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vendredi 8 août 2014

Que penser des tablettes en entreprise : gadget ou véritable outil de travail ?

L’environnement d’entreprise ne cesse de se transformer, en partie pour tenir le rythme d’intégration des avancées technologiques et satisfaire les nouvelles demandes des collaborateurs.

Certaines entreprises n’ont pas tardé à adopter un modèle de fonctionnement axé sur la mobilité, pour rester compétitives et continuer de satisfaire les attentes de leurs salariés souvent calquées sur celles du grand public ; celles qui n’ont pas encore investi dans des terminaux mobiles ou réfléchi au déploiement d’une stratégie mobilité doivent savoir qu’un fossé technologique se creuse entre l’expérience attendue par l’utilisateur et les contraintes IT imposées en interne.

Les entreprises qui ne se soucieront pas de combler cet écart d’innovation peuvent renvoyer l’image d’un employeur peu attirant. Reste à savoir comment s’y prendre ? Les tablettes vont-elles un jour s’implanter dans l’entreprise ou resteront-elles à jamais plutôt réservées au grand public ?

L’environnement d’entreprise moderne
Les attentes des salariés sont de plus en plus guidées par leurs expériences privées. La démocratisation des terminaux et des applications, la fréquentation des réseaux sociaux et les frontières qui s’estompent entre vie professionnelle et vie privée les amènent à vouloir profiter des mêmes fonctionnalités et de la même liberté de choix au travail qu’à la maison.

Les salariés trouvent naturel d’avoir le choix des technologies qu’ils préfèrent utiliser, de pouvoir consulter librement et sans risque leurs comptes personnels et professionnels sur le même dispositif, et d’être équipés de terminaux mobiles puissants pour rester productifs partout. Selon une étude menée par CDW, 94% des employés estiment que les terminaux mobiles les rendent plus efficaces et 67% affirment que leur employeur perdrait en compétitivité sans ce type d’équipement . Sachant qu’il est possible d’adapter ces appareils en fonction des préférences des utilisateurs, ces derniers préfèrent les technologies personnalisées, qui stimulent leur efficacité.

La volonté de satisfaire les attentes des salariés et de leur fournir les outils dont ils ont besoin pour bien travailler fait émerger différents business models. Quatre d’entre eux sont plus fréquemment adoptés : Corporate Issued (outils proposés par la société), COPE (Corporate Owned Personally Enabled), CYOD (Choose Your Own Device) et BYOD (Bring Your Own Device). Ces modèles de mobilité ont des effets positifs sur la productivité et la culture d’entreprise, mais ils influencent aussi les achats de solutions IT et de terminaux et leur intégration à l’infrastructure de l’entreprise.

L’enjeu de la mobilité
Ces modèles visent à aider les entreprises à combler le « fossé technologique » qui se creuse entre les technologies auxquelles aspirent les salariés (souvent la réplique des terminaux qu’ils utilisent chez eux) et la possibilité pour l’entreprise de les intégrer. Beaucoup peinent encore à appréhender les risques pour la sécurité, les problèmes de compatibilité IT et les implications au niveau du réseau. La coexistence de multiples systèmes d’exploitation, logiciels et terminaux ne fait que compliquer l’approche d’administration et de protection des données internes et confidentielles enregistrées sur des systèmes extérieurs. De nombreuses entreprises ont mis un frein à l’adoption d’une politique BYOD, essentiellement en raison des craintes de sécurité et des préoccupations financières liées aux adaptations de l’infrastructure IT en place. Pour combler le fossé technologique, elles ont dû trouver des compromis entre le risque envisagé et sa maîtrise. D’où les modèles COPE et CYOD, sorte de terrain d’entente pour satisfaire à la fois les services IT et les exigences des salariés nées du grand public.

Malheureusement pour les entreprises en proie à ce fossé technologique, le rétrécissement n’est pas pour demain, bien au contraire. Les prévisionnistes s’interrogeant sur la croissance économique de la technologie annoncent de prochains bouleversements des environnements des entreprises. Markess International prévoit que les terminaux dits de nouvelle génération (smartphones, tablettes, PC tactiles…) devraient peser pour 31% du parc installé des entreprises d’ici 2015, presque autant que les PC fixes qui en représenteront 36% à la même échéance. De plus, selon Gartner, les dépenses IT mondiales devraient totaliser 3777 milliards de dollars en 2014, soit une hausse de 3,1 % par rapport à 2013, avec les tablettes comme principal moteur de croissance du marché des terminaux (270,7 millions d’unités vendues d’ici fin 2014) . Les entreprises qui ne font pas l’effort d’accompagner l’adoption des terminaux mobiles encourent le risque de se voir distancer par leurs concurrents et de perdre le contrôle de leur environnement au profit des salariés qui prendront la liberté d’utiliser les terminaux de leur choix au travail.

Quelles possibilités pour les entreprises ?
En France, l’engouement que suscitent les tablettes auprès du grand public continue de s’intensifier, avec une augmentation des ventes prévue de l’ordre de 21% en 2014 selon GfK. Si quelques entreprises en ont déjà équipé leurs collaborateurs, beaucoup craignent encore les répercussions IT de cette nouvelle pratique. Avant tout, il s’agit d’évaluer et de justifier la légitimité des tablettes dans l’entreprise. Les modèles de mobilité CYOD et BYOD sont un bon moyen d’y parvenir. Surtout depuis l’avènement d’une nouvelle catégorie de tablettes, qui conjuguent les souhaits des consommateurs et les nécessités commerciales des entreprises. Ces nouvelles tablettes se connectent aux environnements d’entreprise, elles combinent les atouts de performance, de design et de réactivité appréciés par les consommateurs, tout en procurant des gages de sécurité supplémentaires aux services IT et la possibilité d’intégrer l’environnement interne préexistant, en totale compatibilité avec les applications Windows et Microsoft Office. Ajoutons à cela la disponibilité depuis peu d’applications mobiles d’entreprise et l’on comprend aisément que la simplicité d’utilisation des tablettes et leurs options de mobilité en font un choix potentiellement très avantageux pour les entreprises.

Quels outils privilégier ?
Les contraintes de fonctionnements internes génèrent de la frustration pour les salariés habitués dans le privé à des conditions d’utilisation de la technologie bien plus souples. Il n’y a aucune raison que le rythme des innovations technologiques ralentisse, que les employés revoient leurs attentes à la baisse, ni que les services IT cèdent sur le niveau de leurs exigences. Il faut donc s’attendre à ce que le fossé technologique continue de se creuser, ce qui signifie qu’il devient urgent pour les entreprises de prendre le train en marche. Les décideurs IT qui réfléchiront à l’adoption d’une stratégie de mobilité et qui s’interrogeront sur les meilleures pratiques d’intégration des terminaux mobiles à leur environnement seront perçus comme des employeurs modernes et des acteurs dynamiques, soutenant activement la productivité. Les tablettes d’entreprise ont le vent en poupe pour combler ce fossé technologique. Il est temps de les reconnaître comme des outils d’entreprise légitimes entre autres terminaux et dispositifs, et plus spécifiquement concernant la nouvelle catégorie de tablettes hybrides. A mi-chemin entre une tablette et un notebook, ces dernières représentent le compromis approprié pour une utilisation personnelle et professionnelle.

Par Antoine Ferraz, Field Marketing Manager, Dell Client Solutions

Publié le mardi 5 août 2014

http://www.itrmobiles.com/articles/149813/penser-tablettes-entreprise-gadget-veritable-outil-travail-antoine-ferraz-field-marketing-manager-dell-client-solutions.html

samedi 28 septembre 2013

Livre blanc : Gérer l’évaluation au service de l’apprentissage


Des théoriciens de l’éducation, comme John Hattie ou Gordon Stobart nous expliquent qu’une bonne évaluation peut permettre d’obtenir de meilleures notes et améliorer la qualité de l’apprentissage.

Comment les enseignants peuvent passer de la théorie à la pratique alors que leur emploi du temps est souvent chargé ?
On peut consulter ce livre blanc « Gérer l’évaluation au service de l’apprentissage » : Comment les plateformes d’apprentissage peuvent aider les enseignants aux emplois du temps chargés à gérer les évaluations au service de l’apprentissage.

Contenu du livre blanc :

Les critères d’une évaluation utile
  • Comment une bonne évaluation peut faire progresser les notes des apprenants et améliorer la qualité de l’enseignement
  • Des exemples d’enseignants utilisant une plateforme d’apprentissage pour généraliser ce type d’évaluations dans leurs établissements

Une plateforme d¹apprentissage

La plupart des exemples donnés peuvent être appliqués à l¹aide de n’importe quelle bonne plateforme d’apprentissage, même si ceux qui sont présentés dans le livre blanc proviennent d’enseignants qui utilisent itslearning, plateforme en ligne que la plupart des enseignants apprennent facilement à utiliser. Pour en savoir plus sur itslearning, consultez www.itslearning.fr"

Accès téléchargement gratuit par inscription

parAn@é(son site)

mercredi 18 septembre 2013

Outils numériques utilisables dans un cadre pédagogique pour tous...

Des outils gratuits pour étudier plus durablement !

 Variez les méthodes pour apprendre plus profondément, plus durablement. Et profitez des outils gratuits ! 


Je ne suis pas de ceux qui croient que la technologie peut remplacer la pédagogie : confondre la fin et les moyens, ça se termine rarement bien !

Mais, par contre, une chose me frappe chez la plupart des jeunes que je croise et qui se plaignent de leur mauvaise mémoire, de leurs médiocres résultats scolaires, de leurs efforts jamais couronnés de succès.

Ces jeunes, souvent, sont intelligents, éveillés, brillants même parfois. Et pourtant, ils sont découragés, épuisés par tant de travail inutile, à deux doigts de la dépression.

Ils ont un point commun : la même méthode de travail...

Un ouvrier avec un outil unique

Imaginez un peu : vous souhaitez rénover votre maison de campagne. Une voisine aimable vous a renseigné un ouvrier très habile et bon marché. Vous prenez rendez-vous avec Monsieur Lambert - c’est son nom - et il se présente au jour dit, avec un large sourire. Et un unique outil : un minuscule tournevis cruciforme. Avec cela, affirme-t-il, il va pouvoir remplacer le parquet du salon, réparer le chauffe-eau de la salle de bain, rebrancher l’électricité dans l’ancienne étable et repeindre la mur de la chambre d’ami.

Quel crédit allez-vous accorder à cette personne ? Vous penserez certainement que Monsieur Lambert a perdu la boule !

Revenons à nos étudiants.

Une méthode unique - et pas très efficace - pour tout étudier !

Lorsque j’interroge ces étudiants en situation d’échec, ils me racontent tous la même chose.

"- Comment fais-tu pour étudier ?
- Je lis et je prends des notes.
- C’est tout ?
- Bein, je surligne dans mes livres.
- Ca marche ?
- Bein non... C’est pour ça que je suis là..."

Non, ça ne marche pas.

Des outils divers pour les différentes matières

Ca ne marche pas, parce que lire, prendre des notes, surligner, cela correspond à certaines compétences cognitives. Cela mobilise certaines zones du cerveau, des groupes de neurones particuliers.

Répondre aux questions d’examen, rédiger un travail de synthèse, écrire un mémoire, démontrer une série d’équations ou résoudre un problème de géométrie... Autant d’activités qui sollicitent d’autres compétences, d’autres zones du cerveau. Que vous n’avez pas entrainées en lisant, en surlignant, en prenant des notes.

Il faut donc varier les outils, changer de méthode, selon le type de matière que l’on étudie. Selon le temps dont on dispose. Selon les objectifs que l’on se donne.

Nous avons la chance de vivre à une époque où les outils sont tout autour de nous : sur Internet, notamment. Et certains d’entre eux sont totalement gratuits.

J’en ai rassemblé une quinzaine sur cette carte Mindmeister qui est publique : vous pouvez donc la télécharger, l’imprimer au format PDF, etc.

Pour chacun des outils, j’ai rédigé une notice et inclus un lien vers un article que j’ai rédigé, en général après avoir testé cet outil pendant un certain temps.

Et pour chaque outil, vous trouverez aussi un lien qui vous permet de le télécharger.

Alors, ne faites pas comme Monsieur Lambert : jetez votre tournevis, et essayez tout ce qui se cache dans votre nouvelle boîte à outils flambant neuve !

Documents joints


Carte mentale mindmeister illustrant les outils gratuits pour mieux étudier.

vendredi 13 septembre 2013

Guide de l'apprentissage

Nouveau guide de l'apprentissage en Poitou-Charentes

La Région Poitou-Charentes publie son nouveau guide de l'apprentissage 2013. Ce guide, disponible uniquement en ligne, rassemble l’ensemble des formations de Poitou-Charentes pour l’année 2013, classées par département, ainsi que les aides mises en place pour les apprentis comme la gratuité de la formation, la prise en charge du premier équipement professionnel, les aides au transport, à l’hébergement et à la restauration, le ticket-sport, le ticket culture, le soutien à l’accueil des jeunes en situation de handicap ou encore la participation au financement du permis de conduire.

Lire le Guide de l’apprentissage.

Publiée le 13/09/2013

http://www.arftlv.org/Actualites_RSS/14862/Nouveau_guide_apprentissage_Poitou-Charentes.aspx

jeudi 8 août 2013

L’entrepreneuriat social en France : réflexions et bonnes pratiques

Le Centre d’Analyse stratégique (CAS) et l’OCDE ont publié un rapport sur l’entrepreneuriat social en France. Celui-ci souligne la vivacité de cette forme d’entrepreneuriat avec « l’augmentation des créations d’entreprises sociales, l’éclosion de chaires dédiées à cette thématique dans les écoles de commerce, la multiplication des incubateurs d’entreprises sociales, l’organisation de conférences et séminaires portant sur l’émergence de ce phénomène ».

Le document est divisé en deux parties :
  1. La première, visant à définir ce qu’est l’entrepreuneuriat social, regroupe des contributions théoriques et analytiques (László Andor, commissaire européen à l’Emploi, aux Affaires sociales et à l’Inclusion ; Antonella Noya, analyste senior des politiques à l’OCDE ; Caroline Lensing-Hebben, chargée de mission au Centre d’analyse stratégique ; Amandine Barthélémy et Romain Slitine, co-fondateurs d’Odyssem),
  2. La seconde aborde le bilan et les perspectives du secteur, sous forme d’actes du colloque organisé par l’OCDE/LEES et le CAS le 6 mars 2012.

En annexe figurent une estimation du poids du secteur, 9 fiches exemples d’entrepreneuriat social réalisées par le Cabinet McKinsey et un recueil de bonnes pratiques de 30 entreprises en France et dans le monde.

Téléchargez l’étude « L’entrepreneuriat social en France / Réflexions et bonnes pratiques »

Documents joints
Téléchargez l’étude (PDF – 4 Mo)

Cet article a été publié le 4 août 2013 sur le site du RIPESS

Le RIPESS est un réseau de réseaux continentaux engagés dans la promotion de l’économie sociale et solidaire. Les réseaux continentaux du RIPESS rassemblent des réseaux nationaux et des réseaux sectoriels. Le RIPESS croit à l’importance d’une mondialisation de la solidarité afin de construire et de renforcer une économie qui met les gens et la planète au centre de son activité. De Lima à Québec, de Dakar au Luxembourg, le RIPESS organise des Rencontres internationales aux quatre ans afin de créer un espace d’apprentissage, d’échange d’informations et de collaboration.

jeudi 8 août 2013

jeudi 18 juillet 2013

USA : les professeurs favorables aux outils numériques pour les élèves

Qui a dit que les appareils technologiques nuisaient à l'orthographe ?

Il est communément admis que les téléphones mobiles, via les SMS, et les ordinateurs, via les correcteurs automatiques, ne font pas forcément le bonheur des jeunes en ce qui concerne leur qualité d'écriture. Mais selon l'étude de Pew Research Center réalisée au printemps 2012 et publiée le 16 juillet 2013 sur pewinternet.org, les appareils technologiques n'ont pas que du mauvais, et peuvent même se révéler être de véritables outils instructifs.

Élaborée auprès de 2462 enseignants américains (toutes disciplines confondues), l'enquête nationale démontre que 78 % des professeurs voient plutôt d'un bon oeil les outils numériques que sont Internet, les réseaux sociaux, et les mobiles. D'après eux, ils « encouragent la créativité des élèves et l'expression personnelle ».

De plus, 96 % des professeurs admettent que le numérique permet aux étudiants de « partager leur travail avec un public plus large et varié », et un pourcentage tout aussi honorable (79 %) convient que ces outils favorisent le travail d'équipe, en encourageant « une plus grande collaboration entre les élèves ». Des conclusions établies en référence aux tablettes interactives qu'utilise un nombre croissant d'élèves, aux travaux partagés sur les sites ou les blogs, et aux outils collaboratifs tels que Google Docs.

« Ces résultats défi à bien des égards l'idée que les compétences en écriture des élèves sont minées par leur utilisation croissante des outils et plateformes numériques. Les professeurs restent préoccupés par le fait que cela brouille les lignes entre l'écriture formelle et informelle, et s'accordent à dire que la qualité d'écriture doit être améliorée, mais ils voient aussi ce qui est bénéfique pour des étudiants qui ont plus de gens qui réagissent à leur écriture », explique Kristen Purcelle, directrice adjointe du Pew Internet Project. Et de souligner « les possibilités de plus en plus nombreuses qu'offrent les outils numériques pour l'expression écrite ».

Pourtant, les gadgets numériques demeurent des facteurs qui influencent indéniablement la tendance aux fautes d'orthographe et à l'oubli des règles de grammaire. Autre part d'ombre, Internet est aussi source de plagiat_situation à laquelle de nombreux enseignants se retrouvent aujourd'hui confronté lorsqu'ils donnent des devoirs maison. En France, de nombreux professeurs se prononcent clairement contre l'utilisation de Wikipédia. Quant à Facebook et Twitter, lieux de distraction, ils deviennent parfois une priorité face aux devoirs.

Mais aux vues de cette étude, une réalité plus nuancée apparaît : la nouvelle technologie peut apporter du bon comme du mauvais aux collégiens et lycéens.

Sources : Pew Internet , The Digital Shift

Le jeudi 18 juillet 2013 à 08:43:26

mardi 1 mai 2012

L'université est un outil de développement économique

v30/04 | 07:00 | Alain Perez
JEAN CHAMBAZ, PRÉSIDENT DE L'UNIVERSITÉ PIERRE-ET-MARIE-CURIE

La loi sur l'autonomie aura bientôt cinq ans. Quel est le bilan que vous en tirez à la tête de l'université Pierre-et-Marie-Curie ?

L'élément le plus important est ce qu'on appelle les compétences élargies. Au lieu d'avoir un budget qui est défini ligne par ligne par le ministère, nous avons une dotation globale. C'est donc à l'université de définir les lignes budgétaires en fonction de ses priorités. Cela nous donne une réelle marge d'action permettant de développer une politique propre à l'établissement. Le problème, c'est que l'augmentation de budget n'a pas été à la hauteur des montants annoncés. On nous a transféré des charges sans augmenter nos moyens et la situation est donc tendue. Plus généralement, on n'a pas été au bout de la réflexion de ce que représente l'université comme levier de développement économique et social. On nous considère encore comme une dépense pour l'Etat. On ne voit pas que les cadres que nous formons et la recherche que nous produisons contribuent au développement du pays. Conclusion : il faut nous donner les moyens d'être plus performants.

Etes-vous satisfait de votre situation financière ?

Pour nous, les voyants sont au vert. Mais nous n'avons pas de marge de manoeuvre et la dotation des universités reste encore très en dessous de celle des classes préparatoires ou des grandes écoles. L'Etat a tellement peu investi dans l'immobilier universitaire au cours de ces cinquante dernières années qu'il y a un effet de rattrapage considérable. Le problème vient de la caste des dirigeants sortis de Sciences po ou de l'ENA. Comme ils ne connaissent pas les universités, il y a une défiance vis-à-vis de leur capacité à gérer. Mais nous sommes en train d'acquérir ces compétences. 

L'autonomie n'est pourtant pas l'indépendance telle qu'elle existe dans les grandes universités anglo-saxonnes

Ce n'est pas le niveau d'indépendance qui va nous rendre plus compétitifs mais les moyens que nous sommes capables de lever. Harvard et le MIT disposent d'un capital qui leur donne des moyens d'action considérables. Il y a des spécificités françaises et notre modèle n'a pas que des inconvénients. Du moment que l'enseignement supérieur continue d'être pour l'essentiel gratuit, nous exerçons une mission de service public avec une dotation qui vient de l'Etat. 

Quels sont vos objectifs de développement de l'UPMC ?

Construire Sorbonne Université sur le modèle de l'Université de tous les savoirs, où l'UPMC représente la médecine, les sciences et l'ingénierie. Le plus important est de définir où sont nos forces et d'être au meilleur niveau dans les domaines où nous sommes très compétitifs. Nous allons par exemple investir très fortement dans le domaine des matériaux. De même, il y a un projet d'observatoire de la vie littéraire qui se fait avec des spécialistes de l'intelligence artificielle et de l'informatique qui viennent de chez nous. L'esprit de Sorbonne Université consiste à décloisonner le cadre actuel des recherches. Nous avons besoin de philosophes et de juristes pour accompagner les changements de l'économie numérique. C'est tout aussi vrai pour le climat ou la nutrition. 

Vous êtes condamnés à trouver des sources de financement complémentaires ?

Dans le cadre des initiatives d'excellence, nous avions demandé 1,4 milliard d'euros. Nous avons obtenu 900 millions et on nous dit de compléter avec des fonds d'entreprise. Nous devons donc continuer de plaider pour une dotation d'Etat qui tienne compte de notre rôle économique et social, et nous avons besoin de ressources complémentaires. En France, nous avons perdu la culture du mécénat scientifique et les grandes fortunes investissent plutôt dans le sport ou la culture. Nous avons commencé la mise en place de chaires ciblées, mais ce dont j'ai besoin c'est de financer des actions plus génériques. Aller convaincre des mécènes de me donner de l'argent est donc un nouvel enjeu et ce n'est pas gagné. C'est à moi de rencontrer les grands patrons ou les grandes fortunes, d'exposer la vision que nous avons de l'université et de les séduire. Nous aimerions ainsi créer une fondation au niveau de Sorbonne Université avec un grand patron emblématique. Pour moi, Françoise Bettencourt-Meyers est un coeur à prendre. 

Propos recueillis par Alain Perez,  Journaliste

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/innovation-competences/sciences/0202028062328-jean-chambaz-l-universite-est-un-outil-de-developpement-economique-317870.php

samedi 22 octobre 2011

Comment les outils numériques modifient notre cerveau

Des études scientifiques ont montré que l’utilisation massive d’Internet transforme notre mémoire et notre attention

Réécouter l'émission de France Inter "La tête au carré" présentée par Mathieu Vidard, en partenariat avec La Croix.



mercredi 12 octobre 2011

Les réseaux sociaux : un outil étudiant non négligeable.

Le réseau c’est un mot qui devient, au fil des années, de plus en plus important. On comprend que ceux que l’on considère comme nos potes, collègues ou simples camarades des classes d’antan seront, un jour ou l’autre, chefs d’entreprise, politiciens ou journalistes. Ce qu’on appelle plus communément le carnet d’adresse se doit d’être bien rempli.

Toujours utiles, les contacts que l’on se fait à droite à gauche sont autant de petites mains, de cerveaux ou de propositions qui peuvent pleuvoir même quand on ne s’y attend pas.

Mais ce réseau, il s’entretient. Pas besoin de voir tout ce petit monde pour un petit verre par ci et un restau par là, les nouveaux outils développés sur internet servent à ça. Et pour un étudiant qui, par définition, construit actuellement son avenir, ces outils peuvent et doivent être utilisés en abondance. Récapitulatif de ce qu’il faut faire et ne pas faire.

Bien se servir de son compte facebook.
Facebook c’est amusant. Il y a des jeux, des photos, des vidéos, des pseudos idiots, des amis en pagaille et le moyen de choisir qui voit quoi, quand, où, comment et pourquoi. Enfin presque. Mettre des photos de ses soirées, passablement éméché, crier au monde entier qu’on aime les aventures de Oui-Oui et expliquer les moindres de ses faits et gestes, certes, ce n’est pas forcément productif. Voir même pas du tout.

Utiliser facebook c’est bien. En abuser ça craint. L’idée c’est de montrer quelques facettes de sa personnalité tout en prouvant à ceux qui nous observent qu’on est capable de faire certaines choses de ses mains et de sa vie. Faire sa promotion perso, ça c’est utile ! Alors on ne met pas de photos trash comme avatar, on ne publie pas ses déboires amoureux, ses coups de folie alcoolisés et ses dernières bêtises.

A la rigueur on se crée deux comptes. Et l’on rajoute les entreprises, les journaux, les personnalités qui peuvent nous être utiles en amis. On clique sur « j’aime » concernant les pages intellectuels. Le but c’est : 1) de partir à la recherche d’infos, 2) être visible sur l’un des plus grands sites actuels tout en étant représentatif du candidat idéal.

Se créer un compte Twitter.
Pour Twitter, même principe à peu près. Le principe consiste à suivre des comptes que l’on choisit soi-même. En échange, d’autres comptes (pas forcément ceux que l’on suit nous-mêmes) décident de nous suivre à leur tour. Ainsi, nos actualités apparaissent sur leurs pages de profil.

Bon moyen de se tenir informé de l’actualité en temps et en heure, twitter vous permet de vous créer un vrai niveau de culture général car la curiosité et les informations reçues au travers de ce réseau social vous permettra de vous documenter plus par la suite ou simplement de pouvoir dire qu’il s’est passé telle ou telle chose dans le monde aujourd’hui. C’est un bon complément pour ceux qui lisent et suivent l’actualité au jour le jour et/ou un bon moyen pour ceux qui y sont plus hermétiques, de se renseigner quand même sans avoir le désagréable sentiment de travailler.

Enfin, suivre vos groupes de musiques préférés et les plus grands quotidiens mondiaux est un bon compromis ; oui, il est possible de travailler tout en s’amusant.

Apparaître sur la toile : blogs / posts / chroniques.

On a vu que l’apparition de nombreux CV en ligne fait, depuis peu, fureur. Mais pas seulement. Dans un monde où le virtuel côtois le réel, il faut se faire double et faire sa propre publicité, pas seulement lors de l’entretien mais préparer le terrain bien avant.

Site internet, blogs etc. sont autant de moyens de vous mettre en valeur tout en montrant vos capacités de rédaction, de création, d’utilisation de l’informatique et d’assurance en vous-même. Ecrire sur médiaétudiant par exemple est un bon moyen de montrer que l’on est intéressé par ce que l’on fait et que l’on se donne à fond pour faire ce qui nous tient à cœur.

Un blog, des chroniques sur internet etc. sont autant d’outils qui permettent aux employeurs de lire en vous, indiquant que vous êtes passionnés, actifs et surtout que vous allez au bout des choses. Attention à ne pas laisser votre page internet à l’abandon mais bien au contraire, n’hésitez pas à la renflouer au fur et à mesure pour devenir … incontournable !


Publié par marie2308, dans Vie étudiante, le 11/10/2011

http://www.mediaetudiant.fr/vie-etudiante/reseaux-sociaux-etudiants-6506.php

mardi 6 septembre 2011

Enseigner différemment à la génération Z : les digital natives



On connait bien la génération Y, un peu moins la génération suivante… la Z.

Cette dernière est celle qu’on appelle la génération Internet ou Digital Natives.

Ce sont en fait les premiers à être nés dans un monde où l’accès à internet a toujours été constant et disponible et la quantité d’information très abondante. Même si ce caractère est déjà en partie celui de la génération précédente elle est encore plus marquée avec celle-ci.

Ainsi, cette génération hyper-connectée et sociale par écran interposé change radicalement la manière dont les enseignants et les recruteurs peuvent travailler avec eux. Il est même fortement probable qu’elle impose d’une certaine manière la façon d’aborder l’éducation à l’école en généralisant peu à peu l’usage de la technologie.

Voici donc certainement quelques éléments à prendre en compte désormais dans les stratégies d’apprentissage :

1 – Utilisation d’outils interactifs comme support d’apprentissage.

Encore peu présent en France (et encore) l’usage des tablettes numériques telles que l’Ipad s’est très rapidement répandu dans les pays anglo-saxons. En effet, la génération Z est pleinement familière de ces outils qu’elle utilise de manière complètement naturelle. Plus généralement, l’outil n’étant pas une fin en soi, il s’agit de mettre en œuvre une pédagogie où l’apprenant est actif, au centre du processus d’apprentissage. On veillera notamment à proposer des situations d’apprentissage collaboratif et même inductif : jeux éducatifs, jeux de rôle, situations d’apprentissage simulées, progressions pédagogiques spiralées ou encore pédagogie de projet. Toutes ces situations pourront alors prendre pour support des manuels interactifs ainsi que les fameuses tablettes équipées des applications adéquates.

2 – Proposer des ressources pédagogiques pour le travail personnel à la maison

Aussi surprenant que cela peut paraitre, cette génération bouscule codes et les barrières spatiales et temporelles de l’école. Ainsi, elle sera particulièrement intéressé de disposer de ressources supplémentaires, notamment dans le cadre de parcours individualisés autour d’environnements d’auto-apprentissage. Aujourd’hui pratiquement tous les foyers disposent de l’accès au Web, surtout en France où le taux d’équipement est favorisé par des coûts peu élevés d’accès à Internet. La génération Z développe ainsi une capacité d’auto-apprentissage qui n’a jamais été atteint à ce niveau à ce jour.

3 – Proposer des projets de pédagogie collaborative en ligne

Il y a 5 ans les blogs étaient une tendance. Aujourd’hui ils sont entrés dans les mœurs. La taille de la blogosphère croit de manière exponentielle et le partage d’expérience et de connaissances n’a jamais été aussi important. Et ce n’est qu’un début.

En tout cas, cette technologie permet pour la première fois de proposer aux apprenants de travailler collaborativement sur des projets communs beaucoup plus simplement. Ainsi la rétroactivité naturelle des blogs pourra être exploitée. Notons d’ailleurs que les outils du web 2.0 permettent enfin d’évaluer chaque auteur, même dans le cadre de projets communs, puisque chacun est identifié, chaque production est repérable.

Il est important de signaler ici qu’il ne s’agit pas uniquement de l’utilisation des blogs, mais également des wikis, podcasts, médias numériques et vidéo…

4 – Favoriser un apprentissage visuel.

C’est la marque de cette nouvelle génération ! Les nouvelles technologies l’ont à tel point marquée, que les stratégies d’apprentissage sont devenus plus que jamais visuelles. Ils sont donc plus favorables à des activités pédagogiques centrées sur l’exploration, la découverte et la recherche, plutôt que sur un enseignement basé sur l’écoute (basiquement le cours magistral).

5 – Faire que l’apprentissage soit un jeu

Entendons nous bien, il ne s’agit pas de jouer en tant que tel et de laisser de côté tout objectif pédagogique sérieux. Il s’agit plutôt d’apporter de la diversité dans les approches proposées aux apprenants. . En revanche, la génération Z a tendance à préférer des situations d’apprentissage traitées de manière ludique et attractive. Cette méthode est pour eux bien plus efficace. Notons également que cette génération est particulièrement sensible aux valorisations immédiates et personnelles. Ainsi, tout en apprenant des échecs il est très important de valoriser les réussites.

6 – Favoriser pensée critique et résolution de problème

Là encore ne nous méprenons pas. Le propos n’est pas ici de dire que rien de doit être su et mémorisé. En revanche les activités qui consistent à apprendre par cœur des formules ou des données diverses ne sont plus vraiment pertinentes aujourd’hui. En effet, l’accès généralisé à l’information rend curieux pour ces générations le fait d’apprendre par cœur des choses qu’ils trouveront très rapidement et facilement en ligne. Cependant, l’information étant disponible en très grande quantité il devient primordial de développer chez ces jeunes leurs capacités de rechercher l’information pertinente et de savoir l’analyser.

De même qu’il ne s’agit plus de mémoriser linéairement et systématiquement les informations, il devient très important d’être en capacité de résoudre des situations problèmes en exploitant des données mises à disposition et de mettre en relation et en relief les savoirs entre eux.

Cette capacité sera sans nul doute le critère premier de recrutement dans les entreprises dans les années à venir.

7 – Développer la capacité d’orientation professionnelle

De plus en plus pour cette génération, la notion de compétence professionnelle l’emporte sur la notion de diplôme. Cet effet est bien entendu accentué par les crises économiques à répétition ainsi que par le coût de plus en plus élevé d’entreprendre des études supérieures. Les modèles classiques selon lesquelles les meilleures situations professionnelles sont obtenues grâce aux diplômes n’ont aujourd’hui plus beaucoup d’écho ! N’oublions pas pour eux quelques modèles de patrons richissimes issus de l’économie de l’Internet…

Ainsi il est important de valoriser les métiers et de permettre de faciliter l’orientation professionnelle choisie et non imposée. C’est ainsi des modèles pédagogiques tout à fait nouveaux qu’ils faut inventer qui mettent en avant à la fois la culture artistique, les capacités d’expression et de communication, la connaissance du monde avec les réalités de l’emploi et des parcours professionnels. Sans dénigrer ni l’un ni l’autre.

8 – Entretenir leur attention.

Tout comme les jeunes de la génération Y, les hyper-connectés n’ont que peu de capacité pour maintenir leur attention sur le long terme, surtout pour les plus jeunes. C’est certainement un des grands défis à tenir pour les pédagogues d’aujourd’hui… Ainsi, l’enseignant devra proposer des activités multiples et variés qui favorise un maximum d’activité de l’apprenant.


PUBLIE PAR CHRISTOPHE BOURGOGNON sur PEDAGOGEEK


par An@é(son site) mardi 6 septembre 2011


http://www.educavox.fr/Enseigner-differemment-a-la

mercredi 31 août 2011

Une "boîte à outils" pour l'intégration des technologies 3D au CEA

Beaucoup d'appareils qui "peuplent" notre quotidien renferment des puces électroniques, de nature extrêmement variée. Celles-ci sont fabriquées en série sur des wafers, autrement dit des plaques de silicium, découpées ensuite pour y fabriquer des processeurs, des mémoires stand-alone et des composants programmables. Grâce aux progrès constants réalisés dans la finesse des gravures, l'industrie microélectronique développe des circuits toujours plus puissants et de moins en moins coûteux, comme le prédit la loi de Moore. Reste pourtant que le transistor, motif de base de la microélectronique, est toujours fabriqué sur une même surface plane, autrement dit en deux dimensions. D'où l'idée d'empiler les composants électroniques, en superposant des puces et/ou des wafers les uns sur les autres et en établissant des connexions électriques courtes entre ces composants, directement au travers des différentes couches. Une alternative dite "3D" qui va permettre de réduire encore les coûts et d'augmenter significativement les performances globales des circuits, tout en réduisant leur consommation énergétique. A Grenoble, au sein des équipes du CEA/Leti, les chercheurs travaillent activement à ces développements prometteurs.

Une 3D qui mobilise 140 chercheurs et ingénieurs

Au CEA/Leti, environ 140 chercheurs et ingénieurs se consacrent aujourd'hui à cette alternative 3D, travaillant à la fois sur les aspects conception de puces, intégration de process et développements spécifiques. Ces derniers portent par exemple sur la façon la plus efficace de manipuler des wafers plus minces qui n'ont plus la même rigidité. Pour relever ce défi, les équipes grenobloises du CEA, comme elles l'ont toujours fait, collaborent étroitement avec les fabricants de matériaux et les fabricants d'équipements de microélectronique. Il s'agit en effet d'être sûr que ces process vont être transférés au milieu industriel et que les partenaires industriels du CEA pourront bénéficier d'une chaîne industrielle complète. Pour les équipes grenobloises, il s'agit également de travailler sur différentes scénarios d'intégration, l'objectif étant de prouver la fonctionnalité des démonstrateurs et les avantages qu'ils présentent notamment en termes de coût et de consommation, autrement dit de montrer que l'approche est économiquement viable.

c'est dans ce contexte que le CEA/Leti a mis au point une "boîte à outils" spécifique pour l'intégration 3D. "Notre objectif est de proposer des filières génériques complètes adaptées à différentes catégories de besoins industriels, à partir d'étapes élémentaires de fabrication à combiner ou à adapter", explique-t-on à la direction du Leti. Pour chacune des technologies développées, les chercheurs grenoblois mesure la maturité des procédés à l'aide d'une échelle comportant cinq niveaux, allant de la démonstration technique du procédé au transfert à l'industriel, en passant par la validation du fonctionnement électrique du procédés sur un dispositif test, la démonstration technique du procédés sous la forme de composant intégré et le prototype industriel. Ce dernier niveau est généralement celui jusqu'au quel vont les composants 3D conçus et réalisés par les équipes du Leti, le transfert à l'industriel ne s'effectuant qu'au cas par cas avec chaque industriel demandeur.

Imageur pour téléphone portable, premier exemple de composant utilisant les technologies 3D

Au sein du département d'optronique du CEA-Leti, les chercheurs travaillent au développement de technologies en vue d'applications assez diverses, parmi lesquelles les imageurs, c'est-à-dire les caméras, que renferment les téléphones portables. L'objectif est d'améliorer la qualité du traitement d'image tout en réduisant le coût des technologies utilisées. Par exemple, en optimisant la détection des photons, il est alors possible de réduire la taille des pixels tout en diminuant le coût des capteurs. Pour réduire la taille globale du dispositif, les chercheurs du Leti ont d'ores et déjà fait appel aux technologies d'intégration 3D. Ainsi dès 2009, ils ont conçu un module optique utilisant une brique technologique issue de la 3D.

Rappelons que jusqu'alors, les imageurs étaient connectés à des circuits périphériques à l'aide de connexions électriques classiques en 2D. Or la technologie dite "TSV" ou Through Silicon Via, développée au Leti, permet la connexion de l'imageur à l'aide de vias traversants le silicium, la connectique étant alors ramenée sous la puce. Obtenue ensuite par "reflow", cette connexion est comparable au dépôt de composants sur une carte support. D'où la possibilité notamment d'intégrer davantage de circuits sur une même puce, tout en diminuant le coût de fabrication, une fois la procédé d'industrialisation maîtrisé, mais de diminuer également la taille globale du dispositif incluant le bloc optique, et de disposer d'interconnexions plus courtes et, par conséquent, d'accroître la vitesse de transmission des informations plus élevée ce qui permet de maintenir des cadences vidéo confortables. Développé avec succès pour le groupe STMicroelectronics, sur une ligne de 200 mm, ce procédé d'intégration des imageurs est aujourd'hui industrialisé par le même groupe industriel, sur lignes de 300 mm, pour un grand fabricant européen de téléphones portables.

BE France 260 >> 30/08/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67554.htm

Résultat de l'étude sur les outils de production en Allemagne

Une étude visant à déterminer la position et les défis actuels de l'industrie de la machine-outil en Allemagne a été menée par les chercheurs de l'Institut de recherche en management industriel (FIR [1]) au sein de l'Université technique de Rhénanie du Nord-Westphalie (RWTH) à Aix-la-Chapelle, en collaboration avec le Laboratoire de machine-outil (WZL) de la RWTH et la Fédération des constructeurs de machines et d'installations (VDMA). L'étude s'inscrit dans le cadre du programme "WInD" [2] mis en place par le Ministère fédéral pour l'enseignement et la recherche (BMBF) et coordonné par le FIR, son objet étant centré sur le développement d'un système de production plus flexible pour les machines industrielles. Elle sera disponible à partir du 1er octobre 2011 auprès du FIR pour la somme de 150 euros (ISBN : 978-3-943024-06-7)

L'étude se penche sur l'état actuel en Allemagne du domaine de l'organisation de la production et des technologies de l'information y étant liées. Menée auprès de 148 entreprises, majoritairement issues du milieu de la construction de machine-outil, elle s'est centrée autour des deux questions de "flexibilité du système de production" et de la "capacité de réponse en temps réel des systèmes d'information". Selon Stefan Kompa du FIR, les entreprises font face à une augmentation de la complexité dans les processus de planification et de contrôle des systèmes d'information et d'organisation. Avec une exigence accrue de flexibilité dans les attributs des produits, les systèmes d'information exigent actuellement une coordination des données plus importante, ce qui aurait également un effet pervers sur la tenue des délais de livraison.

Il ressort de cette étude que les entreprises investissent beaucoup d'argent pour le respect de leurs délais de livraison. 70% des entreprises sondées doivent ainsi faire appel aux heures supplémentaires afin d'éviter les retards. De plus, les exigences et les décisions de planification sont basées sur des moyennes et des hypothèses, alors que les clients attendent une meilleure transparence sur le temps réel escompté.

25% des entreprises sondées considèrent qu'une évaluation et une transmission régulière des avancées des étapes et des délais aux clients sont une mesure pouvant limiter les imprécisions dans les délais de livraisons.

70% des entreprises estiment que la logistique nécessaire à la planification et au contrôle de la production doit être basée sur une approche décentralisée qui doit permettre un traitement des données en temps réel. Ces mesures doivent permettre d'améliorer la qualité de la planification et, par ce biais, de mieux tenir les engagements de livraison auprès des clients. Dans ce contexte, l'automatisation des réponses augmente non seulement la rapidité mais aussi la qualité des données.

Afin de planifier de manière dynamique leurs capacités de production, les entreprises font souvent appel à des modèles flexibles de temps de travail, mais qui perdent rapidement de leur efficacité dans le cas de grosses capacités de production. Ainsi, lorsque l'entreprise n'est pas en mesure d'assumer la fabrication des volumes de produits commandés, le surplus est externalisé, ce qui pose souvent des problèmes de qualité et de coordination. L'étude montre que les entreprises avec le meilleur respect des délais de livraison sont en général en mesure d'adapter leur capacité de fabrication au jour le jour voir même par roulement de leurs équipes.

Les entreprises ayant recours à un échange d'informations intense sous forme électronique sont celles qui sont en général en mesure de respecter au mieux les délais de livraison. Les formats complexes d'EDI (échange de données électroniques) sont utilisés principalement par les grosses entreprises. Pour les petites structures, ces formats doivent être réduits et adaptés.

 
BE Allemagne 536 >> 25/08/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67491.htm