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vendredi 30 mars 2012

Les TIC pour améliorer la relation prof - étudiants et donc, l'apprentissage

Michael Wesch est un enseignant et conférencier reconnu, actif dans la promotion de nouveaux modèles d’enseignement participatif avec les technologies. Professeur d’anthropologie culturelle à l‘Université d’état du Kansas, gagnant de plusieurs prix et reconnaissances en enseignement, il a cependant été confronté à multiples reprises à des professeurs qui lui faisaient part de leurs insuccès en tentant de copier ses méthodes (Un exemple vidéo ici ); à tel point qu'aujourd'hui, il reconsidère ses propres conseils et retourne aux fondamentaux de l’enseignement.

Ce n’est pas qu’il prétende que les technologies soient inutiles ou inefficaces, mais plutôt que si elles ne contribuent pas à enrichir ou intensifier les relations entre le professeur et ses élèves, elles ne seront alors que de coûteuses distractions.

En fait, l’élément caractérisant la plupart des échecs des professeurs avec les technologies tient à l’absence de but. Utiliser les technologies pour utiliser les technologies ne mène à rien. Mais si on les utilise, par exemple, pour intensifier le lien avec les étudiants, on a alors au moins une bonne raison de continuer.

Si on commence à s’attarder sur des éléments techniques ou de présentation, on s’éloigne du but. Si au contraire on rejoint mieux les étudiants, alors le professeur et les étudiants y gagnent.

En classe, il y a un professeur

Ceci vaut évidemment dans un contexte de classe où le professeur, guide ou animateur est le «responsable» de ses étudiants. Le rapport éducatif traditionnel est nécessairement remis en question par les effets de la communication étendue où celle-ci transite sans l’intermédiaire d'un responsable. D’autres modèles d’apprentissage maintenant rendus possibles par les technologies se développent, dans lesquels ce rapport de responsabilité n’a pas cours de cette manière, spécialement dans la formation à distance. L'utilisation des technologies appelle de nouveaux modes de fonctionnement.

Quand l'automobile est apparue, on s'est vite rendu compte que les écuries, même les mieux construites, n'étaient pas adaptées comme espaces de stationnement. Pourtant la fonction de transport était identique.

Des as de l’enseignement traditionnel constatent en toute bonne foi que les technologies bouleversent ce qui fonctionnait très bien pour eux. Effectivement, sans remise en question des rapports entre les profs et les élèves, l’utilisation des TIC demeure superficielle et finalement insignifiante, n’apportant aucun avantage réel. Alors pourquoi les utiliser ? M. Wesch apporte une réponse à cette question : pour intensifier les rapports entre le prof et les étudiants; autrement, elles ne servent effectivement pas à grand chose dans ce contexte.

Référence : A Tech-Happy Professor Reboots After Hearing His Teaching Advice Isn't Working

Créé le dimanche 25 mars 2012 | Mise à jour le lundi 26 mars 2012

samedi 24 mars 2012

Amélioration de l'enseignement supérieur

En lisant l'article ci-après, en remplaçant la Chine par la Tunisie, ne retrouvez-vous pas les mêmes besoins en matière d'amélioration de l'enseignement supérieur ?

"La conseillère d'Etat chinoise Liu Yandong a appelé vendredi à approfondir la réforme de l'éducation et à renforcer les établissements d'enseignement supérieur du pays.

Améliorer la qualité de l'enseignement supérieur est une tâche "clé et urgente", a indiqué Mme Liu Yandong lors d'une réunion nationale sur l'éducation.

"Nous avons besoin de davantage d'enseignants de haut niveau", a-t-elle indiqué, ajoutant que les méthodes d'évaluation et de sélection de ces derniers devaient être revues, et la structure du corps enseignant optimisée.

"Les méthodes pédagogiques et les styles d'apprentissage doivent innover. De plus, les interactions entre enseignants et élèves doivent être renforcées", a-t-elle indiqué.

Il faut donner davantage de liberté aux universités, a-t-elle poursuivi en ajoutant que la participation sociale devait être encouragée dans l'opération des écoles et que l'on devait "promouvoir une gestion démocratique des universités".

Il faut introduire en Chine davantage de ressources éducatives de haute qualité venant de l'étranger et multiplier les échanges intellectuels internationaux, a-t-elle indiqué.

La Chine compte actuellement plus de 2 700 universités et plus de 30 millions d'étudiants."

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Li Ying, le 23-03-2012 14:52

http://www.chine-informations.com/actualite/chine-liu-yandong-appelle-a-amelioration-de-enseignement-superieur_40762.html

vendredi 14 octobre 2011

Améliorer l'enseignement supérieur pour accompagner la croissance des pays à revenu faible

Les pays à revenu faible ou intermédiaire d'Asie de l'Est doivent mieux adapter leurs systèmes d'enseignement supérieur aux demandes du marché du travail et à l'économie en général pour pouvoir progresser sur l'échelle des revenus, indique un nouveau rapport de la Banque mondiale sur la Région Asie de l'Est et Pacifique rendu public aujourd'hui.

Les établissements d'enseignement supérieur de toute la région pourraient réaliser pleinement leur potentiel en produisant des compétences et des travaux de recherche propres à stimuler la productivité et l'innovation, indispensables pour asseoir la croissance nationale dans un environnement mondial concurrentiel.

Intitulé « Putting Higher Education to Work: Skills and Research for Growth in East Asia », le rapport met en évidence les compétences que les travailleurs doivent posséder pour intéresser les entreprises et leur permettre d'être compétitives et productives. Il explore également la question de la recherche, examinant comment l'enseignement supérieur peut à cet égard participer à l'application, l'adaptation et la mise au point de nouvelles technologies porteuses de croissance.

Au cours des vingt à trente dernières années, des progrès considérables ont été réalisés dans la région en matière d'accès aux études supérieures, avec des taux de scolarisation atteignant 20 % ou plus dans beaucoup de pays partis de très bas. Toute la difficulté consiste aujourd'hui à améliorer la qualité afin de pallier les faiblesses qui freinent le développement et le déploiement des compétences et des travaux de recherche requis, tant en quantité qu'en qualité.

« Compte tenu du vieillissement des populations, les économies en développement de la région sont confrontées au problème d'assurer leur croissance par des gains de productivité. L'importance des études supérieures ne fera que croître au fur et à mesure que les pays tenteront d'échapper au piège du revenu intermédiaire », a déclaré James W. Adams, Vice-président de la Banque mondiale pour la Région Asie de l'Est et Pacifique.

Selon le rapport, les établissements d'enseignement supérieur des pays en développement d'Asie de l'Est n'apportent pas à leurs diplômés les compétences dont les entreprises ont besoin. « Dans l'industrie comme dans les services, on recherche des aptitudes en résolution de problèmes, en communications et en gestion, qui permettent d'obtenir des gains de productivité. Mais si l'on en juge par les commentaires des employeurs et par les avantages salariaux des travailleurs qualifiés, les nouveaux embauchés n'ont pas le profil qui convient », explique Emanuela di Gropello, économiste principale à la Banque mondiale et auteur principale du rapport.

« Du fait de cet écart entre les compétences dont les entreprises ont besoin et celles produites par l'enseignement supérieur, les diplômés risquent d'attendre plus longtemps avant de trouver un bon emploi - un retard susceptible de générer des frustrations chez les jeunes », prévient Emmanuel Jimenez, Directeur du secteur Développement humain pour la Région Asie de l'Est et Pacifique à la Banque mondiale.

Par ailleurs, la recherche dans les établissements d'enseignement supérieur ne correspond pas aux besoins de progrès technologique des entreprises. Les universités sont capables de produire des idées utiles aux entreprises, contribuant au savoir et à l'innovation technologique par des travaux de recherche fondamentale et appliquée et des transferts de technologies. Mais dans la plupart des pays, les universités sont peu mobilisées, même en ce qui concerne l'adaptation et le perfectionnement des technologies.

« Les nouveaux liens qui se tissent entre l'enseignement supérieur et la sphère économique sont en train de devenir un axe majeur de la politique gouvernementale compte tenu de l'importance grandissante de la technologie pour le développement. En plus de dispenser des enseignements, les universités sont de plus en plus considérées comme des sources d'innovation, d'entrepreneuriat et de compétences techniques recherchées sur le marché du travail », ajoute Prateek Tandon, économiste à la Banque mondiale et co-auteur du rapport.

Pourquoi l'enseignement supérieur ne réalise-t-il pas tout son potentiel à l'heure actuelle ? La principale raison avancée par le rapport est que ces établissements sont gérés comme des entités individuelles « déconnectées ». Les autorités gouvernementales ont un rôle fondamental à jouer en faisant en sorte que les établissements d'enseignement supérieur soient bien reliés entre eux ainsi qu'avec les entreprises, les organismes de recherche et les systèmes éducatifs des niveaux antérieurs.

Le rapport énonce trois domaines d'intervention prioritaires pour les pouvoirs publics, qui devraient permettre d'améliorer l'apport de l'enseignement supérieur :

Financer mieux et plus

Promouvoir la recherche par des financements suffisants et des dispositifs incitatifs

Privilégier les domaines en manque de financements tels que les sciences et techniques

Donner aux étudiants pauvres et défavorisés des possibilités suffisantes de bourses et de prêts

Améliorer la gestion des établissements publics

Mieux gérer les établissements publics d'enseignement supérieur, qui accueillent 70 % des étudiants d'Asie de l'Est, en encourageant l'autonomie et la responsabilisation des établissements

Favoriser une plus grande indépendance en matière de programmes pédagogiques, de recrutement et d'établissement de budget

Dans l'optique d'une responsabilisation accrue, déléguer davantage de pouvoirs et d'attributions aux établissements et aux conseils d'administration et développer l'information des étudiants afin de les aider à choisir les établissements et à passer de l'un à l'autre

Prendre en main le système d'enseignement supérieur

Mettre en place des dispositifs d'incitation pour les établissements privés pour qu'ils contribuent davantage à l'augmentation du nombre d'étudiants et au renforcement de leurs compétences

Resserrer les liens entre les entreprises et les universités

Exploiter les possibilités offertes par les marchés internationaux de l'enseignement supérieur


BM - Banque Mondiale- 13/10/2011 13:22:35


http://www.newspress.fr/Communique_FR_246643_1063.aspx

mardi 27 septembre 2011

15 mesures pour améliorer l’administration virtuelle

Alors que Logica Business Consulting, l’Ecole Centrale de Nantes et CEIS crée s’associent pour créer l’Institut Européen pour l’Administration Etendue (lire l’article dans la lettre de ce jour), Valérie Pecresse lance 15 nouvelles mesures pour améliorer la relation numérique à l’usager, autrement dit l’administration virtuelle. La ministre du Budget propose aux internautes de réagir sur le site www.ensemble-simplifions.fr

Le 2ème rapport Amélioration de la relation numérique à l’usager qui vient d’être rendu publique pointe sur les résultats enregistrés depuis la remise du premier rapport publié en février 2010 :

- 160 sites Internet publics ont été regroupés ou supprimés afin d’améliorer la lisibilité de la présence de l’Etat en ligne. Fin 2011, le volume des sites internet de l’Etat aura été réduit de 50 % ;
- 2,5 millions d’usagers ont ouvert un compte sur mon.service-public.fr le site des démarches en ligne ;
- 76% des démarches administratives les plus attendues par les usagers ont été dématérialisées ;
- la version mobile du portail de l’administration est maintenant disponible (m.servicepublic.
fr).

Le 2ème rapport du groupe des experts numériques présente 15 nouvelles propositions pour poursuivre l’amélioration de la relation numérique à l’usager ont été proposées par le groupe des experts numériques à Valérie Pecresse. Chacune de ces propositions est soumise aux internautes via le site www.ensemble-simplifions.fr sur lequel ces derniers pourront dès aujourd’hui commenter et réagir.

Cinq priorités ont été retenues :

- Développer, pour des services prioritaires, une aide personnalisée à l’usager en cours de démarche en ligne (téléphone, messagerie, chat).
- Proposer à l’usager des sondages d’évaluation sur Internet ou sur mobile en fin de toute démarche administrative.
- Lancer 5 projets pilotes sur les médias sociaux dans les domaines les plus pertinents pour l’usager (santé, services à la personne, éducation, emploi et culture).
- Proposer une application mobile offrant à l’usager une liste d’échéances personnalisées et l’état d’avancement de ses démarches.
- Permettre à l’usager de présenter à l’administration ses pièces justificatives via son mobile avec un flash code (avis d’imposition, facture d’électricité et télécoms).

Les 15 nouvelles propositions

Axe 1 : Donner la parole aux usagers pour améliorer le service public en ligne et pour innover Systématiser l’évaluation par les usagers des services en ligne
Proposition 1 : Permettre aux usagers de signaler sur chaque écran de démarche en ligne toute difficulté rencontrée

Proposition 2 : Proposer à l’usager des sondages d’évaluation en ligne ou sur mobile en fin de toute démarche administrative

Proposition 3 : Mettre en place un laboratoire de test et d’évaluation continue des nouveaux services en ligne par les usagers

Exploiter le potentiel des médias sociaux pour améliorer la relation numérique à l’usager


Proposition 4 : Organiser une veille sur les médias sociaux pour identifier les attentes des usagers et mesurer l’impact des contributions de l’administration

Proposition 5 : Lancer 5 projets pilotes sur les médias sociaux dans les domaines les plus pertinents pour l’usager (santé, services à la personne, éducation, emploi et culture)

Proposition 6 : Définir une charte facilitant la prise de parole des agents sur les médias sociaux et labelliser les contributions officielles

Proposition 7 : Créer et animer la communauté des gestionnaires de médias sociaux publics
(community managers) et les réseaux d’experts contributeurs


Axe 2 : Offrir plus de services personnalisés

Proposer un accompagnement personnalisé pour renforcer le développement des usages numériques



Proposition 8 : Développer, pour des services prioritaires, une aide personnalisée à l’usager en cours de démarche en ligne (téléphone, messagerie, chat)

Proposition 9 : Soutenir l’utilisation des services en ligne dans les lieux d’accueil du public

Proposition 10: Proposer une application mobile « Mon.service-public.fr » offrant à l’usager une liste d’échéances personnalisées et l’état d’avancement de ses démarches

Proposition 11 : Exploiter le potentiel d'efficacité des "smartphones" et tablettes numériques pour certains agents au contact des publics


Compléter l’offre de services numériques en l’adaptant aux nouveaux usages de référence en France et à l’étranger


Proposition 12 : Permettre à l’usager d’obtenir des informations administratives géo localisées via son mobile


Axe 3 : Fournir un accès lisible, simple et cohérent pour les services en ligne de l’administration

Offrir un accès efficace à une panoplie complète et cohérente de services en ligne


Proposition 13 : Encourager le développement de services par des tiers en mettant à disposition des « web services » publics réutilisables

Proposition 14: Publier la carte de France des services en ligne locaux disponibles pour les usagers


Permettre aux usagers un accès rapide aux informations et services utiles


Proposition 15: Permettre à l’usager de présenter à l’administration ses pièces justificatives via son mobile avec un flash code (avis d’imposition, factures d’électricité et télécoms).

Source: infoDSI.com

lundi 26 septembre 2011

http://www.infodsi.com/articles/123617/15-mesures-ameliorer-administration-virtuelle.html

Amélioration de la relation numérique à l'usager



Rapport issu des travaux du groupe "Experts Numériques" - Septembre 2011

RIESTER Franck ,
FRANCE. Ministère du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat

Dans le prolongement de son premier rapport de février 2010 (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000078/index.shtml), le groupe d'experts du numérique piloté par Franck Riester a été invité par le ministère en charge de la réforme de l’Etat à réexaminer la stratégie de relation numérique entre l’administration et ses usagers. Appelant à poursuivre la mise en oeuvre des 10 propositions du premier rapport, le groupe d’experts souligne que les évolutions récentes dans le domaine des médias sociaux et de l’Internet mobile définissent de nouveaux enjeux et impératifs. Quinze nouvelles propositions pour poursuivre l’amélioration de la relation numérique à l’usager sont présentées dans ce second rapport.

Télécharger le rapport     ( 1119 Ko, PDF)


http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000574/