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lundi 16 septembre 2013

From launch to orbit: The new commercial space pioneers

Who’s who in the new astronautics industry

We all know that many 20th century prophecies of life in the new millennium never came to pass. Among them were flying cars, meals-in-a-pill and annihilation by Skynet, to name but a few. However, taking the crown of unfulfilled expectations has to be private spaceflight for business or pleasure.

With all the rapid space tech development that took place in the 1960s and 1970s, it wasn’t entirely beyond reason for the public to ponder planning a holiday to the moon or their retirement on Mars. The Space Race was, of course, colossally expensive and wouldn’t have been possible without the bottomless pockets of competing Cold War governments.


Elon Musk’s SpaceX has already got its Dragon capsule to the International Space Station

With the fall of Communism - Soviet Communism, at least - it seemed all that had passed was the limit of human spaceflight. It had proved too costly. Children who watched the Moon landings came to realise their dreams wouldn’t become reality if left to national programmes. Now a handful of the more successful daydreamers are, at long last, taking matters into their own hands.

They’ve been helped by the falling cost of space technology. They’ve also benefited from freedom from the bureaucracy of massive state-funded agencies and the red tape that bound them. Today’s new wave of space pioneers are well funded from private sources. They’re the tiny mammals to the dinosaurs of NASA and the other official space organisations.

But their long-term goals are no less ambitious. Their early work may be crude and failure rates high, but they are having successes too.

So who are the new space pioneers? The efforts of the wealthy Elon Musk and Richard Branson are well known, but there are a fair few others with their eye on space; some targeting the glamorous business of space tourism, others with more serious, commercial and scientific programmes in mind.

First, then, the teams chasing the media-friendly space tourism opportunities:

Armadillo Aerospace

Having emerged in 2000 from the pile of cash that was John Carmack’s success with iD Software, Armadillo Aerospace ultimately aims to develop a sub-orbital spacecraft for the noble purpose of slinging overweight and overpaying Americans into space so that they can momentarily forget their health issues.


Armadillo’s Stig. Some say...

Although a space-capable craft now seems nowhere in sight, over the years Armadillo has built some interesting kit. In the early days there were several X-Prize vehicles that relied entirely on exhaust vane thrust vectoring for stability control - using fins to guide the rocket blast in order to keep the craft pointing in the right direction. These sub-orbital vehicles have now given way to attempts at a space shot, with its Stig rocket reaching an altitude of 82km in 2012.

Bigelow

In 1999 hotel baron Robert Bigelow envisaged his guests booking into rooms developed from NASA’s cancelled International Space Station (ISS) TransHab programme. Despite his background, Bigelow insists that his inflatable space habitats are destined for more than high-orbital holidays - he claims pharmaceutical research and entertainment applications are all on the cards.


How Bigelow’s BEAM might look when docked to the ISS

Progress over the years has been fruitful. Experimental modules Genesis I and II have been in orbit since 2006-7. NASA has awarded Bigelow a $17.8m contract to put the Bigelow Expandable Activity Module (BEAM) into space as an annex to the ISS in 2015. The catch, however, is that Bigelow has no intention of developing its own launch system, so it must rely on other commercial ventures to succeed in building a suitable vehicle

By Shaun Dormon, 16th September 2013

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http://www.theregister.co.uk/2013/09/16/feature_the_new_space_pioneers/

vendredi 9 août 2013

La géothermie a-t-elle recours à la fracturation hydraulique ?

Puits d’exploration de gaz de schiste, aux Etats-Unis.
Crédit photo : Ecocommish - 
flickr 
Derrière cette question se cache en filigrane une idée plus dérangeante : pourquoi la géothermie serait autorisée à employer la technique et pas l’industrie pétrolière ?

Soultz-sous-Forêts dans le Bas-Rhin. Ici, un forage à grande profondeur permet de capter la chaleur de la terre. On y fait même de l’« Enhanced Geothermal System » ou EGS, une technique au nom barbare qui permet d’élargir les fissures de la roche pour remonter plus d’eau chaude. Une technique comparable… à la fracturation hydraulique, affirment les pétroliers. Et c’est dans cette faille que les exploitants de gaz de schiste veulent s’engouffrer.

Pointilleux, les acteurs de la géothermie préfèrent, eux, parler de stimulation hydraulique. Stimulation, fracturation, de quoi parle-t-on ? L’association européenne de géothermie (Egec) a publié le 6 juin dernier une noteprécisant les différences entre les deux termes. Car « si les deux techniques sont proches, on ne parle pas de la même chose », martèle Christian Boissavy président de l’Association française de géothermie (AFPG). « Les bulles de gaz de schiste sont emprisonnées dans une formation extrêmement compacte. Il faut donc fracturer massivement pour récupérer le gaz. En géothermie, on exploite un réservoir qui est déjà fracturé. En stimulant, on augmente la perméabilité de la roche, on ne crée pas de nouvelles fissures. »

Moins d’eau, moins d’additifs
De plus, « dix fois plus d’eau sont nécessaires pour la fracturation hydraulique », poursuit Christian Boissavy. Les pressions nécessaires sont infiniment plus importantes pour extraire les gaz de schiste. « Nous utilisons 10 fois moins d’additifs, en volume et en nombre de produits. Nous employons de l’acide chlorhydrique pour éviter le colmatage une fois le forage terminé. » En matière d’eaux usées, la géothermie fonctionne en circuit fermé. Les eaux pompées sont réinjectées dans le réservoir une fois refroidies. Enfin, il faut beaucoup moins de puits en géothermie pour exploiter la chaleur.

Reste que faire l’amalgame arrange bien les pétroliers. Pour Olivier Appert, directeur de l’IFPEN, l’ex Institut français des pétroles, « il n’y a pas deux techniques différentes pour amener à fracturer. Les deux techniques sont identiques ». Même son de cloche dans le rapport Bataille-Lenoir de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques), rendu public le 6 juin dernier où il est clairement précisé : « La fracturation hydraulique est utilisée en géothermie. »

Le retour de la fracturation pour le pétrole ?
Mais pourquoi tant de crispation autour d’un simple terme ? Tout bonnement parce que la fracturation hydraulique est interdite depuis deux ans en France. Et pour les pétroliers qui voient dans la France un nouvel eldorado du gaz de schiste, cet interdit les empêche de rêver. L’Agence américaine d’information sur l’énergie estime que l’Hexagone possède plus de 5 000 milliards de m3 de gaz de schiste. Un chiffre difficile à vérifier mais qui fait tourner les têtes des industriels du pétrole, des foreurs et spécialistes du traitement des eaux.

Pour s’attaquer à la loi du 13 juillet 2011 qui a instauré l’interdiction, le lobby pétrolier tente de la faire vaciller sur ses bases juridiques. « Une loi votée dans la précipitation dont on n’a jamais vérifié la constitutionnalité », concède Muriel Bodin avocate d’associations anti-gaz de schiste.« On ne voulait pas de cette loi car on savait qu’elle ne définissait pas la technique. »

Schuepbach Energy a donc déposé, en janvier dernier, un recours auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) après avoir vu deux de ses permis abrogés. La société texane estime que la « loi méconnaît le principe d’égalité dès lors que cette technique est admise en géothermie ».

La loi bientôt à la trappe ?
Un recours qui n’est pas sans conséquence. Le même tribunal a renvoyé devant le Conseil d’Etat une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La plus haute juridiction administrative a maintenant trois mois pour statuer sur le renvoi ou non de cette QPC devant le Conseil constitutionnel. Au final, les 9 sages pourraient avoir à déterminer si la loi est conforme ou non à la Constitution.

Le cas échéant, elle pourrait bien se voir invalidée. Si c’est le cas, « elle doit être rectifiée dans un climat juridique serein. Or on voit que les lobbies pétroliers ont ravivé les tensions », précise l’avocate. « Je comprends que les pétroliers texans soient fâchés. Ils ont déposé des permis, autorisés dans un premier temps, et maintenant ils ne peuvent plus employer la fracturation hydraulique », admet Christian Boissavy.

Alors va-t-on vers de futurs conflits d’usage du sous-sol ? Entre ceux qui veulent exploiter la géothermie, les hydrocarbures ou stocker du CO2, le Parlement européen tente de calmer le jeu. Dans une résolution votée en septembre 2012, le Parlement invite les autorités publiques « à élaborer une évaluation régionale des incidences sur le sous-sol, afin d’optimiser la répartition des ressources entre l’énergie géothermique, le gaz de schiste et les autres ressources souterraines et ainsi de développer au maximum les avantages pour la société ». Aura-t-on besoin d’un gendarme du sous-sol ? En attendant, la France devra certainement revoir sa copie, et définir enfin précisément ce qu’est la fracturation hydraulique.

Le rédacteur :
GENEVIÈVE DE LACOUR

10-06-2013

http://www.terraeco.net/La-geothermie-a-t-elle-recours-a,50099.html

vendredi 19 juillet 2013

Les investissements qui peuvent changer l'économie américaine

Un rapport de McKinsey identifie cinq grandes opportunités de croissance et de renouveau pour l'économie américaine.




« Cinq ans après la crise financière, la reprise aux Etats-Unis n'est toujours pas assez forte, avec une croissance du PIB qui oscille entre 1 % et 2 % en rythme annuel chaque trimestre. Il est donc important d'identifier les secteurs où investir pour une croissance à long terme », observe Susan Lund, directeur associé au bureau de Washington de McKinsey et l'un des auteurs d'un nouveau rapport sur cinq approches novatrices (« game changers ») pour les Etats-Unis. Celles qui ont été identifiées par le cabinet de conseil sont susceptibles de gonfler le PIB d'un minimum de 150 milliards de dollars d'ici à 2020 et de créer, pour trois d'entre elles, 1,5 million d'emplois chacune.

Gaz et pétrole de schiste

C'est incontestablement le nouvel Eldorado. Grâce à de nouvelles techniques d'extraction, l'Amérique est devenue exportatrice de gaz et caresse le rêve d'être indépendante d'un point de vue énergétique. Si 1,2 à 1,4 milliard de dollars en infrastructures est nécessaire pour développer cette industrie naissante - ainsi que la mise en place de nouveaux standards environnementaux -, elle a la capacité d'accroître le PIB américain de 380 à 690 milliards d'ici à 2020 et de créer 1,7 million d'emplois.

Commerce de produits à valeur ajoutée

Le déficit commercial des Etats-Unis dans le secteur des industries à haute valeur ajoutée (automobile, transports, chimie, matériel médical, semi-conducteurs et machinerie) a atteint 270 milliards de dollars en 2012. « La croissance de la demande dans les pays émergents est porteuse », souligne Susan Lund. Ces industries profiteront d'une augmentation de leur productivité, d'investissements en innovation et d'un dollar peu élevé. Elles pourraient générer entre 200 et 590 milliards de PIB supplémentaires en 2020 et créer 1,8 million d'emplois.

Analyse du « big data »

A eux seuls, les Etats-Unis génèrent un tiers des données numériques dans le monde. L'analyse avancée de ces données peut améliorer la productivité et modifier la chaîne logistique. « La grande distribution et la finance sont précurseurs dans ce domaine, comme pour le "datamining" dans les années 1990, note Susan Lund, mais les secteurs de l'industrie, de l'éducation et de la santé devraient en profiter également. »Selon McKinsey, la valeur créée pourrait contribuer à hauteur de 325 milliards de dollars de PIB issue de l'industrie et de la distribution, et générer 285 milliards de dollars d'économies d'ici à 2020 dans le secteur public et le domaine de la santé.

Investissement dans les infrastructures

Les Etats-Unis vont devoir augmenter leurs investissements en infrastructures d'un point de PIB pour pouvoir répondre à leurs besoins futurs. Outre l'apport de nouveaux fonds, il est aussi indispensable d'améliorer la productivité des infrastructures (dans la gestion de projets, les appels d'offres et une meilleure maintenance des ouvrages). Cet effet stimulus viendra principalement des Etats et collectivités locales, et ajoutera 1,4 % à 1,7 % de PIB entre 2013 et 2020. Près de 1,8 million d'emplois pourraient être ainsi créés d'ici à 2020. Si l'effort se poursuit, l'impact sur le PIB pourrait atteindre 600 milliards de dollars en 2030.

Education

Outre l'amélioration de la qualité du primaire et du secondaire, que des Etats comme le Texas et le Massachusetts ont privilégiée avec succès, quatre initiatives pourront aider à améliorer l'enseignement supérieur : développer l'apprentissage, aider à ce que les étudiants achèvent leur cycle d'études et soient bien informés des filières porteuses d'emploi, favoriser l'enseignement des matières d'ingénierie et de sciences et continuer à attirer les étudiants étrangers. L'arrivée de jeunes diplômés mieux préparés sur le marché du travail pourrait accroître le PIB de 265 milliards d'ici à 2020.

Par Virginie Robert | 18/07 | 06:00

samedi 21 avril 2012

Export : « le Maroc est un pays de commerçant qui sait se vendre »


À l’occasion d’une conférence intitulée « l’évolution de l’environnement des affaires au Maghreb en 2011, perspectives et opportunités 2012 », le cabinet d’avocats Lefebvre Pelletierdistingue le Maroc de ses voisins en matière d’opportunités d’affaires.

Quel pays du Maghreb choisir en premier à l’exportation ? À en croire Alain Gauvin, associé au bureau Maroc de Lefebvre Pelletier, le royaume Chérifien dispose d’atouts non négligeables dans la mondialisation. D’ailleurs, rappelle Alain Gauvin, les « investissements étrangers demeurent une priorité » pour le Maroc. D’autant que le pays se rapproche davantage des « standards européens que des standards africains ou de ceux des pays voisins » estime-t-il.

Or, avec un taux de croissance qui tourne autour de 5% en 2011, le Maroc fait figure d’exception, en comparaison de ses voisins qui ont vécu les grands chamboulements du printemps arabe. Mais le Maroc est également le seul pays du Maghreb, assez mature économiquement, pour créer un grand espace réglementaire et économique libre. Pour tout dire, selon l’avocat « le Maroc est un pays de commerçant qui sait se vendre ».

Le Maroc est la place boursière émergente de la région…

La preuve, avec une capitalisation de plus de 500 milliards de dirhams (à peu près 50 milliards d’euros), le Maroc fait figure de place boursière émergente de la région. À tel point qu’il n’est plus nécessaire pour bon nombre d’entreprises d’emprunter avec des garanties. Un signe évident que les investisseurs étrangers accordent au marché Marocain. Et puis si le Maroc n’a pas de pétrole, il a en revanche du soleil et du vent. 70 et 9 milliards d’euros sont alloués à l’industrie du solaire et aux infrastructures.

La Tunisie présente également beaucoup d’opportunités d’affaires. Dans le secteur des grands projets auxquels les pays du Golfe marquent un très grand intérêt et aussi dans l’immobilier. Mais le gouvernement tunisien met beaucoup de force dans la lutte contre la corruption pour assurer la transparence dans les marchés publics Tunisiens. En d’autres termes, la Tunisie, pays jeune et dynamique, devra attendre la fin de la transition politique pour montrer son tout son potentiel économique.

… mais la Tunisie et l’Algérie ont un énorme potentiel

Quant à l’Algérie « sur le plan économique, la situation reste encore fragile » estime Vincent Lunel, avocat associé Lefèvre Pelletier à Alger. Même si la tendance générale va dans le bon sens selon lui. D’ailleurs les investissements en Algérie ont explosé pour atteindre 4,3 milliards en 2011. Toutefois en Algérie, « le niveau de risque est élevé, mais le niveau de profit est important » prévient Vincent Lunel.

En somme, l’entrepreneur français devra s’entourer au maximum de compétences et de conseillers d’organismes publics s’il ne veut pas voir sa démarche à l’export se résumer à un coup de dés au casino. Quant au reste, l’entrepreneur saura, à n’en pas douter, trouver les solutions.

Tancrède Blondé

http://www.widoobiz.com/actualites/export-le-maroc-est-un-pays-de-commercant-qui-sait-se-vendre/17563

lundi 12 septembre 2011

Le CMI va rédiger un plan d'actions pour les pays arabes

   
Dans le cadre du Partenariat de Deauville mis en place par le G8, le Centre de Marseille pour l'Intégration en Méditerranée, avec l'aide de la Banque Mondiale et de la Banque Islamique de Développement, a six mois pour rédiger un plan d'actions à court terme pour accompagner l’Égypte, la Tunisie, la Jordanie, le Maroc, et très probablement demain la Libye dans les changements historiques en cours dans ces pays


MEDITERRANEE. Dans le cadre du Partenariat de Deauville mis en place par le G8, le Centre de Marseille pour l'Intégration en Méditerranée, avec l'aide de la Banque Mondiale et de la Banque Islamique de Développement, a six mois pour rédiger un plan d'actions à court terme pour accompagner l'Égypte, la Tunisie, la Jordanie, le Maroc, et très probablement demain la Libye dans les changements historiques en cours dans ces pays.

Le challenge ne sera pas facile à relever, mais cette mission confiée par le G8 marque une reconnaissance du travail effectué depuis un peu moins de deux ans par le CMI. Elle pourrait même pérenniser l'existence de cette structure pour l'instant expérimentale. Constitué d'experts des deux rives de la Méditerranée, le CMI produit depuis sa création des rapports sur des sujets très variés (développement des technopôles, changement climatique, évaluation des universités...), véritables boîtes à outils destinées à faciliter le travail des dirigeants des pays arabes.

Conçu comme une plateforme participative, le CMI n'est pas tenu par les lourdeurs de la diplomatie. Ce qui lui permet d'agir plus rapidement. Il devient aujourd'hui un organisme de propositions de projets destinés à accompagner la transition démocratique des pays du sud de la Méditerranée. Le CMI planche ainsi depuis le début de l'été 2011 sur la gouvernance publique, le développement d'une croissance inclusive, le passage à une économie de la connaissance et l'intégration économique régionale.

Il va devoir accélérer ses travaux pour répondre dès le début 2012 à la demande du G8. Le CMI sera assisté dans cette difficile mission par la Banque Mondiale et la Banque Islamique de Développement.

Supprimer les barrières au commerce


Le commerce comme un outil et non un objectif (photo GT)


La situation des pays secoués par le "printemps arabe" devient alarmante car les mutations profondes inquiètent toujours les agents économiques et donc provoquent des périodes de récession. « Les transitions démocratiques sont coûteuses alors même qu'elle se traduisent par des croissances atones » souligne Raphaël Bello, chef du service des relations bilatérales et du développement international des entreprises au ministère français des finances. « Or les pays du sud souffrent d'un très fort taux de chômage des jeunes et ont besoin de croissance. Il faut trouver des solutions à très court terme. »

« Le G8 vient encore d'ajouter des milliards à des milliards (lire: Le G8 débloque une enveloppe de 38 mrds$ pour quatre pays arabes). Les États, les grandes institutions financières se mobilisent comme jamais pour la Méditerranée. C'est très bien » se félicite le directeur du CMI, Mats Karlsson. « Nous devons apporter du contenu à ces chiffres. Nous devons informer, éclairer les décisions politiques. » Car l'argent ne suffira pas. « Développer le commerce est plus important que les aides » affirme le président de la Banque Islamique de Développement, Ahmad Mohamed Ali Al Madani.

Avant même d'avoir reçu mandat du G8, le CMI a réunis en juillet 2011 des économistes d'une dizaine de pays méditerranéens. La seconde journée de séminaire s'est déroulée le 10 septembre 2011, à Marseille, à quelques centaines de mètres de la réunion des ministres des Finances du G8.

Si le diagnostic est partagé par tous, deux écoles se distinguent concernant le type de soins à apporter à ces pays rendus groggy par des renversements politiques souvent brutaux. Le chômage des jeunes dépasse 80% dans certaines régions rurales. Les économistes des grandes institutions financières plaident pour plus de libéralisme. « Il faut commencer par une intégration commerciale, débloquer les positions, ouvrir les pays à la circulation des produits, des services, des personnes » plaide Raphaël Bello. « Il faut également améliorer les infrastructures et réduire les barrières non tarifaires pour faciliter les échanges. »

Des propos repris par Jean Pierre Chauffour, économiste à la Banque Mondiale, chargé de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « La région Mena souffre d'un chômage des jeunes dépassant souvent les 30%. Le président Obama a récemment constaté que sans le pétrole, cette région de 400 millions d'habitants exporte moins que la Suisse. Les tarifs douaniers y sont plus élevés que dans le reste du monde. Les obstacles non tarifaires atteignent des niveaux considérables. Pour attirer les investissements directs étrangers, il faut que ces étrangers aient accès à la propriété, qu'ils soient traités à égalité avec les nationaux en matière de fiscalité et de justice ». À ses côtés, Inger Andersen, vice-présidente de la Banque Mondiale, demande aux pays du sud « moins de réglementation, de bureaucratie, de népotisme et de corruption.»

Changer les règles du jeu
Les économistes du Maghreb comme du Mashrek réclament en parallèle à cette libéralisation un accompagnement et un changement des règles du jeu. « Nous sommes en train de réitérer nos erreurs », regrette Alaa Ezz, secrétaire général de la fédération égyptienne des chambres de commerce. « Chaque pays veut son usine automobile et au total nous produisons tous la même chose. Il faut au contraire établir une cartographie des compétences de chaque pays du sud et développer des secteurs différents. De même, notre secteur bancaire comme les grandes institutions internationales ne se sont pas formatés pour prêter de l'argent aux PME. Or les PME constituent l'outil le plus efficace pour lutter contre le chômage. »

Pour Magda Kandil, directrice du Centre égyptien de recherche en sciences économiques, « le libre échange peut avoir d'importants effets négatifs en dégradant la balance commerciale. Nos pays ont besoin d'emploi, de commerce, d'investissements diversifiés. 60 % de nos exportations concernent le secteur de l'énergie, peu créateur d'emplois. L'Union européenne investit beaucoup en Égypte, mais principalement dans le secteur énergétique. Le déficit commercial entre les pays arabes et l'Union européenne se creuse de plus en plus. Le capitalisme mis en place jusqu'à présent a produit de la richesse pour un très petit nombre de personnes. Il faut rééquilibrer. Les investissements directs étrangers doivent concerner des projets stratégiques, permettre de satisfaire notre demande intérieure, qui est très importante. Nous avons besoin d'assistance technique pour améliorer nos systèmes éducatif, électoral, notre gouvernance. La révolution crée une opportunité, mais il faut agir maintenant. »

Agir en renégociant les accords commerciaux signés avec l'Union européenne, qui d'après l'économiste professeur à Paris Dauphine, El Mouhoub Mouhoud, "favorisent la polarisation des économies arabes sur peu de secteurs. Les accords penchent clairement en faveur des pays du nord, qui peuvent exporter au sud leurs marchandises manufacturées, alors qu'ils bloquent les importations agricoles".

Pierre Jacquet, directeur de la stratégie et économiste en chef de l'Agence Française de Développement, admet l'échec du modèle de croissance mis en place jusqu'à présent. « Ce n'est pas la croissance qui est au centre des révoltes du printemps arabe, c'est la redistribution des fruits de cette croissance. La progression du produit intérieur brut par tête d'habitant ne veut plus rien dire quand une petite minorité s'accapare toutes les richesses. Les pays du sud doivent trouver une nouvelle voie, un nouveau modèle économique, le commerce n'étant plus un objectif mais bien un outil. De même, chaque pays doit débattre et reconsidérer sa politique publique en fonction de sa situation propre. »

Danger d'extrémisme
Le changement de cap semble indispensable. Pour Mohamed Chafiki, directeur des études au ministère des Finances du Maroc, « Il y a des réformes à mettre en œuvre au plan politique, structurel et normatif. Notre système favorise la stratégie de rente. De plus, beaucoup de nos pays ont développé une ou deux régions au détriment des autres. La croissance ne crée plus d'emplois. Nous devons opter pour plus de décentralisation, sortir de notre optique de marché pour privilégier une stratégie de partenariat. Et surtout, l'aide des pays du nord sera inutile s'ils n'acceptent pas d'ouvrir leurs marchés. La clef est politique, au sud comme au nord. Le mouvement des indignés en Espagne nous interpelle au sud comme au nord. Changeons pour un modèle plus inclusif, plus intégrateur. »

Car le danger d'un repli sur soi en cas d'échec du printemps arabe est bien réel. « Les demandes de la population tunisienne portent sur l'emploi, l'aide sociale, la liberté » avertit Ahmed Benghazi, directeur général d'Axis capital. « Nous avons 105 partis politiques et plusieurs proposent aux Tunisiens de réduire le commerce extérieur. » Pour l'instant les nouveaux dirigeants semblent désireux de briser les tabous politiques qui empêchent les pays arabes de commercer entre eux. Mais cette situation semble extrêmement fragile.

Derrière le printemps arabe se cachent des situations très hétérogènes d'un pays à l'autre. « La Tunisie a des institutions, pas la Libye » souligne Marouane El Albassi, responsable de la Banque Mondiale en Libye. « La volonté de travailler ensemble existe, mais pas le cadre. Il faut partir de l'existant. Ainsi, le commerce informel ne doit pas être méprisé, mais considéré comme un outil. Il est très important en Libye comme en Tunisie, en Égypte ou en Algérie. À l'inverse, le développement du commerce international n'a pas profité à la population. Maintenant les peuples rêvent de démocratie et vont dans les prochains mois entrer dans une crise économique qui sera profonde et durable. Ils compareront alors leur situation nouvelle avec l'époque des dictatures qui assuraient à tous le minimum vital. Les deux années à venir seront primordiales, car, en cas de déception, les peuples risquent de se tourner vers l'extrémisme. »

La situation réclame des mesures d'urgence. « Nous avons besoins de recommandations pratiques au plus tard en 2012 pour faire passer dès 2013 une aide financière substantielle aux populations des pays concernés » martèle le vice-président de la Banque européenne d'investissement, Philippe de Fontaine Vive.

http://www.econostrum.info/Le-CMI-va-rediger-un-plan-d-actions-pour-les-pays-arabes_a6762.html

lundi 29 août 2011

CHRONOSHOP : Le premier supermarché électronique virtuel avec effet 3D au monde

Faire les courses sur Internet est devenu une nécessité dans un monde qui ne cesse de se perdre dans la dimension temporelle. Au Liban, un supermarché électronique est une nouveauté. Mais étant en 3D le magasin serait le premier au Moyen-Orient aussi bien en Europe que dans le monde. Interview.   


Réel ou virtuel ? Photo (C) Pierrot Achkar
Réel ou virtuel ? Photo (C) Pierrot Achkar
 
Dans un monde pressé, les vingt-quatre heures ne sont plus suffisantes pour une journée. Les gens se plaignent de manque de temps.

Pour ceux qui veulent échapper à la routine du travail, faire les courses est une détente. Malheureusement, parfois le temps ne permet même pas de faire la distance aller-retour en voiture. En plus, l’augmentation des prix du carburant réduit le nombre des visites hebdomadaires aux magasins. Les gens doivent alors préparer une liste sur laquelle ils ajoutent des produits jour après jour pour finir avec une liste assez grande. Plusieurs articles seront enlevés lors du départ vers le supermarché faute de temps et d’argent.

En se basant sur ces faits, Pierrot Achkar, un franco-libanais qui est revenu de la France l’année dernière après 18 ans de travail, voudrait offrir son expérience pour améliorer son pays d’origine, "à sa façon". Il a décidé alors de lancer son projet CHRONOSHOP.

CHRONOSHOP, un nom qui indique une synchronisation aussi bien qu’une importance temporelle, est une nouvelle technologie qui aide à faire les courses tout en économisant du temps.
     
Synchroniser est un double bénéfice. Il assure la possibilité d’acheter des objets dont on a besoin en temps presque réel à travers l’Internet d’une part, et l’avantage de tout faire suivant les limites temporelles et économique du client, d’autre part.

À la différence des listes qu’on trouve en Europe, ce supermarché virtuel affiche ses produits tel qu’ils sont dans les allées d’un supermarché réel. L’utilisation de ce mode 3D n’est pas un simple outil de commercialisation. En effet, les clients passent avec leur caddie virtuel devant des rayons. Ils peuvent visualiser les articles ce qui assure une facilité de la mémoire lors des achats. "C’est simple et amusant", explique Pierrot Achkar.

IC : Pourquoi avez-vous décidé de lancer l’ouverture au mois d’octobre ?

PA : Le Liban a souffert d’un débit Internet très réduit durant des années. Mais au courant du mois de septembre le pays va bénéficier d’une augmentation notable de la vitesse de connexion, ce serait le bon moment pour lancer le travail. En octobre nous serons en période de Beta Test (test en conditions réelles) pour pouvoir être vraiment opérationnels avant les fêtes de fin d’année.

IC : Vous compter couvrir une région spécifique du Liban pour toujours ?
PA : Surtout pas ! On va commencer à agrandir l’espace de couverture dans le Liban au fur et à mesure qu’on avance dans le travail. On pourrait, aussi bien, élargir la variété des produits pour atteindre d’autres marchés.

IC : Le premier supermarché virtuel 3D au Liban est aussi le premier au Moyen-Orient. Envisagez-vous d'ouvrir sur les autres pays de notre région ?
PA : C’est encore tôt, mais le futur pourrait apporter beaucoup de surprise, surtout que notre système ne connait pas les frontières, il est applicable partout.

IC : Cette technologie est-elle applicable à d’autres secteurs que l’alimentaire ?
PA : Bien sûr. Nous envisageons l’ouverture d’une galerie commerciale virtuelle. Les clients pourront aussi bien faire leurs courses dans notre supermarché ou bien visiter d’autres magasins (vêtements, chaussures, banque, agence de voyage, produits de beauté, show room de voitures ou motos, magasins de sport, …), des contacts sont actuellement en cours avec plusieurs enseignes européennes présentes au Liban ainsi que des enseignes locales.

IC : Revenons à la même question, tout en remplaçant le Moyen-Orient par l’Europe. Vous qui avez passé 18 ans en France, est ce que vous pensez conquérir le marché européen un jour ?
PA : Hahaha ! Tout commence par un rêve ! Qui saura ?
 
, le 29/08/2011
 
 
 

Les villes du futur, entre environnement et commerce

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© Ville d'Issy-les-Moulineaux
Fortdissy.com, un cyber-quartier Haute Qualité Environnementale.
Niché sur les hauteurs d'Issy-les-Moulineaux, cet éco-quartier qui se veut exemplaire optimise l'utilisation des nouvelles technologies pour mieux maîtriser les consommations énergétiques et la sécurité des biens et des personnes. Les logements y sont intelligents grâce notamment à la domotique, à la fibre optique et un système de câblage électrique prévu à l'origine pour chaque appartement.


Suite et fin du dossier sur les villes durables, le BIP ouvre une fenêtre sur les villes vertes de demain. Entre joyau technologique et vitrine commerciale, l'efficacité énergétique et environnementale passe parfois au second plan. Une certitude cependant, la consommation énergétique dépend autant des technologies développées par les villes que du comportement de ses habitants.

L'utopie des « villes nouvelles » est en train de retrouver une actualité sous la contrainte environnementale. Créés ex nihilo, ces projets oscillent entre le laboratoire, la vitrine ou l'expérience politique. Ces villes écologiques et futuristes, en repoussant les limites de la ville post-carbone, permettent désormais aux industriels et aux décideurs de faire le point sur les dernières avancées technologiques, et d'évaluer ce qui est réalisable au plan économique et technique. Songdo, Masdar, ou encore Dongtan sont ainsi devenues les boites à outils des acteurs urbains du monde entier. La question de la reproductibilité de ces projets reste cependant largement sans réponse.

Les villes vertes, entre écologie et commerce
 
Une dizaine de projets de « villes vertes » se sont développés à travers le monde. Si le facteur environnemental reste évidemment le dénominateur commun, il est intéressant de constater leur grande diversité en fonction des problématiques propres à chaque pays. Ainsi, au Japon, après la catastrophe de Fukushima, c'est la problématique de la pénurie d'énergie qui s'est développée, avec un vrai risque pour cet été. Les questions de la maitrise et de la réduction de la demande ont ainsi été au centre des projets verts. En Chine, la problématique porte davantage sur la maitrise du développement extrêmement rapide des villes. Le transport ou l'urbanisme ont ainsi davantage été valorisés.

D'autres projets ont mis délibérément l'accent sur les performances technologiques d'excellence, au risque de voir la prouesse technologique prendre le pas sur le degré de duplication du projet. C'est le cas par exemple de la ville écologique de Masdar à Abu Dhabi. Alors que l'Émirat devrait accueillir le siège de l'Agence International des Énergies Renouvelable (IRENA), Masdar est une pièce maitresse dans sa volonté de devenir « un leader dans la mise en place d'un marché rentable des énergies renouvelables ». La ville doit atteindre des performances environnementales inédites. 100% de l'énergie consommée devraient ainsi être renouvelables, et la ville vise le zéro émission de CO2. Un grand travail a ainsi été réalisé sur l'isolation (aluminium et coussins d'argon), la climatisation ou encore la ventilation (tour de vent). Grâce à ses partenariats avec de grands groupes industriels, comme Siemens ou General Electric, Abu Dhabi exporte désormais ce savoir-faire, notamment en Espagne et en Angleterre.

La dimension technologique est également au cœur de la ville coréenne New Songdo. L'objectif de cette ville est de devenir la première smart city, où les êtres humains communiqueront en permanence avec les objets. Cette ville « ubiquitaire », qui devrait être achevée en 2015, repose donc en grande partie sur les réseaux intelligents. Ces réseaux récupéreront les données sur les activités des habitants et les transmettront ensuite à un ordinateur central. Ce centre aura accès à l'intégralité des services de la ville, et adaptera ainsi les services à la demande. Quoique intrusif, ce système permettra cependant de réduire les déplacements des habitants. Depuis leur ordinateur, ces citadins pourront par exemple consulter un médecin, régler les démarches administratives, ou encore contacter les professeurs de leurs enfants. Les réseaux assureront également le fonctionnement des voitures électriques.

Les écoquartiers comme « vitrine » écologique
Développés en Europe, d'abord par les pays scandinaves et allemands, le concept d'écoquartier a été introduit grâce au rapport Attali sur la libération de la croissance française. Le rapport préconisait la création d'une dizaine de « laboratoires de la modernité urbaine », appelés « Ecopolis ». Ces pôles devaient associer la haute qualité environnementale aux technologies de pointe en matière de transport et de communication. Cette idée a été reprise par le Grenelle de l'Environnement. En 2008, le Plan Ville durable, dans la continuité du Grenelle, lance un appel à projet sur les « Ecoquartiers ». Ces projets sont décrits comme de véritables « laboratoires, et vitrines de la ville durable française » par Benoit Apparu, secrétaire d'État chargé du Logement. Les projets rendus mettent l'accent sur une multitude de secteurs, dont celui de l'adaptation au changement climatique, de l'énergie, ou encore de la mobilité propre. Ainsi, la ville de Besançon s'appuie sur la collecte des déchets, alors que Chambéry fait un effort de développement sur l'énergie solaire.

Premier retour d'expérience pour la ZAC de Bonne de Grenoble.
Grand Prix national EcoQuartier 2009, ce quartier a mis l'accent sur les énergies renouvelables. 1.000m² de capteurs solaires thermiques ont été installés, ainsi qu'une centrale photovoltaïque et un système de ventilation « double flux » avec récupération de chaleur. Or un rapport de retour d'expérience réalisé par Enertech pour la SAGES (aménageur de la ZAC de Bonne) et la Ville de Grenoble, publié en avril 2011, relativise le succès de cette opération, en pointe dans la planification et la prévision du contrôle de la consommation énergétique. Les données météorologiques, différentes dans le centre et la périphérie de la ville, le choix du niveau de chaleur, la consommation électrodomestique ou encore le régime d'ouverture des fenêtres ont un impact majeur sur la consommation finale. Ces données, déterminées par le comportement individuel, sont imprévisibles et faussent les prévisions du concepteur.

Florent Detroy | Source LE MONITEUR.FR

25/08/2011 | 14:48

http://www.lemoniteur.fr/191-territoire/article/actualite/859065-les-villes-du-futur-entre-environnement-et-commerce

mercredi 10 août 2011

Les Grandes Ecoles de Commerce : vers la démocratisation

Cet article décrit l'ouverture des écoles de commerce aux étudiants dont les profils sont variés. Ainsi, un élève de DUT ou de BTS peut intégrer une de ces écoles sans passer par la case prépa, qui était autrefois le seul moyen.

fr:École supérieure de commerce de Troyes | École supérieure de co
© WikiMedia (Wikimedia)
Autrefois réservées aux élèves en classe préparatoire, les Grandes Ecoles de Commerce deviennent de plus en plus accessibles aux étudiants dont les cursus scolaires sont divers. En effet, depuis plusieurs années déjà, les étudiants en université, BTS ou DUT, peuvent intégrer une école de commerce sans passer par la case "prépa". Des places y sont spécialement réservées pour ces étudiants qui doivent passer un concours spécifique (Passerelle ou Tremplin ou autre selon les écoles).

Cette dynamique d'ouverture aux étudiants aux parcours divers marque une volonté de la part des grandes écoles de diversifier le profil de leurs élèves. Et même si vous venez de médecine, école d'infirmière ou un autre parcours atypique pour ce genre d'études, il vous est quand même possible de tenter les concours. La démocratisation des écoles de commerce est ainsi en marche. Même si la prépa reste la "voie royale", ces concours restent une opportunité aux étudiants qui n'ont pas pu ou pas souhaité passer par la prépa qui reste quand même réservée aux élèves les plus brillants et les plus motivés.

Et pour ceux qui veulent rentrer dans le vif du sujet juste après le baccalauréat, certaines écoles de commerce proposent des programmes post-bac et commencent aujourd'hui à devenir réputées.

Par : Florian Confirmé en Ecole & universités

http://www.les-experts.com/article-396449-les-grandes-ecoles-de-commerce-vers-la-democratisation.html