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lundi 30 septembre 2013

Produire de l'hydrogène solaire à partir de la rouille

Des chercheurs israéliens et suisses découvrent la meilleure structure moléculaire, écologique et peu coûteuse, pour synthétiser de l'hydrogène à partir de la lumière du soleil : la rouille.

Rouille
Crédits : Ian Britton

Dans la course à la recherche d'énergies propres, l'hydrogène est sans doute l'une des sources les plus prisées à ce jour, et l'apparition de véhicules fonctionnant avec ce gaz se fait de plus en plus visible. Récemment, la ville de Tel-Aviv s'est équipée d'un bus fonctionnant seulement à l'hydrogène, ce qui est une avancée par rapport aux moteurs hybrides déjà existants sur le marché.

Sa synthèse n'est néanmoins pas encore maitrisée et plusieurs chercheurs se penchent sur la question, privilégiant la voie dite "de séparation", qui consiste à séparer électrochimiquement les molécules d'eau en molécules d'oxygène et d'hydrogène. Les cellules photo-électrochimiques (PEC) sont utilisées pour effectuer cette séparation grâce à l'énergie solaire.

Des chercheurs israéliens et suisses du Technion et de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, ont découvert la structure moléculaire qui procurerait au PEC le meilleur rendement et la synthèse la moins coûteuse, et ce, en utilisant un matériau très abondant, stable et peu onéreux : la rouille. En observant à l'aide d'un microscope à transmission électrique le chemin parcouru par les électrons sur la structure d'oxyde de fer, les chercheurs ont pu comprendre en profondeur le processus de séparation qui constitue la synthèse d'hydrogène et ainsi créer la meilleure structure moléculaire possible. Si la synthèse de cellules photovoltaïques actuelles pour produire de l'hydrogène coûte environ 15 euros le kilo, la nouvelle structure moléculaire dont la découverte vient d'être publiée dans la prestigieuse revue Nature coûte moins de 5 euros le kilo produit.

Cette découverte constitue une avancée fondamentale dans la recherche sur les énergies du futur.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74051.htm

mercredi 25 septembre 2013

The Universities That Produce The Most CEOs

The Universities That Produce The Most CEOs

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Getty Images/Getty Images1. Harvard


Harvard comes out on top, followed by the University of Tokyo and Stanford. Those are the schools that the greatest number of CEOS among the world’s top 500 corporations, have on their résumés. Twenty-five of the 500 went to Harvard, 13 went to the University of Tokyo and 11 to Stanford. Times Higher Education (THE), a London magazine that tracks the higher education market, combed through the list of the world’s 500 top CEOS and examined the educational background of each boss. It produced a list of CEOs and their degrees. Read the complete list here.

Though the top schools should be proud of their popularity among bosses, to me what’s most striking about the list is the breadth of schools it covers. Some 100 institutions make up the alma maters of the top 500 bosses. Examples from the world’s three biggest companies: Peter Voser, chief of Royal Dutch Shell, got his Bachelor’s in business administration from Zurich University of Applied Sciences. Michael T. Duke of Wal-Mart Stores graduated from Georgia Tech in industrial engineering. Rex Tillerson, head of Exxon Mobil, went to the University of Texas at Austin and earned a B.A. in civil engineering. None of the three got a degree beyond a Bachelor’s.

When it comes to the CEO’s job, it seems that experience, track record and expertise trump academic pedigree. Though everyone on the current list graduated from college, in the past, two of the world’s most successful CEOs, Bill Gates and the late Steve Jobs, famously dropped out of college (Harvard for Gates, Reed College for Jobs). Though Facebook’s revenues don’t approach the top 500 list, its billionaire CEO, Mark Zuckerberg, is another famous college drop-out (Harvard).

That said, as would-be chiefs climb the corporate ladder, having a top institution on their résumé can underline their ability to get ahead in a competitive environment. In an article that accompanies the list, THE interviewed Odgers Berndston, a partner at one of London’s top headhunting firms, who said that a degree from a school with a strong reputation can help an executive get ahead on the path to the C-suite. “There is an elite group of top universities that stand out,” Berndston told THE. “If you have been to Harvard, Oxbridge or INSEAD, that has an impact.”

Berndston added that he looks at a school’s name, or brand, rather than what the candidate studied and how well he did in school. “A lower-class degree from a top institution is better than a first-class degree from a less well-respected one,” he said. In other words, if the candidate went to Harvard, employers don’t much care whether he graduated with honors in economics or just scraped by with a degree in film studies.

Along with its school ranking, THE broke out the top ten women CEOs and found some interesting statistics. Eight of the women, including Maria das Gracas Silva Foster of Brazil’s Petrobas, Meg Whitman of Hewlett Packard and Indra Nooyi, chief of PepsiCo, have degrees beyond Bachelor’s. Whitman has an MBA from Harvard, Nooyi a Master’s from Yale and an MBA from the Indian Institute of Management in Calcutta and Foster has a Master’s in nuclear engineering from Universidade Federal do Rio de Janeiro, and an MBA from Fundacao Getulio Vargas. Only one woman, Irene B. Rosenfeld, chief of Mondelez International (formerly Kraft Foods), has a Ph.D., from Cornell, in marketing and statistics. She also has a psychology B.A. and an MBA from Cornell.

To me, the takeaways from this list are that a prestigious degree can help you on the way up. It’s also true that many of the world’s CEOs have impressive academic credentials including MBAs, Master’s and Ph.D.s It’s worth paying attention to THE’s top schools list, if you’re ambitious and trying to decide where to study. But it’s also possible to build a serious, impressive career that winds up in the CEO’s office, without a top academic résumé. Once someone is in his 40s or 50s and has 20 or 30 years of experience under his belt, performance is more important than pedigree.

Susan Adams, Forbes Staff

9/25/2013 @ 11:28AM

mercredi 11 septembre 2013

Que ReFaire ? Exploiter l’aura numérique des objets

"Un objet industriel commence sa vie sous la forme d’un modèle et de schémas de fabrication. Sa fabrication est pilotée et tracée sous forme numérique. Il dispose le plus souvent d’un identifiant unique, auquel s’accrochent toutes sortes d’informations (services associés, usage, interaction…). Sa fin de vie est souvent également documentée. L’objet existe ainsi avec une forme d’”aura numérique”. Mais aujourd’hui, sauf exception, cette “aura” n’est guère perceptible ou exploitable par d’autres que ceux qui l’ont produit, le vendent ou en gèrent l’exploitation. Peut-on faire autrement et pour quels bénéfices ? Telle est l’une des pistes émergeant des conclusions du groupe de travail ReFaire de la Fing.

De sa naissance à sa mort, chaque objet existe avec une forme d’”aura numérique”, une documentation sur lui-même, souvent très technique, qui ne lui est pas réellement attachée, mais qui préside à sa construction, réparation et destruction. Aujourd’hui, sauf exception, cette “aura” n’est guère perceptible ou exploitable par d’autres que ceux qui l’ont produit, le vendent ou en gèrent l’exploitation. L’utilisateur lui-même n’a accès qu’à un numéro de série associé au nom du produit, et l’information relative à sa conception, fabrication… ne lui est la plupart du temps pas accessible, et quand elle l’est c’est le plus souvent dans une forme technique bien peu exploitable pour la plupart des gens.

A l’inverse, le Nouveau Monde industriel [1] dont nous parlons dans ReFaire décrit :
  • l’intervention à toutes les étapes du cycle de vie des objets de makers qui conçoivent, transforment, partagent, réparent, recyclent… les objets ;
  • des écosystèmes complexes reliant produits, grands et petits acteurs du service, consommateurs et “amateurs”…
  • une appréhension d’ensemble du cycle de vie des objets, de leur conception à leur fin de vie.
  • une prise en compte plus sensible de la dimension sociale [2] des objets et pas uniquement technique.

Quelles sont les composantes de l’aura numérique ?


L’aura numérique d’un objet regroupe les stocks et les flux d’informations et d’interactions numériques qui précèdent, accompagnent et succèdent à son incarnation physique. Elle décrit l’objet et sa fabrication, elle en retrace plus ou moins complètement l’itinéraire et les usages. Elle lui attache des services, des possibilités d’interaction, des avis, des images, des récits. Elle l’enracine, l’étend et l’enrichit à la fois. Elle relie tous ceux qui interviennent autour de l’objet, du concepteur à ses différents utilisateurs. Cette “aura” s’organise autour d’une identité de l’objet qui possède au moins deux composantes :
  • « générique » : tel type d’objet, tel modèle et leurs informations techniques, les commentaires de leurs utilisateurs, etc.
  • « individuelle » : l’objet acquis par Madame X, utilisé de telle manière, revendu à Monsieur Y…

Schéma 1 : Les composantes de l’aura numérique.

Aujourd’hui une aura fragmentée

Les composantes décrites dans le schéma ci-dessus, fonctionnent aujourd’hui en silo et répondent à différents usages par différents acteurs :
  • le pilotage de la fabrication et de la distribution s’appuie sur la description et la traçabilité des objets (cf. fiches produits étendues) ;
  • les utilisateurs s’appuient sur les manuels d’instruction, les commentaires, les communautés d’utilisateurs… (cf. fiches produits étendues et données de vie et d’usage) ;
  • Les acteurs de la maintenance, réparation, pièces recyclables s’appuient sur la réparation, les consommables, la transformation (cf. données de vie et d’usage et services associés) ;
  • L’écosystème de services s’appuie sur les interactions, contrôle commande, services associés (cf. capacité d’interaction et services associés).

Schéma 2 : comment l’aura numérique fonctionne en silo.

Les composantes de cette aura numérique, de cette “ombre informationnelle” des objets qu’évoquait déjà en 2008 le designer Mike Kuniavsky, fonctionnent en silo et chaque objet est lui-même en silo, communiquant rarement avec d’autres. Cette aura numérique fragmentée limite fortement les possibilités d’évolution, d’extension, de réparation, d’association… des objets et en particulier pour la seconde vie des objets ou à la fin de vie des objets. Par ailleurs, la verticalité des usages de l’aura numérique par les différents acteurs limite et réduit considérablement la combinatoire, les croisements possibles entre univers, acteurs, contextes, etc. Enfin, la fragmentation est renforcée par le fait que ces informations ne sont pas directement attachées à l’objet lui-même, ne sont pas accessibles par son entremise seule, mais, la plupart du temps, lui sont relativement indépendantes.

Un modèle pour réunifier l’aura numérique des objets

La réunification de l’aura numérique des objets repose sur une réorganisation des informations et services disponibles autour de l’objet : des capteurs qu’il offre, de son possesseur, utilisateur, de son usage… Si l’ensemble des composantes de l’aura numérique était accessible à tout possesseur ou utilisateur d’un objet, de nouveaux usages pourraient voir le jour.

Schéma 3 : l’aura numérique réunifiée.

En réunifiant l’aura numérique des objets, en abattant le plus grand nombre de barrières qui s’opposent à l’échange de données, à l’interaction avec l’objet et les informations qui l’accompagnent :
  • on multiplie les opportunités d’évolution des objets et de création de services associés ;
  • on favorise la concurrence et l’innovation ;
  • on approfondit la relation entre les objets, leurs possesseurs, leurs utilisateurs, mais aussi la relation entre utilisateurs, concepteurs, fabricants, distributeurs ;
  • on facilite la réparation, le partage, le recyclage des objets…
Cette réunification de l’aura numérique autour de l’objet nécessite aussi de repenser l’identité de l’objet en distinguant :
  • une face publique agrégeant les données et informations « publiques » de fabrication, réparation, services associés pour faciliter les échanges et le partage ;
  • une face privée pour chaque utilisateur, leur permettant d’accéder à leurs données d’usage pour en faire ce qu’ils veulent.

3 scénarios concrets




Ces scénarios concrets s’appuient sur les exemples de Thingiverse, OpenFoodFacts, Xively… ainsi que sur les concepts de Spimes et de Blogjets.

Mettre en place les conditions du succès et anticiper les risques

Quel que soit son potentiel économique, social et écologique, l’aura numérique des objets ne pourra se libérer et se réunifier que si certaines conditions sont remplies. Qui pourrait faire en sorte qu’elles le soient ? Probablement une alliance à construire entre makers, industriels innovants, quelques organismes de standardisation et les pouvoirs publics. L’enjeu porte à la fois sur une part de régulation favorisant l’accès à la documentation, aux schémas, aux notices d’utilisation, aux pièces détachées utilisées…

Il porte également sur de la coopération et de l’expérimentation plus poussée entre les différents acteurs et notamment sociétés innovantes de l’internet des objets et acteurs industriels installés, afin de mieux mesurer pour chacun ce qui peut être partagé et exploité et envisager le développement de nouveaux services.

Les informations techniques sur les objets sont souvent la base qui permet de construire d’autres formes de services. Mais elles ne se suffiront pas à elles-mêmes. Leur traitement [3] (comme le fait Xively) et leur transformation en informations sociales (comme le fait OpenFoodFacts) permettra de les rendre accessibles au plus grand nombre et pas seulement aux professionnels. Pour construire de nouveaux services, il faut travailler à dépasser le statut technique de la documentation des objets et la rendre simplifiée et accessible. C’est ce traitement même qui sera à l’origine de nouveaux services..

Des risques à anticiper

L’ouverture et l’interconnexion des objets, des données et des interfaces qui leur sont associées, peuvent produire plusieurs types de risques :



Des conditions facilitantes

Trois conditions pourraient faciliter l’émergence d’un système ouvert, accessible tant aux grands industriels qu’aux petits innovateurs, susceptible de réaliser tout le potentiel créatif de “l’aura réunifiée” des objets :

Une identité des objets
  • Un dispositif standardisé et/ou commun d’identification générique (“ceci est une perceuse de telle marque et tel modèle”) et individuel (“cette perceuse possède tel numéro de série”) des objets.
  • Des moyens d’associer l’identité des objets à celle de leurs possesseurs ou utilisateurs, d’une manière qui assure la protection des informations personnelles : comme les systèmes de cryptographie à clé publique, ces dispositifs pourraient distinguer une face publique et une face privée des identités.

Une sémantique des informations
L’échange d’informations entre des objets différents, fabriqués et utilisés par des acteurs différents, pose le problème de la sémantique de leurs interactions : comment reconnaître une température, une caractéristique technique, etc., si chaque système les décrit d’une manière différente ? Comment agréger ou comparer des grandeurs sans connaître leurs unités, la manière dont elles sont mesurées ou calculées ?

Il n’existe pas de solution simple, encore moins universelle, à une telle question. En revanche, il existe beaucoup de normes sectorielles et intersectorielles (certaines très anciennes) sur lesquelles on peut s’appuyer : les “échanges de données informatisées” interentreprises, les standards de GS1 (identifications codes barre et RFID, catalogues électroniques), les standards de droit ou de fait en matière de géolocalisation, etc. Et certains secteurs pourraient sans doute rapidement faire l’objet d’un effort particulier : l’énergie, par exemple.

Un écosystème “libre” de l’internet des objets
Le développement des objets communicants s’appuiera très largement, du moins à l’origine, sur des solutions industrielles propriétaires. La plupart d’entre elles s’adressent à un marché “machine to machine” dont les clients sont d’autres entreprises désireuses d’optimiser leurs circuits et processus d’approvisionnement, de production, de gestion, etc. – entretenant de fait la fragmentation de l’aura numérique des objets. La réunification de cette aura, et plus encore la possibilité pour des nouveaux acteurs (jeunes entreprises, initiatives citoyennes, makers…) d’y accéder, passera vraisemblablement par l’émergence d’alternatives ouvertes ou “libres”. Sans remplacer les systèmes propriétaires, ces alternatives exerceront sur eux une pression salutaire, rendront plus difficile la constitution d’oligopoles et tendront naturellement vers le décloisonnement des “silos” informationnels :
  • Des standards, des syntaxes, des vocabulaires communs,
  • Des plates-formes aisément accessibles : par exemple Xively (ex-Pachube, créé à l’origine par le designer Usman Haque), destiné à faciliter l’échange de données temps réel entre objets communicants hétérogènes.
  • Des environnements ouverts et peu coûteux de création, développement et prototypage : par exemple Arduino associé aux langages de programmation Wiring et Processing.

L’internet des objets passera assurément par la réinvention et la consolidation des relations entre les objets entre eux et avec les hommes, permettant d’imaginer des formes et des fonctions nouvelles dans un écosystème d’innovation plus ouvert qu’il n’est. Comme le disait déjà Daniel Kaplan en 2009 “s’il doit y avoir un “internet des objets”, il viendra de là”.

Pour favoriser le développement de ce “Nouveau Monde industriel”, il faut rendre accessible et réunifier l’aura numérique des objets, pour donner à l’objet une identité, une histoire, un devenir, des capacités d’évolution, d’initiative et rendre possible de nouveaux usages, de nouvelles pratiques. L’information sur les objets a de surcroît le potentiel de développer de nouveaux modèles d’affaires, de nouveaux services et de nouveaux objets. Elle est assurément un levier de l’innovation industrielle de demain.

Véronique Routin, Hubert Guillaud, Daniel Kaplan

Véronique Routin (@veroniqueroutin) est directrice du développement de la Fing. Elle est également coresponsable du programme Refaire (@Re_faire). Daniel Kaplan (@kaplandaniel) est le délégué général de la Fing (@la_fing). Hubert Guillaud (@hubertguillaud) est responsable de la veille à la Fing et rédacteur en chef d’InternetActu.net (@internetactu). Cette réflexion est le fruit du travail du groupe de travail du programme ReFaire.

______
Notes
1. Terme faisant référence aux “Entretiens du Nouveau Monde industriel”, organisés par l’IRI, Cap Digital et l’ENSCI, dont l’édition 2009 notamment était consacrée aux nouveaux objets de demain :http://www.internetactu.net/tag/enmi09/.
2. Dans le domaine de l’Internet des objets, on recense de nombreuses plateformes sociales d’objets, chacune avec des caractéristiques très différentes comme OpenSpimes, Pachube (devenu Xively) ou encore ThingD ou Fancy… Voir la rubrique d’InternetActu :http://www.internetactu.net/tag/internet-des-objets.
3. En informatique, le terme traitement de données renvoie à une série de processus qui permettent d’extraire de l’information ou de produire du savoir à partir de données brutes (source Wikipédia, traitement de données : http://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique).

11/09/13

http://www.internetactu.net/2013/09/11/que-refaire-exploiter-laura-numerique-des-objets/

mardi 27 août 2013

ELECTRICITE – Le numérique consomme 10% de la production mondiale




Malgré sa petite taille, un smartphone consommerait plus d’énergie qu’un réfrigérateur. Globalement, l’économie numérique consommerait à elle seule 10% de la production mondiale d’électricité selon une étude publiée par le cabinet de conseil en énergie Digital Power Group.

Bluetooth, wifi, 3G, 4G, cloud… si la révolution numérique est partout présente et à toute heure dans notre vie quotidienne, elle est très gourmande en énergie. Au total, elle consommerait 1 500 térawattheures annuels dans le monde, de l’amont à l’aval (de la production du matériel informatique à l’utilisation en passant par les serveurs et les réseaux).

Et ce n’est pas fini, car le trafic internet via les téléphones mobiles devrait décupler dans les 5 prochaines années, selon le rapport de Digital Power Group.

Posté par: Rédaction 

mercredi 9 mai 2012

Innovation française : une éolienne qui produit de l'eau

Par La chaîne Energie
mardi 08 mai 2012 22:03

Les médias mondiaux, notamment américains, s'intéressent à la technologie de l'entreprise française Eole qui a développé une éolienne qui produit de l'eau à partir de la condensation dans l'air.


Plusieurs médias américains (CNN ,Inhabitat, le site spécialisé PhysOrg) ou moyen-orientaux (comme Gulf News) se sont intéressés au développement par la société française Eole Water d'une éolienne capable de produire, outre de l'électricité, 1000 litres d'eau quotidiennement.

Selon Eole Water, cité par Inhabitat, une turbine WMS1000 peut produire assez d'eau pour un village de 2 à 3000 personnes, avec une fiabilité supérieure à celle d'un puits puisque c'est la condensation de l'eau contenue dans l'air qui assure le processus. Avec une capacité électrique de 30kW, l'éolienne, de 24 mètres de haut, est autonome et n'a pas besoin d'une source additionnelle d'énergie. Elle n'émet bien sûr pas de CO2. Un prototype testé à Abou Dhabi permet de recueillir 62 litres d'eau par heure. Un autre système du même principe développé par Eole utilise un panneau solaire plutôt qu'une éolienne.

L'éolienne est d'une structure très simple, adaptée à une utilisation dans des zones éloignées et sans infrastructures importantes. La turbine aspire l'air à travers un filtre et l'envoie vers un compresseur de même type que ceux utilisés dans les déshumidificateurs.

Eole espère commercialiser les WMS1000 au cours de l'année 2012, même si le coût reste très élevé à ce stade de l'industrialisation : autour de 700.000 dollars pour l'installation d'une turbine.

La société Eole, dont le slogan est "donnez-nous du vent, nous vous donnerons de l'eau", est installée dans les Alpes de Haute Provence (voir la video)

http://energie.lexpansion.com/energies-renouvelables/innovation-francaise-une-eolienne-qui-produit-de-l-eau_a-33-7366.html#xtor=RSS-115

vendredi 27 avril 2012

Les producteurs du Nord et du Sud cueillent les fruits de leur complémentarité

Complémentaires avec les productions européennes, les fruits et légumes cultivés dans les pays du Sud de la Méditerranée suscitent un intérêt croissant des producteurs du Nord de l’Europe. Les investissements et les partenariats croisés se multiplient.

Quelles sont ces entreprises françaises qui investissent dans les vergers du Sud de la Méditerranée ? Leurs motivations répondent-elle à une volonté de délocaliser la production pour réduire le coût de la main d’œuvre ? Si cet élément entre en ligne de compte il ne semble pas déterminant.

« Le curseur se déplace peu à peu vers une relation de coopération avec une convergence des méthodes de production contribuant à réduire le phénomène de distorsion de concurrence. Les fruits et légumes occupent une place stratégique dans les échanges entre l’Europe et les pays du Maghreb. La libéralisation agricole s’accompagne en parallèle de flux de capitaux Nord Sud et également Sud Nord. Dans la filière fruits et légumes, les investissements se font au Maroc et en Tunisie. Les entreprises investissent dans les cultures de tomates, pêches et melons, intensives en main d’œuvre et présentant des complémentarités avec les productions européennes. Cela permet de proposer aux consommateurs une large gamme de produits, de réaliser des économies d’échelle. La stratégies d’alliance permet de sortir de la logique d’affrontement », détaille Fatima El Hadad Gauthier, chargée de recherche en politique agricole et agro-alimentaire au CIHEAM (Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes), à l'occasion du Medfel, le salon euroméditerranéen de la filière fruits et légumes.

De la Crau à Sbkiha

La Melba, producteur français de pêche, cerises, abricots et de nectarines (400 ha à Bouleterre et 280 ha dans la Plaine de la Crau) illustre parfaitement cette coopération avec les pays du Sud. Exploitant de pêches sur 52 ha à Meknassy (6000 t) depuis 2007, la coopérative a pris, en février 2012, quelque 250 ha de vergers à Sbkiha (entre Sfax et Gafsa). Elle y cultive des fruits sur 180 ha et des légumes sur 70 ha en partenariat avec Vert Frais de Cavaillon et la société tunisienne Sadira. « Le facteur humain joue énormément et Mohamed Sahbi Mahjoub, directeur de Sabira, nous a proposé de collaborer sur une exploitation », explique Jean-Pierre Bails, président de la Melba.

En Tunisie, les entreprises étrangères n’ont pas la possibilité d’acheter des terrains agricoles. Elles ne peuvent détenir plus de 66% des parts des sociétés de droit tunisien.

Nouveaux débouchés

La complémentarité nord sud permet de mieux achalander les marchés. Photo GT

Pour Sadira, cette accord permet de prolonger ses exportations sur le marché français au delà du mois de juin. « A compter du 10 juin, les productions marocaines destinées à l’Europe subissent de fortes taxations. Avant ce partenariat, nous étions présents en Europe seulement un mois par an », fait valoir Mohamed Sahbi Mahjoub. En plus de l'Europe, il écoule également sa production aux Emirats Arabes Unis. Cet accord ouvre donc en parallèle pour La Melba des débouchés vers le Moyen Orient.

A l’inverse, la société marocaine Matysha, qui regroupe une trentaine de producteurs, a choisi de s’implanter à Perpignan en France. « Notre défi consiste à produire en Europe. Nous avons aménagé 2700 m2 d’entrepôts froids sur le marché Saint-Charles afin de stocker les productions des exploitants des deux rives de la Méditerranée souhaitant commercialiser leur production. Cette plate-forme permet également l'agréage des produits à l’arrivée avant d’être conditionnés au Maroc. Saint-Charles joue un rôle de plate-forme d’éclatement », souligne Taquie-Dine Cherradi, Pdg du groupe Matysha. Cette implantation en direct réduit le nombre d’intermédiaires. Le groupe Matysha cherche également à importer des productions françaises de kiwis au Maroc. « C’est indéniable, nous constatons de réelles possibilités de développement sur la base des complémentarités », conclut Taquie-Dine Cherradi.

Nathalie Bureau du Colombier

Jeudi 26 Avril 2012

http://www.econostrum.info/Les-producteurs-du-Nord-et-du-Sud-cueillent-les-fruits-de-leur-complementarite_a10050.html

mercredi 31 août 2011

Résultat de l'étude sur les outils de production en Allemagne

Une étude visant à déterminer la position et les défis actuels de l'industrie de la machine-outil en Allemagne a été menée par les chercheurs de l'Institut de recherche en management industriel (FIR [1]) au sein de l'Université technique de Rhénanie du Nord-Westphalie (RWTH) à Aix-la-Chapelle, en collaboration avec le Laboratoire de machine-outil (WZL) de la RWTH et la Fédération des constructeurs de machines et d'installations (VDMA). L'étude s'inscrit dans le cadre du programme "WInD" [2] mis en place par le Ministère fédéral pour l'enseignement et la recherche (BMBF) et coordonné par le FIR, son objet étant centré sur le développement d'un système de production plus flexible pour les machines industrielles. Elle sera disponible à partir du 1er octobre 2011 auprès du FIR pour la somme de 150 euros (ISBN : 978-3-943024-06-7)

L'étude se penche sur l'état actuel en Allemagne du domaine de l'organisation de la production et des technologies de l'information y étant liées. Menée auprès de 148 entreprises, majoritairement issues du milieu de la construction de machine-outil, elle s'est centrée autour des deux questions de "flexibilité du système de production" et de la "capacité de réponse en temps réel des systèmes d'information". Selon Stefan Kompa du FIR, les entreprises font face à une augmentation de la complexité dans les processus de planification et de contrôle des systèmes d'information et d'organisation. Avec une exigence accrue de flexibilité dans les attributs des produits, les systèmes d'information exigent actuellement une coordination des données plus importante, ce qui aurait également un effet pervers sur la tenue des délais de livraison.

Il ressort de cette étude que les entreprises investissent beaucoup d'argent pour le respect de leurs délais de livraison. 70% des entreprises sondées doivent ainsi faire appel aux heures supplémentaires afin d'éviter les retards. De plus, les exigences et les décisions de planification sont basées sur des moyennes et des hypothèses, alors que les clients attendent une meilleure transparence sur le temps réel escompté.

25% des entreprises sondées considèrent qu'une évaluation et une transmission régulière des avancées des étapes et des délais aux clients sont une mesure pouvant limiter les imprécisions dans les délais de livraisons.

70% des entreprises estiment que la logistique nécessaire à la planification et au contrôle de la production doit être basée sur une approche décentralisée qui doit permettre un traitement des données en temps réel. Ces mesures doivent permettre d'améliorer la qualité de la planification et, par ce biais, de mieux tenir les engagements de livraison auprès des clients. Dans ce contexte, l'automatisation des réponses augmente non seulement la rapidité mais aussi la qualité des données.

Afin de planifier de manière dynamique leurs capacités de production, les entreprises font souvent appel à des modèles flexibles de temps de travail, mais qui perdent rapidement de leur efficacité dans le cas de grosses capacités de production. Ainsi, lorsque l'entreprise n'est pas en mesure d'assumer la fabrication des volumes de produits commandés, le surplus est externalisé, ce qui pose souvent des problèmes de qualité et de coordination. L'étude montre que les entreprises avec le meilleur respect des délais de livraison sont en général en mesure d'adapter leur capacité de fabrication au jour le jour voir même par roulement de leurs équipes.

Les entreprises ayant recours à un échange d'informations intense sous forme électronique sont celles qui sont en général en mesure de respecter au mieux les délais de livraison. Les formats complexes d'EDI (échange de données électroniques) sont utilisés principalement par les grosses entreprises. Pour les petites structures, ces formats doivent être réduits et adaptés.

 
BE Allemagne 536 >> 25/08/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67491.htm