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dimanche 29 septembre 2013

Payer ses achats avec son portable, c'est possible


Payer avec son téléphone portable, c'est possible.
Crédit: OTS_Jumbo

Les enseignes Jumbo et Manor permettent désormais à leurs clients de régler leurs achats avec leur smartphone.

Coop avait déjà offert à ses clients la possibilité de scanner ses courses directement avec leur smartphone. Aujourd'hui, deux enseignes poussent la technologie plus loin et font de l'appareil un véritable porte-monnaie.

Les chaînes Jumbo et Manor lancent un système permettant aux titulaires de leur carte de fidélité de régler leurs achats via une application mobile. Cette application, gratuite, fonctionne sur iOS et Android.

"Son utilisation est très simple et cependant tout à fait sûre", communiquent ensemble Jumbo et Manor. Lors du règlement à la caisse, l'application génère un code barres unique. Chaque code barre est généré pour le laps de temps d'un paiement. Il est protégé par un mot de passe et ne peut être ni reproduit ni modifié. Aucune donnée personnelle n'y est associée, ce qui exclut toute possibilité d'utilisation abusive via internet. La saisie d'un code NIP est nécessaire pour tout achat d'un montant supérieur à 40 francs.

Pour savoir comment cela fonctionne en détail, regardez les explications de Manor:



samedi 7 septembre 2013

L’Europe de demain... c’est la Suisse !

Mayk

Si l'Union européenne veut acquérir une légitimité auprès de ses citoyens et continuer à jouer un rôle de premier plan dans la vie économique et politique mondiale, la seule solution serait de se muer en une vraie fédération, fondée sur le modèle de son tout petit voisin, la Suisse, estiment certaines personnalités politiques éminentes réunies par le think tank de Berggruen. Extraits. Extraits.

L'Histoire offre peu d'exemples de fédérations politiques réussies. Lorsqu'ils ont décidé de se fédérer, dans les années 1780, les Etats-Unis n'étaient qu'une poignée de jeunes Etats peu peuplés, dotés d'une culture et d'une langue communes. Autant dire qu'ils ne fournissent guère d'enseignements importants pour l'Europe d'aujourd'hui. En revanche, l'expérience suisse en fournit davantage, notamment en ce qui concerne la lenteur de la gestation. "Une fédération, cela prend du temps", assure Jakob Kellenberger, ancien diplomate suisse. "Il a fallu des siècles pour que les habitants des cantons suisses fassent connaissance, puis une longue période de confédération avant de passer à la fédération pleine et entière en 1848". […]

Si la Confédération suisse a fonctionné, note-t-il, c'est parce que le pouvoir central a respecté l'autonomie des cantons (qui n'ont jamais craint de céder des compétences) et veillé à ne pas abuser de ses prérogatives. En outre, tous les pouvoirs qui ne sont pas spécifiquement délégués au gouvernement fédéral par la constitution suisse continuent à relever des cantons. Ayant déjà derrière elle des décennies d'intégration progressive, dans un monde en mutation accélérée, l'Europe doit évoluer vers l'union politique proprement dite sur des années ou des décennies, et non sur des siècles, mais pour cella elle aura tout intérêt à s'inspirer du modèle suisse. […] En d'autres termes, comme la Suisse, l'Europe a besoin d'un pouvoir central fort mais limité, qui laisse toute latitude à la plus grande diversité locale possible. […]
Le peuple démocratique de chaque Etat devra décider si c'est dans son intérêt à long terme d'adhérer à la fédération ou de rester en dehors

Même si une Europe fédérale doit être ouverte à tous les Etats membres de l'UE, sa marche en avant vers le fédéralisme ne devrait pas être entravée par certains Etats qui n'y sont pas encore prêts, mais cette évolution ne doit pas non plus être imposée d'en haut. Le peuple démocratique de chaque Etat devra décider si c'est dans son intérêt à long terme d'adhérer à la fédération ou de rester en dehors. Il est illusoire de croire qu'une union politique forte puisse être bâtie sur les faibles loyautés nées des ajustements apportés aux traités. Elle doit être fondée sur la volonté des peuples.

Compromis centriste

L'instance adaptée pour un tel débat devrait être une convention européenne à grande échelle. L'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, le politique allemand Daniel Cohn-Bendit (tous deux députés au Parlement européen) et d'autres ont proposé de transformer les élections de 2014 au Parlement européen en l'élection d'une assemblée constituante destinée à rédiger nouvelle constitution pour l'Europe, qui intégrerait ce type d'idées.

Comment fonctionnerait une union politique en Europe ? Le Parlement européen élirait le président de la Commission européenne, qui formerait alors un gouvernement, issu des principaux partis du parlement — et notamment un ministre des Finances, ayant le pouvoir de lever des impôts et de préparer un budget à l'échelle européenne. Le ministre des Finances privilégierait la coordination macroéconomique, délaissant la gestion microéconomique.

D'autres portefeuilles ministériels concerneraient les secteurs européens d'intérêt supranational (défense, politique étrangère, énergie, infrastructures, etc.), laissant autant que possible de nombreuses décisions aux mains des gouvernements nationaux au sein de la fédération. La Cour européenne de justice arbitrerait sur les conflits de souveraineté opposant la Commission et les Etats membres.

Dans la mesure où le Parlement disposerait d'un pouvoir accru, notamment celui de désigner le président de l'union, il serait logique que les élections parlementaires se fassent sur la base de listes à l'échelle européenne, et non plus sur celle des listes de partis nationaux. Les enjeux de telles élections étant plus importants, il y aurait plus de débats et des taux de participation plus élevés, ce qui donnerait une plus grande légitimité aux résultats, et plus généralement aux institutions elles-mêmes. Les partis qui obtiendraient moins de 10 ou 15 % des voix aux élections européennes assisteraient aux débats, mais ne pourraient pas voter. Une telle règle aurait tendance à ramener la vie politique vers un compromis centriste et éviterait les blocages pouvant résulter du droit de veto des petits partis d'une coalition.
La représentation serait fondée sur un scrutin proportionnel, compte tenu des populations des Etats membres

Dans un tel projet, l'actuel Conseil européen deviendrait la chambre haute de l'Union. Ses membres seraient désignés par les Etats pour des périodes échelonnées, plus longues que le cycle électoral de la chambre basse, ce qui encouragerait une vision à long terme sur la gouvernance. Contrairement à la chambre basse, axée principalement sur les intérêts à court terme de son électorat national, la chambre haute serait davantage un organe délibératif, centré sur les questions plus générales, plus à long terme. La représentation serait fondée sur un scrutin proportionnel, compte tenu des populations des Etats membres.

Problèmes épineux
Afin de préserver certaines des qualités non partisanes, méritocratiques, de la Commission actuelle, chacun des ministres siégeant au cabinet serait assisté d'un secrétaire permanent de l'administration européenne, dans son domaine de compétence. Dans le cadre d'un système idéal "à la Westminster", la décision des budgets serait confiée à la Commission, et non au Parlement. Le budget de la Commission serait présenté devant le Parlement pour un vote "ascendant" ou "descendant" ; un vote de "défiance constructive" par le Parlement pourrait rejeter les orientations politiques décidées par la Commission, auquel cas un nouveau gouvernement serait formé. (Un vote de défiance constructive est un mécanisme de recherche de consensus en vertu duquel un vote de défiance — ou motion de censure — ne peut avoir lieu que si une nouvelle coalition de gouvernement bénéficie déjà d'un soutien). Les impôts et la législation devront être approuvés par une majorité des deux chambres.
Les nouvelles institutions et leurs règles seraient idéalement créées depuis la base par une assemblée constituante

Toute évolution vers une telle union politique poserait évidemment toutes sortes de problèmes épineux. Les nouvelles institutions et leurs règles seraient idéalement créées depuis la base par une assemblée constituante, et non via un changement de traité — mais comment un processus "ascendant" pourra-t-il s'imposer ? Les grands partis remportant la majorité des sièges au Parlement auraient besoin de négocier un compromis ou de s'entendre sur un programme commun suffisamment solide pour permettre de gouverner — mais dans le cas contraire, que se passera-t-il ? Plus important encore, une union politique pourra-t-elle vraiment voir le jour si elle n'est pas précédée par un travail d'édification d'une identité commune à l'échelle du continent ? Toutefois, ce qui importe avant tout aujourd'hui, c'est de reconnaître que l'actuel système ne fonctionne pas, et qu'une intégration plus forte, et non plus faible, est la solution la plus raisonnable et la plus attrayante. […]

La seule manière de relever le défi actuel de l'Europe, dans un contexte de nombreuses incertitudes pour les dirigeants européens, et aussi pour leurs citoyens, est d'engager enfin cette transformation au lieu de rester paralysés par l'indécision.

Suisse / L’innovation : dans tous les recoins des entreprises !

L’innovation ne doit pas se limiter aux innovations technologiques et de produit. Elle doit se pratiquer dans tous les secteurs des entreprises : dans les processus, dans la commercialisation ou encore dans le modèle d’affaires. Telle est la conviction de Thierry Duvanel, directeur d’Augurix Diagnostics à Monthey et de Cédric Sager, CEO deDebiopharm Research et Manufacturing à Martigny. Ils s’exprimaient à l’occasion d’un symposium sur l’innovation, marquant les 25 ans de la Haute école d’ingénieurs de Sion.

«L’innovation se trouve partout dans la vie d’une entreprise. Elle se situe par exemple simplement au niveau du modèle d’affaires», précise Thierry Duvanel. De la part de l’entrepreneur, il est nécessaire d’avoir une maîtrise sur toute la chaine, y compris la commercialisation. Autre défi de taille pour l’innovation : le calendrier, qui est très incertain, tout comme le financement, qui exige souvent beaucoup d’acrobaties.

Publié par : Temey, le Vendredi 06 Septembre 2013 - 06:00

http://www.invention-europe.com/

lundi 19 août 2013

En Suisse, il est de bon ton de se lever à 4 heures du matin

Chez nos voisins helvètes, patrons et hommes politiques sont jugés sur leur aptitude à arriver au bureau bien avant tout le monde.

Vue de Lugano en Suisse. Photo d'illustration. © Dino Fracchia / AFP

Dans un portrait du jeune ministre genevois Pierre Maudet paru au début du mois, le quotidien Le Temps révèle que le responsable de la sécurité se lève à quatre heures du matin. Après avoir lu les journaux et le rapport de police des 24 dernières heures, il part courir sur les quais, puis il rentre à son domicile à l'heure du réveil de ses trois enfants. Pierre Maudet prend le petit-déjeuner avec eux, les accompagne à la crèche et à l'école, puis se rend à son département d'État (ministère).

Partant de l'exemple de Pierre Maudet, le magazine dominical Le Matin Dimanche rappelle que ce jeune ministre (35 ans) est loin d'être un cas unique en Suisse. Le chef d'entreprise Jean-Claude Biver (63 ans), l'un des champions de l'industrie horlogère, se lève, lui, à 2 h 30 ! Travailler entre 3 et 5 heures lui procure, dit-il, sérénité et calme. "C'est un équilibre. La nuit, j'ai le sentiment de dépasser mes concurrents qui dorment encore." En revanche, pour tenir le coup, il se couche entre 21 h 30 et 22 h 30.

Jean-Pierre Roth, l'ancien patron de la Banque nationale suisse (BNS), s'imposait les mêmes règles de vie. Tout en habitant Berne, il arrivait au bureau à Zurich à 7 heures, alors qu'il y a une heure de train entre les deux villes alémaniques. "Et quand je dînais à Genève (...), je disais clairement : Vous commencez quand vous voulez, mais à 22 heures, je sors de table", raconte-t-il au Matin Dimanche.
Debout comme à l'armée

En Suisse, ancien petit pays agricole, on a l'habitude de se lever très tôt. Christophe Darbeley, patron du Parti démocrate-chrétien (PDC), debout dès 4 h 30, raconte que son grand-père se levait aux aurores pour traire ses vaches. Cela tient également au fait que l'armée suisse ne s'appuie pas sur des soldats professionnels, mais sur une milice : tout bon Suisse est un militaire, et Pierre Maudet a le grade de capitaine. "Se lever à 4 heures du matin a quelque chose à faire avec une forme de croyance dans l'échange d'expériences entre l'armée et le civil", souligne le chasseur de têtes Éric Denzler, interrogé par Le Matin Dimanche. Toutefois, il ajoute aussitôt : "Personnellement, le bénéfice d'être réveillé à 4 h 30 du matin à l'école des recrues, pour attendre deux heures à ne rien faire en plein soleil, m'a toujours échappé."

Plus qu'en France, en Allemagne ou aux États-Unis, la norme sociale en Suisse est de se lever le plus tôt possible. L'une des personnes interrogées par le magazine lausannois, debout à 5 h 20, reconnaît que dans sa famille "on se levait tôt et on tapait les volets fort pour que les voisins le sachent". Il n'est pas rare qu'un haut fonctionnaire fédéral vous donne un rendez-vous à Berne à 7 h 30, alors que vous habitez Genève, et que le parcours en train réclame une bonne centaine de minutes.

Débarquer au travail autour de 9 heures vous classe définitivement, pour vos employeurs comme pour vos collègues de bureau, dans la catégorie des fainéants. En revanche, il est parfaitement admis d'éteindre très tôt son ordinateur, et de quitter le bureau sans donner d'explications. Reste à savoir si le fait de se lever au milieu de la nuit vous rend véritablement plus performant. Une mauvaise blague prétend que les Suisses se lèvent tôt, mais se réveillent tard...

dimanche 27 mai 2012

Les Suisses aiment les pays en crise

TOURISME • La Tunisie ou l’Egypte attirent les touristes suisses, alléchés par de bas tarifs. Frappée par la crise, la Grèce peut aussi compter sur la fidélité des Suisses, après avoir baissé ses prix.

C’est décidé:en août, Susy et son mari Pierre passeront deux semaines de vacances en Tunisie avec leurs jumeaux, Selma et Timeo, 3 ans. Le tout pour 3860 francs, en «all inclusive»:hôtel cinq étoiles à Hammamet, vol, transferts, repas. Le soleil, la plage et le thé aux pignons en prime.

C’est la première fois que cette famille, établie à Nyon, s’envole pour ce pays. «J’ai regardé les offres sur internet. La destination importait peu», raconte Susy. «Il y avait cette offre pour la Tunisie, avec 40% de rabais. Et en «all inclusive». Ce qui est super-pratique quand on a des enfants.» Avant de réserver, la jeune femme s’est tout de même renseignée: «Vu la situation politique, je m’inquiétais un peu. J’ai regardé ce que disait de la Tunisie le Département fédéral des affaires étrangères, dans ses conseils aux voyageurs:il n’y avait pas de restriction particulière. Dans une agence, on m’a également dit qu’il n’y avait aucun souci à se rendre à Hammamet, que l’endroit était très touristique.»

La demande triple d’un coup

A l’instar de Susy et de sa petite famille, les Suisses sont nombreux à vouloir mettre le cap cet été vers des pays comme la Tunisie ou l’Egypte. «Si l'on compare la demande actuelle pour la Tunisie avec les réservations après le Printemps arabe 2011, elle a triplé. En outre, actuellement, la Tunisie (Djerba surtout) figure parmi les cinq destinations les plus appréciées –avec l’Amérique du Nord, la Turquie, la Crète et Majorque–à la fois pour les vacances de printemps et les vacances d'été», indique Prisca Huguenin-dit-Lenoir, directrice de la communication chez Hotelplan Suisse. Pour l’Egypte, les réservations ont également doublé en un an, avec une hausse des demandes depuis Pâques, observe-t-elle.

Simon Marquard, son homologue chez Kuoni, relève:«Les voyages pour l’Egypte ou la Tunisie sont cet été certainement moins chers que jamais: les prix de Kuoni et Helvetic Tours sont en moyenne jusqu’à 15% moins chers que l’année dernière. Si bien que nous enregistrons une augmentation des réservations entre 50 et 100% pour ces deux pays.»

Un autre pays qui figure parmi les bons plans de l’été, c’est la Grèce. Une crise financière et politique sans fin ont pourtant freiné l’ardeur des vacanciers européens. Pas les Suisses: «Les réservations d'été pour les îles grecques sont actuellement légèrement plus nombreuses que l’an passé. Pour les îles de Corfou, Rhodes et Samos, il s’agit même d’une progression à deux chiffres», avance Prisca Huguenin-dit-Lenoir, sans indiquer le pourcentage exact. «Cela signifie que les Suisses, contrairement aux Allemands ou aux Anglais par exemple, ne se laissent pas influencer par les mauvaises nouvelles. L'année dernière déjà, les îles grecques figuraient parmi les cinq meilleures destinations de l'été et affichaient une progression à deux chiffres par rapport à 2010.»

En raison du taux de change favorable de l'euro, les vacances d’été 2012 sont en général –et pas seulement pour la Grèce– une nouvelle fois plus avantageuses que l'an dernier pour les clients, ajoute la porte-parole d’Hotelplan Suisse. De plus, les négociations avec les partenaires locaux ont permis d’obtenir des offres très intéressantes, jamais aussi basses relève Prisca Huguenin-dit-Lenoir. Qui, au final, estime que les prix de la saison sont jusqu’à 20% inférieurs à ceux de l’an dernier.

Dans ce pays fui par les vacanciers eurotpéens, où le tourisme représente 18% du produit intérieur brut, la branche a compris qu’elle n’avait pas d’autres choix. «Beaucoup d'établissements hôteliers proposent des réductions variant entre 15 et 20%», indique Patrice Parein, responsable de Grèce Vacances, agence basée à Athènes. Les hôteliers ne sont pas les seuls à faire des sacrifices. «Nous avons descendu notre marge de fonctionnement pour réduire les prix et refaire démarrer les réservations», concède Patrice Parein.

Les Helvètes sont fidèles...

Car ce Français marié à une Grecque, établi dans le pays depuis douze ans, n’a pas le sourire des voyagistes suisses. «Notre bureau est une agence qui propose des séjours sur mesure, travaillant uniquement via internet, avec une clientèle francophone venant principalement de France, du Canada, de Belgique, de Suisse, d’Afrique du Nord et centrale. A ce jour, nous avons enregistré une baisse des demandes de séjour de l'ordre de 40% et des annulations de réservation de 30% durant le mois de mai, à la suite des dernières élections. La situation semble toutefois se stabiliser en ce qui concerne les annulations.» Et heureusement, sa clientèle suisse lui est restée fidèle, apprécie Patrice Parein. I

Surveillance quotidienne

Et l’Espagne, l’Italie, le Portugal, ces autres pays en pleine crise financière? Les grands voyagistes ne sont pas en mesure de donner une tendance touristique. «Ces destinations, à l’exception des îles espagnoles, sont plutôt des destinations pour des voyages individuels, moins pour la grande masse», indique Prisca Huguenin-dit-Lenoir, porte-paorle d’Hotelplan Suisse. «La plupart des personnes organisent leurs vacances par elles-mêmes, sans passer par un voyagiste. Pour nous, ce ne sont pas des destinations phares.» Du côté de Kuoni, Simon Marquard constate une augmentation de l’intérêt des clients pour les îles Baléares et les Canaries. Une augmentation de l’intérêt qui se réflète également sur la Turquie et Chypre. Enfin, faut-il craindre de se rendre dans des pays comme la Tunisie ou l’Egypte? Non, assurent les voyagistes comme Hotelplan Suisse ou Kuoni. «Les rassemblements –tels qu'on a pu en voir en Egypte – se concentrent souvent dans la capitale, tandis que les zones touristiques balnéaires ne sont pas affectées», précise Prisca Huguenin-dit-Lenoir. «Nous surveillons l'évolution dans les pays arabes en permanence et sommes en contact chaque jour avec nos agents et guides sur place. En outre, en tant que voyagistes, nous nous tenons toujours aux directives du Département fédéral des affaires étrangères». Tout comme Kuoni, confirme Simon Marquard. Raison pour laquelle aucune offre n’est proposée en direction de la Libye, du Pakistan ou de l’Afghanistan.

KESSAVA PACKIRY
26/05/2012
http://www.laliberte.ch/faitdujour/les-suisses-aiment-les-pays-en-crise

dimanche 20 mai 2012

Les profs d’universités suisses sont les mieux payés au monde

letemps.ch 

Selon une comparaison internationale realisée pour la NZZ am Sonntag, les universités suisses rétribuent leurs enseignants quasiment deux fois plus que les allemandes

Selon une comparaison internationale realisée pour la NZZ am Sonntag, les universités suisses rétribuent leurs enseignants quasiment deux fois plus que les allemandes

En ce qui concerne en tout cas les salaires de ses professeurs universitaires, la Suisse jouit d’un avantage certain dans le marché international de la formation supérieure, toujours plus concurrentiel. C’est ce que souligne la NZZ am Sonntag, en publiant dimanche une étude comparative: les professeurs des universités suisses sont de loin les mieux payés au monde.

Selon cette étude, un professeur ordinaire d’université suisse gagne en moyenne 17 000 francs par mois, ce salaire brut étant calculé en douze mensualités. Ce qui représente 3000 francs de plus qu’au Canada, le pays qui figure au 2e rang parmi les 28 inclus dans cette comparaison.

Avec un salaire mensuel moyen de 9575 francs, les professeurs allemands se situent à un plutôt médiocre 12e rang - derrière l’Italie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ce qui suffirait à expliquer leur intérêt croissant à briguer des postes en Suisse.

Ce classement ne laisse pourtant pas de surprendre: il place des pays comme la Malaysia ou le Nigéria devant les pincipales nations industrualisées.

A l’intérieur meme de la Suisse, les differences sont notables, ainsi que les rappellent par ailleurs les chiffres de la Conférence universitaire suisse. Pour un professeur ordinaire, le maximum va de 186 000 francs par an à Lucerne à 271 000 francs pour les Ecoles polytechniques fédérales de Zurich et de Lausanne.

Les salaires haut de gamme ne disent encore pas tout sur la qualité de la formation supérieure d’un pays. «Si les universités suisses se placent si bien dans la concurrence international, c’est aussi qu’elles sont très productives dans la recherche, estime Philip Altbach, du Centre international pour la formation supérieure de Boston. La Suisse dispose de plusieurs hautes écoles de qualité supérieure, ce qui est inhabituel pour un petit pays.”

Le statut économique et social d’un professeur depend du salaire, mais aussi de diverses bonifications, en particulier dans les pays où les salaires sont bas. Les différences à ce sujet sont considerable et difficiles à chiffrer. Par exemple, les professeur au Japon et en Ethopie reçoivent une aide au logement; en Inde, ils peuvent subir une vasectomie gratuitement, contribution de l’Etat au contrôle des naissances; au Mexique, ils reçoivent tous une dinde pour Noël.

Les données suisses de cette étude ont été extraites par la NZZ am Sonntag et confiées pour leur exploitation à Gregory Androushchak, de la Haute école d’économie de Moscou. La comparaison prend en compte le pouvoir d’achat du franc Suisse et estime donc ce que vaudrait en Suisse le salaire d’un professeur étranger.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/de148c40-a288-11e1-b46c-1169b052ad18