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mardi 6 septembre 2011

Enseigner différemment à la génération Z : les digital natives



On connait bien la génération Y, un peu moins la génération suivante… la Z.

Cette dernière est celle qu’on appelle la génération Internet ou Digital Natives.

Ce sont en fait les premiers à être nés dans un monde où l’accès à internet a toujours été constant et disponible et la quantité d’information très abondante. Même si ce caractère est déjà en partie celui de la génération précédente elle est encore plus marquée avec celle-ci.

Ainsi, cette génération hyper-connectée et sociale par écran interposé change radicalement la manière dont les enseignants et les recruteurs peuvent travailler avec eux. Il est même fortement probable qu’elle impose d’une certaine manière la façon d’aborder l’éducation à l’école en généralisant peu à peu l’usage de la technologie.

Voici donc certainement quelques éléments à prendre en compte désormais dans les stratégies d’apprentissage :

1 – Utilisation d’outils interactifs comme support d’apprentissage.

Encore peu présent en France (et encore) l’usage des tablettes numériques telles que l’Ipad s’est très rapidement répandu dans les pays anglo-saxons. En effet, la génération Z est pleinement familière de ces outils qu’elle utilise de manière complètement naturelle. Plus généralement, l’outil n’étant pas une fin en soi, il s’agit de mettre en œuvre une pédagogie où l’apprenant est actif, au centre du processus d’apprentissage. On veillera notamment à proposer des situations d’apprentissage collaboratif et même inductif : jeux éducatifs, jeux de rôle, situations d’apprentissage simulées, progressions pédagogiques spiralées ou encore pédagogie de projet. Toutes ces situations pourront alors prendre pour support des manuels interactifs ainsi que les fameuses tablettes équipées des applications adéquates.

2 – Proposer des ressources pédagogiques pour le travail personnel à la maison

Aussi surprenant que cela peut paraitre, cette génération bouscule codes et les barrières spatiales et temporelles de l’école. Ainsi, elle sera particulièrement intéressé de disposer de ressources supplémentaires, notamment dans le cadre de parcours individualisés autour d’environnements d’auto-apprentissage. Aujourd’hui pratiquement tous les foyers disposent de l’accès au Web, surtout en France où le taux d’équipement est favorisé par des coûts peu élevés d’accès à Internet. La génération Z développe ainsi une capacité d’auto-apprentissage qui n’a jamais été atteint à ce niveau à ce jour.

3 – Proposer des projets de pédagogie collaborative en ligne

Il y a 5 ans les blogs étaient une tendance. Aujourd’hui ils sont entrés dans les mœurs. La taille de la blogosphère croit de manière exponentielle et le partage d’expérience et de connaissances n’a jamais été aussi important. Et ce n’est qu’un début.

En tout cas, cette technologie permet pour la première fois de proposer aux apprenants de travailler collaborativement sur des projets communs beaucoup plus simplement. Ainsi la rétroactivité naturelle des blogs pourra être exploitée. Notons d’ailleurs que les outils du web 2.0 permettent enfin d’évaluer chaque auteur, même dans le cadre de projets communs, puisque chacun est identifié, chaque production est repérable.

Il est important de signaler ici qu’il ne s’agit pas uniquement de l’utilisation des blogs, mais également des wikis, podcasts, médias numériques et vidéo…

4 – Favoriser un apprentissage visuel.

C’est la marque de cette nouvelle génération ! Les nouvelles technologies l’ont à tel point marquée, que les stratégies d’apprentissage sont devenus plus que jamais visuelles. Ils sont donc plus favorables à des activités pédagogiques centrées sur l’exploration, la découverte et la recherche, plutôt que sur un enseignement basé sur l’écoute (basiquement le cours magistral).

5 – Faire que l’apprentissage soit un jeu

Entendons nous bien, il ne s’agit pas de jouer en tant que tel et de laisser de côté tout objectif pédagogique sérieux. Il s’agit plutôt d’apporter de la diversité dans les approches proposées aux apprenants. . En revanche, la génération Z a tendance à préférer des situations d’apprentissage traitées de manière ludique et attractive. Cette méthode est pour eux bien plus efficace. Notons également que cette génération est particulièrement sensible aux valorisations immédiates et personnelles. Ainsi, tout en apprenant des échecs il est très important de valoriser les réussites.

6 – Favoriser pensée critique et résolution de problème

Là encore ne nous méprenons pas. Le propos n’est pas ici de dire que rien de doit être su et mémorisé. En revanche les activités qui consistent à apprendre par cœur des formules ou des données diverses ne sont plus vraiment pertinentes aujourd’hui. En effet, l’accès généralisé à l’information rend curieux pour ces générations le fait d’apprendre par cœur des choses qu’ils trouveront très rapidement et facilement en ligne. Cependant, l’information étant disponible en très grande quantité il devient primordial de développer chez ces jeunes leurs capacités de rechercher l’information pertinente et de savoir l’analyser.

De même qu’il ne s’agit plus de mémoriser linéairement et systématiquement les informations, il devient très important d’être en capacité de résoudre des situations problèmes en exploitant des données mises à disposition et de mettre en relation et en relief les savoirs entre eux.

Cette capacité sera sans nul doute le critère premier de recrutement dans les entreprises dans les années à venir.

7 – Développer la capacité d’orientation professionnelle

De plus en plus pour cette génération, la notion de compétence professionnelle l’emporte sur la notion de diplôme. Cet effet est bien entendu accentué par les crises économiques à répétition ainsi que par le coût de plus en plus élevé d’entreprendre des études supérieures. Les modèles classiques selon lesquelles les meilleures situations professionnelles sont obtenues grâce aux diplômes n’ont aujourd’hui plus beaucoup d’écho ! N’oublions pas pour eux quelques modèles de patrons richissimes issus de l’économie de l’Internet…

Ainsi il est important de valoriser les métiers et de permettre de faciliter l’orientation professionnelle choisie et non imposée. C’est ainsi des modèles pédagogiques tout à fait nouveaux qu’ils faut inventer qui mettent en avant à la fois la culture artistique, les capacités d’expression et de communication, la connaissance du monde avec les réalités de l’emploi et des parcours professionnels. Sans dénigrer ni l’un ni l’autre.

8 – Entretenir leur attention.

Tout comme les jeunes de la génération Y, les hyper-connectés n’ont que peu de capacité pour maintenir leur attention sur le long terme, surtout pour les plus jeunes. C’est certainement un des grands défis à tenir pour les pédagogues d’aujourd’hui… Ainsi, l’enseignant devra proposer des activités multiples et variés qui favorise un maximum d’activité de l’apprenant.


PUBLIE PAR CHRISTOPHE BOURGOGNON sur PEDAGOGEEK


par An@é(son site) mardi 6 septembre 2011


http://www.educavox.fr/Enseigner-differemment-a-la

jeudi 1 septembre 2011

Tableau numérique interactif et pédagogie active

C'est en s'appropriant petit à petit les technologies que Fabrice Huin, professeur à l'Athénée Royal de La Louvière, a pu les intégrer dans sa pratique professionnelle et rendre son enseignement plus participatif

S'approprier les technologies pour les intégrer dans sa pratique professionnelle

"Lorsque j'ai reçu mon tableau numérique interactif (TNI TNI / TBI (Tableau Blanc Interactif) (Tableau Numérique Interactif)Tableau remplaçant le tableau à craie ou à marqueur effaçable, le tableau interactif détecte les commandes de l'utilisateur via caméras ou par système tactile (interne ou externe). Le rendu visuel se fait par projection vidéo ou par connexion directe avec un ordinateur), la première année, je me suis limité à l'utiliser comme un projecteur et un super démonstrateur. Cela gonfle l'aura du professeur, je l'admets et les élèves, ils adorent ça. Ils sont fiers d'avoir un tableau interactif en classe. Ensuite, j'ai essayé de réfléchir à la manière d'impliquer davantage les élèves, car je voulais qu'ils soient fiers de pouvoir l'utiliser eux-mêmes" explique Fabrice Huin, professeur de mathématique à l'Athénée Royal de La Louvière.

Ce récit illustre parfaitement le cheminement normal de tout enseignant qui intègre les technologies dans sa pratique professionnelle. Marcel Lebrun, professeur à l'Institut de pédagogie universitaire et des multimédias de l'Université Catholique de Louvain-La-Neuve (IPM-UCL), a ainsi observé que ce n'est souvent qu'au bout de la troisième, voire de la quatrième année d'utilisation, lorsqu'ils se sont bien réappropriés les outils, que les enseignants commencent à développer des usages plus avancés, c'est-à-dire plus interactifs et participatifs.





Tableau numérique interactif et pédagogie active

Posté le 01/09/2011 sur www.awt.be

Scénario: apprendre en produisant quelque chose, puis en l'expliquant aux autres
Par groupe de trois, les élèves de 1ère année étaient chargés de retraçer l'historique de la construction d'un exercice de géométrie, et de le présenter devant la classe afin qu'elle évalue si les étapes de construction étaient correctes, complètes, et si la présentation était compréhensible, etc. En fonction des commentaires reçus, chaque groupe refaisait sa présentation, mais devant une caméra cette fois, afin de produire un podcast et de permettre aux élèves de s'auto-évaluer en se rendant compte par eux-mêmes si leur présentation correspondait bien à ce qu'ils souhaitaient faire.

"C'est une matière qu'ils ont déjà vue, en principe, dans le primaire et pour laquelle je n'ai fait aucun rappel théorique. Et le résultat est au-dessus de mes espérances! Tout ce qui est étapes de construction, ce sont les élèves qui les ont découvertes ou redécouvertes. Ils ont travaillé par groupe de trois, ce qui est déjà une première pour eux en classe de mathématique. Une chose que l'on remarque fréquemment en mathématique, c'est que les élèves ont souvent du mal à dire ce qu'ils font, cet exercice aide vraiment à corriger le problème. Et puis, faire un film est une motivation extraordinaire pour les élèves et pour l'enseignant aussi".


Mis à jour le 01/09/2011

http://www.awt.be/web/edu/index.aspx?page=edu,fr,foc,100,094

Tableaux interactifs: appel à contenus...



Les tableaux numériques prennent pied dans les écoles francophones. Mais un gros travail reste à faire en termes de formation, de création et échange de contenus et d’exploitation performante de l’outil.

Les TNI ou TBI (Tableaux Numériques/Blancs Interactifs) commencent à fleurir dans les écoles de la Communauté française, tant au primaire, au secondaire qu’au supérieur - même si le parc total installé (de l’ordre de 1.500?) reste modeste. Cet outil, estime Fabrice Huin, prof de maths à La Louvière et formateur TNI, se prête davantage aux cours de sciences, maths, langues, géographie/histoire “qui ont le plus d’intérêt à l’interactivité et à accéder aux contenus externes.”

Ses points forts? “L’archivage des cours et annotations, le traçage des corrections et trajets de réflexion de l’élève, la précision des outils virtuels, la manipulation d’objets ou de portions de page, le visionnement d’expériences non réalisables en classe pour cause de complexité ou de sécurité, la possibilité de préparer un cours qu’on projette ensuite, de repasser un point en boucle jusqu’à ce que l’élève ait compris, d’ajouter live des commentaires oraux, textuels. En math, on peut faire de la géométrie dynamique, dans l’espace, construire une figure en déplaçant chaque point. S’il est important que l’élève continue d’utiliser des objets physiques, le virtuel permet de passer plus aisément à la représentation sur papier.”

Garder une trace du cheminement du cours “est particulièrement important en sciences où l’idée est d’explorer toutes les pistes possibles et de revenir ensuite en arrière pour montrer à l’élève ce qu’il a fait”, souligne Ludovic Miseur, prof de secondaire à Bierges.

Pour Vincent Demonty, instituteur à Embourg, une solution TNI “facilite l’organisation du travail de l’enseignant et favorise la participation de l’élève aux recherches.” Ludovic Miseur confirme: “Il est plus facile de sortir du cours, d’aller chercher une info sur internet, de géolocaliser des concepts. Un TNI permet d’être plus spontané et interactif.”

Même si la préparation des cours est plus longue, le gain de temps se manifeste en classe, estime Grégory Madenspacher, prof de math, économie et IT à Ciney. “Je perds moins de temps en dessins et peux davantage travailler les compétences des élèves. L’élève accroche mieux. Grâce aux vidéos et animations, il comprend en 5 secondes ce qu’on mettait parfois une heure à expliquer. Le TNI permet aussi de construire des synthèses logiques, via des hyperliens entre notions. L’élève peut participer à construire le résumé du cours. Et le cours peut être distribué, sur papier, sous forme de copie PDF que l’élève va consulter sur mon site...” A Bierges, l’école (secondaire) mettra les cours enregistrés (maths, sciences, histoire/géo, chimie) à disposition via la plate-forme e-learning Claroline.

Un contexte à construire Un regret général: les contenus numériques locaux font encore défaut, sont jugés trop onéreux ou pas assez dynamiques. Et ceux d’origine française ou canadienne ne sont pas tous localisables. Idem pour ceux proposés par certains fabricants, non forcément validés pédagogiquement par des professionnels. Les éditeurs (de Boeck, Van In, Plantyn, Averbode, etc.), eux, en sont encore souvent au stade de la réflexion.

“L’énergie dépensée [à construire ses cours] gagnerait beaucoup à être mutualisée. Mais il y a encore peu d’initiatives, entre enseignants, pour partager ce qu’on développe”, regrette Vincent Demonty. Citons toutefois quelques sites de profs: www.lachimie.be, www.lessciences.net, www.mathtbi.be, etc. Ou le site www.enseignons.be qui aiguille les enseignants vers des contenus.

Certains profs estiment qu’une plate-forme d’échange devrait rester dans le domaine public “pour éviter les problèmes de commercialisation et de droits d’auteurs qu’implique une mainmise des éditeurs.” La Ville de Bruxelles, qui dotera à la rentrée chacune de ses 14 écoles secondaires d’un TNI, pourrait aller dans ce sens.

La formation des enseignants, aussi, fait encore défaut. Les pionniers sont donc souvent des autodidactes. Des formations démarrent toutefois à la rentrée (infos sur www.mathtbi.be, www.profor.be et www.ifc.cfwb.be).

Un TNI n’est pas l’autre Smart et Promethean dominent le marché (resp. dans le primaire et le secondaire), suivis par eBeam, apprécié pour sa simplicité, mais moins riche pédagogiquement. La solution open source Sankoré a aussi ses adeptes.

Même si les matériels se valent, un TNI ne se choisit pas au hasard. Différenciateurs: le logiciel, souvent propriétaire, aux fonctions parfois lacunaires ou non localisées, et le contenu pédagogique. Les solutions pensées dès le départ pour l’enseignement (Smart, Promethean, Sankoré) ont un avantage sur des concurrents davantage orientés entreprises et dont les “fonctions, mal pensées, n’offrent que du brol.” Dixit Fabrice Huin. Attention aussi aux logiciels qui se prêtent mieux à certaines matières et aux différences entre versions Windows, Mac et Linux.

Brigitte Doucet -09:49

http://datanews.rnews.be/fr/ict/actualite/apercu/2011/09/01/tableaux-interactifs-appel-a-contenus/article-1195093488272.htm