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vendredi 23 août 2013

Gaz de schiste et coût du travail : les secrets de la compétitivité américaine

© .RGB. - Flickr - C.C.
Avec un coût de production industrielle de 8 à 16 % moins élevé que dans les grandes économies industrialisées, les Etats-Unis deviennent le pays "low cost" de l’occident. Grâce au faible coût du travail et au gaz de schiste.
La compétitivité de l’industrie américaine croît sans cesse depuis 2005. Conséquences : les exportations du pays sont au plus haut depuis 50 ans et lesEtats-Unis connaissent une vague de réindustrialisation avec la ruée de grands groupes comme Toyota, Honda, Siemens ou encore Michelin. Selon une étude du Boston Consulting Group, le pays pourrait ravir, d’ici à 2015, 70 à 115 milliards de dollars d’exportations aux autres grands pays industrialisés, en particulier l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et le Japon. Face à ces pays, les Etats-Unis possèdent deux principaux avantages : le coût du travail et le coût de l’énergie.

Le coût du travail américain est 16 % moins élevé qu’au Royaume-Uni, 18% moins élevé qu’au Japon, 34 % moins élevé qu’en Allemagne et 35 % moins élevé qu’en France et en Italie. Principale raison de ces écarts, selon le cabinet : "Il est plus facile et moins coûteux aux Etats-Unis (…) d’ajuster la dimension de la force de travail pour répondre à l’environnement du business." Comprendre : les conditions des plans sociaux sont plus simples, ce qui constitue "une considération majeure quand une société industrielle décide où faire un investissement à long terme en matière de capacité manufacturière", expliquent les analystes. A cela s’ajoute le fait que les salaires sont plus bas et que les usines bénéficient beaucoup des nouvelles technologies numériques diminuant la masse salariale.

LA MAÎTRISE DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Pour ce qui est de l’énergie, le pays bénéficie "des progrès technologiques rapides en matière de fracturation hydraulique". Il donne accès dans des conditions économiques favorables aux réserves de gaz de schiste. D’une part, les entreprises américaines bénéficient d’un prix du gaz 2,6 à 3,8 fois moins élevé que dans les autres pays industrialisés. Indirectement, le pays est passé d’une électricité produite au charbon à une électricité au gaz. Ainsi, l’électricité est 61 % plus chère en France, 92 % plus chère au Royaume-Uni, 107 % plus chère en Allemagne et 135 % plus chère au japon.

En prenant en compte ces facteurs, en 2015, les coûts de productions manufacturières, par rapport aux Etats-Unis, seront 8 % plus élevés au Royaume-Uni, 10 % plus élevés au japon, 16 % plus élevés en Allemagne et en France et 18 % plus élevés en Italie. Les principaux secteurs bénéficiaires sont les transports, le secteur énergétique, la chimie, l’informatique, l’électronique, la mécanique et la métallurgie. Si les Etats-Unis deviennent le pays "low cost" des pays industrialisés, le coût de la production industrielle y est toutefois encore supérieur de 5 % à celui de la Chine.

Par Ludovic Dupin

Publié le 22 août 2013, à 12h33

lundi 12 août 2013

Les usines à brevets pour relancer la compétitivité de l'innovation

Accompagner les projets de R&D pour produire des brevets avec un réel potentiel économique, c'est l'enjeu des usines à brevets. Il est urgent de la mettre en place en France !

Une usine à brevets est une organisation capable de produire et d’agréger, concomitamment, et a posteriori, à un programme de R&D et un projet industriel, des brevets parfaitement alignés, quantitativement et qualitativement, aux objectifs et enjeux dudit projet. Plus précisément, l’usine à brevets a pour objectif de motiver et d’encadrer, tout au long des projets, la création de brevets en apportant l’information et l’accompagnement nécessaires aux chercheurs-ingénieurs pour déposer plus et mieux.

L’usine à brevets ne se contente pas de compter et d’évaluer en fin de programme les brevets déposés pendant la durée du projet. Elle pilote et asservit en continu la stratégie brevet aux enjeux du projet et permet de détenir, en fin de programme, un portefeuille de brevets dont l’usage et la contribution à la création de valeur du projet est connue.

Publié par : Temey, le Lundi 12 Août 2013 - 06:02

mercredi 11 avril 2012

Le port de Radès doit accélérer la mise en œuvre de son extension


Le Port de Radès doit se développer (photo DR)


TUNISIE. Le port de Rades assure 90% du trafic des conteneurs et des unités roulantes en Tunisie, son développement n'a, cependant, pas suivi l'expansion du trafic.
Comparés à ceux consacrés aux autres ports européens, les montants alloués par l’autorité portuaire au développement de l'infrastructure du port de Radés sont dérisoires .

C'est ce que révèle une étude réalisée par le bureau d'étude Comete Engineering sur la compétitivité du port de Radés. Commandée par la Conect ( Confédération Nationale des Entreprises Citoyennes de Tunisie), cette étude vise à identifier les failles qui pèsent, encore, sur la compétitivité du port et à proposer des solutions pour y remédier.

Elle révèle nombre de dysfonctionnement dont, principalement, le faible intérêt économique de l’escale pour les armateurs, l'insuffisance au niveau de la politique d’aménagement du domaine portuaire et la mauvaise valorisation de l’espace, l'absence d'une politique de marketing destinée aux armateurs, le temps excessivement long de séjour de marchandises et qui pénalise la capacité de stockage du port, le faible rendement des opérations de manutention verticale, la faiblesse du rythme de mise en œuvre des projets d’investissement programmés dans le port...

S'agissant des recommandations émises, certaines concernent le moyen et le long terme à l'instar de la construction d’un nouveau port en eaux profondes et la mise en place de stratégies appropriées pour que l’hinterland du nouveau port ne se limite pas au territoire national et touche également aux pays voisins. On souligne, par ailleurs, que le développement de réseaux de transport terrestre inter-maghrébins et d’un système de feederisation liant le futur port en eaux profondes aux ports des pays voisins doivent être des priorités au cours des prochaines années.

Sur le cout terme, les recommandations identifiées se rapportent, notamment, à la prise en charge directe par l’État des dépenses liées aux activités d’entretien des accès maritimes, l’accélération de la mise en œuvre des projets d’extension des quais, la concession de l’activité de manutention dans les nouveaux quais à mettre en place à une autre entreprise que la STAM, le renforcement des capacités de contrôle de l’autorité portuaire des activités d’exploitation déléguées dans le cadre d’une concession notamment en ce qui concerne les aspects liés au rendement de ces activités, la mise en œuvre de partenariats entre la STAM (Société tunisienne d'acconage et de manutention) et la Société Nationale des Chemins de Fer tunisiens (SNCFT) afin de transférer avec la célérité requise les conteneurs de l’enceinte portuaire aux différents terminaux terrestres.

Lire aussi : Des problèmes conjoncturels et structurels pour le Port de Radès

Nadia Chahed, à TUNIS

Mercredi 11 Avril 2012

http://www.econostrum.info/Le-port-de-Rades-doit-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-son-extension_a9783.html

mercredi 28 septembre 2011

IT industry competitiveness index 2011

The IT Industry Competitiveness Index compares 66 countries on the extent to which they are capable of supporting a strong IT production sector. The Index and analysis as well as this site were created by the Economist Intelligence Unit for BSA.

First published in 2007, the IT Industry Competitiveness Index consists of 26 indicators grouped into six categories. View the Country Table for all countries' overall and category scores in 2011. Scroll over the Interactive Map for detail on individual countries' performance in each category and indicator.

A full explanation of the Index methodology, along with a list of indicator definitions and data sources, can be found on the Methodology page.

http://globalindex11.bsa.org/

vendredi 16 septembre 2011

La croissance de demain

Interviews exclusives de Michel BARNIER, Commissaire européen et de Patrick ARTUS, Directeur de Recherche et Études NATIXIS, autour des sujets comme crise, banques, Grèce, Euro, Europe, marché unique, compétitivité, déficits publics.    
    
La croissance de demain. Quels sont les moteurs de la croissance future ? Comment renforcer la croissance potentielle en France et en Europe ?

Voilà quelques unes des questions abordées lors du Colloque international du Centre d'analyse stratégique à Paris.


Interviews ci-dessous    
 
 
Michel BARNIER Commissaire Européen du marché intérieur et des services

 
 
Patrick ARTUS Directeur de Recherche et Études NATIXIS


 
, le 15/09/2011

It's Confirmed: Innovation Plays a Key Role in Competitiveness


The quality of a country's institutions, infrastructure and human capital are among the criteria used to assess its productivity. But long term, the most fundamental criterion is the national capacity to innovate.


Which country is rated the most competitive in the world? Switzerland, says the World Economic Forum, which has just published a ranking list for national competitiveness. Singaporecomes in second, followed by Sweden, Finlandand the United States. Franceshows up in eighteenth place. To arrive at this ranking, the WEF drew up a schema based on twelve pillars. Unsurprisingly, one of these is innovation - and it is in fact an essential factor. According to the WEF’s latest Global Competiveness Report, while a country’s productivity clearly depends on the quality of its institutions, infrastructure and human capital, plus its ability to bring macroeconomic instability under control, in the long term the decisive factor will be innovation.

Interaction between the twelve pillars is key to long-term competitiveness
It is clear that the interaction between the various competitiveness criteria is what best enables a country to stand out. The report stresses that it would be difficult to attain a high degree of innovative ability without a pool of human capital which is both well-educated and experienced, or without the necessary R&D funding. The WEF warns that while developing countries may be able to increase their productivity in the short term by adopting existing technologies and gradually improving some of their economic sectors, this approach will not suffice for those countries that have already reached an advanced level of development. The report stresses the need to develop innovative products and processes in order to remain – or become – competitive. This kind of evolution requires a favourable environment, supported by both the public and private sectors.

Investing in R&D
The report points up the need for sufficient investment in Research and Development, especially in the private sector. Having well-regarded research institutes, fostering collaboration between universities and industry, ensuring Intellectual Property protection and free competition in your country – all of which enable companies to conduct their own research without being forced to use or copy patents from overseas – are also essential criteria. Longer term, it will be the countries which focus on innovation that will adapt more easily to rapid changes in the world economy and be able to address any specific weaknesses better than their rivals. If we take into account solely the Innovation ranking from the WEF report, we see that Switzerlandstill comes out on top, followed by Sweden. Here Franceclimbs one rung above her overall ranking, finishing in seventeenth place.

le 16 septembre 2011

A propos de... L'Atelier BNP Paribas - Paris Ecouter l’article

http://www.atelier.net/fr/node/396590

dimanche 11 septembre 2011

L'innovation confirme son rôle clé dans la compétitivité


La qualité des institutions, des infrastructures ou encore du capital humain font partie des critères de productivité d'un pays. Mais celui qui devient fondamental sur le long terme est la capacité à innover.


Le pays considéré comme le plus compétitif au niveau mondial ? La Suisse, répond le World Economic Forum, qui publie un classement des pays avec ce critère. En seconde position, arrive Singapour, suivi de la Suède, de la Finlande et des Etats-Unis. La France, de son côté, pointe en dix-huitième position. Pour réaliser ce classement, l'institution a en fait établi un canevas qui repose sur douze piliers. Parmi ceux-ci, il faut évidemment noter celui de l'innovation. Notamment parce qu'il est crucial : selon le WEF, si la productivité d'un pays dépend évidemment de la qualité de ses institutions, de ses infrastructures, de son capital humain ou encore de sa capacité à réduire l'instabilité macroéconomique, sur le long terme, le critère différenciant sera celui de l'innovation.

L'interaction entre les douze piliers, clé de la compétitivité à long terme
A noter évidemment que, surtout, c'est l'interaction entre les différents critères de compétitivité qui restera le meilleur moyen de se distinguer. Comme le souligne l'étude, il sera difficile de parvenir à une importante capacité à innover sans un capital humain diplômé et expérimenté, et sans les fonds nécessaires au financement de la R&D. Pour le WEF, si les pays en voie de développement peuvent améliorer à court terme leur productivité en adoptant des technologies existantes et en améliorant peu à peu différents secteurs, cela ne suffira pas pour ceux qui ont déjà atteint un stade de développement avancé en matière d'innovation. L'institution parle de la nécessité de mettre au point des process et des produits innovants pour rester et/ou devenir compétitif. Une évolution qui requiert un environnement favorable, soutenu par les secteurs public et privé.

Investir dans la recherche et le développement
Le rapport parle de la nécessité d'investir suffisamment dans la recherche et le développement, en particulier de la part du secteur privé. La présence d'instituts de recherche reconnus, la collaboration entre les universités et l'industrie, la protection de la propriété intellectuelle et la libre concurrence - qui permet aux compagnies nationales de conduire leurs propres recherches sans avoir à utiliser ou imiter des brevets étrangers - font aussi partie des critères nécessaires. A terme, ce sont les pays qui misent sur l'innovation qui seront plus capables de s'adapter aux changements rapides de l'économie mondiale et de faire face à d'éventuelles vulnérabilités que les autres. A noter que si l'on regarde le classement établi par le Forum en fonction du degré d'innovation, c'est encore la Suisse qui arrive première, suivie de la Suède. La France pour sa part gagne un rang, et s'installe à la dix-septième place.

Publié le 08 septembre 2011

A propos de... L'Atelier BNP Paribas - Paris Ecouter l’article

http://www.atelier.net/articles/linnovation-confirme-role-cle-competitivite

samedi 10 septembre 2011

La compétitivité des pays méditerranéens accuse un recul

Selon les 14 000 décideurs économiques interrogés par le Forum économique mondial, les pays méditerranéens se trouve en majorité en recul en terme de compétitivité. La dernière livraison du rapport du WEF montre notamment que la Turquie et Israël gagnent du terrain.

Le rapport du Forum Economique mondial repose sur un sondage d'opinion
Le rapport du Forum Economique mondial repose sur un sondage d'opinion
MEDITERRANEE / MONDE. Le Forum Économique mondial de Davos (WEF) a levé le voile, mercredi 7 septembre 2011, sur le rapport sur la compétitivité mondiale de 2011-2012.
 
Du 26 au 30 janvier 2011, le World Economic Forum (WEF) rassemblait à Davos les élites de la mondialisation. Outre la réunion annuelle, le WEF publie chaque année un rapport sur la compétitivité des nations qui permet d'étalonner les performances économiques des pays et de recommander certaines pratiques.

Le rapport de Davos se base sur un sondage d'opinion effectué auprès de 14 000 décideurs économiques dans 142 pays. Le classement s'échafaude sur douze piliers : les institutions, les infrastructures, l'environnement macroéconomique, le système de santé et d'éducation, l'efficience du marché dans les services, les produits et la finance du pays notamment.

La Suisse confirme son statut d'économie la plus compétitive, les États-Unis font face à un net recul de la deuxième à la cinquième place. Alors que la plupart des pays de la rive sud de la Méditerranée connaissent un net recul.
 

En Europe, contrôler la corruption et le déficit public

Exemple d'indices du niveau de développement d'un pays selon le Forum économique
Exemple d'indices du niveau de développement d'un pays selon le Forum économique


La crise économique mondiale préoccupe les entreprises et la viabilité des dettes européennes. Klaus Schwab, président du Forum économique mondial, s'interrogeait sur la pérennité de l'euro, le 12 août 2011. Nicolas Sarkozy, président de la République française (18e place qui perd trois places) se voulait rassurant. L'effondrement de la zone euro "serait catastrophique pour l'Europe tout entière " (tsr).

Pour cela, selon le compte-rendu, l'Europe va devoir faire face à de nombreux défis :

Après deux ans de déclin, l'Espagne remonte à la 36e position (42e l'année dernière), le rapport souligne les progrès qui ont été faits dans le domaine de la R&D et de l'innovation. Malgré cela, le groupe constate que la stabilité macro-économique s'essouffle, l'embauche est rigide et le système éducatif semble inadéquat. C'est par l'amélioration de ces facteurs que la croissance pourra être rétablie démontre le WEF. De plus, l'Espagne devra suivre de près son déficit public très élevé, sa dette publique et son taux d'épargne national bas entraînant, selon le rapport, "une détresse des marchés financiers et une asphyxie quant à l'accès aux ressources financières".

L'Italie approche la 43e place et avance de cinq places tout juste suivie du Portugal à la 45e place, qui se développe bien grâce à l'amélioration de l'infrastructure du pays, les routes notamment, et ceci, malgré son haut déficit et les "rigidités du marché du travail, une déconnexion entre salaires et compétitivité " (english version). Ce ne sont pas les activités complexes de Rome qui inquiètent le Forum économique mondial : la gestion des affaires, la production de marchandises constituent des points forts selon le WEF. Le haut niveau de corruption, le crime organisé et le manque d'indépendance dans le système juridique sapent, selon le rapport, la confiance dans l'environnement et donc l'investissement.

Cette année la Grèce chute de sept places à la 90e, restant le pays le plus bas classé de l'Union Européenne illustrant la frêle confiance des investisseurs. Le marché du travail serait inefficace et la corruption persistante. Mais le pays démontre des efforts par l'augmentation de l'âge de la retraite, par la flexibilité du marché et par son bon système éducatif permettant une bonne adaptation aux nouvelles technologies.
 

L'Afrique progresse mais les institutions doivent être développées, le système éducatif amélioré et la sécurité renforcée

La Turquie gagne deux places par rapport à 2010 et atteint la 59e position. Le pays bénéficie d'un vaste marché caractérisé par une intense compétition locale, des infrastructures développées (routes et transport aérien), bien que les ports et l'approvisionnement en électricité pourraient être améliorés selon le WEF.

Israël, 22e (24e l'année dernière), dans le classement cette année, gagne du terrain. Les forces principales du pays restent "sa capacité d'innovation, adaptée aux besoins et soutenue par les politiques d'aides du gouvernement". Cependant, sa situation sécuritaire demeure fragile et coûte cher. Augmenter la discipline budgétaire en vue de la réduction de la dette aiderait le pays à maintenir sa stabilité.

La Tunisie, elle, préserve son statut de leader en Afrique, mais perd trois places au niveau arabe et se classe à la 40e place à l'échelle internationale. Sans surprise, la situation sécuritaire a influé négativement sur la compétitivité. Toutefois, le rapport fait ressortir quatre points forts : un solide système éducatif, un environnement macroéconomique sain avec un niveau d'endettement public gérable et un déficit budgétaire bas. 


 L'Égypte perd treize places par rapport à 2010/2011 selon des causes similaires à la Tunisie. Plusieurs défis sont lancés par les rédacteurs du rapport notamment la réforme du marché du travail, la révision du système éducatif, le contrôle du déficit fiscal et de l'inflation.

Le Liban est arrivé 89e parmi 142 pays dans le classement mondial, en progression de trois places par rapport à l’année dernière. Le pays des Cèdres obtient un score élevé dans l’enseignement primaire, la santé et la modernisation des marchés financiers, alors que les faiblesses apparaissent au niveau des indicateurs de stabilité macro-économique, de l'infrastructure et de l’innovation.

Alors que l'économie libyenne quitte le classement cette année, des interrogations persistent quant à la validité et l'objectivité d'un tel rapport. Élie Cohen, économiste et directeur de recherche au Centre d'étude de la vie politique française à Paris, relativise la portée du message du WEF (CNRS Journal): " Même si ce rapport offre l'apparence de l'objectivité et répond au goût des classements, un regard porté sur la méthodologie en révèle pourtant les fragilités et les légèretés. La compétitivité des nations, jamais conceptuellement définie, est-ce que les auteurs en décident." Un rapport mesuré "par des indicateurs quantitatifs contestables et des indicateurs qualitatifs fragiles dans leur définition et dans leur validité statistique."

Voir aussi : Le rapport 2011 sur les progrès économiques en Afrique du Forum Économique mondial
 

jeudi 8 septembre 2011

Compétitivité : Le Maroc se relève timidement

Le World Economic Forum (WEF) vient de publier son rapport 2011-2012 sur la compétitivité mondiale. Le Maroc s’y classe 73e sur 142 pays, gagnant ainsi deux places par rapport au précédent classement. Les problèmes d’accès au financement et la corruption, entre autres facteurs, entravent la compétitivité du royaume, surclassé par de nombreux pays arabes.




Le Maroc améliore son classement dans le rapport annuel du Forum Economique mondial (FEM ou WEF en anglais). Le rapport global 2011-2012 publié ce mercredi 7 septembre classe le royaume à la 73e place sur 142 pays étudiés. Soit une très légère progression par rapport à la 75e place (sur 139 pays) de l’année dernière. En terme de score, le Maroc est noté 4.16 sur 7, contre 4.08 dans le précédent classement.

L’économie marocaine est classée parmi les 28 « efficiency driven economy », ces économies stimulées par l’efficacité et non par l’innovation, comme c’est le cas pour les pays riches. Le Maroc a été sondé sur plusieurs critères. Notamment au niveau de ses équipements de base (54e), du renforcement de l’efficience (83e) ainsi que l’innovation et le perfectionnement des activités commerciales (79e). Les auteurs de l’étude se sont également arrêtés sur les « plus grands problèmes pour faire des affaires » au Maroc.

Obstacles
Selon un sondage qu’ils ont réalisé et dont les résultats figurent sur le rapport, le plus grand obstacle à la compétitivité du Maroc reste l’accès au financement (18,6% des réponses), suivi du fléau de la corruption (17,7%), de l’infrastructure inadéquate (11,6%), mais également les lenteurs bureaucratiques (10%) ou encore la lourdeur des taxes (9,4%). Autant d’handicaps qui entament la compétitivité de l’économie marocaine face notamment aux autres pays de la région Mena, malmenés par la révolution arabe.

Avancées dans le Golfe et retour de l’Afrique
Au Maghreb le royaume est surclassé par la Tunisie (40e), qui y mène les débats. La Libye disparait du classement de cette année, alors que l’Algérie se perd à la 87e. Le Qatar (14e) et l’Arabie Saoudite (17e, qui fait son entrée dans le top 20) confirment leur volonté de peser davantage dans l’économie mondiale depuis la péninsule arabique. Les Emirats Arabes Unis (27e), le Koweït (34e) et le Bahreïn (37e), se positionnent également, contrairement à la Jordanie (71e), le Liban (89e) ou encore la Syrie (98e) qui, à l’instar du Maroc ont encore d’importants progrès à faire pour sortir des profondeurs du classement. Un classement toujours dominé par les pays occidentaux et asiatiques.

La Suisse reste championne, suivie de Singapour qui relègue la Suède à la troisième place. La Finlande gravit trois marches et arrache la quatrième place aux Etats-Unis, désormais 5e. La France elle régresse de 3 places pour chuter au 18e rang. Last but not least, le rapport 2011-2012 du Forum Economique Mondial tresse des lauriers aux pays du continent africain dont la moyenne globale dépasse celle mondiale. L’Afrique subsaharienne s’est très vite relevée de la crise, sous la conduite du géant Sud-africain (50e) et de l’île Maurice (54e), qui y caracolent en tête du classement.

Oumar Baldé

08.09.2011 | 15h23

http://www.yabiladi.com/articles/details/6829/competitivite-maroc-releve-timidement.html