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lundi 24 juin 2013

L’entrepreneuriat au Liban : un marathon sur un terrain miné

« Bnooki permet à tout internaute de trouver facilement et rapidement le produit ou service bancaire qu’il recherche, en fonction de ses critères de recherche personnels », explique le fondateur de Bnooki.com, Élie Boujaoudé.

QUATRE QUESTIONS À... Élie Boujaoudé, fondateur de Bnooki.com

Pouvez-vous présenter votre start-up, Bnooki ?
Bnooki.com est le premier moteur de recherche et comparateur de produits bancaires au Liban, et vise à atteindre une dimension régionale. Bnooki permet à tout internaute de trouver facilement et rapidement le produit ou service bancaire qu’il recherche, en fonction de ses critères de recherche personnels. Une fois qu’il fait son choix, l’utilisateur peut automatiquement contacter la ou les banques sélectionnées par le biais de Bnooki pour une question, une simulation ou même remplir une demande. Bnooki vise à travailler avec les banques commerciales et la Banque centrale pour pouvoir mettre à la disposition du public, et d’une manière automatique et instantanée, les simulations de paiements exactes suivant des standards internationaux et le taux annuel effectif global (TAEG). Bnooki n’est pas un simple annuaire de produits, il travaille de façon intégrée avec les banques commerciales.

Que signifie aujourd’hui être jeune entrepreneur au Liban ? Quels sont les principaux défis auxquels vous avez été confrontés ?
Être entrepreneur dans des pays stables, dont les économies sont plus développées, est déjà risqué. Au Liban, la tâche est encore plus difficile – pour des raisons évidentes. Dans cet environnement volatil à plusieurs niveaux, l’entrepreneuriat peut être comparé à un marathon couru sur un terrain miné. La situation politique/économique mise à part, beaucoup d’autres défis se présentent. Par exemple, les formalités nécessaires pour enregistrer une compagnie, une loi commerciale qui doit être modernisée pour subvenir aux besoins de la nouvelle économie (stock-options, structures financières hybrides pour aider à la levée de fonds, etc.), une taille de marché très restreinte, un manque de transparence...

Le financement de votre projet a-t-il été facile ?
Le financement du projet a été relativement facile pour nous, étant donné que je viens du domaine financier et que je jouis de bonnes connexions avec les banques, les investisseurs et les compagnies de financement. Au Liban, avec l’existence de niveaux de liquidités intéressants, de programmes de financement comme Kafalat, ou encore avec l’émergence du capital-risque, l’accès au financement n’est plus problématique comme avant. Cependant, pour accéder à ce financement, il est souvent nécessaire pour l’entrepreneur d’amorcer son projet avec ses propres ressources.

Quels conseils donneriez-vous à un autre jeune entrepreneur ?
Qu’il prenne le risque ; mieux vaut avoir des remords que des regrets (dixit Oscar Wilde). Dans son parcours, il sera confronté à beaucoup de batailles – et il ne les gagnera certainement pas toutes. L’important, c’est de ne pas être émotif, apprendre de ses erreurs, tirer les bonnes leçons et continuer. Cela semble poétique, mais c’est la réalité. Deuxièmement, il faut qu’il pose les bonnes questions aux bonnes personnes. Nous avons tous besoin de conseils ; un bon conseil peut nous faire éviter beaucoup d’erreurs qui coûtent cher. Plus techniquement, il faut toujours faire attention au cash-flow de la compagnie. Le cash, l’argent liquide, c’est le sang qui circule dans les veines de la compagnie. Sans cash la compagnie ne survivra pas. À titre anecdotique, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) apprend aux entrepreneurs le fameux CFIMITYM (« Cash Flow Is More Important Than Your Mother »). De même, il est très important de bien gérer ses ressources humaines. Un employé dans une start-up prend aussi des risques ; il faut donc le récompenser, l’intéresser financièrement... Finalement, il ne faut pas se limiter au marché libanais. Il est très restreint – c’est un bon terrain d’essai, mais il faut, dès le début, mettre en place une stratégie pour s’exporter.

lundi 7 mai 2012

Expérience bancaire du futur

Imaginons un instant à quoi pourrait ressembler une banque du futur. Pas une banque irréaliste d’un lointain futur lorsque que nous vivrons dans l’espace. Plutôt une suite de services financiers qui existent actuellement et qui regroupés ensemble pourraient fournir une expérience bancaire idéale.

Le monde bancaire étant globalement un monde de gestion de flux et d’algorithme, Internet semble être l’outil idéal pour l’optimiser et le transformer. Certes il y a et il y aura toujours des services fournis autour de la finance et le métier de banquier continuera d’exister. Mais la partie immergée de l’Iceberg des services financiers (les back-office, les acteurs du flux (paiement, transfert, ordre d’achat, les fournisseurs de données….) vont fortement évoluer et impacter l’expérience bancaire des clients qu’ils soient des particuliers ou des entreprises. Un « Financial Stack » va se mettre en place similaire aux « stacks » de programmation. Un Cloud financier apparait avec des couches basses qui fournissent l’infrastructure de base (back office bancaire, DAB, réseau d’agences, réseau interbancaire), des plateformes qui fournissent les outils bancaires (brique de paiement, outil de tenue de compte, agrégation d’API bancaire), et enfin la couche des services et des offres aux clients finaux, les applications bancaires. Plus d’information sur ce sujet dans ce billet .

Une fois ce « stack financier » mis en place, une éclosion de services financiers construits pour des acteurs bien précis (particuliers, ecommerçants, jeunes, riches, pauvres…) pourra voir le jour.

Je suis un particulier

Mon interface bancaire ressemblera plus à un flux (une timeline) comme l’interface de twitter, Facebook, Instagram… Une interface qui convient à la fois aux ordinateurs et aux téléphones mobiles. En face de chaque transaction l’utilisateur peut ajouter des données, des meta-données, lier des fichiers (reçus, contrats, bon de commande). Le nom des créditeur / débiteur est clickable et je peux voir mon historique des échanges financiers avec chacun. Des codes couleurs pour les favoris, les récurrents et autres filtres. OpenBankProjectou Holvi ont des interfaces qui s’approchent fortement de cette vision.





Comme sur les réseaux sociaux je peux partager mes comptes (dans leur ensemble, ou juste une partie, avec différents niveaux de granularité) avec des tiers. Avec ma famille, mes associés je peux autoriser un accès permanent ou temporaire. L’équivalent des cercles Google+ peut être utilisé pour choisir mes groupes et conditions de partage. C’est le modèle que met en avant l’OpenBankProject avec son API OpenSource.

Par-dessus cette interface je peux bien sûr lancer des PFM qui me permettent de visualiser, trier et analyser mes dépenses (Linxo, Bankin en France, Meniga ou Strands en Europe). En plus des options de représentation et de tri sur les dépenses courantes, mon PFM agrège tous mes comptes bancaires mais aussi mes comptes d’épargne, d’épargne salariale. Il me permet de fixer des objectifs et de mettre en place des règles d’épargne automatique, mes comptes en facebook credit, miles air France et en la monnaie complémentaire de ma communauté locale (exemple à Nantes pdf ). J’ai une visibilité en permanence de mon cash-flow avec une anticipation des dépenses et entrées d’argent à venir. La valeur totale de mes avoirs (ou de mes dettes) est en permanence mise à jour. Mon téléphone m’indique après chaque dépense où en sont mes comptes pour le mois en cours et me dit si je peux me permettre d’acheter tel produit ou si je ferai mieux d’attendre 2 semaines que le remboursement de ma mutuelle arrive. C’est l’expérience que tente d’offrir Simple

Les services à valeur ajoutée de mon banquier se basent sur l’analyse par des algorithmes de mes flux financiers. Avec qui j’échange le plus, les plus grosses sommes, le plus fréquemment. Le banquier propose automatiquement des services pour gérer l’excèdent de trésorerie ou à l’inverse adoucir la courbe de remboursement des dettes. Lorsque j’ai des échanges fréquents avec un commerce ou un fournisseur, des liens directs se font entre les comptes en banque afin de limiter les frictions et les frais sur les transferts. Une fois qu’une récurrence d’échange se met en place, un système de crédit ou de faciliter de paiement se met en place.

Avec la mise en commun de mes données de dépenses anonymisées je contribue aussi à la croissance et l’amélioration de moteur de recommandation comme Bundle de Citibank qui va me proposer le meilleur restaurant où aller en fonction de mes habitudes.

Ma banque propose ses services sur Iftt , plateforme qui me permet de déclencher des process d’actions en fonction de certains événements. Par exemple, si mon compte courant descend à 50€ transfert automatiquement 200€ de mon compte d’épargne ouvert dans une autre banque qui fournit elle aussi ses services sur IFTT

Comme ma banque me fournit une API je peux aussi laisser des fournisseurs, des clients, des financeurs récupérer et analyser une partie de mes données bancaires afin de me noter et de me fournir des services adaptés à mes besoins et ma capacité financière. Mes données bancaires rentrent au cœur de mon outil de VRM et me permettent de choisir précisément de qui j’accepte de recevoir des offres (sur le modèle de Cardlitycs) .

Un racourciceur de RIB/IBAN me permet d’échanger simplement et rapidement mes coordonnées bancaires avec des tiers (comme le propose LiqPay https://zip.liqpay.com/), et mon numéro IBAN devient un identifiant unique compréhensible par tous auquel est attaché un grand nombre de métadonnées (pays du compte, type de compte, historique du compte…).

Pour les moyens de paiement, la banque me laisse ajouter les moyens de paiement de mon choix, avec une sorte d’appstore où je peux décider de lier Paypal ou Amex à mon compte. En dehors de mon interface bancaire quand je ‘abonne à un nouveau service, je m’installe une nouvelle application mobile, je peux partager cette url/IBAN qui me permet d’enregistrer mon compte et d’autoriser les retrait automatiques en ajoutant des règles de validation (mot de passe ou mot de passe + signature vocale pour les gros montants).Le paiement de mon service (que ce soit télécharger de la musique, prendre un taxi, regarder en streaming une vidéo, acheter mon pain à la boulangerie où je vais tous les jours…) se fait automatiquement, je ne valide que l’achat ou la consommation du bien ou service (et non le paiement), le transfert de d’argent se fait automatiquement après chaque passage ou à la fin du mois. Du point de vue utilisateur il y a une vraie désynchronisation de moment de la consommation et du moment de l’achat. Apple a développé ce modèle avec Itunes et l’obligation de rentrer sa carte bleue la première fois mais d’autres acteurs suivent ce modèle. Uber pour les taxis, Zynga pour les paiements dans les jeux sur facebook, Klarna pour le ecommerce

Pour la bourse en ligne mon compte de broker en ligne me fournit une interface mais je peux aussi piloter mon portefeuille depuis des interfaces tiers comme celui de Wikinvest et je peux laisser des tiers gérer une partie de mon portefeuille en copiant automatiquement leurs ordres comme le propose etoro sur le forex. Des services comme Betterment ouMovenBank me permettent de créer un profil d’investissement en répondant à des questionnaires et de me pousser des recommandations d’investissements liées à mon profil déclaré mais aussi à mes transactions. Ma banque me propose aussi d’investir une partie de mon épargne directement dans l’économie de mon quartier, j’ai accès aux plateformes de crowdfunding local et je peux choisir de prêter de l’argent au boulanger du coin ou encore d’investir en capital dans le salon de coiffure local. Des acteurs comme http://www.wiseed.fr/wicket/web/accueil ou encore demain en France KissKissBankBankou http://www.particuliersassocies.com/ .

Pour les entreprises

Beaucoup des principes évoqués ci-dessus peuvent être appliqués aux entreprises avec quelques spécificités.

Pour les entreprises, l’idée est la même mais avec des interfaces plus orientées vers le tableau de bord et la gestion financière. Des start-ups comme Xero proposent d’interfaces spécifiques pour les TPE entre l’interface bancaire et le logiciel de comptabilité en SaaS. Grâce à l’API je peux aussi me brancher sur Tradeshift qui gère mes factures (à payer et à recevoir) et facilite les paiements.





A partir de l’interface, le responsable financier peut directement placer sa trésorerie sur des places de marché de placement à différent terme sur lesquels les banques pour proposer un rendement même sur des périodes courtes afin d’ajouter de la liquidité est amélioré leurs différents ratio prudentiel(c’est le modèle que tente de mettre en place http://www.pandat.fr/ en France). S’il a des besoins de financement anticipés par l’analyse des flux passés, le responsable financier peut récupérer de la trésorerie via des plateformes de fiancèrent d’escompte ou d’affacturage (receivable exchange ou MarketInvoice en angleterre) ou sur des plateformes de financement spécifique à un secteur comme Kabbage pour le eCommerce. Plus globalementl’essor des plateformes de Crowdfunding permettent aux entreprises de se financer directement auprès de particuliers

Le commerçant transforme son Smartphone en interface de caisse (Square), et des appstore pour terminaux de paiement apparaissent (c’est sur ce projet que travaille le consortium ADS+ ). Si je tiens un commerce près du Stade de France, je peux décider d’installer l’application AMEX le temps d’un week-end afin d’accepter les cartes Amex de tous les clients anglais venus assister à France Angleterre. Je peux aussi installer l’application Foursquare pour commerce pour suivre en temps réel l’activité autour de mon bar et pousser des promotions aux personnes aux alentours qui sont prêtes à consommer. Afin de faciliter l’audit de mes comptes ou parce que ma société est cotée je peux profiter de la transparence de l’openbankproject pour partager mes données financières avec mes investisseurs.

Je pourrai continuer avec d’autres exemples, creuser sur l’innovation dans les moyens de paiement où les choses s’accélèrent fortement, mais globalement le message à faire passer est :

Dans les services financiers, le futur c’est maintenant.

[EDIT]


J’ajoute en fin d’article cette excellente interview de Sean Park et Yann Ranchere d’Anthemis (le fonds d’investissement à la pointe du monde de la TechFin ) qui donne aussi en une demi heure une vue d’ensemble audio et en français de cet écosystème naissant.

et la première partie de l’interview qui dresse une vue d’ensemble plus globale est disponible ici



Cet article a été posté le 30 avril 2012, 11 h 54 min

http://www.wiseweb.fr/2012/04/experience-bancaire-du-futur/

vendredi 13 avril 2012

Quand la main remplace la carte bancaire



Une banque japonaise va proposer à partir du mois de septembre à ses clients d'utiliser leur main comme carte de retrait ou de dépôt d'argent auprès de nouveaux distributeurs de billets à authentification biométrique.

Plusieurs automates de Ogaki Kyoritsu Bank seront équipés d'un lecteur du schéma des veines de la paume, capteur au-dessus duquel il suffit de présenter sa main pour être assurément reconnu.

Cette technologie, mise au point par le groupe japonais Fujitsu, est déjà utilisée par plusieurs banques pour reconnaître des clients, mais le dispositif ne sert qu'à remplacer le code numérique pour prouver que la carte bancaire de retrait employée appartient bien à celui qui l'utilise.

Dans le cas d'Ogaki Kyoritsu Bank, le client n'aura plus besoin de carte. Il pourra effectuer des opérations sur son compte (retrait, dépôt, consultation de solde) simplement en s'authentifiant avec sa main (qu'il ne peut égarer et que personne d'autre ne peut a priori employer). Cette évolution sera une première au Japon après un seul cas recensé ailleurs dans le monde.

La reconnaissance de la personne s'effectuera en comparant un schéma vasculaire de la paume pré-enregistré dans le serveur de la banque et celui recueilli par le distributeur.

Selon Fujitsu, le risque d'erreur est infinitésimal, plus faible que dans le cas d'empreintes digitales.

L'initiative d'Ogaki Kyoritsu Bank pourrait être suivie par des groupes bancaires plus importants.

Par: rédaction
13/04/12 - 13h26 

jeudi 22 mars 2012

La FAO et la BERD investissent dans l'agroalimentaire pour les pays du sud et de l'est de la Méditerranée

MENA. L'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO ) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD ) unissent leurs efforts pour investir et promouvoir le secteur agro-alimentaire des pays du sud et de l'est de la Méditerranée. Mercredi 21 mars 2012, les deux institutions ont signé de nouveaux projets d'assistance technique d’un montant total estimé à 1,67 M€. La BERD contribuera à hauteur de 1,14 M€ et la FAO financera le reste.

Depuis le lancement du partenariat entre les deux organisations en 1994, environ quatre-vingt projets d'assistance technique se sont mis en place pour un investissement total de 7,14 M€.

Ce dernier investissement dans le secteur privé de l’agro-alimentaire fait suite à la décision du directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, de « renforcer les partenariats avec le secteur privé et la société civile dans la lutte contre la faim ainsi que la promotion d'un développement durable ».

L’investissement dans les pays permettrait ainsi« l'élaboration de politiques et de cadres juridiques propres à instaurer un climat d'investissement favorable et à encourager la participation du secteur privé dans l'agroalimentaire », la modernisation des infrastructures rurales, la formation des agriculteurs et le renforcement des normes de sécurité sanitaire des aliments.


La Jordanie, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie : des priorités

La BERD étend donc ses opérations aux pays du pourtour sud et est de la Méditerranée en commençant par la Jordanie, l'Egypte, le Maroc et la Tunisie.

« Nous avons constaté l'extrême importance des questions de sécurité alimentaire dans la région, qui est un importateur net de denrées alimentaires. Comme nous le savons, il ne peut y avoir de sécurité alimentaire sans agriculture. Toutefois, l'investissement privé dans le secteur agricole exige des politiques et des cadres réglementaires stables et propices aux investissements » détaille Heike Harmgart, économiste principal à la BERD.

Le sous-directeur général de la FAO, Laurent Thomas, se félicite des accords engagés avec la BERD : « Des investissements nécessaires pour affronter l'insécurité alimentaire dans le monde viendra du secteur privé, en coopération avec les gouvernements et la société civile ».

Quant au directeur du secteur agrobusiness à la BERD, Gilles Mettetal, il regrette que les gouvernements de cette zone d’opération aient « parfois réagi à la crise alimentaire par des mesures à court terme » en décourageant « l'investissement privé dans l'agriculture. En coopération avec la FAO, nous aiderons les pays à répondre de façon à mieux concilier les intérêts des consommateurs et des producteurs ».

La FAO ajoute qu’en «conjuguant l'expertise bancaire de la BERD et le savoir-faire technique de la FAO ainsi que ses relations de travail établies de longue date avec les Etats membres », les deux organisations complèteront leurs compétences.

Astrid Jousset

Jeudi 22 Mars 2012

http://www.econostrum.info/La-FAO-et-la-BERD-investissent-dans-l-agroalimentaire-pour-les-pays-du-sud-et-de-l-est-de-la-Mediterranee_a9480.html

mercredi 21 septembre 2011

La banque américaine Citigroup prévoit d'ouvrir un centre de recherche technologique et de développement en Israël pour développer ses activités dans le monde

La banque américaine Citigroup prévoit d'ouvrir un centre de recherche technologique et de développement en Israël pour développer ses activités dans le monde. La banque envisage d'ouvrir ce centre en décembre de cette année, devenant ainsi la deuxième institution internationale après la Barclay, à poser ses valises en Israël. Le gouvernement israélien a accordé à Citigroup près de 25 millions de dollars, sur une période de cinq ans, pour aider à financer son installation. L'année dernière, Israël a mis en œuvre un projet visant à attirer les services financiers et autres entreprises dans le pays.
 


http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-37547-israelnews-citigroup-en-israel

vendredi 16 septembre 2011

La croissance de demain

Interviews exclusives de Michel BARNIER, Commissaire européen et de Patrick ARTUS, Directeur de Recherche et Études NATIXIS, autour des sujets comme crise, banques, Grèce, Euro, Europe, marché unique, compétitivité, déficits publics.    
    
La croissance de demain. Quels sont les moteurs de la croissance future ? Comment renforcer la croissance potentielle en France et en Europe ?

Voilà quelques unes des questions abordées lors du Colloque international du Centre d'analyse stratégique à Paris.


Interviews ci-dessous    
 
 
Michel BARNIER Commissaire Européen du marché intérieur et des services

 
 
Patrick ARTUS Directeur de Recherche et Études NATIXIS


 
, le 15/09/2011

dimanche 11 septembre 2011

Le G8 débloque une enveloppe de 38 mrds$ pour quatre pays du sud


Le G8 débloque une enveloppe de 38 mrds$ pour quatre pays du sud



Le partenariat de Deauville se met en place samedi 10 septembre 2011 à Marseille lors de la réunion du G8 en présence des représentants des pays méditerranéens.

Réunis à Deauville (France) les 26 et 27 mai 2011, les pays du G8 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie) s'étaient engagés à aider les pays arabes dans leur transition vers des sociétés libres et démocratiques.

À Marseille, samedi 10 septembre 2011, les ministres des Finances du Partenariat de Deauville ont dévoilé le volet purement économique de cette ambition. Au menu, la réflexion sur toutes les mesures à court terme à prendre pour réduire l'instabilité et donner toutes ses chances au processus de transition démocratique. Le volet politique se déroulera le 21 septembre 2011 à New York.

« Une étape importante est franchie avec la présence des pays du G8 et de cinq acteurs régionaux, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes, la Turquie, le Koweït et le Qatar ainsi que deux représentants libyens " souligne François Baroin, ministre français des finances.

Les neuf institutions financières participantes au Partenariat de Deauville (Fonds monétaire international, Groupe Banque mondiale/SFI, BEI, BERD, Banque africaine de développement, banque islamique de développement, Fonds arabe pour le développement économique et social, fonds OPEP pour le développement international et Fonds monétaire arabe) mettent en place une plateforme de coordination. Pilotée par la Banque africaine de développement (BAD), elle devra faire annuellement un rapport aux ministres du Partenariat de Deauville sur les progrès accomplis et les actions conjointes. Les institutions financières internationales pourront ainsi se coordonner avec les institutions régionales arabes. La Banque islamique de développement devrait d'ailleurs prendre la suite de la BAD à la présidence de cette plateforme.

L'ensemble de ces partenaires se retrouvera aux États-Unis dans un an pour faire un premier point.

La Libye pourrait rejoindre le groupe

 Ces institutions financières devraient mettre sur la table 38 mrds$ (27,5 mrds€) pour aider la Tunisie, l'Egypte, le Maroc et la Jordanie d'ici à 2013. Le groupe banque mondiale apportera 10,7 mrds$, la BAD 7,6 mrds$, la BEI 7,5 mrds$, la banque islamique de développement 5 mrds$, le Fonds arabe pour le devéloppement économique et social 3,2 mrds$, la BERD 2,5 mrds$, le Fonds monétaire arabe 1,2 mrd$ et le fond de l'Opec pour le développement international 0,4 mrd$.

Ces 38 mrds$ représentent un doublement des fonds alloués à chacun des pays concernés. Chacun a présenté au G8 un plan de développement. Cette aide s'ajoute aux fonds promis par le FMI. Elle est à rapporter au 20 mrds$ promis à Deauville, mais pour deux pays seulement, la Tunisie et l'Egypte. Elle sera versée par les différentes institutions sous forme de prêts bonifiés, décaissements budgétaires, prêts relais,effacement de dettes.

La France devrait contribuer à hauteur de 2,7 mrds$ (1,1 mrd$ prévus à Deauville).

L'enveloppe concernera principalement les Pme et la création d'emplois.


Le FMI met 35 mrds$ sur la table

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a confirmé à Marseille un montant de 35 mrds$ de financements possibles. Elle se félicite qu'"il y est plus de partenaires à Marseille qu'à Deauville", mais aussi que "la Libye soit là comme observatrice... J'y enverrais une équipe du FMI dès que les conditions de sécurité seront réunies."

Le Fonds monétaire international a reconnu à l'issue de la réunion de Marseille le CNT comme l'instance représentant officiellement la Libye.

"Comme organisation internationale, nous devions attendre qu'un certain pourcentage de nos membres le reconnaisse. C'est chose faite !" a souligné Christine Lagarde.

Selon un observateur, la Tunisie et l'Égypte apprécient moyennement de partager l'enveloppe avec les monarchies du Maroc et de Jordanie. Ces pays estiment que le fait d'avoir mené une véritable révolution, avec toutes les conséquences en terme de réparations, mais aussi de création de nouvelles institutions, devraient leur donner plus de poids et un traitement différent par rapport à des pays uniquement réformés.

Interrogé sur ce sujet par econostrum.info, François Baroin précise que "les problématiques entre les différents pays n'étant pas de même nature, les programmes seraient adaptés et différenciés."

Et le partage du gâteau n'est sans doute pas encore achevé. La Libye, présente au G8 à Marseille en tant qu'observateur, pourrait venir rejoindre ce groupe. L'Union européenne a déjà commencé la procédure en ce sens. Mais cette décision devra être soumise à la fois au Parlement et au Conseil. Donc, la première enveloppe ne concernera certainement pas la Libye. "Nous nous adapterons au calendrier libyen" indique François Baroin.

"Le partenariat de Deauville a déjà permis d'accroître significativement les moyens mis en oeuvre par les institutions financières internationales en faveur de la démocratie en Méditerranée. Je me rejouis que ce partenariat soit élargi à la Jordanie et au Maroc, ainsi qu'aux institutions financières régionales arabes, avec le soutien des pays du Golfe et de la Turquie. Je suis personnellement engagé à ce que la BEI renforce encore son action dans ce cadre élargi, tant en terme de volumes financiers qu'en développant des actions conjointes avec nos partenaires financiers actifs dans la région" souligne Philippe Maystadt, président de la Banque européenne d'investissement (BEI).

Lire aussi : Soutien du G8 à la transition démocratique en Egypte et en Tunisie


Frédéric Dubessy

Samedi 10 Septembre 2011

http://www.econostrum.info/Le-G8-debloque-une-enveloppe-de-38-mrds-pour-quatre-pays-du-sud_a6731.html