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mercredi 23 juillet 2014

Professeur : le métier idéal pour concilier vie pro et vie perso ?

De nom­breuses vacances, un temps de tra­vail rela­ti­ve­ment court... mais le métier d'enseignant est-il vrai­ment idéal pour conci­lier vie pro­fes­sion­nelle et vie familiale ?

Eté © nadezhda1906 — Fotolia.com
D'après un son­dage Opinion Way réa­lisé au début de l'année, les parents sont 69 % à décla­rer qu'ils conseille­raient le métier d'enseignant à leurs enfants. En pre­mier lieu parce qu'il per­met de « conci­lier vie pro­fes­sion­nelle et vie pri­vée ». En revanche, selon un autre son­dage réa­lisé par le SNUipp auprès des pro­fes­seurs des écoles débu­tants en 2013, par rap­port à l'idée qu'ils se fai­saient du métier, 64% des ensei­gnants per­çoivent un déca­lage en termes d'implication dans leur vie privée.

Julie Perin-Levens, direc­trice de l'école mater­nelle Le Point du Jour à Cergy (Val d'Oise) et maman de deux enfants, estime tou­te­fois que l'avantage d'être ensei­gnant « c'est d'être en vacances en même temps que nos enfants ». Pour autant, elle ne dit pas que le métier est idéal : « J'envie les parents qui viennent cher­cher leurs enfants à l'école ou qui les accom­pagnent à des sor­ties sco­laires, cela ne m'arrive jamais. C'est d'autant plus frus­trant que je tra­vaille dans l'enseignement. Je dépose mes enfants à la gar­de­rie à 7h15 et les récu­père à 18h. Sans comp­ter qu'une fois par semaine, j'ai des réunions de direc­tion qui se ter­minent tard, le soir. C'est mon mari, pom­pier, qui grâce à ses horaires déca­lés par­vient de temps en temps à emme­ner ou cher­cher nos enfants à l'école ».

Mais, en fonc­tion des situa­tions, les avis divergent. Célia Mory, pro­fes­seur à l'école Champmesnil au Mesnil-St-Denis (Yvelines), tra­vaille non loin de l'école de ses deux enfants. Pour elle, ce métier est idéal pour conci­lier vie de famille et vie pro­fes­sion­nelle : « Mes horaires cor­res­pondent à ceux de mes enfants et me per­mettent de ne les lais­ser à la gar­de­rie que peu de temps avant et après l'école. Et sur­tout, pas besoin de trou­ver de solu­tion de garde pour le mer­credi et les vacances sco­laires. Avoir du temps pour élever ses enfants est un avan­tage très appré­ciable ! Par contre, une classe de CM2 demande beau­coup de tra­vail à la mai­son. Très sou­vent, je tra­vaille le soir quand les enfants sont cou­chés. Mes jour­nées se ter­minent tard... »

80% des ensei­gnants satis­faits de leur travail

L' Enquête inter­na­tio­nale réa­li­sée en 2013 par l'OCDE, révèle que 80 % des ensei­gnants en France sont satis­faits de leur tra­vail mais 42% d'entre eux pensent que les avan­tages d'exercer cette pro­fes­sion ne com­pensent pas ses incon­vé­nients. Charlène Landry, pro-fesseur de fran­çais au lycée Durzy à Villemandeur (Loiret) et maman d'un petit gar­çon explique que le pro­blème de la pro­fes­sion, c'est de ne jamais pou­voir décro­cher et de rame­ner du tra­vail chez soi. « Bien qu'on puisse s'organiser comme on veut, il faut tra­vailler à la mai­son. Je cor­rige des copies le week-end, pré­pare des cours le soir... On apporte du tra­vail avec soi mais aussi dans notre tête. Difficile, le soir, de ne plus pen­ser à des élèves qui ren­contrent des sou­cis. Ce métier ne nous quitte jamais ! ». Charlène Landry concède que son métier est assez flexible. « L'avantage d'enseigner dans le second degré, c'est que l'on tra­vaille 18 heures au sein de l'établissement. En fin d'année, nous rem­plis­sons une fiche de vœux : ne pas tra­vailler le mer­credi, com­men­cer les cours à 9h30 pour pou­voir dépo­ser son enfant à l'école... Le pro­vi­seur, en fonc­tion de nom­breux para­mètres, essaie de res­pec­ter un des vœux. En prin­cipe, au moins une fois par semaine, je peux dépo­ser et aller récu­pé­rer mon fils à l'école. C'est très appréciable ! ».

Diane Dussud

23.07.2014

http://www.vousnousils.fr/2014/07/23/professeur-le-metier-ideal-pour-concilier-vie-pro-et-vie-perso-554298?utm_source=feedly&utm_reader=feedly&utm_medium=rss&utm_campaign=professeur-le-metier-ideal-pour-concilier-vie-pro-et-vie-perso

jeudi 17 juillet 2014

Vacances d'été : certains profs ont du mal à en profiter

Après l'agitation d'une année sco­laire, il n'est pas facile d'envisager pour les ensei­gnants de ne rien faire pen­dant deux mois !



Les ensei­gnants, sou­vent cri­ti­qués pour leurs deux mois de vacances esti­vales, n'arrivent pas tou­jours à pro­fi­ter plei­ne­ment de ces congés.

La cou­pure est facile pour cer­tains, qui se res­sourcent en com­pa­gnie de leurs proches, ou en pro­fitent pour voya­ger. Mais Estelle Soulignac, pro­fes­seur de fran­çais en lycée, déplore par exemple l'obstacle finan­cier qui l'empêche de réa­li­ser les voyages dont elle rêve, et passe l'essentiel de ses vacances chez elle à bri­co­ler. D'autres ensei­gnants, comme Antoine Tresgots, pro­fes­seur d'histoire-géographie, pro­fitent de cette longue pause pour pré­pa­rer les cours de l'année sui­vante "afin de reprendre l'esprit serein".

L'été, "ce n'est pas que du repos" pour les profs, confirme Stéphanie Fouquet, ensei­gnante d'italien dans le Nord que nous avons inter­viewée. Outre le temps "consa­cré à renou­ve­ler ses connais­sances" pour être à jour dans sa dis­ci­pline, elle doit tra­vailler sur la pro­gres­sion péda­go­giques de nou­velles sec­tions bina­tio­nales qu'on lui confie : "les vacances vont être courtes".

Elle a quand même prévu de faire une pause en août pour voya­ger, car "comme beau­coup d'enseignants, [elle a] ter­miné l'année sur les rotules".




17.07.2014

http://www.vousnousils.fr/2014/07/17/vacances-ete-profs-ont-du-mal-a-en-profiter-554216?utm_source=feedly&utm_reader=feedly&utm_medium=rss&utm_campaign=vacances-ete-profs-ont-du-mal-a-en-profiter

mercredi 2 octobre 2013

Les Profs : Internet nuit à leur autorité !

Enseignants, méfiez-vous des nou­velles tech­no­lo­gies ! Au moindre faux pas, vous ris­quez de vous retrou­ver, comme Gladys, en situa­tion déli­cate sur Youtube...



L'autorité doit-elle être repen­sée ? Pour Jérémie Collot, doc­teur en sciences humaines, il faut réno­ver cette notion "en souf­france" car "écar­te­lée entre le passé et le futur" : elle "pui­se­rait sa force du passé", tout en visant à pré­pa­rer les élèves au futur.

Dans son livre "Nouveaux élèves, nou­velle auto­rité", Jérémie Collot pro­pose donc une auto­rité ayant un autre rap­port au temps. "Le futur ne pou­vant plus être pré-vu, il faut rem­pla­cer le futur par l'avenir qui est quelque chose qui nous "arrive". Appelons cela un à-venir, un évène­ment... ", explique-t-il. "Il faut inven­ter une autorité-avenir".

Il juge égale­ment le déve­lop­pe­ment des nou­velles tech­no­lo­gies "fon­da­men­tal au sein de l'école" et estime qu'elles "ouvrent des pers­pec­tives assez pas­sion­nantes" pour l'enseignement.

Il n'est pas cer­tain que Gladys soit d'accord sur ce der­nier point !

02.10.2013

lundi 5 août 2013

Students are cool with MOOCs, so why aren’t profs?

For those of us who still use calendars – the paper kind, with glossy photos of places we’d rather be – turning the page to August is always a bittersweet experience. It reminds us of the compressed nature of a Canadian summer and the cool nights that will soon herald its end.

August is also the month when the phrase “back to school” re-enters our daily lexicon, sending shivers up the spine of the Huck Finn in us all and a wave of relief among parents everywhere. It’s the month when we have to get serious about our futures again.

For university students, August means scrambling to register for classes and pick courses. With limited space in the most sought-after subjects taught by the best professors, settling for a second or third choice is often inevitable. Yet, students continue to pay more – tuition has risen far faster than inflation – while facing a job market where an undergrad degree is the minimum price of entry.

One way universities are seeking to bring down costs for themselves and their students is by embracing online education. This has sparked one of the most bitter on-campus debates since Vietnam, only this time it’s faculty members who are leading the protests. Most students seem cool with it.

To be sure, some professors see so-called massive open online courses, or MOOCs, as a revolutionary development that will allow them to reach thousands of potential Einsteins or Aristotles while building their own brand. But they appear to be outnumbered by teachers who fear MOOCs will make them redundant and undermine the university experience.

The MOOC phenomenon is barely a year old, but it’s exploding everywhere. The leading players include both for-profit “ed tech” start-ups, such as Silicon Valley-based Coursera, and edX, a non-profit founded by Harvard University and the Massachusetts Institute of Technology. Several Canadian universities have signed up to offer courses on both platforms.

The MOOC (a term apparently coined by Canadian academics) started out as a free, not-for-credit course open to anyone. But now, dozens of U.S. schools are offering for-credit MOOCs with formal proctored exams. Thousands of American students entering college will no longer be forced to squeeze into overcrowded lecture halls for introductory courses. They’ll log on to class from anywhere, and pay far less for the privilege.

The University of Alberta claims to be the first Canadian school to offer a for-credit MOOC with a paleontology course (dubbed Dino 101) that is now open for registration to students anywhere in the world, on the Coursera platform. The fee is half the price of a regular U of A course.

By far the biggest development of the MOOC era came in May, when 10 U.S. state university systems – including the massive 470,000-student State University of New York – formed a partnership with Coursera. The MOOC format, blended with face-to-face tutorials, may become the norm for dozens of introductory and required courses that are typically oversubscribed. University administrators predict that MOOCs will raise graduation rates and boost enrolment among underprivileged students, especially if they have to juggle their educations with jobs.

That was the premise behind a San Jose State University pilot project, championed by California Governor Jerry Brown, to use MOOCs for disadvantaged students who had already failed regular math courses or placement exams. But the MOOC failure rates were even higher, leading San Jose to suspend the project last month and prompting MOOC critics to pounce.

Still, the stories of MOOC successes – of Pakistani twentysomethings logging on for an MIT economics class 11,000 kilometres away – underscore the potential. For a generation raised online, it seems only natural that their postsecondary education should go partly digital, too.

That doesn’t mean there isn’t a downside for some professors. MOOC critic Jonathan Rees, a University of Colorado history professor, predicts that the teaching profession could be divided in the future between a small number of star professors earning hefty MOOC royalties and an army of lower-paid teaching assistants without job security who will do the grunt work.

“From an administrative point of view, the beauty of MOOCs is that they provide an easy opportunity to drastically cut labour costs by firing existing faculty members or simply hiring poorly trained ones – whom they won’t have to pay well – to help administer the class,” Prof. Rees wrote in a recent Slate article. “Why should I hire a new PhD when I can get the best professors in the world piped into my university’s classrooms?”

KONRAD YAKABUSKI

The Globe and Mail

Published Monday, Aug. 05 2013, 6:00 AM EDT

jeudi 25 juillet 2013

Le référentiel de compétences des enseignants

La liste des compétences que les professeurs, professeurs documentalistes et conseillers principaux d'éducation doivent maîtriser pour l'exercice de leur métier est publiée au Bulletin officiel du 25 juillet 2013.

Ce référentiel de compétences a plusieurs objectifs :
  • affirmer que tous les personnels concourent à des objectifs communs et peuvent se référer à la culture commune de leur profession
  • reconnaître la spécificité des métiers du professorat et de l'éducation, dans leur contexte d'exercice
  • identifier les compétences professionnelles attendues. Celles-ci s'acquièrent et s'approfondissent dès la formation initiale et se poursuivent tout au long de la carrière par l'expérience professionnelle et l'apport de la formation continue

Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs du service public d'éducation
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, pédagogues et éducateurs au service de la réussite de tous les élèves
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs de la communauté éducative
Compétences communes à tous les professeurs, professionnels porteurs de savoirs et d'une culture commune
Compétences communes à tous les professeurs, praticiens experts des apprentissages
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, enseignants et maîtres d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information et des médias
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, maîtres d'œuvre de l'organisation des ressources pédagogiques de l'établissement et de leur mise à disposition
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, acteurs de l'ouverture de l'établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, conseillers de l'ensemble de la communauté éducative et animateurs de la politique éducative de l'établissement
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, accompagnateurs du parcours de formation des élèves
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, acteurs de la communauté éducative

Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs du service public d'éducation
  • Faire partager les valeurs de la République
  • Inscrire son action dans le cadre des principes fondamentaux du système éducatif et dans le cadre réglementaire de l'école
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, pédagogues et éducateurs au service de la réussite de tous les élèves
  • Connaître les élèves et les processus d'apprentissage
  • Prendre en compte la diversité des élèves
  • Accompagner les élèves dans leur parcours de formation
  • Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques
  • Maîtriser la langue française à des fins de communication
  • Utiliser une langue vivante étrangère dans les situations exigées par son métier
  • Intégrer les éléments de la culture numérique nécessaires à l'exercice de son métier
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs de la communauté éducative
  • Coopérer au sein d'une équipe
  • Contribuer à l'action de la communauté éducative
  • Coopérer avec les parents d'élèves
  • Coopérer avec les partenaires de l'école
  • S'engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel
Compétences communes à tous les professeurs, professionnels porteurs de savoirs et d'une culture commune
  • Maîtriser les savoirs disciplinaires et leur didactique
  • Maîtriser la langue française dans le cadre de son enseignement
Compétences communes à tous les professeurs, praticiens experts des apprentissages
  • Construire, mettre en œuvre et animer des situations d'enseignement et d'apprentissage prenant en compte la diversité des élèves
  • Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l'apprentissage et la socialisation des élèves
  • Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, enseignants et maîtres d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information et des médias
  • Maîtriser les connaissances et les compétences propres à l'éducation aux médias et à l'information
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, maîtres d'œuvre de l'organisation des ressources pédagogiques de l'établissement et de leur mise à disposition
  • Mettre en œuvre la politique documentaire de l'établissement qu'il contribue à définir
  • Assurer la responsabilité du centre de ressources et de la diffusion de l'information au sein de l'établissement
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, acteurs de l'ouverture de l'établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel
  • Contribuer à l'ouverture de l'établissement scolaire sur l'environnement éducatif, culturel et professionnel, local et régional, national, européen et international
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, conseillers de l'ensemble de la communauté éducative et animateurs de la politique éducative de l'établissement
  • Organiser les conditions de vie des élèves dans l'établissement, leur sécurité, la qualité de l'organisation matérielle et la gestion du temps
  • Garantir, en lien avec les autres personnels, le respect des règles de vie et de droit dans l'établissement
  • Impulser et coordonner le volet éducatif du projet d'établissement
  • Assurer la responsabilité de l'organisation et de l'animation de l'équipe de vie scolaire
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, accompagnateurs du parcours de formation des élèves
  • Accompagner le parcours de l'élève sur les plans pédagogique et éducatif
  • Accompagner les élèves, notamment dans leur formation à une citoyenneté participative
  • Participer à la construction des parcours des élèves
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, acteurs de la communauté éducative
  • Travailler dans une équipe pédagogique

Référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation

25/07/2013

vendredi 19 juillet 2013

Professeurs: leur statut va complètement changer

Vincent Peillon prend les choses en main. Depuis plusieurs années déjà, le métier d’enseignant devait être réformé, mais les propositions ont été avortées.

En septembre prochain, un groupe de travail va réfléchir sur le statut des professeurs. La tâche s’annonce compliquée pour le gouvernement, qui a déjà essuyé de nombreuses manifestations lors des réformes sur le rythme scolaire.
Le ministre de l’Education a annoncé, devant l’Assemblée Nationale, qu’il allait ouvrir de « nouveaux chantiers » dont la « réforme du métier d’enseignant ».
De septembre à Février, le ministère de l’Education, avec les syndicats, vont réfléchir sur ce sujet, hautement sensible politiquement.

En fait, la réforme concerne directement les décrets de mai 1950, qui régissent le métier : les initiatives, les projets ou le volontariat des professeurs n’ont aujourd’hui aucun impact sur leur évolution de carrière… En fait, seules comptent leurs quinze heures ou dix-huit heures de cours devant les élèves, en oubliant le travail annexe. Ces textes, jugés « inadaptés », vont être revus. Un groupe de travail concernant les professeurs de l’enseignement secondaire abordera, parmi d’autres, cette question brûlante. Douze autres groupes se réuniront pour discuter des métiers et parcours pour chaque catégorie de personnels (directeur d’école, conseiller pédagogique, personnel administratif, formateurs).

L’un des enjeux pourrait être de reconnaître le fait que les enseignants accomplissent d’autres missions en dehors de leurs heures de cours. Le ministère souhaiterait aussi s’attaquer une nouvelle fois aux décharges horaires. En ligne de mire, les professeurs de classes préparatoires qui sont avantagés. Enfin, une organisation du métier différente dans les zones prioritaires va être pensée.

Les enseignants, très attaché à leur statut actuels vont surement se réveiller en entendant que leur statut risque de changer radicalement.

jeudi 18 juillet 2013

USA : les professeurs favorables aux outils numériques pour les élèves

Qui a dit que les appareils technologiques nuisaient à l'orthographe ?

Il est communément admis que les téléphones mobiles, via les SMS, et les ordinateurs, via les correcteurs automatiques, ne font pas forcément le bonheur des jeunes en ce qui concerne leur qualité d'écriture. Mais selon l'étude de Pew Research Center réalisée au printemps 2012 et publiée le 16 juillet 2013 sur pewinternet.org, les appareils technologiques n'ont pas que du mauvais, et peuvent même se révéler être de véritables outils instructifs.

Élaborée auprès de 2462 enseignants américains (toutes disciplines confondues), l'enquête nationale démontre que 78 % des professeurs voient plutôt d'un bon oeil les outils numériques que sont Internet, les réseaux sociaux, et les mobiles. D'après eux, ils « encouragent la créativité des élèves et l'expression personnelle ».

De plus, 96 % des professeurs admettent que le numérique permet aux étudiants de « partager leur travail avec un public plus large et varié », et un pourcentage tout aussi honorable (79 %) convient que ces outils favorisent le travail d'équipe, en encourageant « une plus grande collaboration entre les élèves ». Des conclusions établies en référence aux tablettes interactives qu'utilise un nombre croissant d'élèves, aux travaux partagés sur les sites ou les blogs, et aux outils collaboratifs tels que Google Docs.

« Ces résultats défi à bien des égards l'idée que les compétences en écriture des élèves sont minées par leur utilisation croissante des outils et plateformes numériques. Les professeurs restent préoccupés par le fait que cela brouille les lignes entre l'écriture formelle et informelle, et s'accordent à dire que la qualité d'écriture doit être améliorée, mais ils voient aussi ce qui est bénéfique pour des étudiants qui ont plus de gens qui réagissent à leur écriture », explique Kristen Purcelle, directrice adjointe du Pew Internet Project. Et de souligner « les possibilités de plus en plus nombreuses qu'offrent les outils numériques pour l'expression écrite ».

Pourtant, les gadgets numériques demeurent des facteurs qui influencent indéniablement la tendance aux fautes d'orthographe et à l'oubli des règles de grammaire. Autre part d'ombre, Internet est aussi source de plagiat_situation à laquelle de nombreux enseignants se retrouvent aujourd'hui confronté lorsqu'ils donnent des devoirs maison. En France, de nombreux professeurs se prononcent clairement contre l'utilisation de Wikipédia. Quant à Facebook et Twitter, lieux de distraction, ils deviennent parfois une priorité face aux devoirs.

Mais aux vues de cette étude, une réalité plus nuancée apparaît : la nouvelle technologie peut apporter du bon comme du mauvais aux collégiens et lycéens.

Sources : Pew Internet , The Digital Shift

Le jeudi 18 juillet 2013 à 08:43:26

mercredi 19 juin 2013

Augmented reality glasses let profs know if students are understanding their lectures

An experimental set of augmented reality glasses allow professors
to see if any students aren't following what they're saying
While the prototype glasses currently look rather goofy, it is hoped that the system could ultimately be integrated into a sleeker device such as Google Glass

It must be hard for university professors ... they tell their students to shout out if they don’t understand what’s being said in a lecture, yet few students are likely to feel comfortable raising their hand in front of the class and saying “I don’t get it.” Scientists at Spain’s la Universidad Carlos III de Madrid are hoping to address that situation, with a set of augmented reality glasses that let profs see who’s “not getting it,” without those students having to say so verbally.

A side benefit of the system is that it gives students an excuse to fiddle with their smartphones in the middle of a lecture. Using a custom app, at any time they’re able to select one of several symbols. These symbols can indicate that they’ve understood an explanation, that they haven'tunderstood it, that they need the professor to slow down, or that they know the answer to a question posed to the class (although if they’re bold enough to volunteer an answer, they probably also have no problem with just raising their hand).

Using their augmented reality glasses, the prof is able to see the students, but they also see each student’s selected symbol hovering above their head. Conceivably, if they saw an “I don’t get it” symbol above a particular student, they could keep refining their explanation until that turned to an “I get it” symbol.

A sample output from the AR glasses

The system also displays a diagram showing how all of the students combined are following the professor’s lecture. This could be particularly useful in large lecture theaters, where counting and comparing all the individual symbols would be too daunting.

Additionally, the prof could enter lecture notes into the system, which would appear to them at key points in their presentation.

“The hope is that this system will make for more effective lecture classes, because receiving greater feedback, continuously, will allow the professor to adapt the class based on the students’ actual knowledge and understanding, giving extra examples, varying the rhythm or skipping those parts of the lesson that the students indicate that they already know or remember,” says Prof. Ignacio Aedo, one of the scientists involved in the project.

While the prototype glasses currently look rather goofy, it is hoped that the system could ultimately be integrated into a sleeker device such as Google Glass.

Source: Universidad Carlos III de Madrid

By Ben Coxworth

June 18, 2013

http://www.gizmag.com/ar-glasses-university-lectures/27968/

dimanche 20 mai 2012

Les profs d’universités suisses sont les mieux payés au monde

letemps.ch 

Selon une comparaison internationale realisée pour la NZZ am Sonntag, les universités suisses rétribuent leurs enseignants quasiment deux fois plus que les allemandes

Selon une comparaison internationale realisée pour la NZZ am Sonntag, les universités suisses rétribuent leurs enseignants quasiment deux fois plus que les allemandes

En ce qui concerne en tout cas les salaires de ses professeurs universitaires, la Suisse jouit d’un avantage certain dans le marché international de la formation supérieure, toujours plus concurrentiel. C’est ce que souligne la NZZ am Sonntag, en publiant dimanche une étude comparative: les professeurs des universités suisses sont de loin les mieux payés au monde.

Selon cette étude, un professeur ordinaire d’université suisse gagne en moyenne 17 000 francs par mois, ce salaire brut étant calculé en douze mensualités. Ce qui représente 3000 francs de plus qu’au Canada, le pays qui figure au 2e rang parmi les 28 inclus dans cette comparaison.

Avec un salaire mensuel moyen de 9575 francs, les professeurs allemands se situent à un plutôt médiocre 12e rang - derrière l’Italie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ce qui suffirait à expliquer leur intérêt croissant à briguer des postes en Suisse.

Ce classement ne laisse pourtant pas de surprendre: il place des pays comme la Malaysia ou le Nigéria devant les pincipales nations industrualisées.

A l’intérieur meme de la Suisse, les differences sont notables, ainsi que les rappellent par ailleurs les chiffres de la Conférence universitaire suisse. Pour un professeur ordinaire, le maximum va de 186 000 francs par an à Lucerne à 271 000 francs pour les Ecoles polytechniques fédérales de Zurich et de Lausanne.

Les salaires haut de gamme ne disent encore pas tout sur la qualité de la formation supérieure d’un pays. «Si les universités suisses se placent si bien dans la concurrence international, c’est aussi qu’elles sont très productives dans la recherche, estime Philip Altbach, du Centre international pour la formation supérieure de Boston. La Suisse dispose de plusieurs hautes écoles de qualité supérieure, ce qui est inhabituel pour un petit pays.”

Le statut économique et social d’un professeur depend du salaire, mais aussi de diverses bonifications, en particulier dans les pays où les salaires sont bas. Les différences à ce sujet sont considerable et difficiles à chiffrer. Par exemple, les professeur au Japon et en Ethopie reçoivent une aide au logement; en Inde, ils peuvent subir une vasectomie gratuitement, contribution de l’Etat au contrôle des naissances; au Mexique, ils reçoivent tous une dinde pour Noël.

Les données suisses de cette étude ont été extraites par la NZZ am Sonntag et confiées pour leur exploitation à Gregory Androushchak, de la Haute école d’économie de Moscou. La comparaison prend en compte le pouvoir d’achat du franc Suisse et estime donc ce que vaudrait en Suisse le salaire d’un professeur étranger.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/de148c40-a288-11e1-b46c-1169b052ad18

jeudi 17 mai 2012

Les professeurs : la clé de voute pour la réussite de l'ordinateur en classe

L'Université de Göteborg en Suède a mené différentes études concernant l'introduction de l'ordinateur dans le système éducatif. Ces études viennent faire le point sur les projets des villes suédoises de type « un ordinateur, un élève ». Plus des deux tiers des municipalités suédoises ont mis en place un programme de ce type, depuis 3 ou 4 ans. Certaines d'entre elles ont fourni un PC portable ou une tablette à l'ensemble de leurs élèves tous niveaux confondus, alors que d'autres l'ont fait sur des classes pilotes.

L'argument pour l'utilisation massive des ordinateurs par les élèves est la préparation à la vie numérique. En fournissant un PC par élève, l'institution s'assure que chaque élève possède les mêmes chances d'apprentissage. Les résultats de l'introduction de l'ordinateur dépendent de la maîtrise du professeur. Ce dernier doit avoir une bonne maîtrise des technologies de l'information que ce soit une maîtrise des outils pédagogiques, mais aussi des utilisations plus personnelles ou sociales.

Ces résultats proviennent de statistiques relevées dans 3 municipalités. L'étude montre aussi que le développement de l'utilisation du numérique est freiné par les méthodes et les évaluations scolaires actuellement en place dans l'éducation. Les professeurs ont toujours enseigné sans les ordinateurs et se demandent parfois pourquoi ils changeraient des méthodes qui ont fait leur preuve. L'utilisation d'un ordinateur doit être mise au même niveau que l'utilisation du stylo et du cahier : il faut apprendre à s'en servir pour que cela devienne un instrument indispensable à l'apprentissage d'autres matières.

gardenisto 

17/05/2012

mercredi 11 avril 2012

Bientôt un logiciel qui corrigera les copies à la place des professeurs ?

Le 10/04/2012 - Rita Santourian

Les professeurs pourraient bientôt se passer de la correction de copies... grâce à un logiciel ! Un concours a été lancé pour sa création afin de soulager les professeurs. Voici les détails.

Aux Etats-Unis, un concours assez particulier a été lancé par une fondation spécialisée dans les nouvelles technologies pour soulager les professeurs : des concepteurs ont été appelés à l'aide pour créer des logiciels capables de corriger des copies !

Les professeurs se plaindraient en effet de passer trop de temps (20 à 30 minutes en moyenne) sur cet exercice fastidieux qu'est la correction de dissertations. Le 30 avril, les résultats du concours nommé "Automated Student Assessment Prize (ASAP)" seront connus du public.

Pour créer un logiciel de correction performant, les concepteurs ont pu étudier 1 000 copies de longueurs différentes corrigées par des professeurs afin de se baser sur leurs corrections. Le gagnant du concours se verra reverser la somme de 60 000 dollars (plus de 45 000 euros).

http://www.planet.fr/insolite-bientot-un-logiciel-qui-corrigera-les-copies-a-la-place-des-professeurs.186556.1470.html

vendredi 30 mars 2012

Les TIC pour améliorer la relation prof - étudiants et donc, l'apprentissage

Michael Wesch est un enseignant et conférencier reconnu, actif dans la promotion de nouveaux modèles d’enseignement participatif avec les technologies. Professeur d’anthropologie culturelle à l‘Université d’état du Kansas, gagnant de plusieurs prix et reconnaissances en enseignement, il a cependant été confronté à multiples reprises à des professeurs qui lui faisaient part de leurs insuccès en tentant de copier ses méthodes (Un exemple vidéo ici ); à tel point qu'aujourd'hui, il reconsidère ses propres conseils et retourne aux fondamentaux de l’enseignement.

Ce n’est pas qu’il prétende que les technologies soient inutiles ou inefficaces, mais plutôt que si elles ne contribuent pas à enrichir ou intensifier les relations entre le professeur et ses élèves, elles ne seront alors que de coûteuses distractions.

En fait, l’élément caractérisant la plupart des échecs des professeurs avec les technologies tient à l’absence de but. Utiliser les technologies pour utiliser les technologies ne mène à rien. Mais si on les utilise, par exemple, pour intensifier le lien avec les étudiants, on a alors au moins une bonne raison de continuer.

Si on commence à s’attarder sur des éléments techniques ou de présentation, on s’éloigne du but. Si au contraire on rejoint mieux les étudiants, alors le professeur et les étudiants y gagnent.

En classe, il y a un professeur

Ceci vaut évidemment dans un contexte de classe où le professeur, guide ou animateur est le «responsable» de ses étudiants. Le rapport éducatif traditionnel est nécessairement remis en question par les effets de la communication étendue où celle-ci transite sans l’intermédiaire d'un responsable. D’autres modèles d’apprentissage maintenant rendus possibles par les technologies se développent, dans lesquels ce rapport de responsabilité n’a pas cours de cette manière, spécialement dans la formation à distance. L'utilisation des technologies appelle de nouveaux modes de fonctionnement.

Quand l'automobile est apparue, on s'est vite rendu compte que les écuries, même les mieux construites, n'étaient pas adaptées comme espaces de stationnement. Pourtant la fonction de transport était identique.

Des as de l’enseignement traditionnel constatent en toute bonne foi que les technologies bouleversent ce qui fonctionnait très bien pour eux. Effectivement, sans remise en question des rapports entre les profs et les élèves, l’utilisation des TIC demeure superficielle et finalement insignifiante, n’apportant aucun avantage réel. Alors pourquoi les utiliser ? M. Wesch apporte une réponse à cette question : pour intensifier les rapports entre le prof et les étudiants; autrement, elles ne servent effectivement pas à grand chose dans ce contexte.

Référence : A Tech-Happy Professor Reboots After Hearing His Teaching Advice Isn't Working

Créé le dimanche 25 mars 2012 | Mise à jour le lundi 26 mars 2012

mardi 20 septembre 2011

Quand la science étudie l'efficacité des profs

Entre 10 et 15 % des écarts de résultats constatés en fin d'année entre élèves s'expliquent par l'enseignant auquel l'enfant a été confié. » Le bilan dressé par le Centre d'analyse stratégique (CAS) dans une récente note d'analyse (*) confirme la réalité de « l'effet enseignant » mesurant l'influence des professeurs sur l'acquisition des connaissances. Plus personne ne conteste l'existence de ce paramètre, illustré par une formule à l'emporte-pièce : « Les professeurs ne sont pas égaux face aux étudiants. » Résultat, les recherches portant sur l'efficacité pédagogique se multiplient. A la clef, un objectif ambitieux et mal défini : « Accompagner les enseignants afin qu'ils développent leur capacité à faire progresser leurs élèves », tout en sachant « qu'une partie des différences demeure forcément inexplicable ».

Un cocktail subtil
Un fait semble admis par la majorité des experts : un bon prof est avant tout un animateur sachant entretenir l'attention de son auditoire. Contrairement à une idée reçue, la formation et l'expérience semblent jouer un rôle mineur et « c'est dans l'interaction avec les élèves que se joue l'essentiel des différences ». En fait, un enseignant efficace est un subtil cocktail entre talents personnels et techniques éducatives, ce qui pose de « sérieux problèmes d'analyse et de traitement statistiques ».

Autre surprise révélée par les enquêtes : le rôle du professeur est finalement plus important que l'établissement dans la réussite des élèves. En d'autres termes, « l'effet professeur » est toujours supérieur à « l'effet établissement ». Revers de la médaille, cette action s'efface dans le temps, mais les « impacts des enseignants successifs peuvent se cumuler ».

L'essentiel des recherches se déroule aux Etats-Unis. La fondation Bill & Melinda Gates a lancé en 2009 un programme destiné à mesurer sur le terrain scolaire la performance éducative des enseignants. Le programme MET (« Measures of effective teaching project ») est soutenu par une douzaine d'institutions, dont les universités d'Harvard et de Stanford. Il comprend l'enregistgrement de plusieurs milliers de cours qui serviront à détecter la « valeur ajoutée » des enseignants dans leurs classes. Près de 3.000 professeurs se prêtent à une opération balisée par de nombreuses grilles de notation, dont une partie sera remplie par les élèves eux-mêmes. Ce programme vise deux buts principaux : découvrir les professeurs qui excellent dans leurs disciplines et percer les secrets de leur réussite pour les transmettre aux autres.

Malgré son apparent souci d'objectivité, cette tentative de modélisation a suscité de nombreuses critiques au sein même du National Education Policy Center. Cette institution universitaire conteste la méthodologie sommaire du système de notation, assimilé à des jugements de type pile ou face.

En France, les syndicats ne veulent pas de ces pratiques. En 2008, le rapport Pochard évoquait timidement la nécessité d'évaluer la performance des enseignants. Sous la pression des syndicats dénonçant une « caporalisation visant à casser le statut des enseignants », ce document a été prudemment remisé dans la grande armoire des projets avortés par Xavier Darcos.

Dans une tribune parue dans la revue « Pour la Science », le mathématicien de l'université Paul-Sabatier à Toulouse Jean-Baptiste Hiriart-Urruty, résume ainsi la situation hexagonale : « On évalue les enseignants dans toutes les universités étrangères dignes de ce nom sans que cela ne souffre la moindre discussion ou réticence de la part des enseignants eux-mêmes. En France, on assiste à un démarrage difficile de l'expérience pour deux raisons essentielles : le manque manifeste d'une culture de l'évaluation et une crainte non véritablement fondée de la part des enseignants. »

Tout reste à inventer
Selon le CAS, ce levier mériterait une attention d'autant que « la portée d'une augmentation de l'efficacité pédagogique d'un enseignant est potentiellement supérieure à celle d'une diminution de la taille des classes ». Reste donc à trouver la bonne pédagogie pour introduire en douceur ces notions d'efficacité dans un milieu par principe réticent, voire hostile à l'évaluation.

Des recherches récentes montrent qu'en matière de science éducative, tout ou presque reste à inventer. Les travaux menés à l'Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) ont mis en évidence l'existence de petits groupes de neurones pyramidaux hébergeant les briques essentielles de la connaissance. Chez le rat, ces microcircuits neuronaux semblent contenir des connaissances fondamentales innées indispensables à la compréhension de l'environnement, et donc à la survie.
ALAIN PEREZ, Les Echos
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Le prof idéal

Selon des sources américaines, l'efficacité pédagogique d'un professeur est plus liée à sa personnalité et ses méthodes d'enseignement qu'à sa formation initiale ou son ancienneté dans le poste. Parmi les critères qui améliorent la réceptivité des élèves figurent la structuration du cours, une certaine répétition des concepts importants, la manipulation par les élèves des nouvelles notions sous forme d'exercices et l'affichage clair des objectifs à atteindre. Les élèves progressent mieux quand les enseignants favorisent l'interactivité dans la classe et corrigent les erreurs sur un mode neutre (sans porter de jugement).
Ces critères subjectifs rendent la prédiction de performance d'un enseignant très difficile. Le projet MET, financé par la fondation Gates en cours aux Etats-Unis, vise précisément l'identification des pratiques éducatives efficaces, c'est-à-dire assurant la meilleure progression des élèves.

(*) « Que disent les recherches sur l'effet enseignant ? », accessible sur le site www.strategie.gouv.fr

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Ecrit par Alain PEREZ, Journaliste

19/09 | 07:00

http://www.lesechos.fr/innovation/sciences/0201558697935-quand-la-science-etudie-l-efficacite-des-profs-220889.php

mardi 2 août 2011

Aux USA les enseignants et les étudiants ne doivent pas être amis sur Facebook

Aux Etats-Unis, les enseignants et les étudiants n’ont pas le droit d’être amis sur le réseau social

Le gouverneur de l’État du Missouri vient de signer un projet de loi pour interdire aux étudiants et à leurs professeurs d’entretenir des relations sur les réseaux sociaux. L’idée ? Que les écoles qui emploient ou veulent recruter des professeurs puissent vérifier si ceux-ci ne harcèlent pas les étudiants. Le texte n’interdit pas les échanges publics, mais seulement les communications privées.

Ce projet de loi découle du cas d’Amy Hestir, une adolescente de 13 ans harcelée puis agressée sexuellement par son professeur au lycée. Ce professeur était employé par plusieurs écoles et avait reçu le titre de «Professeur de l’année». Un titre non honorifique lorsque l’on sait qu’il était coupable d’harcèlement.

Suite à ce projet, les professeurs ne pourront avoir qu’un site Internet «lié au travail» ou un profil public, une page «fan» sur Facebook comme celles qu’utilisent les entreprises ou les associations pour entrer en contact avec les internautes et qui ne permet pas d’envoyer des messages privés. De façon plus concrète, l’envoi de mail ou messages sera strictement interdit et punit via l’intermédiaire des réseaux sociaux Facebook, Twitter ou autre.

Les écoles devront vérifier auprès des autres établissements dans lesquels le professeur a enseigné s’il n’y a pas d’antécédent, et seront tenues pour responsables en cas d’incident si elles ne l’ont pas fait.


http://mcetv.fr/mon-mag/0802-aux-usa-les-enseignants-et-les-etudiants-ne-doivent-pas-etre-amis-sur-facebook