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dimanche 29 septembre 2013

Payer ses achats avec son portable, c'est possible


Payer avec son téléphone portable, c'est possible.
Crédit: OTS_Jumbo

Les enseignes Jumbo et Manor permettent désormais à leurs clients de régler leurs achats avec leur smartphone.

Coop avait déjà offert à ses clients la possibilité de scanner ses courses directement avec leur smartphone. Aujourd'hui, deux enseignes poussent la technologie plus loin et font de l'appareil un véritable porte-monnaie.

Les chaînes Jumbo et Manor lancent un système permettant aux titulaires de leur carte de fidélité de régler leurs achats via une application mobile. Cette application, gratuite, fonctionne sur iOS et Android.

"Son utilisation est très simple et cependant tout à fait sûre", communiquent ensemble Jumbo et Manor. Lors du règlement à la caisse, l'application génère un code barres unique. Chaque code barre est généré pour le laps de temps d'un paiement. Il est protégé par un mot de passe et ne peut être ni reproduit ni modifié. Aucune donnée personnelle n'y est associée, ce qui exclut toute possibilité d'utilisation abusive via internet. La saisie d'un code NIP est nécessaire pour tout achat d'un montant supérieur à 40 francs.

Pour savoir comment cela fonctionne en détail, regardez les explications de Manor:



mardi 23 juillet 2013

The White House pushes for higher-performance connectivity in classrooms




Equipping all United States classrooms with a high-speed Internet connection is now a White House priority.

Technology innovation in the education sector is in full swing. Connected tablets, apps that enable shared note-taking, real-time student assessment softwarestartups are overflowing with such ideas to shape the school of the future, and many teachers are enthusiastically adopting these tools. A majority of teachers indicate that both they and their students are now using mobile phones and tablets in class to carry out learning assignments and perform other tasks. The only hiccup appears to be the lack of high-speed connectivity in US classrooms. In order to address this problem, President Obama recently launched the ConnectED initiative.

ConnectED’ schools and libraries

According to the White House, fewer than 20% of US teachers believe that connectivity in their schools meets their teaching needs. The White House warns that lack of high-quality Internet access in schools puts students at a disadvantage. Accordingly, in June, Barack Obama launched the ‘ConnectED’ initiative, setting out a clear objective. “The ConnectED initiative will, within five years, connect 99% of America’s students to the digital age through next-generation broadband and high-speed wireless in their schools and libraries,” states the White House website. The US President also sees bringing high-quality connectivity into the national education system as a way of supporting both established companies and startups that are developing the educational tools of tomorrow.

FCC moves into action

In the latest move, on 19 July, the Federal Communications Commission began the process of restructuring the ‘E-Rate’. This federal educational technology program, set up in 1997 to provide financing for Internet infrastructure in schools, has already led to all US classrooms being equipped with an Internet connection. The new step is intended to bring about better connectivity on a national scale, especially by giving schools and libraries access to the financing they need and by simplifying the funds allocation process. In a published statement, the US President expressed great enthusiasm for the initiative and the FCC move, which should help to make “21st century classrooms available to every student in America.”

By Alice Gillet July 22, 2013

jeudi 10 mai 2012

Ce monde dans lequel beaucoup plus de gens ont accès au téléphone portable qu’à l’eau courante ou l’électricité

Publié le 10 mai 2012

Aujourd'hui, dans le monde, plus de gens ont accès au téléphone portable qu'à l'eau courante et à l'électricité. Une situation qui interroge : faut-il y voir l'omniprésence de la société de consommation ? Peut-être pas : le téléphone représente un vrai progrès pour ces gens en brisant définitivement leur isolement.

Somaliens réfugiés dans un camp au Kenya. Crédit Reuters
Atlantico : Les chiffres de différentes enquêtes et études montrent qu’aujourd’hui, il y a plus de gens dans le monde qui ont accès au téléphone portable qu’à l’eau courante ou à l’électricité, qui semblent pourtant être plus vitales. Comment expliquer ce phénomène ?

Bernard Bachelier : Le téléphone portable est un investissement privé. L’eau courante ou l’électricité relèvent au contraire d’investissements publics. Cela nécessite des réseaux d’infrastructures d’autant plus difficiles à développer lorsqu’il faut alimenter des populations majoritairement rurales souvent dispersées sur les territoires. C’est aussi pour cette raison que l’accès à l’eau courante et à l’électricité sont pour l’instant cantonnés aux pays riches et aux zones urbanisées des pays émergents. Ce sont des endroits où le développement de ce type d’infrastructures peut être rentabilisé. Encore un argument qui justifie l’accès au portable d’ailleurs : les réseaux à mettre en place pour couvrir le territoire sont très peu coûteux.
Ces populations qui n’ont pas accès à l’eau courante et à l’électricité ont-elles le même usage du téléphone portable que celles des pays riches ?

Au sein de FARM, une étude a été menée sur l’accès de paysans burkinabés au téléphone portable. Nous nous rendons compte, il est vrai, qu’il y a au sein des populations rurales un fort taux de pénétration du téléphone portable. Il y a cependant des limites : l’abonnement coûte cher. Ils fonctionnent donc avec des cartes limitées en temps de communication qu’ils rechargent au fur et à mesure. Nous sommes loin de forfaits illimités et l’usage reste très circonscrit.

Le premier usage du téléphone portable est un accès à l’information pratique quotidienne : le transport, la banque, la santé, les contacts avec la famille… La vie professionnelle vient ensuite.

La principale utilité du téléphone portable, pour ces populations, est de rompre l’isolement dans lequel elles vivent. Dans les campagnes, c’est un progrès considérable puisque les gens accèdent dorénavant à toutes les informations dont je viens de parler.
Vous évoquez une utilisation professionnelle, pouvez-vous développer ?

Il existe des flottes de téléphones portables qui sont utilisées par les entreprises. C’est le cas pour les coopératives agricoles par exemple. L’organisme diffuse alors des informations via ces téléphones portables, notamment grâce aux SMS. C’est un outil qu’ils utilisent énormément car il est peu coûteux. Ils donnent ainsi toute une série de données sur les dates pour utiliser les engrais, sur les prix des marchandises, sur les offres qui sont faites par leurs différents interlocuteurs …

Il ne faut pas oublier que la plupart des paysans dans ces régions n’ont pas accès aux journaux et à l’information. Pour eux, c’est un moyen d’être moins victimes des négociants lorsqu’il s’agit de négocier les prix sur ce qu’ils produisent. Il n’y a cependant pas encore lieue de s’enthousiasmer outre-mesure car ces outils en sont vraiment à leurs balbutiements et cela fonctionne encore relativement peu. Certains pays commencent à mieux s’en sortir dans ce domaine, c’est le cas de l’Inde ou du Sénégal, notamment parce qu’ils bénéficient d’un taux d’alphabétisation croissant qui reste une prérogative pour accéder à l’information, y compris via les téléphones portables.

Le cas de l’Inde est particulièrement intéressant pour une raison assez simple : il y a beaucoup de paysans et il y a beaucoup d’informaticiens. Ils développent donc des services originaux. Ils mettent en place des plateformes d’information qui diffusent à la fois de l’information technique et de l’information pratique. L’heure n’est pas encore à l’émergence de sites dédiés à de l’information professionnelle. Nous avons là des populations qui sont demandeuses de solutions utiles dans leur quotidien, aussi bien professionnel que familial et social.

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