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jeudi 19 septembre 2013

Concept Grid : "Des réseaux miniatures pour des essais d'envergure"

EDF a annoncé la semaine dernière l'inauguration de Concept Grid, une plate-forme expérimentale unique au monde destinée à anticiper et accompagner l'évolution des systèmes électriques vers les « smart grids ».

Implanté sur le site R&D des Renardières (77), Concept Grid offre la possibilité de conduire grandeur nature des stress tests complexes et en conditions perturbées, qu’il serait impossible de réaliser sur le réseau réel.

Pour coller à la réalité, EDF a reproduit un quartier d’habitation avec 5 maisons de 20m2 chacune, qui incluent des équipements actuels ou anticipent les usages futurs : compteurs intelligents, appareils électroménagers pilotables à distance, pompes à chaleur réversibles, micro-éoliennes, panneaux photovoltaïques, bornes de recharge de véhicules électriques, solutions de stockage...



Avec un investissement de 10 millions d’euros, Concept Grid dispose d’un réseau complet, représentatif du réseau de distribution : 7 km de basse tension, alimenté par 3 km de réseau moyenne tension (20 kV) et deux postes de distribution. Ce sont aussi 120 km de réseau moyenne tension supplémentaires qui peuvent être reproduits virtuellement par des matériels électriques spécifiques.

A mi-chemin entre les essais en laboratoire et les expérimentations sur le terrain, Concept Grid offre de multiples configurations et un champ d’essais étendu. Les expériences menées peuvent concerner la résistance des réseaux électriques, les offres d’effacement, l’intégration des énergies nouvelles ou le stockage d’électricité. Concept Grid permet de tester des matériels comme des offres de service.

Des sources et des charges représentatives des nouveaux usages, et réparties en différents endroits du site, sont raccordées à Concept Grid.

L’intégration des sources d’énergie renouvelables est matérialisée par de nombreux panneaux photovoltaïques et deux micro-éoliennes. Les usages sont représentés par cinq maisons témoins équipées d’équipements domestiques tels que des pompes à chaleur ou des bornes de charges pour véhicules électriques. Concept Grid alimente en outre des plates-formes d’essais, et un bâtiment de bureaux. L’ensemble est complété par la source de puissance BT et un groupe tournant pouvant fonctionner comme une source ou comme une charge. Une large gamme de perturbations peut être créée.

Concept Grid est aussi conçu pour travailler avec des partenaires industriels ou académiques. D’ores et déjà, des partenariats ont été signés entre autres avec Alcatel, l’Institut de recherche du Groupe HydroQuébec (IREQ), Supelec et DERlab, réseau européen d’instituts et de laboratoire de recherche.


Publié le 19/09/2013 à 07:30
© Enerzine.com

http://www.enerzine.com/15/16247+concept-grid---des-reseaux-miniatures-pour-des-essais-d-envergure+.html

mardi 27 août 2013

ELECTRICITE – Le numérique consomme 10% de la production mondiale




Malgré sa petite taille, un smartphone consommerait plus d’énergie qu’un réfrigérateur. Globalement, l’économie numérique consommerait à elle seule 10% de la production mondiale d’électricité selon une étude publiée par le cabinet de conseil en énergie Digital Power Group.

Bluetooth, wifi, 3G, 4G, cloud… si la révolution numérique est partout présente et à toute heure dans notre vie quotidienne, elle est très gourmande en énergie. Au total, elle consommerait 1 500 térawattheures annuels dans le monde, de l’amont à l’aval (de la production du matériel informatique à l’utilisation en passant par les serveurs et les réseaux).

Et ce n’est pas fini, car le trafic internet via les téléphones mobiles devrait décupler dans les 5 prochaines années, selon le rapport de Digital Power Group.

Posté par: Rédaction 

vendredi 19 juillet 2013

L'électricité géothermique pourrait plus que doubler d'ici à 10 ans

Selon une étude de l'ADEME, conduite en collaboration avec les professionnels de la filière géothermie et Capgemini Consulting, le marché mondial de l'électricité géothermique pourrait plus que doubler d'ici à 10 ans.

Les projets de production d'électricité par géothermie présentent toutefois un profil de risque financier et de temps de développement qui nécessitent des savoirs faire spécifiques techniques, commerciaux et des outils de financement appropriés. Disposant de compétences sur l'ensemble de la chaîne de valeur de l'électricité géothermique, la France possède des atouts qu'elle doit maintenant consolider pour élaborer une offre compétitive et exportable.

Tous les continents disposent de ressources géothermiques valorisables pour produire de l'électricité.

Selon l'étude de l'ADEME, le marché mondial de la géothermie électrique peut être segmenté en 40 marchés locaux classés en 6 niveaux de maturité au regard du potentiel géothermique profond, du cadre régulatoire, du niveau d'exploitation et du rôle à l'international : balbutiant, balisé, mûr-prêt à partir, organisé, exploité et exportateur avec base installée.

Avec un savoir-faire bien développé sur la production de chaleur par géothermie où elle occupe une position de leader, la France se situe au 4ème niveau (cad organisé : cadre amont et aval bien régulé) pour la production d'électricité. L'étude prouve que les acteurs français peuvent rapidement, en se fédérant, se mettre en situation d'exportateur pour la production d'électricité par géothermie.



La France dispose, en effet, des compétences sur l'ensemble de la chaîne de valeur, avec des points forts en exploration, ingénierie, équipements, exploitation et maintenance d'équipements énergétiques. Elle doit toutefois renforcer son offre avec un outil efficace de mutualisation des risques exploratoires, pour être présente et active dans les régions à potentiel n'ayant pas encore achevé leur phase d'exploration, comme par exemple en Amérique Latine. Elle doit être capable de répondre à des offres complètes avec un ou plusieurs développeurs français ou étrangers leaders sur leurs marchés. Des groupes de construction peuvent prendre le rôle d'ensembliers-développeurs, notamment en Afrique. Des énergéticiens ou des équipementiers français sont déjà présents sur de grosses installations en Indonésie, au Chili ou au Mexique.

L'exemple de la Caraïbe, un atout pour initier une stratégie française à l'export

Les départements et régions d'outremer insulaires recèlent potentiellement, de par leur contexte géologique, des ressources géothermiques exploitables pour produire de l'électricité. Compétitive par rapport aux solutions classiques de production d'électricité, la géothermie peut contribuer pleinement aux objectifs affichés pour l'outremer en matière de développement des énergies renouvelables : 50 % de l'électricité consommée à l'horizon 2020 et autonomie énergétique en 2030.
[ Illustration article ]

Une stratégie centrée sur les Antilles françaises et l'Arc des petites Antilles, mobilisant des acteurs publics et privés, est d'ores et déjà en cours au travers d'un site en exploitation en Guadeloupe et d'un projet de production en Dominique. Les premiers résultats, positifs, ouvrent la voie aux différents acteurs de la filière en cours de structuration pour le développement de l'offre française.


jeudi 18 juillet 2013

Du supercourant à travers un atome

Un supercourant peut traverser un contact constitué d’un seul atome entre deux électrodes supraconductrices. Une expérience réalisée par le Service de physique de l’état condensé (CEA/CNRS), a mis en évidence les états quantiques électroniques qui transportent ce supercourant. L’expérience, d’une portée générique pour l’électronique supraconductrice, est décrite dans la revue Nature du 18 juillet.

A des températures proches du zéro absolu, certains matériaux laissent passer le courant électrique sans résistance et expulsent tout champ magnétique : c’est la supraconductivité. Au niveau macroscopique, cette propriété correspond à un état électronique où les électrons sont appariés. Ces paires d’électrons peuvent franchir une mince barrière isolante interrompant un fil supraconducteur. C'est l'effet Josephson, du nom du physicien qui a prédit le phénomène en 1962.

L’empilement de matériaux supraconducteur-isolant-supraconducteur constitue une « jonction Josephson », élément de base de l’électronique supraconductrice, qui permet de réaliser des capteurs magnétiques ultra-sensibles pour la médecine (magnétocardiographie ou encéphalographie, RMN) ou l’astronomie.

L’effet Josephson se produit aussi si on remplace la barrière isolante par des métaux non supraconducteurs, des métaux ferromagnétiques, ou des nanotubes de carbone. Une expérience réalisée au Service de physique de l’état condensé (CEA/CNRS) a donné des résultats sur une jonction élémentaire, un contact à un seul atome obtenue en étirant sous vide cryogénique, un petit fil d’aluminium.

Le contact à un seul atome est inclus dans une boucle, en aluminium également, supraconductrice lors de l’expérience réalisée à 30 millidegrés Kelvin. Ces travaux mettent en lumière une « face cachée » de l'effet Josephson, qui pourrait être utilisée comme nouvelle ressource pour l’électronique supraconductrice.

Michel DEPROST | 17.07.2013 - 07:40

mardi 9 juillet 2013

L'électricité géothermique, une poule aux œufs d'or ?

La géothermie permet de produire de l'électricité à partir de la chaleur contenue dans le sol. Selon une étude réalisée par l'Ademe et Capgemini, le marché mondial devrait plus que doubler dans les 10 ans. De quoi attiser la convoitise des industriels du secteur et motiver la filière française pour organiser une offre à l'export.

L'électricité produite par la géothermie de haute température – dans des couches profondes du sol qui atteignent 100 à 350 °C – est une énergie d'ores et déjà compétitive dans plusieurs pays du monde. D'après l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et Capgemini Consulting, le marché mondial pourrait même plus que doubler d'ici à 10 ans. Car cette énergie propre, présente de nombreux avantages : constante, elle ne subit pas de variation saisonnière ou journalière, contrairement aux énergies intermittentes comme le photovoltaïque ou l'éolien. Les zones propices, notamment où l'activité volcanique est importante sont réparties sur toute la surface du globe : ceinture de feu du Pacifique, rift africain, région des Caraïbes, etc. Son coût, compris entre 60 et 120 €/MWh, la placerait donc à un niveau comparable à celui des autres sources d'énergies comme le nucléaire ou les carburants fossiles.

Proposer une offre française à l'export

Afin de tirer parti de cette manne potentielle, la France disposerait d'atouts comme les compétences et les savoir-faire de ses scientifiques et de ses industriels "présents sur l'ensemble de la chaîne de valeur", estiment l'Ademe et Capgemini, "avec des points forts en exploration, ingénierie, équipements, exploitation et maintenance". Ainsi, le pays se situerait au 4e niveau mondial pour la production d'électricité géothermique, notamment grâce aux départements et régions d'outremer insulaires qui recèlent, par leur contexte géologique, d'importantes ressources exploitables. Cependant, l'Hexagone serait déjà en train de prendre du retard, par rapport à d'autres pays comme l'Islande, l'Italie, le Japon, la Nouvelle-Zélande ou les Etats-Unis, des pays qui auraient déjà développé des stratégies pour l'export.

C'est pourquoi la filière française doit dynamiser et positionner une offre nationale en mettant en place "un outil de mutualisation des risques exploratoires, pour être présente et active dans les régions à potentiel n'ayant pas encore achevé leur phase d'exploration, comme par exemple l'Amérique latine. Elle doit être capable de répondre à des offres complètes avec un ou plusieurs développeurs français ou étrangers leaders sur leurs marchés. Des groupes de construction peuvent prendre le rôle d'ensembliers-développeurs, notamment en Afrique. Des énergéticiens ou des équipementiers français sont déjà présents sur de grosses installations en Indonésie, au Chili ou au Mexique", poursuivent l'Ademe et Capgemini. Les plus gros potentiels de développement existeraient en Afrique (où le marché pourrait être multiplié par 9 dans les dix ans), dans la zone Asie-Pacifique (multiplié par 4), en Amérique centrale et Caraïbes (doublement).

Une stratégie qui passe par les Antilles

L'Agence française propose donc une démarche visant à fédérer les acteurs nationaux pour enclencher une dynamique de succès commerciaux sous 12 à 48 mois. "Une stratégie centrée sur les Antilles françaises (…) mobilisant des acteurs publics et privés, est d'ores et déjà en cours au travers d'une site en exploitation en Guadeloupe". Il s'agit de la centrale géothermique de Bouillante (photo), près du volcan de la Soufrière, d'une puissance de 16 MW, qui fournit environ 6 % de toute l'électricité de l'île. "Les premiers résultats, positifs, ouvrent la voie aux différents acteurs de la filière en cours de structuration pour le développement de l'offre française", soulignent les auteurs de l'étude. Philippe Laplaige, ingénieur au service Réseaux & énergies renouvelables de l'Ademe, estime que la France pourrait se mettre en situation d'exportateur pour la production d'électricité géothermique et décrocher 10 à 15 % du marché mondial… si elle parvient à s'organiser en fédérant les acteurs, y compris des PME, des banques et des organismes publics comme le Bureau de Recherches Géologiques et Minières.

La géothermie mondiale (en 2010) et en 2023 :
Parc de production : (11 GW) 25 GW ;
Chiffre d'affaires : (1,4 Mrd $) 3,3 Mrds $ ;
Rythme de progression : (350 MW/an) 835 MW/an.

(09/07/2013)

http://www.batiactu.com/edito/l-electricite-geothermique-une-poule-aux-oeufs-d-o-35677.php

samedi 29 juin 2013

Renewables projected to overtake natural gas as world's second-largest power source

International Energy Agency says growth in clean electricity is a positive sign, but urges industrialized nations to do more




Electricity generated from renewable energy is expected to grow by 40 percent over the next five years, and may surpass natural gas to become the world's second-largest power source by 2016, according to the latest projections from the International Energy Agency(IEA). In its Medium-Term Renewable Energy Market Report, released Wednesday, the Paris-based IEA said renewables such as wind, solar, and biothermal will comprise a quarter of the world's energy mix by 2018, up from 20 percent in 2011. If the projections hold true, renewables would be second only to coal as the world's leading source of electricity.

The agency attributed much of this growth to an overall decline in costs — particularly for wind and solar technologies — though it urged industrialized nations to continue investing in cleaner sources of energy. According to the report, countries outside of the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) are expected to account for 58 percent of renewable energy generation by 2018, up from 54 percent in 2012. China alone will comprise an estimated 40 percent of the growth in renewable power use over the next five years.

"THIS IS GOOD NEWS, BUT IT SHOULD NOT BE AN EXCUSE FOR GOVERNMENT COMPLACENCY."

"As their costs continue to fall, renewable power sources are increasingly standing on their own merits versus new fossil-fuel generation," IEA Executive Director Maria van der Hoeven said in a statement. "This is good news for a global energy system that needs to become cleaner and more diversified, but it should not be an excuse for government complacency, especially among OECD countries."




The decline in wind and solar prices has rendered renewables nearly cost-competitive with fossil fuels in some markets, though they continue to face an uphill battle in the US, where cheap coal and shale gas pose stiff competition. The clean energy market has also been hampered by fossil fuel subsidies, which remain approximately six times higher than renewable subsidies, on a global level. President Barack Obama called for the elimination of fossil fuel subsidies in a climate change plan unveiled this week, predicting that such cuts would result in a ten percent reduction in greenhouse gas emissions by 2050.

Uncertainty about the future of renewable subsidies has hindered growth in Europe, as well. In fact, the IEA notes that "despite remaining high, global new investment in renewable energy fell in 2012."

By Amar Toor on June 28, 2013 07:01 am Email @amartoo

samedi 4 mai 2013

L’électricité qui vient de l’espace

La Russie pourrait devenir le leader du marché mondial de l’électricité venant de l’espace. Ce marché sera créé dès que des centrales électriques fonctionneront sur les orbites de la Terre. Chaque centrale aura une forme d’un panneau solaire géant qui transmet l’énergie sur la Terre sous forme d’un rayon laser ou d’un faisceau de micro-ondes.

Les experts russes ont inventé un moyen pour réduire le coût de construction des stations électriques et leur lancement dans l'espace. Au lieu des plateformes rigides pesant des dizaines de milliers de tonnes, une construction flexible et fine de 12 microns d’épaisseur sera lancée dans l’espace. Cette plateforme doit être placée dans une capsule qui l’envoie dans l’espace, et une fois en orbite, sa forme sera maintenue grâce à la rotation lente. Les technologies de déploiement des structures composées de films ont déjà été créées en Russie, tout comme l’élaboration d’un autre élément essentiel pour une centrale électrique spatiale – les lasers modernes à fibres. Le développement de cette station est à la charge du principal centre de recherches scientifiques de Roskosmos – le TsNIIMash, l’ex-NII 88.

La Voix de la Russie a discuté avec le directeur scientifique de l’organisation Vitali Melnikov.

La Voix de la Russie : A quel stade se trouve ce projet à l’heure actuelle ?

Vitali Melnikov : Ce n’est qu’une idée. Notre organisme est un institut de recherche. Il doit sortir des projets inédits ou des projets qui sont perfectionnés. Toutes les innovations sont réunies, réfléchies, des propositions sont faites, et signalées à la direction. Il faut un certain temps pour que le programme puisse être élaboré.

La Voix de la Russie : Avez-vous défini les paramètres de la future station ?

Vitali Melnikov : La station devrait fabriquer un gigawatt de puissance. Mais un prototype de cette station avec 100 kilowatts sera fabriqué précédemment. Nous passerons toutes les phases de perfectionnement technique grâce à ce prototype avant de passer à la fabrication des modèles plus grands. Le modèle de démonstration, ce sera un satellite avec une batterie solaire et un système de laser qui va donner de l'énergie à un aérostat qui est attaché à lui. Et à partir de là, l’énergie sera transmise sur Terre grâce à un câble.

La Voix de la Russie : Sur quelle orbite sera lancée la station ?

Vitali Melnikov : Géostationnaire. La station sera fixée en un point et pourra ainsi transmettre l’énergie vers un secteur fixe.

La Voix de la Russie : Si la station sera faite de film mince, comment pourra-t-on fixer sur elle un grand nombre de fibres, comment vont-ils pouvoir tenir?

Vitali Melnikov : Ces fibres optiques sont une réalisation russe. Concernant la supraconductivité, ce n’est pas obligatoire que ce support soit métallique. La fibre que nous utilisons a un diamètre de 200 microns. Elle est aussi mince qu’une lame de rasoir, pouvant transmettre 50 kilowatts de puissance. C’est trois fois plus que le cuivre! Un fil de cette taille traverse toute la station. C’est facile de l’attacher au film.

La Voix de la Russie : Quand est-ce qu’une station de plusieurs milliers de mètres carrés pourra être lancée dans l’espace ?

Vitali Melnikov : Une version pilote pourrait être fabriquée vers les années 2015-2017.


jeudi 10 mai 2012

Ce monde dans lequel beaucoup plus de gens ont accès au téléphone portable qu’à l’eau courante ou l’électricité

Publié le 10 mai 2012

Aujourd'hui, dans le monde, plus de gens ont accès au téléphone portable qu'à l'eau courante et à l'électricité. Une situation qui interroge : faut-il y voir l'omniprésence de la société de consommation ? Peut-être pas : le téléphone représente un vrai progrès pour ces gens en brisant définitivement leur isolement.

Somaliens réfugiés dans un camp au Kenya. Crédit Reuters
Atlantico : Les chiffres de différentes enquêtes et études montrent qu’aujourd’hui, il y a plus de gens dans le monde qui ont accès au téléphone portable qu’à l’eau courante ou à l’électricité, qui semblent pourtant être plus vitales. Comment expliquer ce phénomène ?

Bernard Bachelier : Le téléphone portable est un investissement privé. L’eau courante ou l’électricité relèvent au contraire d’investissements publics. Cela nécessite des réseaux d’infrastructures d’autant plus difficiles à développer lorsqu’il faut alimenter des populations majoritairement rurales souvent dispersées sur les territoires. C’est aussi pour cette raison que l’accès à l’eau courante et à l’électricité sont pour l’instant cantonnés aux pays riches et aux zones urbanisées des pays émergents. Ce sont des endroits où le développement de ce type d’infrastructures peut être rentabilisé. Encore un argument qui justifie l’accès au portable d’ailleurs : les réseaux à mettre en place pour couvrir le territoire sont très peu coûteux.
Ces populations qui n’ont pas accès à l’eau courante et à l’électricité ont-elles le même usage du téléphone portable que celles des pays riches ?

Au sein de FARM, une étude a été menée sur l’accès de paysans burkinabés au téléphone portable. Nous nous rendons compte, il est vrai, qu’il y a au sein des populations rurales un fort taux de pénétration du téléphone portable. Il y a cependant des limites : l’abonnement coûte cher. Ils fonctionnent donc avec des cartes limitées en temps de communication qu’ils rechargent au fur et à mesure. Nous sommes loin de forfaits illimités et l’usage reste très circonscrit.

Le premier usage du téléphone portable est un accès à l’information pratique quotidienne : le transport, la banque, la santé, les contacts avec la famille… La vie professionnelle vient ensuite.

La principale utilité du téléphone portable, pour ces populations, est de rompre l’isolement dans lequel elles vivent. Dans les campagnes, c’est un progrès considérable puisque les gens accèdent dorénavant à toutes les informations dont je viens de parler.
Vous évoquez une utilisation professionnelle, pouvez-vous développer ?

Il existe des flottes de téléphones portables qui sont utilisées par les entreprises. C’est le cas pour les coopératives agricoles par exemple. L’organisme diffuse alors des informations via ces téléphones portables, notamment grâce aux SMS. C’est un outil qu’ils utilisent énormément car il est peu coûteux. Ils donnent ainsi toute une série de données sur les dates pour utiliser les engrais, sur les prix des marchandises, sur les offres qui sont faites par leurs différents interlocuteurs …

Il ne faut pas oublier que la plupart des paysans dans ces régions n’ont pas accès aux journaux et à l’information. Pour eux, c’est un moyen d’être moins victimes des négociants lorsqu’il s’agit de négocier les prix sur ce qu’ils produisent. Il n’y a cependant pas encore lieue de s’enthousiasmer outre-mesure car ces outils en sont vraiment à leurs balbutiements et cela fonctionne encore relativement peu. Certains pays commencent à mieux s’en sortir dans ce domaine, c’est le cas de l’Inde ou du Sénégal, notamment parce qu’ils bénéficient d’un taux d’alphabétisation croissant qui reste une prérogative pour accéder à l’information, y compris via les téléphones portables.

Le cas de l’Inde est particulièrement intéressant pour une raison assez simple : il y a beaucoup de paysans et il y a beaucoup d’informaticiens. Ils développent donc des services originaux. Ils mettent en place des plateformes d’information qui diffusent à la fois de l’information technique et de l’information pratique. L’heure n’est pas encore à l’émergence de sites dédiés à de l’information professionnelle. Nous avons là des populations qui sont demandeuses de solutions utiles dans leur quotidien, aussi bien professionnel que familial et social.

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lundi 12 septembre 2011

Google consomme autant de courant qu’une grande ville

Le géant internet Google a éventé l’un de ses secrets les mieux gardés, à savoir la consommation électrique de ses centres de données où aboutissent les demandes de recherche du monde entier. L’année dernière, le compteur électrique affichait 2,26 milliards de kilowattheures. Voilà ce qu’on peut lire dans le journal américain local Mercury News.

Cette consommation est ainsi aussi (plus?) élevée que celle de beaucoup de grandes villes. Les serveurs de Google se chargent en fait non seulement du moteur de recherche, mais aussi des vidéos de la filiale YouTube, du service e-mail Gmail et du nouveau réseau social Google+.

"Là où c’est possible, nous exploitons l’énergie renouvelable", déclare-t-on chez Google. Le groupe investit à cette fin non seulement dans des panneaux solaires sur le toit des centres de données, mais injecte aussi des centaines de millions de dollars dans des parcs éoliens commerciaux.

Source: Belga

mercredi 31 août 2011

Un parc éolien suédois fournira 50000 foyers en électricité




 

Selon la compagnie Vattenfall, le parc éolien terrestre de Stor-Rotliden situé sur la municipalité d'Åsele en Suède vient d'être achevée et ses 40 éoliennes (78 MW) qui la constituent devraient générer 240 GWh par an, ce qui correspond à la consommation de 50 000 foyers.

La production d'électricité éolienne est devenue une priorité pour Vattenfall qui compte investir 2.9 milliards d'euros dans la construction de nouveaux parcs éoliens d'ici à 2015.

La phase de construction de Stor-Rotliden a permis la création d'une centaine d'emplois. Désormais finalisé, ce sont neuf emplois permanents bénéficiant de la main d'œuvre locale qui ont été crées pour l'exploitation et l'entretien du site. La construction du parc aura nécessité un investissement de 170 millions d'Euros.

« Avec Stor-Rotliden, la plus grand ferme éolienne terrestre de Vattenfall, nous continuons d'accroitre la part d'énergie renouvelable dans notre production d'électricité. L'énergie éolienne est une priorité pour Vattenfall, et nous allons investir 2.9 Milliards d'Euros dans ce secteur d'ici à 2015 » a déclaré Øystein Løseth, président et CEO de Vattenfall, lors de l'inauguration de Stor-Rotliden.

Ce parc éolien, deuxième plus grand parc terrestre de Suède, a été inauguré par Maud Olofsson, ministre de l'énergie et des entreprises. Une fois complètement opérationnelle, il fournira un vingtième de l'énergie éolienne actuellement produite par Vattenfall.

Vattenfall est le plus gros fournisseur d'énergie éolienne de Suède et possède plusieurs parcs éoliens, terrestres et maritimes, en Suède et en Europe. La capacité totale de production d'électricité éolienne de Vattenfall est d'environ 3.7 TWh, ce qui représente l'équivalent en consommation de 750 000 foyers.

Thanet, le parc éolien le plus important du monde, située au large des côtes Sud-Est de l'Angleterre, a été inauguré en septembre dernier. Il fournira 300 000 foyers britanniques en électricité.

Début Août, Vattenfall a démarré l'exploitation de la ferme éolienne offshore d'Ormonde, située en Mer d'Irlande, qui fournit déjà 100 000 foyers britanniques. Vattenfall exploite également le parc d'Östra Herrestad, au large du port de Simrishamn, fournissant 11 000 foyers suédois en électricité. Vattenfall souhaite construire d'autres fermes éoliennes ; ainsi la construction de Dan Tysk en Mer du Nord au large de l'Allemagne débutera l'année prochaine. Ce parc fournira de l'électricité d'origine renouvelable à près de 300 000 foyers allemands. Il représente un investissement de 1.1 Milliard d'Euros, dont la moitié sera portée par Vattenfall.


Stor-Rotliden, fiche d'identité :

· Moins de 18 mois nécessaires pour construire et mettre en production les 40 éoliennes.
· Entrepreneurs principaux : Peab, Siemens et Vestas.
· Eoliennes: 40 turbines du modèle Vestas V90
· Hauteur des éoliennes : 140 mètres, rotor compris . (tour de 95 mètres, rotor de 90 mètres de diamètre)
· Poids : chaque éolienne pèse 303 tonnes, chaque fondation affiche environ 1100 tonnes.
· Capacité installée de production : 78 MW
· Capacité de production estimée : 240 GWh

Publié le 31/08/2011 à 07:40
© Enerzine.com

http://www.enerzine.com/3/12511+un-parc-eolien-suedois-fournira-50000-foyers-en-electricite+.html

La société Fraunhofer présente des architectures de TIC agrégées pour les véhicules du futur

En adéquation avec les questions environnementales et la limitation des ressources naturelles, la stratégie des politiques de R&D actuelles est claire : l'avenir de la mobilité sera électrique ou ne sera pas. Et qui dit "électrique" dit une place encore plus pertinente pour l'architecture électronique des véhicules, à travers laquelle l'énergie mais aussi les informations de pilotage et d'interaction avec l'extérieur peuvent passer par les mêmes canaux, à l'image des Smart grids.

Ainsi, dans les prototypes de voitures électriques, en plus du moteur, les fonctions essentielles (distribution, freinage, etc.) sont intégralement captées et contrôlées par voie électronique et logiciels embarqués. En interne par exemple, le moyeu "mécatronique" (composé d'une partie mécanique pure) du système de distribution est remplacé par un logiciel gérant le couplage énergie / vitesse, l'adaptant à la réserve de batterie. Simultanément, en externe, le véhicule devra interagir de manière intelligente avec les infrastructures routières et le réseau énergétique, dans une approche systémique complexe. Dès lors, si l'essentiel des fonctions critiques pour la sécurité dépendent de l'électronique et des logiciels appliqués, la conception et la fiabilité des technologies de communication dans l'électromobilité est cruciale pour que cette interaction fonctionne. Et face à la charge croissante de données, un traitement intelligent des informations captées est nécessaire.

Dans cet objectif, les ingénieurs de l'Institut Fraunhofer pour les systèmes électroniques de communication (ESK) de Munich (Bavière) ont réussi à développer un agrégateur dynamique de données, nourri d'un capteur de "fusion de données", permettant d'améliorer la qualité des informations traitées et la fiabilité de la communication avec les autres véhicules sur l'infrastructure routière. Les chercheurs de l'Institut ESK ont implanté leur concept "d'architecture de sécurité" dans un prototype réel, la voiture électrique Fraunhofer Frecc0. Cette dernière est le premier résultat concret issu des efforts de R&D conjoints à plus de 30 instituts Fraunhofer, unis dans un réseau de recherche sur la mobilité électrique.

Les scientifiques vont présenter leurs solutions d'architecture TIC au stand de l'Institut Fraunhofer pour les systèmes de communication, lors de la 64e édition du salon international de l'automobile (l'IAA International Motor Show) à Francfort (Hesse), stand C23, Hall 4, du 15 au 25 Septembre 2011.

BE Allemagne 536 >> 25/08/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67497.htm

Un nouveau procédé de détection de l'électricité statique des pièces électroniques


Le Centre de Recherche sur les Solutions de Mesures (MSRC) de l'Institut National des Sciences et des Techniques Industrielles Avancées (AIST) a développé une technologie permettant de visualiser la distribution de l'électricité statique en temps réel.

Un des problèmes majeurs en électronique est l'électricité statique, et en particulier la décharge électrostatique (DES) pouvant endommager fortement certains composants électroniques et circuits imprimés. Des tests sont donc effectués par les fabricants de telles pièces, mais ces tests ont le désavantage d'être relativement longs. En effet, il est possible de mesurer la distribution électrostatique d'un objet grâce à un voltmètre électrostatique, mais cet appareil ne peut mesurer qu'un point à la fois et peut être influencé, par exemple, par des objets alentours dont la charge électrostatique est non-nulle. Ainsi, cette nouvelle technologie permettrait de déterminer cette distribution plus rapidement et de façon plus efficace.

Ce système est composé d'un appareil capable de faire converger les ondes sonores sur une zone plus petite qu'1 cm2, et d'un appareil de mesure de minuscules champs électriques. Grâce à ce système, lorsqu'un objet reçoit une onde sonore, les composants chargés d'électricité statique vibrent. Ces composants deviennent comparables à des antennes, générant des champs électromagnétiques en fonction de la quantité de charges électrostatiques. Le MSRC s'est aperçu qu'il était possible, grâce à ce dispositif, de mesurer la quantité d'électricité statique en mesurant les champs électromagnétiques. La différence de phase est utilisée pour déterminer la polarité de la charge.

Dans le futur, les chercheurs souhaiteraient rendre possible l'observation de la distribution électrostatique à haute vitesse en scannant un objet à l'aide d'un appareil émettant des ondes sonores.

BE Japon 583 >> 29/08/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67536.htm

dimanche 28 août 2011

MIT's folding CityCar takes a spin on video, still no room for humans

 
 
The MIT Media Lab has been working on a folding, stackable electric vehicle for quite a few years now, but it seems those have at least been fairly productive years, as the so-called CityCar has now finally progressed to something resembling a finished prototype. The only problem for those eager to hop into one is that it's a half-sized prototype, which makes accommodating a driver just a tad difficult. It does do a fairly good job of folding itself up though, and MIT expects a full-size version to go into production in 2013. Interestingly, MIT doesn't necessarily see people actually owning the vehicles themselves, but it would like to see them be made available throughout cities -- letting you rent one for a short trip across town, for instance, and not have to worry about returning it. Head on past the break to see it on video courtesy of The Next Web.
 
 



The Next Web

By Donald Melanson

posted Aug 26th 2011 11:56PM

http://www.engadget.com/2011/08/26/mits-folding-citycar-takes-a-spin-on-video-still-no-room-for-h/

mercredi 17 août 2011

Record: une voiture électrique parcourt 1.600 km sans nouvelle recharge


La Schluckspecht, un véhicule expérimental allemand, a largement battu le week-end dernier le record de la distance parcourue avec une seule charge.


L’autonomie limitée est une des bêtes noires des automobilistes lorsque l’on parle de véhicule électrique. Aussi peut-on espérer des progrès en matière de batterie, tels qu’illustrés par un nouveau record ce week-end.

Il est spectaculaire puisque, alors que la distance maximale parcourue avec une seule charge initiale était d’environ 1.000 km (record réalisé en mai 2010) , une voiture allemande vient d’accomplir un trajet de 60% plus long, de plus de 1.600 km.

La voiture détentrice du nouveau record s’appelle la Schluckspecht (la traduction approximative serait «gros buveur»). Elle se caractérise notamment par une carrosserie allégée, une structure monoplace et 14 batteries lithium-cobalt.

Une vitesse moyenne de 45 km/h

L’engin a été réalisé en partenariat par les universités de Pforzheim et d’Offenberg et l’institut Fraunhofer EMI. Il fait partie d’un projet en cours depuis 14 ans.

Le véhicule expérimental a parcouru en 36 heures 12 minutes, le week-end dernier (6-7 août 2011), une distance de 1631,5 km sur le circuit d’essais de Bosch à Boxberg (dans le Land allemand du Bade-Wurtemberg). La moyenne, de 45 km/h, est évidemment encore basse comparée aux moteurs à pétrole, mais la performance est prometteuse.

Sources: SmartPlanet.com, communiqué (en allemand) du projet Schluckspecht

Par Thierry Noisette | 16 août 2011

http://www.smartplanet.fr/smart-technology/record-une-voiture-electrique-parcourt-1-600-km-sans-nouvelle-recharge-5433/

La start-up israélienne Emefcy reçoit des fonds pour son bioréacteur qui traite les eaux en produisant de l’électricité


La start-up israélienne Emefcy reçoit des fonds pour son bioréacteur qui traite les eaux en produisant de l’électricité.


Energy Technology Ventures (ETV), joint-venture entre General Electric, NRG Energy et ConocoPhillips, a annoncé qu’elle investira un montant non spécifié dans Emefcy,* une entreprise israélienne créée il y a trois ans et spécialisée dans la production d’électricité à partir du traitement des eaux usées.

Cet investissement est le premier de la joint-venture en dehors des États-Unis; il permettra à la start-up de mettre à l’échelle sa technologie pour des applications municipales et industrielles. ETV a été rejointe par Pond Venture Partners, Plan B Ventures et Israel Cleantech Ventures.

Bioréacteur électrogène
La technologie d’Emefcy utilise un bioréacteur électrogène (rempli de bactéries proliférant naturellement) pour traiter les eaux usées. La matière organique présente dans les résidus peut servir à produire de l’électricité, et donc à traiter l’eau.

L’intérêt pour cette entreprise vient du fait que le traitement des eaux usées conventionnel via la digestion anaérobie ou aérobie est un processus très onéreux, qui consomme beaucoup d’énergie et émet beaucoup de carbone. La technologie d’Emefcy renverse complètement ce modèle et permet même à l’exploitant d’intégrer l’électricité produite au réseau.

Le traitement des eaux usées conventionnel utilise 2% des capacités électriques mondiales et coûte 40 milliards de dollars par an, d’après les entreprises.

Potentiel évalué à 10 milliards de dollars par an
Les applications initiales de la technologie sont le traitement des eaux usées dans l’industrie des produits alimentaires et des boissons, d’une part, et l’industrie chimique et pharmaceutique, d’autre part.

Les entreprises estiment le potentiel de ces applications sur le marché à 10 milliards de dollars par an; le traitement des eaux usées est une industrie qui pèse 100 milliards de dollars.


* Son nom correspond à la prononciation (en anglais) de MFC, pour Microbial Fuel Cell.

Par Andrew Nusca | 16 août 2011

http://www.smartplanet.fr/smart-business/israel-ge-nrg-et-conocophillips-investissent-dans-le-traitement-des-eaux-usees-5424/

samedi 13 août 2011

Des écrans capables de fabriquer de l'électricité !

Recouvert d’une pellicule transparente portant des cellules photovoltaïques, un écran de mobile ou d’ordinateur, voire n’importe quelle surface, peut produire une quantité appréciable d’électricité. Une entreprise française, Wysips, a déjà commencé la commercialisation, tandis qu’un laboratoire américain présente une technique différente mais aux mêmes effets.

Pour alimenter en courant électrique des appareils de moins en moins gourmands et de plus en plus portables, les idées ne manquent pas, comme d’utiliser le bruit ambiant ou les mouvements du corps. L’énergie solaire reste une solution excellente mais il faut de la surface. Plusieurs équipes planchent sérieusement sur une piste originale : les cellules photovoltaïques transparentes, ce qui permettrait par exemple d’utiliser toute la surface d’un mobile voire le pare-brise d’une voiture. En 2008, des chercheurs japonais avaient montré une céramique au nitrure de bore se comportant comme un revêtement transparent producteur d’électricité.

Aujourd’hui, une société française défraie la chronique avec une invention remarquable, bâtie sur l’idée d’un astrophysicien, Joël Gilbert. Baptisée Wysips (à prononcer ouaïe-sips, pour what you see is a photovoltaic surface, ce que vous voyez est photovoltaïque) en est déjà à la commercialisation et vient d’annoncer la réalisation de panneaux publicitaires lumineux mais autosuffisants en électricité.

Le principe est inspiré de celui des hologrammes. Un film porte des cellules photovoltaïques miniatures installées en bandes parallèles très étroites et invisibles à l’œil nu. Sur ce support est ajouté une série de fibres optiques, parallèles, et jouant le rôle de lentilles. Une partie de la lumière est déviée par des fibres pour être dirigée vers les bandes de cellules. Le résultat est un film souple et très fin (de quelques centaines de microns d’épaisseur) qui peut s’appliquer sur tout écran ou n’importe quelle surface.

La production d’électricité reste modeste. Il faudra six heures d’ensoleillement pour recharger complètement un portable, par exemple, ou une heure pour obtenir de quoi discuter durant une demi-heure.


Dans l’air du temps

Dans un entretien sur BFM TV, Ludovic Deblois, fondateur de Wysips, explique la création de l’entreprise et ses perspectives. Selon lui, les premières applications verront le jour à l’automne 2012 et, espère-t-il, se multiplieront dans de multiples domaines : l’électronique, le bâtiment, l’automobile, l’aviation ou la marine, ce qui exigera des développements spécifiques.

De l’autre côté de l’Atlantique, au même moment, à l’Ucla (université de Californie à Los Angeles), l’équipe du professeur Yang Yang suit une autre piste, tirant profit de la polarisation de la lumière et qui pourrait servir à différentes applications, par exemple des cellules solaires transparentes. Leur invention prend la forme d’un écran LCD dans lequel l’énergie lumineuse n’est pas perdue. Dans un écran à cristaux liquides, en effet, l’affichage est produit par l’absorption plus ou moins grande de la lumière ambiante ou de celle du rétroéclairage. Quand un pixel est noir, par exemple, la totalité de la lumière est absorbée mais elle reste inutilisée.

Dans leur écran baptisé ZOPV, pour Polarizing organic photovoltaics (cellule photovoltaïque organique polarisant, et non POPV, expliquent les auteurs, car l’acronyme désigne déjà des cellules à polymères organiques). En jouant sur la polarisation de la lumière traversant ces couches, les chercheurs de Yang Yang Laboratory parviennent à récupérer l’énergie lumineuse sous forme électrique.

À l’évidence, ces développements sont dans l’air du temps. L’énergie solaire sera, à l’avenir, utilisée de différentes manières, et le principe même de cellules photovoltaïques souples ouvrent déjà de nouvelles applications. Si en plus, le film est transparent, l’imagination peut s’enflammer…

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Le 13 août 2011 à 10h33

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/technologie-1/d/des-ecrans-capables-de-fabriquer-de-lelectricite_32779/#xtor=RSS-8

jeudi 4 août 2011

La Nissan LEAF sera capable d'alimenter votre foyer !

La Nissan LEAF sera capable d'alimenter votre foyer !Nissan Motor a dévoilé mardi un système permettant d'approvisionner les foyers domestiques en courant électrique à partir de la batterie lithium-ion installée dans la Nissan LEAF.

Cette technologie s'inscrit dans le cadre de l'action globale du constructeur visant à l'avènement d'une société zéro-émission. Le nouveau système a été dévoilé au « Kan-kan-kyo » (1), maison construite par Sekisui House Ltd en face du siège social mondial de Nissan.

Nissan indique qu'il va poursuivre ce développement atypique et étudier les méthodes de compatibilité de raccordement aux installations électriques classiques. Le groupe automobile nippon affirme mettre le système sur le marché durant son exercice et cela, en collaboration avec des partenaires intéressés tant par l'aspect développement que commercial.

Grâce à ce système, l'électricité emmagasinée dans la Nissan LEAF peut alimenter une maison en raccordant le véhicule au panneau de distribution électrique de la maison via une prise associée au port de recharge rapide de la LEAF. La prise est conforme au protocole de l'Association CHAdeMO sur les chargeurs rapides, universellement adopté en raison de sa polyvalence, de sa sécurité et de sa fiabilité élevée.



La Nissan LEAF est donc en mesure de faire office de dispositif de stockage d'électricité pour la maison en prévision de coupures de courant et/ou de pénuries. La batterie lithium-ion de la voiture est capable de stocker jusqu'à 24 kW/h d'électricité, quantité d'énergie suffisante à l'alimentation d'un foyer japonais moyen pendant environ 48 heures (2).

Nissan estime que ce système permettra l'alimentation des foyers en quantité d'électricité stable dans la journée et qu'il réduira la facture énergétique grâce à la charge et au stockage dans la Nissan LEAF de courant produit pendant la nuit ou selon des circuits d'approvisionnement diversifiés comme l'énergie solaire, utilisable en périodes de forte demande.

Pour conclure, ce système peut non seulement fournir du courant à partir du véhicule, mais aussi l'alimenter. Nissan précise que les actuels possesseurs de Nissan LEAF pourront également en bénéficier.

1: 'Kan-kan-kyo' : Une maison-témoin bâtie par Sekisui House dans le cadre du projet Smart Network conduit au sein d'un programme commandité par le MIC (Ministère des Affaires et des Communications Internes). Maison : structure en bois Shawood, La Gravis, habitat écologique aux normes GREENFIRST® Organisateurs du Projet Smart Network : NTT DOCOMO, INC., NEC Corporation, NAMCO BANDAI Games Inc. et Sekisui House Ltd.
2: Consommation moyenne d'électricité d'un foyer japonais : 10 à 12 kWh/jour

Publié le 04/08/2011 à 08:16
© Enerzine.com

http://www.enerzine.com/14/12454+la-nissan-leaf-sera-capable-dalimenter-votre-foyer+.html