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mardi 1 octobre 2013

Etats-Unis : le "shutdown" expliqué en 5 questions

Des exemplaires de la proposition de budget de Barack Obama, au Sénat américain, le 10 avril. | SAUL LOEB/AFP




Comme attendu, démocrates et républicains ne sont pas parvenus à s'entendresur un budget pour l'exercice 2014, qui démarre le 1er octobre. Inéluctablement, le "shutdown" ("fermeture"), c'est-à-dire l'arrêt de plusieurs administrations etservices fédéraux, a donc commencé mardi, aux Etats-Unis, et ce, pour une durée indéterminée – jusqu'à ce qu'un accord bipartisan soit trouvé.

Qu'est-ce qu'une fermeture des administrations implique ?

Ce "shutdown" "aura des conséquences économiques très réelles pour des gens dans la vraie vie, et tout de suite", a prévenu Barack Obama. Concrètement, ce sont les administrations qui sont en première ligne. Au total, 800 000 fonctionnaires – jugés non essentiels – seront mis en congés sans solde, sans garantie de paie rétroactive. Ces derniers sont tenus de n'effectuer aucun travail pendant leur congé forcé, sous peine de lourdes sanctions. Il n'est pas garanti non plus qu'ils toucheront un salaire, même si cela a été le cas chaque fois par le passé. Durant les précédents "shutdowns", le Congrès avait, en effet, adopté une loi remboursant rétroactivement les jours de chômage technique des fonctionnaires.

En revanche, plus d'un million de salariés, considérés comme "essentiels" pour le fonctionnement de l'Etat, devront continuer à travailler. Ceux-là seront obligatoirement payés, mais possiblement avec des retards conséquents. On trouve dans cette catégorie les contrôleurs aériens, les gardiens de prison, les scientifiques des stations spatiales internationales, ou encore les agents des services secrets.

Quatre cents parcs nationaux et musées à travers le pays sont directement affectés – ce qui pourrait se traduire par un impact négatif de plusieurs millions de dollars pour le secteur touristique. De leur côté, les marchés subiront le blocage de la publication d'un certain nombre de statistiques, tandis que les introductions en Bourse pourront être retardées.

Lire : "Etats-Unis : quelles sont les conséquences de la fermeture de l'Etat fédéral ?"

Comment les parlementaires américains en sont-ils arrivés là ?

Ce blocage budgétaire intervient après six mois de bras de fer au Congrès entre démocrates, majoritaires au Sénat, et républicains, majoritaires à la Chambre des représentants.

Voir la chronologie : "Le 'shutdown' paralyse les Etats-Unis"

Tout commence fin mars, lorsque que le Sénat vote le budget 2014. Ce dernier prévoit, entre autres, de réduire le déficit de 1 800 milliards de dollars sur dix ans : deux tiers viendraient de coupes et un tiers de nouvelles recettes.

Farouchement hostiles à toute hausse d'impôts, les républicains tentent alors defaire pression en s'attaquant à l'"Obamacare", surnom de la réforme du système de santé portée par Barack Obama, dont un pan majeur entre en vigueur le 1eroctobre. Le président est clair : il ne cèdera pas sur cette loi – et il n'a effectivement pas cédé.

Après plusieurs heures de débat lundi, aucun accord n'a finalement été trouvé entre les deux partis. En revanche, le volet majeur de l'Obamacare est entré en vigueur comme prévu.

Lire : "Le volet le plus important de l''Obamacare' survit au 'shutdown'"

Y a-t-il eu un précédent ?

Depuis 1976, les Etats-Unis ont connu 17 "shutdowns". La dernière cessation temporaire et partielle des services de l'Etat a eu lieu du 14 au 19 novembre 1995 et du 16 décembre au 6 janvier 1996 (soit 28 jours au total), sous la présidence de Bill Clinton : 280 000 fonctionnaires ont été mis au chômage et 475 000 ont vu leur salaire suspendu. Le coût de cette paralysie a été estimé à 1,4 milliards de dollars de l'époque (environ 2 milliards aujourd'hui).

Là aussi, c'est une réforme du système de santé – Medicare, l'assurance santé pour les plus de 65 ans – qui avait été à l'origine du blocage. L'opinion publique s'était alors retournée contre les républicains, qu'elle jugeait responsables de la pagaille. Quelques mois plus tard, le président sortant était confortablement réélu.

Lire : "Comment le 'shutdown' de 1995 a sauvé Bill Clinton"

Combien le shutdown va-t-il coûter ?

Selon des calculs publiés par les économistes de Goldman Sachs, la fermeture des administrations coûterait environ 8 milliards de dollars par semaine à l'économie américaine. Ce chiffre a été obtenu en examinant les conséquences du "shutdown" de 1995.

De leur côté, les experts de Macroeconomic Adviser estiment que si le blocage budgétaire durait deux semaines, il amputerait la croissance américaine de 0,3 point de pourcentage au quatrième trimestre.

Lire : "Quel sera le coût du blocage budgétaire américain ?"

Quid du débat sur le plafond de la dette ?

C'est une autre échéance, et celle-ci est autrement plus grave : le 17 octobre, le plafond légal de la dette américaine, fixé à 16 700 milliards de dollars, devrait être atteint, selon le secrétaire d'Etat au Trésor, Jack Lew. Les deux camps doivent, d'ici là, s'entendre pour relever ce dernier afin d'éviter au pays de se retrouver en défaut de paiement et envoyer un mauvais signal aux marchés.

Là encore, le débat tourne autour de l'Obamacare. En échange du rehaussement du plafond de la dette jusqu'à la fin 2014, les républicains exigent un délai d'un an dans l'application de la réforme du système de santé, l'extension du pipeline Keystone XL qui doit relier la province d'Alberta, au Canada, à la ville de Houston, au Texas, ainsi qu'un moratoire sur le contrôle des émissions de carbone.


Le Monde.fr | 01.10.2013 à 12h44 • Mis à jour le 01.10.2013 à 16h31

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/01/qu-est-ce-que-le-shutdown_3487655_3234.html#ens_id=1296440&xtor=RSS-3208

La croissance de l’emploi ralentie par les progrès de l’informatique?




Les progrès de l’informatique seraient à l’origine d’une destruction d’emplois durable selon un rapport de deux chercheurs du MIT.

Si depuis Schumpeter le processus de destruction créatrice liée à l’apparition de nouvelles techniques éclipsant parfois des pans entiers de l’économie nous est familier, deux chercheurs du MIT en radicalisent la portée en étudiant les conséquences sur l’emploi de l’essor de l’informatique. Le postulat de Brynjolfsson et McAfee est d’autant plus troublant qu’il affirme que la destruction d’emplois entrainée par la robotique et le développement de logiciels est supérieure à la création d’emplois en retour, il existe un déséquilibre négatif entre les deux dynamiques. En somme le phénomène de déversement d’un secteur à l’autre théorisé par Alfred Sauvy décrivant le transfert d’emplois d’un secteur à l’autre suite à l’émergence de nouvelles techniques ne se vérifie plus aujourd’hui. Ce phénomène s’il s’avérait être durable pourrait conduire à l’émergence d’un nouveau luddisme idéologiquement opposé à un progrès technique destructeur d’emplois.

Une hausse de la productivité associée à une destruction d’emplois conséquente

Les deux économistes pointent la conjonction de deux tendances, selon eux liées, d’une part la hausse de la productivité américaine et d’autre part la destruction continue d’emplois sur la même période coïncidant avec l’essor des techniques liées à l’informatique (robotique, API, Big Data etc). La dégradation du marché de l’emploi américain et dans la plupart des pays développés est marquée : Alors que la croissance du nombre d’emplois aux Etats-Unis se situait aux alentours de 20% depuis la fin des années 1970, la décennie 2000 a vu le marché de l’emploi se contracter de 1%. Comme le résume l’un des auteurs de l’étude, Brynjolfsson : « C’est le grand paradoxe de notre temps, la productivité atteint des niveaux records mais dans le même temps le salaire médian est en chute et l’emploi se contracte. » Selon Brian Arthur, ancien professeur d’économie à Stanford, l’on assiste à l’émergence d’une « économie autonome » où des processus digitaux communiquent entre eux pour donner naissance à de nouveaux processus, réduisant ainsi la centralité du travailleur humain dans la chaine de production et de décision.

Un nouveau paradigme nécessitant une formation adaptée

L’un des facteurs d’explication pointés par les chercheurs est le manque de formation nécessaire pour préparer la transition vers des emplois plus axés sur les nouvelles technologies et nécessitant un profil adapté. On assiste à une polarisation entre la progression d’emplois mieux rémunérés nécessitant toujours une réflexion créative et une capacité à résoudre des problèmes complexes et le besoin tout autant croissant en emplois très peu qualifiés, la classe moyenne incluant des travailleurs effectuant des tâches administratives notamment disparaît peu à peu. Ainsi un développeur d’application permettant de remplir automatiquement une fiche d’impôt peut soudainement voir ses revenus tripler lorsque dans le même temps des milliers de comptables fiscalistes sont defait mis au chômage. On assiste à l’émergence d’une nouvelle classe de « digital losers » ne bénéficiant pas de la même facilité d’accès aux opportunités digitales. Cependant alors que les robots industriels sont simplifiés pour renforcer leur sécurité et leur maniabilité, l’usine, elle, est appelée à se transformer en lieu de travail hybride avec plus de collaboration entre humains et machines. Certaines tâches demeurent exclusivement réalisables par des humains, comme l’explique John Leonard professeur en ingénierie du MIT : « Les humains et les robots travaillent plus efficacement ensemble que séparément, les robots seuls ne peuvent entièrement remplacer les robots. » L’éducation et la formation sont donc deux éléments devant être renforcés et reconfigurés pour partager plus équitablement les gains en productivité de cette transition digitale.

lundi 30 septembre 2013

Les entreprises américaines se tournent vers un investissement plus intensif en R&D




Fonds propres et subventions aideraient les entreprises américaines à maintenir un investissement massif et salvateur en R&D.

Les entreprises américaines ont maintenus leurs efforts en termes de R&D, les investissements passant de 279 à 294 milliards de dollars entre 2010 et 2011 selon une étude publiée par laNational Science Foundation. Et pour cause, Les entreprises américaines finançant ou exécutant beaucoup de R & D ont déclaré des ventes nettes domestiques de 9 milliards de dollars en 2011 selon le BRDIS. Ce montant est significatif mais également nécessaire du point de vue des dépenses employées. Et si le gouvernement fédéral américain est la principale source de financement extérieur (sur 55 milliards d’aides extérieures, 31 ont été apportés par l’Etat dont 26 par le ministère de la défense) une large part des financements provient des entreprises elles-mêmes.

Des financements publics et en fonds propres responsables de millions d’emplois

En effet, 81% des investissements ont été apportés en fonds propres. De manière plus précise, si l’intensité en R&D (rapport entre la performance en R&D et les ventes domestiques) est en moyenne de 3,2% pour les industries manufacturières et de 3,9% pour les non manufacturières, elle monte à 11,8% dans le domaine pharmaceutique, 11,3% dans l’aérospatial et à 9,9% dans l’électronique grand public. Le rapport explose même pour les entreprises d’édition de logiciels (24,4%). Si l’intensité en R&D est tant importante, c’est également car l’emploi est à la clé. En effet, les entreprises présentant un ration en R&D intensif emploient 19,3 millions de personnes aux Etats-Unis. Environ 1,5 millions sont même des emplois directs de recherche et développement. De plus, dans une optique Schumpéterienne, si l’innovation et le numérique sont jugés destructeurs d’emplois, ils sont également porteurs d’espérances en termes de grappes d’innovation. L’investissement en R&D convient donc à la fois aux entreprises voulant bénéficier de nouveaux débouchés et à l’Etat dans l’espoir de créer de nouveaux emplois associés à ces grappes. 
 
Des petites entreprises plus entreprenantes en R&D

Par ailleurs, les petites entreprises américaines (l’équivalent de nos PME) sont liées à 19% de l’activité en R&D. Dans ces entreprises, l’intensité en R&D est de 5%, au dessus de la moyenne nationale de 3%. Elles emploient de manière proportionnelle 19% des postes de R&D. Les entreprises de taille moyenne (à l’échelle américaine) et les grands groupes ne totalisent qu’une intensité de 3% chacun. Cependant, si les grands groupes emploient une proportion non négligeable des postes en R&D, il existe une défaillance de ces postes dans les entreprises de taille moyenne. L’enjeu est d’importance car ces entreprises représentent 50% du PIB du pays. Un meilleur investissement dans ces entreprises pourrait donc être une solution à l’emploi.

Par Pierre-Marie Mateo 30 septembre 2013

Employment growth being stymied by the digital advance?




Progress in information technology may be causing long-term job destruction, warns a report from two MIT researchers.

Coined by Joseph Schumpeter, the term ‘creative destruction’ – basically meaning a process whereby the advent of new techniques wipe out whole areas of the economy – has long been part of our lexicon. Now however, two researchers at MIT are sharpening its focus by studying the impact on employment of the surge in computerization. The research findings of Brynjolfsson and McAfee are all the more troubling since they seem to confirm that job destruction brought on by such advances as software development and robotics is proving to be greater than the job creation which such progress often entails. They point to an overall ‘decoupling’ of the two trends, suggesting that the overspill theory – jobs from one sector being displaced or transferred to another when new technology appears – as formulated by French economist Alfred Sauvy, no longer applies. This trend, if it were to continue, might even lead to the resurgence of a Luddite-type movement ideologically opposed to any technical progress which eliminated human jobs.

Productivity increases coupled with widespread job destruction
The two economists point to the conjunction of two trends, which they believe to be directly linked: on the one hand an increase in US productivity and, in parallel, ongoing job destruction over the same period of time, which also coincides with the surge of IT-related technology – robotics, APIs, Big Data etc. There has been clear overall shrinkage in the job market in the United States and in most other developing countries. While the number of jobs in the US grew by around 20% between the late 1970s and the turn of the century, the decade of the 2000s saw the job market contract by 1%. One of the report’s authors, Erik Brynjolfsson, a professor at the MIT Sloan School of Management, underlines: “It’s the great paradox of our era (…). Productivity is at record levels, innovation has never been faster, and yet at the same time we have a falling median income and the labor participation rate, the share of workers that are in the workforce out of the total population, has fallen off a cliff.” According to former Stanford University economics professor Brian Arthur, we are witnessing the emergence of the ‘autonomous economy’, which involves “digital processes talking to other digital processes and creating new processes”, thus reducing the central role of the human worker in both the production and decision-making chains.

New paradigm calls for appropriate training
One of the factors discussed by the two MIT researchers is the lack of training – vital to prepare people for the transition to jobs which are more focused on the new technologies and require appropriate skillsets – on offer. We are seeing a definite polarization, with on the one hand an increase in well-paid jobs that require creative thinking and the ability to solve complex problems; and on the other hand a growing need for workers to fill very low-qualified jobs. In this situation, middle-echelon jobs, including those involving basic administrative tasks, are gradually disappearing. For example, a software developer who creates a computer program to automate tax preparation might see his income triple in a short space of time, while eliminating the need for countless accountants. Thus we are seeing a new class of ‘digital losers’ who are not able to take advantage of the opportunities afforded by the IT advance. However, now that industrial robots are being simplified and their safety and flexibility enhanced, the factory is also changing into a hybrid workplace featuring increased direct collaboration between humans and machines. Some tasks still remain the exclusive preserve of humans, as John Leonard, Professor of Mechanical and Ocean Engineering at MIT points out: “People and robots working together can happen much more quickly than robots simply replacing humans.” Which means that education systems and training programmes will need to be improved and re-focused if the productivity gains achieved by the transition to digital are to be more fairly shared.

jeudi 19 septembre 2013

Quand les soldats américains s’entichent de leurs robots

L'un des robots utilisés par l'armée américaine pour le déminage.
-The United States Navy/CC-BY-SA 2.0.

Sur les champs de bataille et dans le domaine militaire, l’usage de robots est de plus en plus fréquent. Surtout lorsqu'il s’agit de faire le sale boulot et de détecter des engins explosifs, tâche souvent déléguée aux automates.

Des êtres artificiels dont s’entichent de plus en plus de soldats, qui les assimilent parfois à des animaux de compagnie, les prénomment et les considèrent dans certains cas comme des extensions d’eux-mêmes.

C’est ce que révèle une étude menée sur les soldats américains spécialisés dans le désarmement et l’élaboration de charges explosives, qui ont souvent recours aux robots lorsque la tâche devient trop périlleuse.

“Ils disent qu’ils sont en colère lorsque un robot est désactivé parce qu’il s’agit d’un outil important, mais ils ajoutent souvent ‘pauvre petit’ ou disent qu’ils ont organisé un enterrement pour lui”, affirme Julie Carpenter, qui a mené l’enquête sur 23 de ces soldats spécialistes des armes chimiques, biologiques ou radioactives, têtes nucléaires comprises.

Nombre d'entre eux ont déclaré qu’ils donnaient à leurs robots des noms de célébrité, ou les prénommaient comme leur femme ou petite amie. Preuve de l'affection des soldats pour leurs automates : aucun n’a reçu le petit nom d’une ex-conquête.

“Ils savent qu’il s’agit d’un outil, mais en même temps, des formes de réponses indiquent qu’ils interagissent avec le robot de la même façon qu’il le font avec des êtres humains ou des animaux”, précise cette doctorante à l’université de Washington. Ces machines “sont des outils primordiaux qu’ils conservent, sur lesquels ils comptent et dont ils se servent quotidiennement. Ce sont également des outils (...) qui peuvent agir comme des doublures pour un membre de l’équipe”,ajoute-t-elle.

Julie Carpenter souligne le risque potentiel engendré par cette empathie sur le champ de bataille. “Si vous vous sentez attachés à quelque chose, cela affectera votre prise de décision”, prévient-elle.

L’affection des soldats envers leurs robots pourrait grandir. Car si pour l’instant, ces machines ne ressemblent à rien d’humain, l’armée américaine envisage de les doter d’une apparence plus humaine ou animale.

19 septembre 2013

mercredi 18 septembre 2013

USA : Le secteur high-tech joue un rôle majeur dans la création d’entreprises et d’emplois




Une étude publiée récemment analyse la part prépondérante du secteur des hautes technologies dans la création totale d’entreprises et d’emplois aux Etats-Unis.

Sur les trente dernières années, le secteur des hautes technologies a vu se créer 23% d’entreprises en plus que la moyenne du privé. Ce chiffre monte par ailleurs à 48% si l’on ne considère que les entreprises des technologies d’information et de communication (TIC). Il s’agit de quelques-unes des observations principales révélées par le rapport publié en août par Engine et la fondation Kauffman. Les entreprises de ce secteur font aussi mieux que les autres en matière de création d’emplois. En effet, celles avec un taux élevé de travailleurs en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques ont un taux de création d’emplois de 1,8%. Le rapport explique en partie cela par la dynamique « up-or-out » présente dans ces entreprises, c’est-à-dire soit un échec rapide après la création de ces dernières, soit au contraire une forte croissance et donc des embauches.

La création d’emplois augmente après les premières années

De manière générale, même dans le cas d’une réussite, la création d’emplois met quelques années à décoller en moyenne : en effet, la création nette est atténuée par les échecs d’autres jeunes entreprises. Toutefois, d’après l’étude, dans ce secteur, la croissance des jeunes entreprises réussissant suffit à faire plus que compenser les échecs des autres. Ce qui n’est pas le cas dans les autres secteurs ou la création d’emplois dans les premières phases de développement d’une entreprise ne compense pas les pertes. Et la différence entre le domaine des hautes technologies et les autres se creuse également une fois ces premières phases de développement passées. En effet, le taux de création d’emplois une fois la phase développement dépassée est égale à plus du double que celui des autres secteurs. Cette situation favorable se reflète dans le niveau d’emploi des hautes technologies et des TIC, bien supérieur à celui du privé dans son ensemble.

Un secteur qui s’implante différemment

De plus le domaine high-tech a de fortes retombées locales puisqu’il représente à lui seul 60% des dépenses privées en Recherche et Développement. Pour preuve de ces retombées, il a été remarqué que sur le long terme la création d’un poste dans ce secteur des high-techs était associée à quatre autres dans les services de l’économie locale. Si les entreprises cherchent souvent à s’implanter dans des hubs technologiques ou des grandes villes, la croissance des startups high-tech ou des TIC a été plus forte dans les régions à faible densité. Ceci alors que c’est l’inverse qui se produit pour les entreprises des autres secteurs. Quand il s’agit de se positionner dans des petites villes, les startups high-tech privilégient celles où il y a des activités aérospatiales ou du domaine de la défense, ou bien celles où se trouvent des centres de recherches universitaires importants.

dimanche 15 septembre 2013

Un laser capable de détecter 15 nanogrammes d’explosifs à dix mètres

© D.R.
L’instrument mis au point à l’université du Michigan (Etats-Unis) utilise un laser de faible puissance pour détecter à distance des quantités infimes d’explosifs sur des vêtements, des bagages, des papiers… Une compagnie aérienne s’est déclarée intéressée pour les contrôles de sécurité dans les aéroports.

A dix mètres de distance, il détecte et localise la présence de quelques nanogrammes d’une substance explosive sur un vêtement, un papier, ou un plastique. Cet instrument basé sur un laser de basse puissance (10 mW) pourrait donner naissance à une nouvelle génération de systèmes de contrôle pour les bagages et les voyageurs dans les aéroports.

Les chercheurs de la Michigan State University ont mis au point une technique, baptisée SB-SRS (Single Beam Stimulated Raman Scattering), qui avec un seul faisceau laser produit deux impulsions. L’une stimule la molécule recherchée, l’autre sert de référence. La lumière diffusée par la surface visée est recueillie par des photodiodes et analysée.

Cette méthode permet de détecter des quantités infimes (quelques milliardièmes de grammes), même sur des supports chimiquement complexes (tissus, papiers, polymères). Elle donne aussi une image de la surface qui contient les particules recherchées. Le tout en environ 20 millisecondes. Les chercheurs ont fait des essais avec du nitrate d’ammonium : 100 microgrammes dispersés non uniformément sur une surface d’un cm2 de coton, ou de plastique. Ils ont aussi fait des tests avec la même quantité de TNT sur du coton. D’après leurs essais, avec un laser de 10 mW, ils peuvent détecter une particule d’explosif de 15 nanogrammes.

L’appareil, aujourd’hui au stade du laboratoire, devrait pouvoir être intégré en un instrument industriel compact.

Par Thierry Lucas - Publié le 15 septembre 2013, à 12h54

jeudi 12 septembre 2013

What career do teens want? 'I don't know,' many say


Chris O'Meara / AP
U.S. students are becoming more disinterested in STEM careers, a new study shows. Students work in the operating rooms at the University of South Florida's Center for Advanced Medical Learning and Simulations Center in Tampa, Fla.


U.S. teens are losing interest in the careers of the future -- science, technology, mathematics and engineering -- but many are simply saying "I don't know" when it comes to what they want to be when they grow up, a new study shows.

The study comes as educators, the federal government and businesses decry the lack of so-called STEM skills among recent grads, raising concerns that America is falling behind in the tools it will need to grow the economy and create jobs in the 21st century.

A national sample of teenagers ages 14 to 18 found a 17 percent drop off in interest in jobs in the STEM or medical fields, the study co-sponsored by non-profit youth organization Junior Achievement found.

Of the 1,025 teens surveyed, 30 percent of the boys and 16 percent of the girls indicated some interest in STEM careers. A year ago, 41 percent of the boys and 21 percent of the girls were on board. Medical-related jobs (including doctor, nurse, dental hygienist and other jobs) also took a hit dropping to 13 percent from 30 percent a year ago.

(Read more: Jobs skills gap: The basics become a problem)

Teens were allowed to answer "yes" to more than one category when asked what type of field they'd like to work in, so the overall total exceeds 100 percent. Other options include public service (17 percent), the arts (14 percent), entrepreneur (12 percent), business or law (11 percent) and sports (9 percent). A new category in the survey this year, "I don't know what kind of job I want to do after school" drew 15 percent, while "Other" garnered 11 percent.

The 2013 Teens & Careers survey was co-sponsored by Junior Achievement, ING U.S. Foundation and conducted by GfK Public Affairs & Corporate Communications. The survey's margin of error is +/- 3 percent at the 95 percent confidence level. JA has been doing the survey in some format since 2002, but only polled its own members until 2009 when it switched to a national sample of randomly selected teens.

The waning interest in the STEM jobs may prove worrisome amid other reports of work force unpreparedness.

"The info that's out there is not reaching the kids in terms of the career options that are out there for them," said Jack Kosakowski, the president and CEO of Junior Achievement USA, which trains students in work force readiness, entrepreneurial skills and financial literacy.

Kosakowski said schools and parents need to talk to students early to make sure they don't grow up with champagne taste and only a beer budget. "Money is the new birds and the bees talk," he said.

(Read more: Gen Y managers perceived as entitled, need polish)

Nicole Smith, a research professor and senior economist at Georgetown University, agreed there is a lack of understanding among students about which majors are likely to churn out students with low earning prospects, especially if they don't continue to graduate school.

"We know where the jobs are," she said. "A lot of the young adults just don't have the available information."

Smith urged universities to make potential earnings expectations more clear to its students, even if that means "we have to talk about the majors that don't work."

STEM, health care and community service jobs will be the fastest growing occupations through 2020, but also will require high levels of post-secondary education, according to the Help Wanted reportshe worked on for Georgetown's Center on Education and the Workforce.

But she said it's not all about STEM. "There's still hope for the English majors," she said, noting that even Google and Apple have a lot of liberal arts majors among their ranks. They just have to rethink how to market their soft skills, such as critical thinking and inductive reasoning. "That's where liberal arts majors have the strength," she said.

The release of the Teen Survey showing less interest in STEM careers coincides with a report this week by the U.S. Census Bureau showing that women, who make up half the work force, account for only 26 percent of STEM jobs. The Census numbers also revealed that men with a bachelor's degree in science or engineering and employed full time, year-round in STEM occupations earned $91,000 on average, compared with women who made $75,100.

(Read more: Want to Save the American Dream? Then Start Here)

Solving the work force problem isn't as simple as putting more career counselors in schools, as those numbers have actually gone up in recent decades. The national ratio of counselors to students has improved to 471:1 in 2011 from 588:1 in 1986, according to National Center for Education Statistics.

"While the numbers have grown over the years, so have the needs of students and the things schools are being asked to do," Jill Cook, the assistant director of the American School Counselor Association told CNBC. Ideally, that ratio should drop to 250:1, she said.

More information is available at the Department of Labor's guide to occupations and their expected income levels.

—By CNBC's Amy Langfield. Follow her on Twitter @AmyLangfield.

L’approche Citizen Science ouvre la recherche scientifique au grand public




En s’appuyant sur le potentiel des réseaux sociaux, les scientifiques collaborent avec des particuliers pour mener leur travail de recherche à grande échelle.

Le Citizen Science, cette méthode qui vise à décloisonner la recherche traditionnelle en laboratoire et libérer les données récoltées après leur analyse connait un succès croissant aux Etats-Unis et constituait le thème d’une conférence réunissant plusieurs chercheurs californiens au Commonwealth club de San Francisco.

Pour réconcilier grand public et démarche scientifique, des équipes de chercheurs font appel à des particuliers qui récoltent des données issues de leur environnement. Afin d’optimiser le potentiel des volontaires, les chercheurs s’appuient sur des réseaux sociaux dédiés mais maintiennent un contrôle permanent de la qualité des données récoltées. Cette approche prend une dimension civique aux Etats-Unis, récemment la Maison Blanche a ainsi choisi d’attribuer conjointement son Champion of Change Awards à 12 acteurs issus du mouvement Citizen Science.

Le crowdsourcing de recherches scientifiques

La Citizen Science reprend des pratiques issues du crowdsourcing déjà employées par de nombreuses industries pour améliorer en continu la qualité de leurs produits.Par exemple TheGreat Sunflower Project est l’un des premiers projets lancés à l’échelle nationale des Etats-Unis et vise à récolter des informations sur le processus de pollinisation, d’autres se concentrent sur des enjeux de santé publique comme American Gut en collaboration avec le Human Food Projectqui vise à comprendre l’impact des bactéries sur la santé des américains.

Ces nouvelles possibilités permettent de mener des expériences à grande échelle et à coût réduit, comme l’affirme Gretchen LeBuhn, professeure à l’origine du Great Sunflower Project: “Grâce aux citizen scientists il est tout à fait possible de récolter des données localement et à grande échelle.” Tout particulièrement dans le cadre d’études biologiques ou météroologiques, cette récolte de données locale fonctionne à la manière des smart grids: comme un maillage intelligent et réactif faisant remonter en permanence de l’information mise à jour aux chercheurs.

Des réseaux sociaux dédiés

La Citizen Science replace les méthodes et le vocabulaire scientifiques parfois méconnus dans le quotidien des utilisateurs grâce à un engagement constant à travers des réseaux sociaux dédiés. Différents projets utilisent des réseaux traditionnels pour mobiliser de nouveaux volontaires, par exemple Meetup permettant de toucher des amateurs intéressés par une démarche scientifique déjà constitués en groupe ou d’autres géants (Twitter,Facebook etc). Mais les chercheurs collaborent également avec des développeurs pour rendre la conversation interactive voire ludique, Foldit qui explore les différentes combinaisons possibles de protéine, a développé une application sous forme de puzzle permettant aux joueurs de tenter de résoudre des combinaisons que les ordinateurs ne peuvent interpréter. Cette démarche enrichit également les volontaires, ceux-ci au terme d’un programme de collecte de données ont une meilleure apprehension de leur environnement et peuvent modifier leur quotidien en conséquence.

lundi 26 août 2013

Internet of Everything : principal enjeu économique pour le secteur privé




Alors que l’Internet of Everything s’apprête à réaliser plus de 14 trillions de dollars sur l’ensemble de la décennie prochaine, quelles stratégies les entreprises doivent-elles adopter pour affronter à ce changement industriel ?

L’Internet of Everything (IoE) qui consiste à connecter les personnes, les processus, les données et les objets, représenterait un enjeu économique total de 14, 4 trillions de dollars sur 10 ans (de 2013 à 2022). C’est en effet ce qui révèle un nouveau rapport d’étude de Cisco, qui repose sur une enquête menée auprès de 7500 décideurs commerciaux et informatiques du secteur privé dans 12 pays du monde. Et même si plusieurs transitions technologiques sont pour l’instant toujours en cours afin de faire émerger l’IoE, telles que l’Internet des objets, le Cloud Computing ou encore le Big Data, il reste important que les dirigeants gardent à l’esprit l’ensemble des bénéfices qu’un tel changement va pouvoir engendrer sur leurs entreprises. Ainsi, Cisco a identifié 5 secteurs où l’application de l’IoE créera des valeurs substantielles au cours de la décennie prochaine.

5 secteurs à transformer et 2 opportunités à saisir

En premier lieu, elle permettra de réduire les dépenses et les coûts liés aux ventes des produits et aux chaînes d’approvisionnement en augmentant l’efficacité du système d’administration et en optimisant les capitaux d’entreprises. Ensuite, elle améliorera la productivité des employés et offrira aux consommateurs de nouvelles expériences. Enfin, l’IoE devrait accroître le retour sur investissement des innovations et réduire les délais de commercialisation des nouveaux produits. Parallèlement, l’étude montre qu’il existe essentiellement deux manières pour les entreprises de tirer profit de l’IoE : en connectant tout ce qui est jusqu’à présent non-connectés et en prenant les parts de marchés des entreprises concurrents, moins capables de se transformer et de capitaliser sur la transition vers le marché d’IoE.

L’état du marché mondial de l’IoE

L’enquête révèle par ailleurs que les entreprises des marchés développés tirent la plus grande partie du profit du marché de l’IoE pour l’instant, avec l’Allemagne arrivée en premier et le Japon en deuxième position. Ceci s’explique par le fait que beaucoup de sociétés des pays développés ont investi massivement dans l’informatique et possédé une vaste expérience dans l’implémentation de différents types de technologie, telles que l’automatisation industrielle, les capteurs analytiques, etc. Néanmoins les pays émergeants croient davantage en leur capacité à tirer parti de l’IoE. Sur une échelle de 1à 10, les dirigeants des entreprises implantés dans des pays émergeants ont donné un score moyen de 7,8 contre 6,7 pour ceux des pays développés. En guise de résumé, Cisco estime que si les technologies sont essentielles, ce sont pourtant les personnes et les processus qui font la différence.

Par Ruolin Yang 26 août 2013

vendredi 23 août 2013

Gaz de schiste et coût du travail : les secrets de la compétitivité américaine

© .RGB. - Flickr - C.C.
Avec un coût de production industrielle de 8 à 16 % moins élevé que dans les grandes économies industrialisées, les Etats-Unis deviennent le pays "low cost" de l’occident. Grâce au faible coût du travail et au gaz de schiste.
La compétitivité de l’industrie américaine croît sans cesse depuis 2005. Conséquences : les exportations du pays sont au plus haut depuis 50 ans et lesEtats-Unis connaissent une vague de réindustrialisation avec la ruée de grands groupes comme Toyota, Honda, Siemens ou encore Michelin. Selon une étude du Boston Consulting Group, le pays pourrait ravir, d’ici à 2015, 70 à 115 milliards de dollars d’exportations aux autres grands pays industrialisés, en particulier l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et le Japon. Face à ces pays, les Etats-Unis possèdent deux principaux avantages : le coût du travail et le coût de l’énergie.

Le coût du travail américain est 16 % moins élevé qu’au Royaume-Uni, 18% moins élevé qu’au Japon, 34 % moins élevé qu’en Allemagne et 35 % moins élevé qu’en France et en Italie. Principale raison de ces écarts, selon le cabinet : "Il est plus facile et moins coûteux aux Etats-Unis (…) d’ajuster la dimension de la force de travail pour répondre à l’environnement du business." Comprendre : les conditions des plans sociaux sont plus simples, ce qui constitue "une considération majeure quand une société industrielle décide où faire un investissement à long terme en matière de capacité manufacturière", expliquent les analystes. A cela s’ajoute le fait que les salaires sont plus bas et que les usines bénéficient beaucoup des nouvelles technologies numériques diminuant la masse salariale.

LA MAÎTRISE DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Pour ce qui est de l’énergie, le pays bénéficie "des progrès technologiques rapides en matière de fracturation hydraulique". Il donne accès dans des conditions économiques favorables aux réserves de gaz de schiste. D’une part, les entreprises américaines bénéficient d’un prix du gaz 2,6 à 3,8 fois moins élevé que dans les autres pays industrialisés. Indirectement, le pays est passé d’une électricité produite au charbon à une électricité au gaz. Ainsi, l’électricité est 61 % plus chère en France, 92 % plus chère au Royaume-Uni, 107 % plus chère en Allemagne et 135 % plus chère au japon.

En prenant en compte ces facteurs, en 2015, les coûts de productions manufacturières, par rapport aux Etats-Unis, seront 8 % plus élevés au Royaume-Uni, 10 % plus élevés au japon, 16 % plus élevés en Allemagne et en France et 18 % plus élevés en Italie. Les principaux secteurs bénéficiaires sont les transports, le secteur énergétique, la chimie, l’informatique, l’électronique, la mécanique et la métallurgie. Si les Etats-Unis deviennent le pays "low cost" des pays industrialisés, le coût de la production industrielle y est toutefois encore supérieur de 5 % à celui de la Chine.

Par Ludovic Dupin

Publié le 22 août 2013, à 12h33

Les américains prefèrent désormais leurs plateformes numériques à leurs téléviseurs




Les tablettes et téléphones portables deviennent la première source de médias aux Etats-Unis, détrônant le poste de télévision et menaçant également la place des ordinateurs.

Alors que son déclin est annoncé régulièrement depuis quelques années, il semblerait que la télévision ait bel et bien été détrônée par les autres canaux de diffusion numériques selon une enquête publiée par le cabinet d'études eMarketer. Alors que 20% des Américains n'ont toujours pas accès à internet, l’audience télévisuelle vient d’être dépassée par la consommation de contenu en ligne La méthode utilisée élargit le champs de définition du temps de consommation global en valorisant l’utilisation multitâches. Par exemple, l’utilisation simultanée d’un appareil mobile et d’un poste de télévision pendant une heure sera comptabilisée comme deux heures de consommation médias. Ce changement de méthodologie aide à percevoir la manière dont le mobile s'insère dans les habitudes de consommation comme un flux continu de contenu.

Une croissance tirée par le mobile et l'usage multitâche

Ce déclassement de la télévision s’explique en premier lieu par la multiplication des plateformes mobiles alternatives favorisant une consommation fragmentée et multitâche. Un adulte américain passe en moyenne 5 heures par jour en ligne sur un appareil digital (tablette, téléphone, ordinateurs etc.) contre 4 heures et 30minutes devant un écran de télévision. Ce constat correspond à une tendance de fond, le temps passé devant la télévision enregistrant une baisse régulière depuis 2012 alors que la consommation de médias digitaux est en augmentation de près de 16% cette année. La part de croissance la plus soutenue provient de l’ensemble des plateformes mobiles avec une moyenne de 2 heures et 20 minutes passées sur des tablette, téléphones portables(en excluant le temps de communication vocale) alors que cette consommation représentait à peine 20 minutes par jour en 2010.

Une reconfiguration des contenus télévisuels vers un usage connecté

Le rapport ne conclut pas sur le déclin assuré des contenus télévisuels. Ce changement dans les modes de consommation s’explique par une disponibilité croissante d’autres plateformes concurrentes permettant un usage plus fragmenté des médias. Le contenu produit pour la télévision trouve un usage en ligne, exemple de CBS qui développe activement sa plateforme en ligne et continue de voir ses revenus augmenter avec plus de 11% d'augmentation le semestre dernier. Une première réponse de ces producteurs est la stratégie de TV Everywhere, rendant accessible le contenu télévisuel à tout moment sur une multitude de plateformes mobiles. Par ailleurs la consommation multitâches devrait encourager le développement de la télévision connectée, mutualisation ainsi les fonctions traditionnelle du petit écran et la connectivité des appareils mobiles. Avec le développement d’accessoires adaptés comme la clé wifi de Google,Chromecast, on peut envisager une reconversion rapide des postes en écrans connectés.

Par Tomas Meyer 

jeudi 25 juillet 2013

Test. Etes-vous fait pour être entrepreneur?

Aux Etats-Unis, la Small Business Administration (SBA) propose à tout candidat à la création d'entreprise un bref test d'aptitude au métier d'entrepreneur. Voici les 6 questions-clés à vous poser avant de foncer tête baissée dans l'aventure... Et vous éviter de faire fausse route si vous n'êtes pas fait pour le job!

Créée dès 1953 par le Congrès des Etats-Unis, la Small Business Administration (SBA) conseille, finance et aide les créateurs d'entreprise et les petits entrepreneurs. Elle a élaboré un questionnaire très simple pour tester sa vocation d'entrepreneur. DR






1. Etes-vous à l'aise à l'idée de prendre des risques?

L'entrepreneuriat implique de vivre avec l'incertitude. Fuyez-vous l'incertitude à tout prix dans votre vie ? Si oui alors la création d'entreprise n'est peut être pas la meilleure solution professionnelle pour vous. Si par contre vous aimez le frisson que procure la prise de risque calculé alors lancez-vous !
En gardant en tête qu'être votre propre patron signifie aussi que vous serez seul pour prendre les décisions difficiles.

2. Avez-vous le goût de l'indépendance?

Les entrepreneurs doivent prendre et assumer par eux mêmes de nombreuses décisions au quotidien. Si vous estimez que vous ne pouvez faire confiance à vos intuitions, et si vous ne craignez pas les refus, alors il y a des chances que pour le métier d'entrepreneur vous convienne.

3. Avez-vous des talents de persuasion?

Vous pouvez avoir l'idée la plus géniale au monde, si vous n'êtes pas capable de convaincre des clients, vos employés et vos partenaires éventuels, le métier d'entrepreneur risque d'être pour vous un trop gros challenge.
Si au contraire vous aimez parler en public, si vous savez engager la conversation facilement avec de nouvelles personnes, si vous savez bâtir des arguments convaincants et fondés, vous êtes en passe de faire de votre idée un succès.

4. Maîtrisez-vous l'art de la négociation?

Comme jeune entrepreneur qui démarre son business vous allez devoir négocier à peu près tout : depuis termes d'un contrat jusqu'au taux d'intérêt d'un prêt. De subtils talents de négociateurvont vous aider à économiser de l'argent et aider à faire décoller votre affaire facilement.

5. Êtes-vous créatif?

Êtes-vous doué pour trouver toujours des idées nouvelles ? Notamment quand surgissent des difficultés, savez-vous imaginer de nouvelles solutions ? Les entrepreneurs doivent être capables de penser de manière créative. Si vous êtes assez perspicace pour saisir les avantages et les nouvelles opportunités, alors l'entrepreneuriat peut être pour vous une bonne solution.

6. Avez-vous le soutien de proches et un bon réseau professionnel?

Il est très important pour l'entrepreneur qui se lance d'avoir le soutien moral de ses proches. Avant même de démarrer votre entreprise vous devez avoir en place une solide structure d'appui. Assurez-vous du soutien moral de votre famille, de vos amis. Les premiers mois de démarrage de votre entreprise vous allez devoir prendre des décisions très importantes. Si vous n'avez pas un réseau professionnel de gens pour vous aider dans vos démarches, vous devez chercher un parrain : un chef d'entreprise aguerri qui a effectué le parcours que vous entreprenez avant vous et qui va vous servir de mentor.

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 25/07/2013 à 05:00

En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/avant-de-se-lancer/test-etes-vous-fait-pour-etre-entrepreneur_42324.html#i5ouK2KkSeIJGUfi.99

Les ingénieurs français vont enfin être reconnus aux Etats-Unis

Les ingénieurs français vont enfin pouvoir postuler à des postes aux Etats-Unis requérant un "Master of Science". Jusqu'ici, ils ne disposaient que d'un "Bachelor of Science", en raison des trois années passées en école, les deux années de prépa comptant en quelque sorte "pour du beurre".

Hier encore, les ingénieurs français ne pouvaient prétendre, aux Etats-Unis, ne posséder qu'un "Bachelor of Science" et non un "Master of Science". Seulement les études au sein de l'école d'ingénieurs étaient prises en compte, les deux années de classe prépa ne comptant pas… Celles-ci étaient en effet considérées comme un cursus propédeutique. Mais, à présent, l’AACRAO, association regroupant les responsables des admissions des universités américaines, reconnaît aux ingénieurs français leur grade de "Master of Science".

Une réelle avancée permise par l'Ambassade de France

Il s'agit d'une réelle avancée, permise notamment par l'influence l’Ambassade de France aux Etats-Unis et du Campus France USA. En effet, le "Bachelor of Science" qui devient un "Master of Science" permet aux ingénieurs français d'avoir droit à certains types de visa ou d’emploi, ouverts uniquement aux bac+5. Ils peuvent désormais plus facilement accéder à un doctorat, chose autrefois très complexe avec un "simple" Bachelor.

Une reconnaissance grâce au processus de Bologne

En 1999, un décret avait pourtant bien stipulé que le grade de Master était conféré, en France, aux titulaires d'un diplôme d'ingénieurs. Au niveau européen, le processus de Bologne avait également permis de faire reconnaître la licence (bac+3) comme un bachelor américain (bac+4), et le master européen (bac+5) comme un master américain (bac+6). Mais les grandes écoles de commerce et d'ingénieurs, qui n'étaient pas post-bac, avaient bien souvent des difficultés à valoriser leur master, perçu comme un bachelor.

Orientations
Mis en ligne le Mercredi 24 Juillet 2013

mardi 23 juillet 2013

The White House pushes for higher-performance connectivity in classrooms




Equipping all United States classrooms with a high-speed Internet connection is now a White House priority.

Technology innovation in the education sector is in full swing. Connected tablets, apps that enable shared note-taking, real-time student assessment softwarestartups are overflowing with such ideas to shape the school of the future, and many teachers are enthusiastically adopting these tools. A majority of teachers indicate that both they and their students are now using mobile phones and tablets in class to carry out learning assignments and perform other tasks. The only hiccup appears to be the lack of high-speed connectivity in US classrooms. In order to address this problem, President Obama recently launched the ConnectED initiative.

ConnectED’ schools and libraries

According to the White House, fewer than 20% of US teachers believe that connectivity in their schools meets their teaching needs. The White House warns that lack of high-quality Internet access in schools puts students at a disadvantage. Accordingly, in June, Barack Obama launched the ‘ConnectED’ initiative, setting out a clear objective. “The ConnectED initiative will, within five years, connect 99% of America’s students to the digital age through next-generation broadband and high-speed wireless in their schools and libraries,” states the White House website. The US President also sees bringing high-quality connectivity into the national education system as a way of supporting both established companies and startups that are developing the educational tools of tomorrow.

FCC moves into action

In the latest move, on 19 July, the Federal Communications Commission began the process of restructuring the ‘E-Rate’. This federal educational technology program, set up in 1997 to provide financing for Internet infrastructure in schools, has already led to all US classrooms being equipped with an Internet connection. The new step is intended to bring about better connectivity on a national scale, especially by giving schools and libraries access to the financing they need and by simplifying the funds allocation process. In a published statement, the US President expressed great enthusiasm for the initiative and the FCC move, which should help to make “21st century classrooms available to every student in America.”

By Alice Gillet July 22, 2013

Les MOOC, outil de formation continue et canal de recrutement pour l’entreprise




Initialement développés à des fins éducatives, les MOOC se révèlent également un outil précieux pour le monde de l’entreprise.

Les MOOC ("Massive Open Online Courses" ou Cours de masse ouverts en ligne) se sont énormément développés au cours des dernières années, grâce aux tentatives de start-up comme Coursera et Udacity de démocratiser l'accès à l'enseignement supérieur. Grâce à lareconnaissance par les universités américaines du potentiel des cours en ligne comme solution aux problèmes de l'enseignement public, les MOOC se sont développés en tant que compléments légitimes de l'enseignement supérieur. En d'autres mots, le développement rapide de cette tendance a pu démontrer la valeur des MOOC, non seulement pour les étudiants, mais aussi pour les entreprises et leurs employés, qui ont également saisi ces opportunités de formation à distance. Grâce à leur grande accessibilité, les MOOC visent désormais les entreprises, et se présentent comme un atout sur le plan du recrutement et de la formation continue.

Plates-formes de formation continue adaptées aux besoins des entreprises…

Les MOOC s'adressent en effet directement aux entreprises, proposant leurs plates-formes de formation sur mesure (Udemy for Organisations). Ils leur permettent de gérer des cours de formation continue proposant des contenus spécifiques à l'entreprise et de contrôler les progrès des employés, tout en conservant la structure de base d'une start-up. Les firmes faisant régulièrement appel à des programmes internes de formation continue ne devraient pas hésiter à encourager leurs employés à utiliser les MOOC comme moyen d'acquérir et de garder à jour des compétences professionnelles. Grâce à leur flexibilité, ces programmes de formation en ligne - qui peuvent être adaptés aux besoins des employeurs et des employés - représentent pour les entreprises un moyen extrêmement efficace d'évoluer rapidement et de rester concurrentielles. Pour les employés, les MOOC sont déjà utilisés en tant que moyen abordable et efficace de poursuivre des études tout en travaillant, et d'aiguiser leurs compétences professionnelles et leurs ambitions.

et programmes de recrutement permettant de détecter les talents

En plus de leurs cours, certaines start-up de MOOC telles que Udacity ou General Assembly, ont mis sur pied des programmes de recrutement, facilitant le processus d'embauche, tant pour les étudiants que les entreprises. Ces programmes identifient les besoins des entreprises en termes de compétences, et leur fournissent une connexion rapide et facile avec les étudiants à la recherche d'un emploi, et qui ont acquis certaines compétences via les cours en ligne. D'autres start-up s'occupent de la promotion de leurs étudiants et permettent aux entreprises de détecter de nouveaux talents. Par exemple, MakeGamesWithUs enseigne aux étudiants comment créer des applications de jeu et les publient pour qu'ils "brillent dans les magasins d'apps" et soient remarqués par les recruteurs. De leur côté, les entreprises souhaitant se connecter avec les nouveaux talents "en ligne" peuvent développer leurs propres stratégies de recrutement comprenant entre autres des programmes d'embauche proposés par des start-up spécialisées en MOOC.

Par L'Atelier - San Francisco 23 juillet 2013

samedi 20 juillet 2013

Many Countries Think China's Economy Is The World's Most Powerful

China hasn't surpassed the U.S. in economic size just yet -- but a new poll shows that a majority think it's already happened.

Shannon Stapleton/Reuters

The question of if and when China will take America's place as world's largest and most powerful economy has inspired a lot of debate. U.S. intelligence analysts predict it will happen by 2030; according to OECD estimates, it could be as early as 2016. Going by Chinese estimates, the country's economy might not surpass the U.S. at any point this century.

As for the general public's opinion, China has already overtaken the U.S. as the world's largest and most powerful economy, or will soon. Since the financial crisis, an increasing number of people around the world believe China has surpassed the US, according to a yearly survey (pdf) by the Pew Research Center.

This year's poll of about 38,000 people found that in 23 of 39 countries surveyed, a plurality of respondents said they believed China would or had already replaced the U.S. as the world's no. 1 superpower. Looking at 20 countries polled in 2008 and then again this year, Pew found that the percentage of those who placed China in the top spot went up in all but one country (Mexico). The median percentage of people (the midpoint in the range of percentages in each of the 20 countries) who view China as top dog in these 20 countries rose to 34 percent this year, from 20 percent in 2008. Meanwhile, the median percentage that named the U.S. fell to 41 percent from 47 percent.

In other words, when comparing 2013′s data with that of 2008, there were more countries in 2013 that had a higher percentage of people who put China in the top spot.

The poll also shows that in terms of image, the so-called U.S.-China rivalry may be something of a zero sum game. Some of the regions where the U.S. is most popular are where China is the least popular, and vice versa.

In Asia, the median percentage of those who viewed China well was 58 percent; compared to 64 percent who were positive about America. The clearest cases in that region are Japan, where only 5 percent viewed China favorably compared to 69 percent who had a positive image of the U.S., and Pakistan where 81 percent liked China but only 11 percent viewed the US in good light.

In the Middle East, only 21 percent viewed the U.S. favorably compared to 45 percent who saw China in a good light. Perceptions of China were the lowest in Europe and Canada, where favorability for the U.S. was high.

Here's a list of all the countries surveyed this year, and where they stand on which country is the foremost global economic power.

vendredi 19 juillet 2013

United States and China: The Image of the Globe's Two Superpowers

Since the 2008 financial crisis, perceptions about the economic balance of power in the world have been shifting, with China increasingly seen as the world’s leading economic power. However, China’s increasing power has not led to more positive ratings for the People’s Republic. Overall, the U.S. enjoys a stronger global image than China.

People are more likely to consider the U.S. a partner to their country than to see China in this way. And respecting individual liberty remains the strong suit of America’s image. Meanwhile, both of these world powers are widely viewed as acting unilaterally in international affairs.

Despite the relatively positive ratings the U.S. receives globally, most believe China will someday become the leading overall superpower.


Released: July 18, 2013

23 of the 39 countries believe China has or will surpass the USA as the leading superpower

Pew Survey finds 23 of the 39 countries believe China has or will surpass the USA as the leading superpower

In 23 of the 39 countries surveyed, majorities or pluralities said China has overtaken or will overtake America as the world's leading superpower. Pew surveyed 38,000 people in March and April.

More have a favorable view of the U.S. compared with China.

* 63 percent have a positive view of America
* 50 percent have a positive view of China.

The U.S. was viewed more positively in every region in the world except the Middle East — where only 1 in 5 respondents had a favorable view of America.





POSTED BY BRIAN WANG AT 7/18/2013

JULY 18, 2013

Les investissements qui peuvent changer l'économie américaine

Un rapport de McKinsey identifie cinq grandes opportunités de croissance et de renouveau pour l'économie américaine.




« Cinq ans après la crise financière, la reprise aux Etats-Unis n'est toujours pas assez forte, avec une croissance du PIB qui oscille entre 1 % et 2 % en rythme annuel chaque trimestre. Il est donc important d'identifier les secteurs où investir pour une croissance à long terme », observe Susan Lund, directeur associé au bureau de Washington de McKinsey et l'un des auteurs d'un nouveau rapport sur cinq approches novatrices (« game changers ») pour les Etats-Unis. Celles qui ont été identifiées par le cabinet de conseil sont susceptibles de gonfler le PIB d'un minimum de 150 milliards de dollars d'ici à 2020 et de créer, pour trois d'entre elles, 1,5 million d'emplois chacune.

Gaz et pétrole de schiste

C'est incontestablement le nouvel Eldorado. Grâce à de nouvelles techniques d'extraction, l'Amérique est devenue exportatrice de gaz et caresse le rêve d'être indépendante d'un point de vue énergétique. Si 1,2 à 1,4 milliard de dollars en infrastructures est nécessaire pour développer cette industrie naissante - ainsi que la mise en place de nouveaux standards environnementaux -, elle a la capacité d'accroître le PIB américain de 380 à 690 milliards d'ici à 2020 et de créer 1,7 million d'emplois.

Commerce de produits à valeur ajoutée

Le déficit commercial des Etats-Unis dans le secteur des industries à haute valeur ajoutée (automobile, transports, chimie, matériel médical, semi-conducteurs et machinerie) a atteint 270 milliards de dollars en 2012. « La croissance de la demande dans les pays émergents est porteuse », souligne Susan Lund. Ces industries profiteront d'une augmentation de leur productivité, d'investissements en innovation et d'un dollar peu élevé. Elles pourraient générer entre 200 et 590 milliards de PIB supplémentaires en 2020 et créer 1,8 million d'emplois.

Analyse du « big data »

A eux seuls, les Etats-Unis génèrent un tiers des données numériques dans le monde. L'analyse avancée de ces données peut améliorer la productivité et modifier la chaîne logistique. « La grande distribution et la finance sont précurseurs dans ce domaine, comme pour le "datamining" dans les années 1990, note Susan Lund, mais les secteurs de l'industrie, de l'éducation et de la santé devraient en profiter également. »Selon McKinsey, la valeur créée pourrait contribuer à hauteur de 325 milliards de dollars de PIB issue de l'industrie et de la distribution, et générer 285 milliards de dollars d'économies d'ici à 2020 dans le secteur public et le domaine de la santé.

Investissement dans les infrastructures

Les Etats-Unis vont devoir augmenter leurs investissements en infrastructures d'un point de PIB pour pouvoir répondre à leurs besoins futurs. Outre l'apport de nouveaux fonds, il est aussi indispensable d'améliorer la productivité des infrastructures (dans la gestion de projets, les appels d'offres et une meilleure maintenance des ouvrages). Cet effet stimulus viendra principalement des Etats et collectivités locales, et ajoutera 1,4 % à 1,7 % de PIB entre 2013 et 2020. Près de 1,8 million d'emplois pourraient être ainsi créés d'ici à 2020. Si l'effort se poursuit, l'impact sur le PIB pourrait atteindre 600 milliards de dollars en 2030.

Education

Outre l'amélioration de la qualité du primaire et du secondaire, que des Etats comme le Texas et le Massachusetts ont privilégiée avec succès, quatre initiatives pourront aider à améliorer l'enseignement supérieur : développer l'apprentissage, aider à ce que les étudiants achèvent leur cycle d'études et soient bien informés des filières porteuses d'emploi, favoriser l'enseignement des matières d'ingénierie et de sciences et continuer à attirer les étudiants étrangers. L'arrivée de jeunes diplômés mieux préparés sur le marché du travail pourrait accroître le PIB de 265 milliards d'ici à 2020.

Par Virginie Robert | 18/07 | 06:00