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mardi 24 septembre 2013

MOOCs et enseignement supérieur pour tous : la belle illusion


Les dirigeants des principales plateformes américaines de MOOC affirment volontiers que grâce à eux, l'accès aux études supérieures va être considérablement facilité partout dans le monde. Il suffit d'une connexion à Internet et hop, touts étudiants, tout au long de la vie.

Mais cette vision idyllique, parfaitement en phase avec la mythologie développée aux Etats-Unis faisant de ce pays un sauveur pour l'humanité, ne recouvre pas vraiment la réalité. C'est ce que soulignent avec insistance quelques responsables éducatifs qui connaissent bien les pays en voie de développement et l'Afrique en particulier.

Un accès pas si facile qu'il y paraît

Sur le portail d'eLearning Africa, on lira avec intérêt l'article écrit par Alicia Mitchell, intitulé "MOOCs : les inégalités sous-jacentes". Mme Mitchell désigne trois obstacles majeurs à l'accès à l'enseignement supérieur pour tous promis par les responsables des plateformes américaines de MOOCs :

- La faiblesse des infrastructures : la connexion rapide et permanente n'est pas toujours au rendez-vous en Afrique, ni d'ailleurs sur l'ensemble du territoire des pays développés. Et si l'on ne possède pas son ordinateur personnel, on doit se rabattre sur des espaces tels les télécentres et les cybercafés, qui limitent l'accès aux services fort consommateurs de bande passante, comme YouTube par exemple.

- Le manque de temps : dans de nombreux pays en voie de développement, il faut cumuler plusieurs emplois pour survivre, supporter des heures de transport et s'occuper finalement de tous ceux qui dépendent de nous dans une maison. Impossible dans ces conditions de consacrer du temps à l'apprentissage.

- La faiblesse des compétences de base pour apprendre seul. L'autonomie dans l'apprentissage est une compétence qui se construit patiemment, et de préférence dans un environnement à la fois riche en ressource et peu normatif. Un environnement qui est à mille lieues de celui que connaissent ou ont connu les habitants des pays pauvres ou les étudiants à faibles revenus des pays riches.

Rien n'a encore changé au niveau pédagogique

Ce dernier point est aussi celui que souligne Neil Butcher, d'Afrique du Sud, dans un article publié sur le portail allAfrica. Lui aussi s'insurge contre le discours naïf qui tend à laisser penser qu'avec les Moocs mais aussi les REL (Ressources éducatives libres), le problème de l'accès aux études supérieures est réglé. Car ces ressources viennent toutes du même émisphère et pire, ne remettent jamais en cause un modèle traditionnel et obsolète d'éducation dont tout le monde sait qu'il ne fonctionne plus. Butcher encourage donc tous ceux qui en éprouvent le souhait à se lancer dans la création de nouveaux programmes et de nouveaux environnements d'apprentissage, même si personne à l'heure actuelle n'a une idée très claire de ce vers quoi il faudrait tendre.

Sir John Daniels enfin, qui fut longtemps président de l'Open University britannique et porte depuis leur apparition un regard très critique sur les MOOCs, reprend lui aussi les deux significations de la "démocratisation de l'accès aux études supérieures" : l'élargissement de l'accès technique d'une part, la liberté donnée aux étudiants de choisir eux-mêmes le contenu de leurs études et la manière dont ils apprennent d'autre part :

"Les étudiants choisissent le contenu de leurs programmes, pas seulement en piochant dans une sélection de cours au contenu pré-déterminé présentée dans un luxueux prospectus institutionnel, mais plutôt en construisant les cours eux-mêmes, en utilisant les copieuses ressources désormais à disposition. Aujourd'hui, on trouve sur Internet des ressources d'apprentissage sur n'importe quel sujet".

Daniels est donc moins critique que Butcher sur les OER / REL. Mais tous deux appellent à une refondation radicale de l'organisation de l'apprentissage et à une autonomie accrue (voire exclusive) des apprenants.

Un premier MOOC africain en janvier 2014

Et qu'en est-il de la création de ressources et de MOOCs par les ressortissants des PVD ? Ces derniers sont-ils condamnés à la seule alternative d'accepter ou de rejeter les ressources produites dans les pays occidentaux, sans jamais prendre part au processus créatif ? Non, evidemment. D'ailleurs, on verra dès le mois de janvier 2014 le premier MOOC africain, qui s'adressera aux entrepreneurs des pays anglophones du continent. Ce MOOC sera élaboré par l'African Management Initiative (AMI), une organisation sud-africaine qui a l'intention de délivrer de la formation massive à l'entrepreneuriat à un million d'Africains d'ici 2025.


On ne s'étonnera pas de voir le premier MOOC produit sur le continent s'intéresser à la formation professionnelle plutôt qu'à la formation initiale académique; le terrain est en effet beaucoup moins occupé par les poids lourds du Nord, alors que les besoins sont immenses : "10 à 15 millions de personnes en Afrique occupent des postes de gestion. Moins de 10 % d'entre eux ont reçu une formation formelle en gestion. (...) Beaucoup de business school sont trop chères pour la majorité des managers africains et souvent trop théoriques. Et seules les grandes entreprises offrent de la formation interne".

La formation s'adressera à tous ceux qui ont besoin d'aide pour gérer une affaire en croissance : "Nous procurerons des cours sur les fondamentaux des affaires : la gestion de l'argent, des gens, de soi-même et des projets".

Un cours pilote de deux semaines sur les même thèmes avait été offert par l'AMI en juin dernier pour montrer à quoi ressemblerait le MOOC. Toutes les vidéos du cours "Sucess@work in 21st century in Africa" sont accessibles sur YouTube.

Une chose semble désormais assez claire : les fournisseurs occidentaux de MOOCs ne seront pas les seuls à s'intéresser aux pays en développement et à leur fabuleux marché de formation. En formation professionnelle surtout, on doit sans doute s'attendre à ce que des opérateurs locaux relèvent le défi des MOOCs. Espérons qu'ils connaîtront au moins un aussi grand succès que les produits importés qui font miroiter un hypothétique accès aux études supérieures pour tous.

Références :

Mitchell, Alicia. "MOOCs : les inégalités sous-jacentes | eLearning Africa News Portal." eLearning Africa 2013. 30 août 2013. http://www.elearning-africa.com/eLA_Newsportal/moocs-les-inegalites-sous-jacentes/.

Butcher, Neil. "Africa: OERs and MOOCs - Old Wine in New Skins?" allAfrica.com. 18 juillet 2013.http://allafrica.com/stories/201307190990.html.

Mc Gregor, Karen. "Will MOOCs help to democratise higher education? " University World News. 23 juin 2013. http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20130622164019140.

African Management Initiative (AMI). "Free online courses for African entrepreneurs - AMI interview with StarAfrica.com." 20 septembre 2013. http://www.africanmanagers.org/free-online-courses-african-entrepreneurs-ami-interview-starafricacom.

"Launchpad: Success at Work in 21st Century Africa - Course." Consulté le 24 septembre 2013.http://launchpad.africanmanagers.org/preview.

photo : mark.taber via photopin cc

Par Christine Vaufrey | redaction@cursus.edu

Créé le mardi 24 septembre 2013 | Mise à jour le mardi 24 septembre 2013

http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/20672/moocs-enseignement-superieur-pour-tous-belle/

lundi 1 juillet 2013

Anatomie d’un MOOC

Photo Credit : algogenius via Compfight cc
On divise traditionnellement les MOOC en deux types : d’une part les cMOOC, ou MOOC connectivistes, basés sur les interactions entre participants, et d’autre part les xMOOC, basés sur une pédagogie transmissive plus traditionnelle. Cependant, avec la diversification des pédagogies, la distinction xMOOC vs. cMOOC est devenue dans une large mesure obsolète. Quelle grille de lecture utiliser pour décrire un MOOC ? Quels sont les ingrédients qui le composent ? A la lumière des dernières évolutions des modèles pédagogiques, nous proposerons dans cet article quelques pistes de réflexion pour tenter d’y voir plus clair.

La première étape consiste à trouver des axes de description aussi peu corrélés que possible. Nous avions passé un peu de temps à réfléchir au sujet avec l’équipe de Unow. Yannick et Jérémie, les fondateurs, avaient finalement décidé de ne laisser que trois axes dans leur livre blanc : degré d’interaction, degré de contrainte et degré de difficulté (cf. figure). Je pense qu’il est difficile de refléter la diversité des pédagogies existantes simplement avec ces trois axes, et je préfère en utiliser cinq, qui, même s’ils sont en grande partie corrélés sont suffisamment distincts pour être considérés séparément.
  • l’objectif du cours
  • le niveau de pré-requis nécessaire
  • le type de ressources utilisées
  • le type d’activité proposées
  • le degré de contrainte

1. Objectif du cours

Comme nous l’avions évoqué dans le billet Pourquoi faire des MOOC ?, les objectifs poursuivis par les équipes pédagogiques peuvent être variés, sans être mutuellement exclusifs. Les MOOC sont parfois organisés dans une logique de diffusion des connaissances via Internet, sur le modèle des conférences mises en ligne par le Collège de France. Cependant, il est utile de garder à l’esprit que les MOOC académiques sont des cours au sens propre, et impliquent donc de mettre en place un système d’évaluation adapté aux objectifs pédagogiques. Ils se situent donc davantage dans une logique de transmission que de diffusion. Outre cette fonction, un cours est l’occasion de faire se rencontrer une communauté hétéroclite partageant un intérêt commun pour le sujet traité. Ils permettent dans une certaine mesure la formation de communautés de pratique, à travers les forums, les réseaux sociaux et autres. Enfin, des cours peuvent avoir pour objectif la détection de talents et la co-création de savoir par les participants.

2. Public cible

Les MOOC sont par nature ouverts à tous les internautes, et gratuits dans une large mesure. La sélection du public se fait donc davantage pas les thème traités et les pré-requis nécessaires pour suivre le cours. Naturellement, l’audience sera d’autant plus restreinte que le niveau de pré-requis sera élevé et le sujet précis. Cependant, la spécificité du sujet et le niveau de pré-requis ne sont pas nécessairement corrélés. Ainsi, les premiers MOOC historiques de Stanford portant sur l’intelligence artificielle ont attiré en novembre 2011 plus de 150.000 participants. Bien que le sujet ait été relativement spécifique, le niveau de pré-requis demandé était suffisamment bas pour que le cours puisse être suivi par des participants n’ayant pas eu de formation dans le domaine. Les cours introductifs sont ceux qui attirent l’audience la plus large, 50.000 personnes en moyenne sur Coursera pour les cours anglophones, parfois jusqu’à 200.000. Il est à noter que dans les MOOC américains, le niveau du cours n’est pas nécessairement corrélé à la renommée de l’enseignant qui en est responsable. Les cours introductifs sont souvent pris en charge par des professeurs de renommée internationale.

3. Type de ressources utilisées

Le format le plus fréquemment utilisé au sein des MOOC de Coursera est la vidéo, le texte étant une alternative possible mais rarement utilisée seule. Il existe plusieurs types de formats vidéo. Ceux qui dominent sont la présentation animée, le cours filmé en studio et le cours filmé en amphi, marque de fabrique de la plate-forme edX. La présentation animée est une présentation powerpoint commentée par l’enseignant. On y incruste en général le visage de l’enseignant en train d’enregistrer le cours, les diaporamas seuls étant moins engageants. L’avantage de ce format est son coût réduit : le cours peut être enregistré avec une webcam et un logiciel d’incrustation. Le cours filmé en studio ou en amphi implique une équipe de tournage, et nécessite donc un investissement plus conséquent pour une plus-value davantage esthétique que pédagogique. Quel que soit le format, les cours sont en général divisés en tronçons de 5 à 20 minutes.

Se pose enfin la question de l’origine et de la cohérence entre les ressources. Celles-ci peuvent être créées de novo pour le MOOC, être reprises d’un cours numérisé pré-existant, si la qualité le permet, ou être sélectionné par l’équipe pédagogique au sein d’un ensemble hétérogène de ressources disponibles en ligne. Dans le cas des cours connectivistes, ces ressources sont en général sélectionnées par les participants eux-mêmes selon le processus d’agrégation-curation.

4. Activités proposées

Comme nous l’avons souligné auparavant, les MOOC se distinguent des cours filmés diffusés en ligne par le panel d’activités qui y sont proposées. Ces activités peuvent être purement individuelles, comme les exercices corrigés de manière automatique, ou à l’inverse impliquer un certain degré d’interaction entre participants. Il peut par exemple être demandé de soumettre des devoirs en lien avec le cours sur une base régulière. Du fait de grand nombre d’apprenants, ces devoirs ne sont pas corrigés par l’équipe enseignante mais par les participants eux-même, selon le principe de l’évaluation par les pairs. Enfin, il est possible d’organiser des activités collectives : résolution de problèmes, montage de projet, etc. Compte tenu des possibilités offertes par le numérique, il existe une grande diversité d’activités possibles, nous reviendrons sur leur typologie dans les billets à venir.

5. Degré de contrainte

Le degré de contrainte correspond peu ou prou à la charge de travail nécessaire pour obtenir la certification éventuelle. Celle-ci est corrélée au nombre, à la difficulté et à la fréquence des devoirs demandés. Pour les cMOOC, le degré de contrainte est en général nul dans la mesure où les participants sont maîtres de leur processus d’apprentissage ; ils n’ont aucun compte à rendre. Dans le xMOOC Gestion de Projet que nous avons organisé avec Centrale Lille, le degré de contrainte dépendait du parcours proposé. Il était possible d’obtenir le certificat basique simplement en faisant les quizz et l’examen final. En revanche, il était nécessaire de rendre au moins trois des quatre devoirs proposés pour obtenir le certificat avancé, sur une base hebdomadaire. Chaque devoir pouvait nécessiter une dizaine d’heures de travail. Le fait de proposer différents niveaux de contrainte permet de satisfaire aux demandes des différents publics qui participent au cours.

Maintenant que nous avons proposé les bases d’une grille de lecture, bien sûr discutable comme toute grille de lecture, nous chercherons à établir dans le prochain billet une brève typologie des MOOC …

A propos de l’auteur : Avec Rémi Bachelet, professeur de gestion de Projet à Centrale Lille, Matthieu Cisel a monté avec deux étudiantes et une équipe de bénévoles le premier MOOC d’un établissement supérieur français : le MOOC Gestion de Projet.

Tout le contenu est en licence Creative Commons By- Nc (citation, pas d’utilisation commerciale).

Article publié le 25 juin 2013 par Matthieu Cisel sur son blog EducPros.

http://www.educavox.fr/actualite/revue-du-web/article/anatomie-d-un-mooc

jeudi 20 juin 2013

Chine: Un cours de sciences en direct de l’espace

Une spationaute a réalisé des expériences en direct à la télévision chinoise...

Cours de science et petite propagande au passage. La spationaute chinoise, Wang Yaping, en orbite autour de la Terre, a réalisé jeudi des travaux pratiques de physique télédiffusés en direct sur la CCTV pour des centaines de millions d'écoliers et de téléspectateurs. Une performance technique qui témoigne des ambitions spatiales de la Chine.

Campée devant un grand drapeau national, la souriante Wang Yaping, deuxième femme envoyée par Pékin dans l'espace, a procédé à une série de petites expériences didactiques démontrant les lois de l'apesanteur, avec notamment une bulle d'eau et une toupie semblant flotter dans l'air.

La vidéo:



Vêtue d'une combinaison bleue avec en arrière-fond le drapeau rouge étoilé de la Chine, Wang Yaping, ancienne pilote et major de l'armée de l'air, se trouvait dans l'habitacle du module Tiangong ("Palais céleste") 1, à plus de 300 km au-dessus de la Terre.

Programme en direct et jeu de questions-réponses

Les deux autres membres de l'équipage de cette mission Shenzhou X, le général Nie Haisheng et le colonel Zhang Xiaoguang, ont filmé le cours par correspondance. Plus de 60 millions d'élèves et d'enseignants chinois étaient censés assister, depuis le plancher des vaches, à cette classe hors norme.

L'événement a fait l'objet d'un programme en direct de la télévision d'Etat chinoise, avec un jeu de questions-réponses entre un collège de Pékin et la spationaute.

«Avez-vous vu des déchets dans l'espace?», a demandé l'un des élèves, dont plusieurs arboraient le foulard rouge des Pionniers de la Jeunesse communiste. «Nous n'en avons pas vu, mais il y en a bien», a répondu Wang Yaping.

Prochaine étape, la lune?

La mission Shenzhou X est une étape importante pour le programme spatial chinois, qui vise la réalisation d'une station orbitale habitée de façon permanente à l'horizon 2020. Il s'agit de la plus longue mission habitée de l'Histoire spatiale de la Chine. L'équipage doit rester en orbite autour de la Terre quinze jours.

En avançant à grandes enjambées dans ses programmes spatiaux, la Chine relève des défis de plus en plus techniques et comble son retard sur la Russie et les États-Unis.

La Chine est parallèlement engagée dans une course vers la Lune, où elle rêve d'être le premier pays asiatique à poser le pied.

M. Go. avec AFP

Créé le 20/06/2013 à 10h19 -- Mis à jour le 20/06/2013 à 10h19

http://www.20minutes.fr/insolite/1177127-20130620-chine-cours-sciences-direct-lespace

mercredi 19 juin 2013

Augmented reality glasses let profs know if students are understanding their lectures

An experimental set of augmented reality glasses allow professors
to see if any students aren't following what they're saying
While the prototype glasses currently look rather goofy, it is hoped that the system could ultimately be integrated into a sleeker device such as Google Glass

It must be hard for university professors ... they tell their students to shout out if they don’t understand what’s being said in a lecture, yet few students are likely to feel comfortable raising their hand in front of the class and saying “I don’t get it.” Scientists at Spain’s la Universidad Carlos III de Madrid are hoping to address that situation, with a set of augmented reality glasses that let profs see who’s “not getting it,” without those students having to say so verbally.

A side benefit of the system is that it gives students an excuse to fiddle with their smartphones in the middle of a lecture. Using a custom app, at any time they’re able to select one of several symbols. These symbols can indicate that they’ve understood an explanation, that they haven'tunderstood it, that they need the professor to slow down, or that they know the answer to a question posed to the class (although if they’re bold enough to volunteer an answer, they probably also have no problem with just raising their hand).

Using their augmented reality glasses, the prof is able to see the students, but they also see each student’s selected symbol hovering above their head. Conceivably, if they saw an “I don’t get it” symbol above a particular student, they could keep refining their explanation until that turned to an “I get it” symbol.

A sample output from the AR glasses

The system also displays a diagram showing how all of the students combined are following the professor’s lecture. This could be particularly useful in large lecture theaters, where counting and comparing all the individual symbols would be too daunting.

Additionally, the prof could enter lecture notes into the system, which would appear to them at key points in their presentation.

“The hope is that this system will make for more effective lecture classes, because receiving greater feedback, continuously, will allow the professor to adapt the class based on the students’ actual knowledge and understanding, giving extra examples, varying the rhythm or skipping those parts of the lesson that the students indicate that they already know or remember,” says Prof. Ignacio Aedo, one of the scientists involved in the project.

While the prototype glasses currently look rather goofy, it is hoped that the system could ultimately be integrated into a sleeker device such as Google Glass.

Source: Universidad Carlos III de Madrid

By Ben Coxworth

June 18, 2013

http://www.gizmag.com/ar-glasses-university-lectures/27968/

vendredi 6 avril 2012

Qu'est-ce qu'un MOOC ?

Un MOOC ( Massive Open Online Course ) est un "rassemblement de participants, de personnes prêtes à échanger conjointement des connaissances et des expériences qui permettent à chacun d'eux de construire. En tant que tel, il est dans les mains des participants et des organisateurs du MOOC de le changer à leurs besoins. Cela leur permet d'utiliser l'information et de construire leurs propres idées ou des projets.

Un MOOC est en soi un format pédagogique non-défini permettant d'organiser l'apprentissage /enseignement / formation sur un sujet précis d'une manière concertée plus informelle.
 
Vous voulez une idée rapide et claire? Regardez cette vidéo de Dave Cormiergrande et vous aurez une idée de MOOC en moins de 5 minutes.

mercredi 31 août 2011

Le PowerPoint : support de cours idéal ?

Le PowerPoint : support de cours idéal ?

Avec l'introduction des ordinateurs et des nouvelles technologies dans l'art de l'enseignement, le PowerPoint est désormais devenu une règle en matière de cours.

Mais qu'en pensez-vous : une présentation PowerPoint est elle réellement indispensable pour pouvoir suivre un cours ? Changeriez-vous la façon qu'ont les professeurs de voir cet outil ?

Le PowerPoint : un outil parfois mal utilisé
Anne-Sophie : étudiante en école de commerce

"Les profs utilisent des PowerPoints pour tout et n'importe quoi même quand c'est pour écrire mot pour mot ce qu'ils vont dire. Il n'y a ainsi aucune valeur ajoutée et donc aucun intérêt.

Parfois on a aussi droit à des PowerPoints où il y a tellement d'information qu'on ne sait pas bien où accrocher le regard. L'outil perd alors toute son efficacité et on s'en lasse vite."

Anne-Laure : étudiante Erasmus à Londres

"J'ai compris ce à quoi devait vraiment servir un PowerPoint en allant étudier en Angleterre. Là bas il est utilisé comme support illustratif avec seulement des choses qui ne sont pas dites oralement (Images, définitions, vidéos...).

Il sert aussi à cadrer le cours en rappelant les grands titres ce qui est très pratique si on a quelques minutes d'inattention."
Quelle serait l'utilisation idéale du PowerPoint en cours ?
Anne-Sophie : étudiante en école de commerce

"Je pense que le PowerPoint devrait vraiment être vu par nos professeurs comme un outil d'accompagnement du cours plus que comme l'outil qui fait le cours. Rien ne remplacera les explications orales car si on voulait lire un support on ne prendrait pas la peine d'aller en cours.

Les profs ne devraient donc pas hésiter à s'en éloigner au fil des questions des élèves et à revenir en arrière si besoin. C'est cette communication qui fait la valeur du cours à mon avis, pas les diapositives."

Anne-Laure : étudiante Erasmus à Londres

"Je pense que les professeurs français devraient se rapprocher de la façon d'enseigner des professeurs Anglais qui font un véritable effort quant à l'illustration de leurs cours.

Vidéos, dessins, schémas... Tout est bon pour assister notre compréhension, sans négliger toutes les explications données à l'oral.

C'est là que l'outil devient une véritable valeur ajoutée, et plus simplement un doublon de ce qui se dit en cours.

Publié par MediaEtudiant.fr, dans Vie étudiante, le 31/08/2011

http://www.mediaetudiant.fr/vie-etudiante/les-profs-et-le-powerpoint-5938.php

dimanche 21 août 2011

US: Artificial intelligence course attracts 58,000

A free online course at Stanford University on artificial intelligence, to be taught this autumn by two leading experts from Silicon Valley, has attracted more than 58,000 students around the globe - a class nearly four times the size of Stanford's entire student body, writes John Markoff for The New York Times.

The course is one of three being offered experimentally by the Stanford computer science department to extend technology knowledge and skills beyond its elite campus to the entire world, the university announced last week. The online students will not get Stanford grades or credit, but they will be ranked in comparison to the work of other online students and will receive a "statement of accomplishment".

The course has attracted interest from more than 175 countries. The computer scientists said they were uncertain about why the AI class had drawn such a large audience. One of the instructors, Dr Sebastian Thrun, said he had tried to advertise the course this summer by distributing notices at an academic conference in Spain, but had got only 80 registrants.


Full report on The New York Times site

21 August 2011
Issue: 185


http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20110819172059389