte, la Tunisie et le Maroc et est destiné à favoriser les relations commerciales entre ces pays avec comme objectif la création future d'une zone de libre-échange euroméditerranéenne.

Selon Waleed El Nozahi, président exécutif d'Agadir Territorial Unit, l'agence en charge de gérer ces accords, entre 2006 et 2009, les exportations égyptiennes avec les trois autres pays ont progressé de 125%, celles de Tunisie de 87% et celle du Maroc de 15%.

Frédéric Dubessy, à ALEXANDRIE

Vendredi 23 Septembre 2011

© Copyright Econostrum.info

http://www.econostrum.info/Invest-in-med-signe-un-memorandum-avec-l-Agadir-Technical-Unit_a6933.html 

dimanche 28 août 2011

La filière agricole tunisienne attire les investisseurs étrangers

3,1 millions de tonnes de légumes et 1,1 million de tonnes de fruits ont été cultivés en Tunisie en 2010. Des chiffres orientés à la hausse grâce aux efforts de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles en Tunisie qui développe la filière en attirant les investisseurs étrangers. Seulement, les barrières douanières européennes et le coût du transport maritime freinent la percée à l’export.


Le coût du transport maritime freine la compétitivité des primeurs.
(Photo NBC)


TUNISIE. Douceur du climat, main-d’œuvre bon marché, précocité de la production… Le terreau est fertile en Tunisie s’agissant de la production agricole. Au premier rang, les tomates représentaient en 2010 une production de 1,2 million de tonnes sur 4,2 millions de tonnes de fruits et légumes cultivés.

« 45% des tomates sont exportées vers l’Italie, 40% vers l’Allemagne et 15% vers la France », explique Tarek Chiboub, président du Groupement interprofessionnel des légumes (GIL).

Des tonnages qui, selon lui, pourraient être largement supérieurs si les légumes à l’export vers l’UE n’étaient pas chaque année taxés de « 11% à compter du 15 avril ».

Forcément, la main d’œuvre a beau être meilleur marché, ces taxes sont un frein à la compétitivité des produits à l’export. « Pour les pêches, les taxes atteignent 14,1% lorsque les quotas sont dépassés », renchérit Kaisser Ben Arfa, chargé du suivi des campagnes de fruits à l’export et président du Groupement interprofessionnel des fruits (GIF).

Certes, l’Europe réfléchit à la mise en place d’une taxe préférentielle avec la Tunisie. «Nous souhaitons bénéficier d’une exonération totale à l’instar du Maroc et de l’Egypte », lance Taoufik Chriaa, directeur général de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA).

Vers une exonération des taxes pour doper les exportations ?



Sur 3,1 M T de légumes cultivés en 2010,
les tomates représentaient à elles seules 1,2 MT.
(Photo NBC)


Sur 1,1 M T de fruits produits par an, la Tunisie n’en exporte que 145 000 tonnes et jusqu’à présent la Libye était le premier marché, loin devant la France, l’Allemagne et quelques pays du Golfe.

Selon les représentants des deux associations professionnelles, le coût du transport maritime freine également sensiblement la compétitivité des primeurs Tunisiens. Ils en veulent pour exemple les 5000 € que doivent débourser les importateurs britanniques pour acheminer dans une remorque le raisin de Sidi Bouzid !

En dépit de ces deux freins, la filière agricole affiche une belle santé, portée par les subventions accordées par l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles en Tunisie. « Les montants des subventions varient de 7 à 25% de l’investissement selon l’activité et la région. Des exonérations de droits de douane à l’import sont également prévues pour les équipements n‘ayant pas d’équivalent en Tunisie. Les bénéfices réalisés en Tunisie peuvent être rapatriés dans le pays d’origine de l’investisseur », explique le responsable de l’établissement étatique. Actuellement, quatre-vingt sociétés agricoles à capitaux étrangers se sont installées.

« Il s’agit d’investisseurs français, espagnols, canadiens et du Golfe », ajoute Taoufik Chriaa précisant que la part au capital des entreprises tunisiennes peut atteindre 66 %.

Par ailleurs, le pays a rapidement pris conscience de l’engouement des consommateurs pour les produits bio en développant une filière de primeurs spécifique.

Nathalie Bureau du Colombier

Jeudi 25 Août 2011

http://www.econostrum.info/La-filiere-agricole-tunisienne-attire-les-investisseurs-etrangers_a6513.html