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mercredi 9 octobre 2013

Combien ça coûte de monter une startup à Paris, Sydney ou San Francisco ?



Un designer revient plus cher à Paris qu’à Londres, mais les loyers contrebalancent le coût total.

La société américaine Staff.com, spécialisée dans le recrutement, a mené une étude pour déterminer quel est le coût à monter une startup dans huit villes différentes du globe. Pour ce faire, ils ont établi un panier de produits et services communs comprenant les coûts liés à l’acquisition d’un bureau, l’embauche de deux développeurs web et d’un designer.

Si sans surprise Zurich, en Suisse, apparaît, avec un coût total supérieur à 314 000 dollars, comme la ville la plus chère pour créer son entreprise, il en ressort néanmoins que Sydney frôle de justesse la première place avec 310 416 dollars.

Bien en dessous, Londres et Paris, respectivement à 240 708 dollars et 205 200 arrivent derrière San Francisco et New York. Mumbai, en Inde, et Manille, aux Philippines, ferment le rang.

Au niveau européen, si le logement est certes plus cher à Londres qu’à Paris (tout comme un développeur web), un designer reviendrait à plus de 54 000 dollars dans la capitale française contre 48 324 chez sa rivale britannique.




Par Olivier Harmant | le 9 octobre 2013

vendredi 23 août 2013

Infographic: the Costs and Benefits of Fracking

Photo via Shutterstock

Natural gas is a growing industry, yet many people still aren’t aware of what the process consists of or even that it could be happening right on your doorstep. Hydraulic fracturing — more commonly known as “fracking” — is a new, highly controversial technique of energy extraction and there have been big debates on the possible effects it might have on the earth. Keep reading to view a new infographic gives a detailed explanation of some of the consequences of fracking.




by Holly Powell, 08/22/13

Read more: Infographic: the Costs and Benefits of Fracking | Inhabitat - Sustainable Design Innovation, Eco Architecture, Green Building a

Gaz de schiste et coût du travail : les secrets de la compétitivité américaine

© .RGB. - Flickr - C.C.
Avec un coût de production industrielle de 8 à 16 % moins élevé que dans les grandes économies industrialisées, les Etats-Unis deviennent le pays "low cost" de l’occident. Grâce au faible coût du travail et au gaz de schiste.
La compétitivité de l’industrie américaine croît sans cesse depuis 2005. Conséquences : les exportations du pays sont au plus haut depuis 50 ans et lesEtats-Unis connaissent une vague de réindustrialisation avec la ruée de grands groupes comme Toyota, Honda, Siemens ou encore Michelin. Selon une étude du Boston Consulting Group, le pays pourrait ravir, d’ici à 2015, 70 à 115 milliards de dollars d’exportations aux autres grands pays industrialisés, en particulier l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et le Japon. Face à ces pays, les Etats-Unis possèdent deux principaux avantages : le coût du travail et le coût de l’énergie.

Le coût du travail américain est 16 % moins élevé qu’au Royaume-Uni, 18% moins élevé qu’au Japon, 34 % moins élevé qu’en Allemagne et 35 % moins élevé qu’en France et en Italie. Principale raison de ces écarts, selon le cabinet : "Il est plus facile et moins coûteux aux Etats-Unis (…) d’ajuster la dimension de la force de travail pour répondre à l’environnement du business." Comprendre : les conditions des plans sociaux sont plus simples, ce qui constitue "une considération majeure quand une société industrielle décide où faire un investissement à long terme en matière de capacité manufacturière", expliquent les analystes. A cela s’ajoute le fait que les salaires sont plus bas et que les usines bénéficient beaucoup des nouvelles technologies numériques diminuant la masse salariale.

LA MAÎTRISE DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Pour ce qui est de l’énergie, le pays bénéficie "des progrès technologiques rapides en matière de fracturation hydraulique". Il donne accès dans des conditions économiques favorables aux réserves de gaz de schiste. D’une part, les entreprises américaines bénéficient d’un prix du gaz 2,6 à 3,8 fois moins élevé que dans les autres pays industrialisés. Indirectement, le pays est passé d’une électricité produite au charbon à une électricité au gaz. Ainsi, l’électricité est 61 % plus chère en France, 92 % plus chère au Royaume-Uni, 107 % plus chère en Allemagne et 135 % plus chère au japon.

En prenant en compte ces facteurs, en 2015, les coûts de productions manufacturières, par rapport aux Etats-Unis, seront 8 % plus élevés au Royaume-Uni, 10 % plus élevés au japon, 16 % plus élevés en Allemagne et en France et 18 % plus élevés en Italie. Les principaux secteurs bénéficiaires sont les transports, le secteur énergétique, la chimie, l’informatique, l’électronique, la mécanique et la métallurgie. Si les Etats-Unis deviennent le pays "low cost" des pays industrialisés, le coût de la production industrielle y est toutefois encore supérieur de 5 % à celui de la Chine.

Par Ludovic Dupin

Publié le 22 août 2013, à 12h33

mercredi 5 juin 2013

France : Un étudiant à l’université coûte en moyenne 8 000 euros par an à l’Etat

Selon le Premier Observatoire* KPMG desUniversités & Écoles en France, un étudiant à l’université coûte en moyenne 8 000 euros par an à l’Etat

Cinq ans après la promulgation de la loi LRU, cet Observatoire des Universités & Écoles en France met en exergue des indicateurs financiers pour les établissements d’enseignementsupérieur, notamment le budget par étudiant, le taux d’encadrement ou le poids de la masse salariale. Il a été réalisé à partir des données financières publiques de l’exercice 2011 de 17 établissements d’enseignement supérieur dont 12 universités pluridisciplinaires et 5 instituts ou écoles dans le domaine des sciences de l’ingénierie.

Selon Christian Liberos, Associé KPMG, « L’enjeu pour les universités et écoles françaises est de demeurer des acteurs reconnus et attractifs, capables de rivaliser avec la concurrence européenne et mondiale ».

Coût par étudiant : la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE


Le coût moyen d’un étudiant en France est de 8 000 euros par an en université, contre 21 000 euros dans les écoles et instituts. Selon les universités, il varie de 4,5 k€ à 10,9 k€ alors qu’il s’élève à 21 k€ dans les écoles et instituts de notre panel. La France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE avec une dépense moyenne de 58 860 $PPA pour un parcours dans l’enseignementsupérieur, soit environ 4 ans.

Ces différences sont à mettre en relation avec le type d’enseignement dispensé par ces établissements. En effet, les écoles et instituts, voire les universités à dominante sciences de l’ingénieur ou pluridisciplinaires avec santé nécessitent davantage de dépenses en équipements comme des laboratoires et du matériel technique.

L’ancienneté et l’état général du patrimoine des établissements (bâtiments, matériel informatique, matériel scientifique…) ont également un impact sur le niveau de dépenses par étudiant. Les dotations aux amortissements ainsi que les charges générales d’entretien peuvent augmenter de façon significative le niveau de dépenses de l’établissement.

Une forte disparité des taux d’encadrement

Le taux d’encadrement moyen correspond au ratio du nombre d’enseignants par rapport au nombre d’étudiants. Celui-ci s’élève dans les universités à 5,6 %. On note une forte disparité entre lesuniversités (de 2 à 7 %). Les plus faibles taux d’encadrement sont observés dans les universités de type tertiaire ou de petite taille. Cette disparité est d’autant plus importante dans les écoles et instituts, où le taux d’encadrement moyen s’élève à 14,8 %.

Le type d’enseignement dispensé au sein des établissements affecte ce taux de manière significative. Certains enseignements peuvent avoir lieu dans des amphithéâtres pour un large public d’étudiants, quand d’autres nécessitent un effectif réduit dans le cadre de travaux dirigés par exemple.

84 % des ressources des universités proviennent de l’Etat à travers la dotation globale de fonctionnement

Les droits d’inscription pratiqués par les universités françaises représentent 2 % en moyenne du montant total des ressources. Christian Liberos rappelle que Les droits d’inscription ne sont pas fixés librement par les universités mais par l’Etat à travers un arrêté publié au Journal officiel.

En ce qui concerne les écoles et instituts, la dotation de l’État représente en moyenne 68 % des ressources des établissements du panel. Les droits d’inscription oscillent entre 0,2 % et 4,7 % du total de leurs ressources.

Christian Liberos, Associé KPMG précise le niveau des droits d’inscription pratiqué en France est assez proche de ceux constatés en Allemagne et en Espagne, où les frais de scolarité sont modérés voire inexistants, et les aides directes aux étudiants limitées. Au contraire, les frais de scolarité des Pays-Bas et du Royaume-Uni sont élevés, mais assortis d’aides financières importantes, destinées à responsabiliser les étudiants. Enfin, au Danemark, la gratuité est de mise dans l’enseignementsupérieur et tous les étudiants ont la possibilité d’être financièrement indépendants. ...

dimanche 26 mai 2013

Belgique : Un enfant de maternelle coûte 3.093 € par an

La Fédération Wallonie-Bruxelles publie ses chiffres clés en matière d’enseignement, de culture, de sport, etc.

BRUXELLES La Fédération Wallonie-Bruxelles publie une nouvelle fois ses chiffres clés. Une présentation intéressante qui permet de voir l’évolution de la Fédération ces dernières années :“39 écoles de devoirs en plus reconnues sur cinq ans, 50 % d’étudiants en plus dans le supérieur en vingt ans, 23 millions d’euros supplémentaires pour la culture en deux ans, 720 jeunes en plus pris en charge quotidiennement par les SAJ et SPJ sur une année, 87.000 participants supplémentaires aux Points verts de l’Adeps de 2010 à 2011,… La Fédération Wallonie-Bruxelles évolue constamment, chiffres à l’appui”, explique-t-on au cabinet du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte.

Malheureusement, ces chiffres commencent légèrement à dater puisqu’ils s’arrêtent en 2011. Nous présentons ici quelques chiffres intéressants secteur par secteur.

Enseignement. En 2010-2011, l’enseignement maternel représentait 184.488 élèves, le primaire 324.232 élèves et le secondaire 359.389 élèves. En ce qui concerne le taux d’accès à l’enseignement supérieur, il est de 72 % pour les garçons et de 76 % pour les filles. On apprend encore qu’un élève de maternelle coûte 3.093 € par an à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un élève du primaire représente un coût de 4.093 €, un élève du secondaire un coût de 7.112 € et un élève de l’enseignement spécialisé 14.339 €. Pour les études supérieures hors universités, un étudiant coûte chaque année 5.538 € et un universitaire coûte 7.937 €.

Culture. Le budget de la culture est réparti comme suit : l’audiovisuel et le multimédia forment le secteur le plus important puisqu’il représente 48,9 % du budget culture (278.276.000 €). Viennent ensuite la jeunesse avec 99.876.000 € (17,6 %), les arts de la scène avec 91.654.000 € (16,1 %), les affaires générales (centres culturels) avec 57.961.000 € (10,2 %), les lettres et livres avec 23.244.000 € (4,1 %) et les patrimoine culturel et arts plastiques avec 17.787.000 € (3, 1 %).

Sport. En ce qui concerne les fédérations sportives francophones, en 2010 on comptait 450.476 affiliés contre 596.652 en 2011. La FWB reconnaît 56 fédérations sportives.

Emploi. En 2011, le secteur de l’enseignement employait 114.976 équivalents temps plein.

Santé. On apprend encore qu’en 2009-2010, 24,1 % des enfants étaient en surpoids et 10 % étaient obèses. Enfin 0,3 % des enfants nés en 2011 étaient atteints de surdité.

S. Ta.

mercredi 8 mai 2013

Monter en orbite, c’est difficile et ça coûte cher

Avec son projet dévoilé à la mi-mars, l’entreprise suisse S3 devrait entrer dans le club très fermé des acteurs capables de placer un satellite en orbite autour de la Terre. Un marché en pleine croissance et de plus en plus concurrentiel, qui dépassera les 50 milliards de dollars en 2020.

Aux temps héroïques de la course à la Lune, les choses étaient simples. Sur fond de Guerre froide, une fusée capable d’atteindre l’espace ne pouvait être que soviétique ou américaine. Les communistes avaient leurs engins spatiaux, le monde libre avait les siens, tous plus ou moins régentés par les militaires. Un demi-siècle plus tard, la prestigieuse Soyouz vole sous les couleurs de l’Europe, qui peut aussi confier ses satellites à un lanceur indien, voire chinois. Les équipages de la Station spatiale internationale (ISS) ne peuvent être relevés que par un engin russe et les opérateurs privés vendent la mise en orbite de leurs satellites de télécoms au plus offrant. ...

La guerre des tarifs
Prestige, certes, mais business aussi. L’exploitation commerciale de l’espace débute en 1965, avec Intelsat I, premier satellite de télécommunications privé. En 1979 s’envole la première fusée européenne Ariane et la décennie qui suit voit l’ouverture du marché. Même l’URSS déclinante se résout à lancer des satellites «capitalistes» dès 1985. Aujourd’hui, outre les américaines, les russes et les européennes, qui veut placer un satellite en orbite peut encore choisir une fusée indienne, japonaise, ukrainienne, sud-coréenne ou chinoise.

Ici, le drapeau n’a plus guère d’importance. Ce qui compte avant tout, ce sont «la capacité du lanceur à répondre aux besoins de la mission, sa fiabilité et le prix des services de lancement», résume Daniel Neuenschwander. Autrement dit, pas besoin de mobiliser les 700 tonnes d’Ariane V pour amener un satellite d’une tonne en orbite basse. Et autant choisir une fusée qui ne risque pas (trop) d’exploser au décollage.

La fiabilité, c’est ce qui fait la force des Européens d’Arianespace. Même si leurs trois fusées, Ariane, Soyouz et Vega, sont relativement chères, elles détiennent ensemble le leadership des lancements commerciaux. En 2012, la société a effectué 10 lancements, qui représentent 55% du marché ouvert à la concurrence. Et pour 2013, elle a raflé 60% des nouvelles commandes. ...

Par Marc-André Miserez, swissinfo.ch
08 mai 2013 - 11:00

Lire la suite http://www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Monter_en_orbite,_c_est_difficile_et_ca_coute_cher.html?cid=35701314

Annexes

Trois orbites

Tout objet lancé en l’air tend à retomber sous l’effet de l’attraction terrestre. Pour amener un satellite à tourner autour de la Terre, il faut lui imprimer une vitesse d’au moins 28’000 km/h. En l’état actuel de notre technique, seule une fusée à étages est capable de le faire. Très lourde au décollage, elle devient de plus en plus légère au fur et à mesure qu’elle brûle son carburant et qu’elle largue ses étages. Selon sa puissance, elle peut placer le satellite en:

Orbite basse. De 300 à 2000 km. C’est la zone située entre l’atmosphère et la ceinture de radiations de Van Allen (qui protège la Terre des vents solaires). On y trouve la plupart des satellites de surveillance, météo, d’imagerie terrestre, ainsi que la Station spatiale internationale (ISS).

Orbite moyenne. De 2000 à 35'000 km. Elle sert surtout aux satellites de navigation, comme le GPS américain, le Glonass russe et bientôt le Galileo européen.

Orbite géostationnaire. A 35'786 km du sol, un objet satellisé tourne à la même vitesse que la Terre. Vu du sol, il paraît donc immobile. C’est l’orbite préférée des satellites de télécommunications et de télévision.


L’exemple d’Ariane V au décollage

Sur son pas de tir, la plus grosse fusée européenne pèse plus de 700 tonnes, masse constituée à près de 90% par le carburant.

Une minute après le lancement, la fusée est à 7500 mètres du sol et ne vole encore qu’à 720 km/h. A 2 minutes et 20 secondes de vol, elle a fait les deux tiers du trajet qui nous sépare de l’espace. A 66 km d’altitude, elle file à 7400 km/h et largue ses propulseurs à poudre.

A 9 minutes et demi de vol, elle est à 147 km d’altitude. Sa vitesse est de 28’033 km/h. Elle a vaincu l’attraction terrestre et largue son premier étage.

A l’extinction du second étage, la vitesse peut dépasser les 33'000 km/h. En une demi-heure, Ariane a brûlé tout son carburant. Suivant l’orbite visée, la masse qu’elle a propulsé dans l’espace va de 2 à 20 tonnes.

jeudi 3 mai 2012

Réduire les coûts de formation grâce à l’internet

La formation par l’internet peut réduire les coûts des études universitaires. Les universités préfèrent pourtant multiplier les points de service.

Après 12 semaines, la fin de la grève étudiante n’est nulle part en vue. Campés comme ils le sont dans leurs positions respectives, les interlocuteurs sont dans l’impasse. Au rythme où vont les choses, les étudiants seront toujours en grève à la rentrée scolaire de 2014.
Comme le débat s’est enlisé, il n’y a plus d’autre choix que de le recadrer. Je suggère donc de poser la question de la réduction des coûts de l’enseignement supérieur plutôt que celle des frais de scolarité.

En effet, la hausse imposée des frais de scolarité n’est probablement pas exagérée si on considère ce que coûte l’enseignement supérieur au-jourd’hui. Mais que se passerait-il si on le rendait moins dispendieux? Nous associons encore les études universitaires à de grands campus remplis d’étudiants qui vont y chercher les connaissances dont ils ont besoin. Or, grâce aux technologies de l’information, il est maintenant possible de diffuser la formation là ou l’étudiant se trouve. Le campus et tous les frais qui lui sont associés (chauffage, éclairage, amortissement) ne sont désormais plus nécessaires.

De combien pourrait-on réduire les frais de scolarité si on réduisait les frais des campus? La formation sur l’internet est un moyen très efficace de réduire les coûts de formation. Malheureusement, au lieu d’investir à fond dans ce type de formation, bien des universités ont préféré multiplier les points de service et augmenter les frais associés aux locaux.

À titre d’exemple, l’UQAM possède des campus à Laval, à Longueuil, à Terrebonne et dans l’Ouest-de-l’Île, à Montréal. Fait surprenant, les programmes d’études qui y sont offerts sont justement ceux qui pourraient l’être assez facilement sur l’internet, dans les domaines de la gestion et de l’éducation surtout.

Plusieurs répliqueront que les étudiants n’apprennent pas aussi bien sur l’internet. Une revue récente des études sur ce sujet a toutefois été publiée par le ministère de l’Éducation des États-Unis. Elle révèle que, selon les recherches des dernières années, les étudiants apprennent aussi bien, voire un peu mieux, dans un cours virtuel qu’en classe. Leurs apprentissages sont encore meilleurs lorsque la formation est offerte dans un modèle mixte, par exemple lorsqu’un tuteur guide les étudiants dans leurs études sur l’internet.

Évidemment, bâtir et diffuser des cours sur l’internet n’est pas vraiment très glamour. Ça l’est beaucoup plus de créer de nouveaux campus, même si ce n’est pas une façon économique de répandre l’offre de formation. En décembre dernier, une étude du CIRANO a d’ailleurs suggéré d’imposer un moratoire sur la création de ces nouveaux points de service. De trop nombreux programmes qui y sont offerts sont les mêmes et créent une redondance dispendieuse.

Être économe serait-il un art perdu chez nos universitaires?

Par Mario Charette

lundi 9 avril 2012

La révolution des patates


En ces temps où les fruits et légumes coûtent très chers en Tunisie, peut-on suivre l'exemple grec qui tente de supprimer les intermédiaires pour réduire les coûts ?

Lisez ce qui suit.

Supprimer les intermédiaires pour réduire les coûts : confrontés à la réalité de la situation économique, les Grecs découvrent enfin les lois de l’économie.

Par Pierre-Yves Saint-Onge, depuis Montréal, Québec.

Les Grecs trouvent un moyen pour économiser sur l’achat de pommes de terres : ils achètent directement chez le fermier ! Ceux-ci parlent maintenant de révolution de la patate… en achetant celle-ci directement, ils arrivent à payer jusqu’à trois fois moins cher pour cette denrée.

À partir d’un site web, les clients peuvent commander leur lot et aller les récupérer à un point de rendez-vous le week-end suivant. Le succès de cette mesure a été immédiat et 100 tonnes de patates ont été vendues en deux semaines…

Une dizaine d’autre villes pensent suivre l’exemple. Tout le monde gagne, le fermier réussit à recevoir plus pour son bien.. et le consommateur paye moins qu’au supermarché. Sauf, bien sûr, les intermédiaires et le gouvernement qui n’y trouvent pas leur compte…

À quand un interdit de l’État pour cette mesure de survie ?

Source: France 24

jeudi 22 septembre 2011

Privatisation des universités : un carnage pour l'ascenseur social

Le coût des études universitaires atteint des sommets aux Etats-Unis, permettant uniquement aux étudiants les plus riches ou les plus brillants d'accéder à l'enseignement supérieur. Notre blogueur associé Laurent Pinsolle, proche de Debout la République, dénonce le coût prohibitif des universités Californiennes, nous incitant fortement à résister à la privatisation de l'éducation supérieure en France.


( Image : Wikimedia )
( Image : Wikimedia )


Les universités de l’Oncle Sam dominent l’ensemble des classements internationaux, qui sont taillés pour elles. Mais avec le temps qui passe, les failles de ce système apparaissent de plus en plus clairement, comme le démontre une nouvelle fois un article de The Economist.

La faillite du modèle californien
L’hebdomadaire anglais revient sur les évolutions des universités publiques depuis une vingtaine d’années. Cet Etat propose deux universités : la California State University, moins prestigieuse, pour les études supérieures de courte durée, et la plus prestigieuse, la University of California. La première coûtait seulement deux mille dollars par an en 2001, moitié moins que la moyenne nationale, alors que la seconde coûtait quatre mille dollars, dans la moyenne.

Dix ans après, la situation s’est sacrément détériorée puisque les frais annuels de scolarité dépassent six mille dollars pour la moins chère et plus de treize mille dollars pour la seconde (la moyenne nationale est passée à huit mille dollars). En effet, la part de financement public est tombée de 78% du coût en 1990 à 47% l’an dernier, et devrait encore baisser sensiblement cette année étant donnée la situation dramatique des finances publiques de l’Etat.

Résultat, le coût de l’éducation supérieure devient totalement prohibitif d’autant plus qu’ils ne prennent pas en compte le coût de la vie. Une étude démontre que le coût complet dépasse aujourd’hui trente mille dollars par an. Résultat, de moins en moins de personnes font des études supérieures et la Californie est tombée à 41ème place des Etats Unis pour la proportion d’étudiants par rapport au nombre de lycéens ! Seuls les plus riches et les surdoués peuvent faire des études.

Les conséquences dramatiques de la libéralisation
La situation des Etats-Unis nous démontre à quel point la privatisation de l’éducation supérieure est dévastatrice pour l’ascenseur social. Paul Krugman avait souligné dans « L’Amérique que nous voulons »que dans les Etats-Unis d’aujourd’hui, un mauvais élève riche a autant de chance d’aller à l’université qu’un bon élève pauvre, environ 30%.

La libéralisation provoque inexorablement une explosion des prix car pour les meilleures universités, la concurrence se fait sur le campus et des professeurs. En outre, les meilleures études rapportent tellement d’argent que des investissements très lourds peuvent être rentabilisés, ce qui permet aux grandes universités de faire payer leur scolarité plus de trente mille dollars par an.

Résultat, les universités étasuniennes ont créé une forme de nouvelle aristocratie où seuls les plus riches peuvent accéder aux études supérieures à de rares exceptions prêts. Un véritable mur d’argent sépare les classes aisées des classes populaires mais aussi moyennes. Pire, comme l’avait montré The Economist, les meilleures universités ont tendance à faire un bien mauvais usage de cet argent, qui n’est pas vraiment utile et est trop souvent gaspillé dans des projets pharaoniques.

L’intérêt de cette expérience est de démontrer qu’il faut absolument résister à la privatisation de l’éducation supérieure car elle est un puissant frein à l’ascenseur social, une reconstitution, par la cherté de l’éducation supérieure de l’aristocratie d’antan.

Laurent Pinsolle - Blogueur associé
 

mercredi 31 août 2011

Avoir des idées peut vous coûter de l'argent!



Tu ne te copieras point...


En cette période de rendu de mémoires et autres joyeusetés académiques, sachez, amis étudiants et chercheurs, qu'il y aurait pire que le plagiat, selon la société iParadigms. Quoi de pire que le vol d'idées ou de phrases?

L'autoplagiat!

Oui, vous avez bien lu. L'autoplagiat poserait selon une étude de cette même société, des problèmes de propriété. Non pas d'ordre intellectuel, votre cerveau vous appartenant quand même un tant soit peu mais d'ordre éditorial. L'idée derrière est que lorsque vous publiez une première fois, vous cédez vos droits à l'éditeur, à la revue. En réutilisant votre travail, vous devenez alors un vilain copiste... de vous-même.

Cet argumentaire pourrait se tenir si la société commanditaire de cette étude n'était pas une société de logiciels qui prospère, ô surprise, dans la détection de plagiat. Elle se propose de détecter par un logiciel votre autoplagiat.

Payer pour savoir si vous usez des mêmes mots, ou des mêmes idées, un peu absurde, non?

Publié le 31 août 2011 1 commentaire

A propos de... Lila Meghraoua Ecouter l’article

http://www.atelier.net/blog/idees-couter-de-largent

Guerre des chiffres : combien coûte réellement la scolarité ?

Copyright Reuters
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Pour écoliers, collégiens, lycéens, le "coût de la scolarité" est hausse de 3,1% en 2011. Celui de la rentrée en sixième augmente de 6,8% selon Familles de France alors que, pour les étudiants, on oscille entre 2% et 4,1%. De quoi y perdre son latin. Décryptage.

La rentrée pèsera lourd dans le budget des familles cette année. Les chiffres sont au moins d'accord sur ce point Mais entre la hausse de 3,1% annoncée ce mardi par la Confédération syndicale des familles, ou de 6,8% calculés par Famille de France il y a deux semaines, et la guerre des chiffres entre ministère et associations sur le coût de la vie étudiante, il y a de quoi en perdre son latin. Pour prévoir son budget, mieux vaut s'y pencher d'un peu plus près.

Avant le baccalauréat : coût de la rentrée ou de la scolarité?

Pour les moins de 18 ans, deux associations publient chaque année leur chiffre depuis plus de 30 ans. Familles de France le communique à la mi-août. Cette année, cette association évalue à 187,35 euros, la facture de la rentrée pour une famille dont l'enfant passe en sixième.

Pour ce “Le coût de rentrée“, l'association prend en compte un panier-type censé représenter un “bon rapport qualité-prix“ comme le défend son directeur général Thierry Vidor. Photographie d'un cartable moyen, passant de la papeterie aux chaussettes de sport, cette enquête "n'est pas scientifique" admet Thierry Vidor, "même si l'on suit une méthode sérieuse". Se focaliser sur une précise classe, à un moment de l'année permet de comparer essentiellement le prix des fournitures d'une année sur l'autre.

Une autre possibilité revient à élargir l'étude et y faire participer plus de classes d'âge. Familles de France, donne d'ailleurs des chiffres à l'entrée au collège ou au lycée, mais ils ne rentrent pas dans son calcul final.

Dans le "coût de la scolarité", plus complet, publié ce mardi par la Confédération syndicale des familles (CSF), entrent en ligne de compte les différentes classes d'âge - on ne dépense pas autant en sixième qu'en seconde - ainsi que d'autres critères comme les assurances, les coopératives, les photographies, les livres et manuels scolaires, et les vêtements en plus des fournitures et du matériel sportif. Cet organisme indique aussi le budget annuel, club de sport et voyages de classe compris. Au total en troisième, il en coûtera par exemple 2.496 euros à une famille-type pour l'année. Une évaluation que se refuse à faire Familles de France qui estime quasi impossible "de déterminer le coût réel d'une scolarité" en raison des trop forts contrastes de modes de vie entre les familles.

Pour le directeur de Familles de France (FDF), les deux calculs restent "cohérents dans la mesure où la CSF prend en compte l’assurance qui est restée plus stable“ que les autres postes. Ainsi, le budget rentrée en sixième grimpe de 6,8% pour FDF et de 6% d'après les chiffres de CSF. "Nous sommes complémentaires", défend Brigitte Masure, la présidente de la Confédération syndicale des familles. "Notre sensibilité n'est pas la même", rappelle-t-elle toutefois pour expliquer l'absense d'un consensus avec l'autre association familiale.
 
Etudiants : la "guerre" des chiffres

La divergence de point de vue est plus forte encore lorsqu'il s'agit du budget étudiant. Cette année encore une "guerre" de chiffres oppose associations et ministère de l'Enseignement supérieur. Le dernier reprend des données de l'Observatoire de la vie étudiante pour affirmer que "les dépenses de rentrée pour les étudiants suivent l'inflation" (2% selon l'INSEE). L'Unef, estime quant à elle que le coût de la vie étudiante augmente de 4,1%, "soit deux fois plus vite que l’inflation". La Fédération des associations générales étudiantes avance un chiffre équivalent (4,2%).

Pourquoi de telles différences? Question de vocabulaire d'abord. Les "dépenses obligatoires", frais d'inscription, restauration universitaire et assurance maladie, ne sont pas comptabilisées de la même manière. L'Unef prend en compte les frais d'inscription en doctorat (en hausse de 4,7% par rapport à 2010), pas le ministère. Ce dernier ne met en avant que l'évolution du prix du ticket de restau U (1,7%) quand l'Unef fait une moyenne pour 160 repas, ce qui porte à 8,4% la hausse de ce poste obligatoire.

Ensuite, les avis divergent sur ce qui fait vraiment partie d'un budget étudiant. Pour le ministère de l'Enseignement supérieur, pas de moyenne globalisant le "coût de la vie étudiante", mais un tableau d'évolution des frais d’inscription, restauration universitaire, assurance maladie, médecine préventive, loyers en résidence principale, papeterie, produits alimentaire, transport, carburant, audiovisuel, télécom et inflation.

Livres, téléphone et loisirs

Les critères sont sembables pour l'Unef, qui rajoute équipement informatique, vêtements, livres, téléphone, internet et loisirs. Son "budget moyen d’un étudiant" fait la moyenne de ce qui reste à payer chaque mois pour des étudiants dans quatre profils-type. Par exemple, un étudiant en master non boursier vivant à Paris hors de chez ses parents devra payer 1.151,98 euros par mois de sa poche au cours de l'année scolaire 2011-2012. Le boursier en licence vivant province aura 430,13 euros de "reste à charge" après versement des aides.

De même, pour les logements, l'un des postes de dépense les plus importants, les associations mettent en exergue les coûts supplémentaires lorsqu'on emménage alors que le ministère ne met en avant que les prix moyens des loyers selon l'Insee. L'Unef souligne ainsi la hausse de 8,9% des loyers dans le parc locatif privé à Paris et de 1,9% en région alors que les services de Laurent Wauquiez, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, indiquent une augmentation moyenne de 1,2%.

Pour y voir plus clair, mieux vaut donc regarder dans le détail l'évolution de chaque poste budgétaire selon sa situation plutôt que de se contenter d'un chiffre global ou d'une comparaison à l'inflation.

Marina Torre - 30/08/2011, 18:06
 

mercredi 10 août 2011

Enseignement: votre enfant vous a coûté entre 1000 et 8000 euros


Achats pour la rentrée scolaire
Achats pour la rentrée scolaire
Le coût scolaire d'un enfant s'est élevé entre 1000 et 8000 euros pour l'année 2010-2011, tous niveaux confondus, ressort-il mercredi de l'étude annuelle publiée par la Ligue des familles. Les frais liés au matériel scolaire, aux voyages, aux repas, à la remédiation et aux études supérieures sont pointés du doigt. La Ligue, qui constate toujours la non-application du principe de gratuité, demande davantage de contrôles du décret sur les frais scolaires.

La Ligue des familles a sondé 30 familles, soit 69 enfants, vivant en milieux urbain, périurbain et rural. La moyenne du coût scolaire pour un enfant atteint 1057 euros en maternelle, 2152 en primaire, 2933 en secondaire et 7928 en supérieur.

En ce qui concerne le matériel scolaire, la Ligue estime qu'on se situe très loin de la gratuité de l'école. Les frais varient fortement d'un établissement à l'autre. La Ligue a constaté des dysfonctionnements au sein des écoles, notamment sur l'information des frais demandés. Elle demande davantage de contrôles du décret de 2007 sur les frais scolaires.

La Ligue a aussi remarqué les coûts excessifs des voyages et autres activités. Les frais pour la remédiation dispensée par l'école sont également dénoncés car elle représente la dépense la plus importante pour les parents qui y ont recours.

Pour les repas, l'étude montre des pratiques très différentes et la Ligue regrette que les politiques de santé ne soient pas prises en considération.

Le coût des études supérieures est également pointé du doigt. La Ligue demande le relèvement des plafonds d'accès aux bourses et des réductions de minerval.

Belga

mercredi 10 août 2011 à 14h14

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_enseignement-votre-enfant-vous-a-coute-entre-1000-et-8000-euros?id=6575083