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mercredi 3 juillet 2013

Pocket Spacecraft wants to send thousands of personalized satellites to the Moon

The Scout satellite is light to act as a solar sailImage Gallery (8 images)

Launching more than one satellite at a time is common practice these days, but what about packing thousands of satellites into a rocket and shooting them at the Moon? As part of a Kickstarter campaign, Pocket Spacecraft is offering the public the chance to send small disc satellites into space. These will then either flutter back to Earth from orbit or impact on the lunar surface. Based in Bristol, UK, Pocket Spacecraft plans to create thousands of tiny customized “Scout” satellites to be launched in a cubesat as a way of promoting low cost, mass space exploration.

Developed as an open source, open access project, the Scout is a disc 8 cm (3.2 in) in diameter and one-twentieth of a millimeter thick. It's made of polyimide, which is a polymer used for flexible electronic components, spacesuits, and solar sails. A nickel-titanium memory metal hoop holds it taut and acts as an antenna and it’s powered by commercial solar cells. The Scout supports components, sensors and instruments that are bonded to, or printed on, the polyimide, and the whole thing weighs well under a gram. When coated with a metallic film, it acts as a solar sail and Pocket Spacecraft claims that by being so light in relation to its area that, it can survive entering an atmosphere and flutter down.

The Scouts are to be launched in stacks of thousands inside the Interplanetary CubeSat Mothership. This five-kilogram (11 lb) spacecraft is based on a standard 3U cubesat and is designed to piggyback on commercial satellite launches. Once in orbit, it gets to its destination using either a solar sail or an electrolysis propulsion system that uses solar power to split water into hydrogen and oxygen, which can then be burned as propellant. Once the Mothership releases and photographs the satellites, it acts as a relay for satellite telemetry.

CAD image of the Interplanetary CubeSat Mothership
The idea behind the Kickstarter campaign is for the public to not only fund launching satellites, but to customize satellites in ways that range from having images or messages printed on them to customizing the hardware and software. Three quarters of the satellite surface can be customized with either single or multiple images, as well as by adding such components as a single pixel optical sensor, accelerometer, gyroscope, temperature sensor, and strain gauges. The backers use a web browser to indicate the modifications, which Pocket Spacecraft executes.

The Scout uses a standard Arduino development environment, and Pocket Spacecraft is developing a web-based integrated development environment for writing and testing code, and to test a modified pocket spacecraft in a virtual environment. Backers are also provided with a Pocket Mission Control app that allows them to follow the Mothership’s launch, and see their satellite’s telemetry, which is relayed by the Mothership or a ground station to the user’s smartphone. Using an augmented reality feature, they can hold up their smartphone and see where their spacecraft is in the sky.

Pledges starting at £99 (US$150) allow backers to send a Scout into Earth orbit, where it will re-enter the atmosphere, and for £199 ($300) the satellite goes to the Moon. The developers say they need at least 2,000 satellites backed for a launch, but would prefer over 8,000.

Slingshot orbit for sending the Mothership to the Moon

If sufficient backing can be found, the design of the Scout craft will be tested and then launched with a commercial satellite on a trajectory suitable for reaching, as a first target, the Moon. Some satellites, called Earth Scouts, will be released to test their ability to re-enter the atmosphere, and to see if they can be tracked and recovered. The rest, called Lunar Scouts, will be carried by the Mothership as it uses the propulsion system to put it into a Weak Stability Boundary (WSB) low-energy transfer orbit to slingshot the craft from a Geostationary Transfer Orbit (GTO) to the Moon in a voyage that will take months.

While in space, the Mothership will be tracked with two refurbished ground stations, and amateur radio enthusiasts will also help with tracking and data relay. Commercial, university and government tracking resources may also be used. Once in lunar orbit, the Lunar Scouts will be released to fall on the Moon surface in a high-speed impact.

“By backing this mission, people will revolutionize space exploration and space science,” says Michael Johnson, founder of Pocket Spacecraft. “By democratizing interplanetary space exploration we will create a generation of young explorers who can use the same affordable methods to explore Mars, Venus and beyond. We’re building tools so that one day every child will be able to send their own spacecraft on a robotic field trip in space”.

The Kickstarter campaign ends on August 26.

Sources: Pocket Spacecraft, Kickstarter
David Szondy is a freelance writer based in Monroe, Washington. An award-winning playwright, he has contributed to Charged and iQ magazine and is the author of the website Tales of Future Past. 


July 3, 2013

mercredi 8 mai 2013

Fusée Vega : y a-t-il un modèle low-cost pour l'espace ?

Dans la nuit de lundi à mardi, la fusée européenne Vega a décollé de la base de Kourou avec succès. Elle a mis trois satellites en orbite : un européen, un vietnamien et un estonien. Un marché low-cost de l'espace est-il en train de se développer ?

Atlantico : Les lancements de petits satellites se faisaient jusque récemment via des missiles stratégiques russes reconvertis. Le programme Vega a-t-il vocation à faire concurrence aux Russes ? Le marché des petites charges à envoyer dans l’espace (entre 100 et 150 kg) est-il porteur ? Quels en sont les clients potentiels ?

Jacques Villain : Le programme Vega a été lancé il y a une dizaine d’années. A l’origine, l’Europe ne disposait que d’un lanceur lourd, qui était Ariane, pour lancer des gros satellites de télécommunications sur orbite géostationnaire. En 2003, décision a été prise d’acquérir un lanceur moyen, Soyouz, qui est maintenant en Guyane. L’Europe a décidé de compléter sa "gamme" par un petit lanceur : Vega.

L’objectif des lancements de Vega était les petits satellites scientifiques et d’observation. En effet, l’orbite de prédilection de Vega est l’orbite héliosynchrone, à 700 km d’altitude, propice à l’observation (civile et militaire). En moyenne, ils pèsent de 300 à 500 kg.

Aujourd’hui, une quinzaine de petits pays possèdent des satellites d’observation, alors qu’il y a trente ans c’était l’apanage des Américains et des Soviétiques. Les Français s’y sont mis à partir de 1986 sur des satellites d’observation civils. Les satellites sont aujourd’hui beaucoup moins lourds (on est passé de 18 tonnes il y a trente ans à 200 kg pour les mêmes capacités). C’est à ce marché des petits satellites que Vega s’est attaqué.

Vega doit lancer de petits satellites de l’Agence spatiale européenne, mais également des petits satellites scientifiques des pays ne disposant pas de lanceurs. Ceux réalisés dans le cadre universitaire par des étudiants pour plusieurs millions de dollars constituent depuis 10 ou 15 ans un marché non négligeable .

Pour une institution désirant mettre en orbite un petit satellite d’observation, quel est le tarif moyen ? Avec l’arrivée de Vega, les prix vont-ils être tirés à la baisse comme sur n’importe quel marché concurrentiel ?

En matière de lancements, les coûts sont presque plus secrets que la technique. Un coût objectif de lancement de Vega tourne autour de 30 ou 40 millions de dollars. Soyouz est autour de 60-70 millions. Ils sont les plus bas possibles, car les universités n’ont pas des moyens très importants. Mon expérience chez Ariane montre qu’on ne divise pas les coûts par deux. On peut gagner 5 à 10 pourcent selon les innovations, mais les gains restent assez limités.

Peut-on dire qu’un modèle low-cost pour l’espace est appelé à se développer ? La politique spatiale européenne va-t-elle s’orienter en ce sens ? Pourquoi ?

L’Europe et les pays dits industrialisés ont un lourd handicap : ils fabriquent leurs lanceurs et leurs satellites avec des coûts beaucoup plus importants qu’en Chine ou en Inde. Un lanceur russe, qui est un ancien lance-missiles reconverti, ne coûte plus grand chose. Cela étant, un tel lanceur a été conçu il y vingt ans pour des missiles balistiques : sa fiabilité n’est pas garantie. On observe d’ailleurs de moins en moins de lancements de missiles balistiques reconvertis.

Les lanceurs européens, eux, sont très fiables, et les clients y sont sensibles. Les marchés de lancement n’ont pas des chiffres d’affaires considérables par rapport à ceux de l’énergie ou de l’automobile. Ariane, par an, fait deux milliards de chiffre d’affaires. Les sociétés qui commercialisent ces lancements n’ont pas en charge d’amortir les coûts de développement, qui sont financés par les Etats. La logique industrielle ne s’applique pas à l’espace, d’autant que les volumes sont limités : le marché mondial est de vingt lancers par an.

Publié le 8 mai 2013

Monter en orbite, c’est difficile et ça coûte cher

Avec son projet dévoilé à la mi-mars, l’entreprise suisse S3 devrait entrer dans le club très fermé des acteurs capables de placer un satellite en orbite autour de la Terre. Un marché en pleine croissance et de plus en plus concurrentiel, qui dépassera les 50 milliards de dollars en 2020.

Aux temps héroïques de la course à la Lune, les choses étaient simples. Sur fond de Guerre froide, une fusée capable d’atteindre l’espace ne pouvait être que soviétique ou américaine. Les communistes avaient leurs engins spatiaux, le monde libre avait les siens, tous plus ou moins régentés par les militaires. Un demi-siècle plus tard, la prestigieuse Soyouz vole sous les couleurs de l’Europe, qui peut aussi confier ses satellites à un lanceur indien, voire chinois. Les équipages de la Station spatiale internationale (ISS) ne peuvent être relevés que par un engin russe et les opérateurs privés vendent la mise en orbite de leurs satellites de télécoms au plus offrant. ...

La guerre des tarifs
Prestige, certes, mais business aussi. L’exploitation commerciale de l’espace débute en 1965, avec Intelsat I, premier satellite de télécommunications privé. En 1979 s’envole la première fusée européenne Ariane et la décennie qui suit voit l’ouverture du marché. Même l’URSS déclinante se résout à lancer des satellites «capitalistes» dès 1985. Aujourd’hui, outre les américaines, les russes et les européennes, qui veut placer un satellite en orbite peut encore choisir une fusée indienne, japonaise, ukrainienne, sud-coréenne ou chinoise.

Ici, le drapeau n’a plus guère d’importance. Ce qui compte avant tout, ce sont «la capacité du lanceur à répondre aux besoins de la mission, sa fiabilité et le prix des services de lancement», résume Daniel Neuenschwander. Autrement dit, pas besoin de mobiliser les 700 tonnes d’Ariane V pour amener un satellite d’une tonne en orbite basse. Et autant choisir une fusée qui ne risque pas (trop) d’exploser au décollage.

La fiabilité, c’est ce qui fait la force des Européens d’Arianespace. Même si leurs trois fusées, Ariane, Soyouz et Vega, sont relativement chères, elles détiennent ensemble le leadership des lancements commerciaux. En 2012, la société a effectué 10 lancements, qui représentent 55% du marché ouvert à la concurrence. Et pour 2013, elle a raflé 60% des nouvelles commandes. ...

Par Marc-André Miserez, swissinfo.ch
08 mai 2013 - 11:00

Lire la suite http://www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Monter_en_orbite,_c_est_difficile_et_ca_coute_cher.html?cid=35701314

Annexes

Trois orbites

Tout objet lancé en l’air tend à retomber sous l’effet de l’attraction terrestre. Pour amener un satellite à tourner autour de la Terre, il faut lui imprimer une vitesse d’au moins 28’000 km/h. En l’état actuel de notre technique, seule une fusée à étages est capable de le faire. Très lourde au décollage, elle devient de plus en plus légère au fur et à mesure qu’elle brûle son carburant et qu’elle largue ses étages. Selon sa puissance, elle peut placer le satellite en:

Orbite basse. De 300 à 2000 km. C’est la zone située entre l’atmosphère et la ceinture de radiations de Van Allen (qui protège la Terre des vents solaires). On y trouve la plupart des satellites de surveillance, météo, d’imagerie terrestre, ainsi que la Station spatiale internationale (ISS).

Orbite moyenne. De 2000 à 35'000 km. Elle sert surtout aux satellites de navigation, comme le GPS américain, le Glonass russe et bientôt le Galileo européen.

Orbite géostationnaire. A 35'786 km du sol, un objet satellisé tourne à la même vitesse que la Terre. Vu du sol, il paraît donc immobile. C’est l’orbite préférée des satellites de télécommunications et de télévision.


L’exemple d’Ariane V au décollage

Sur son pas de tir, la plus grosse fusée européenne pèse plus de 700 tonnes, masse constituée à près de 90% par le carburant.

Une minute après le lancement, la fusée est à 7500 mètres du sol et ne vole encore qu’à 720 km/h. A 2 minutes et 20 secondes de vol, elle a fait les deux tiers du trajet qui nous sépare de l’espace. A 66 km d’altitude, elle file à 7400 km/h et largue ses propulseurs à poudre.

A 9 minutes et demi de vol, elle est à 147 km d’altitude. Sa vitesse est de 28’033 km/h. Elle a vaincu l’attraction terrestre et largue son premier étage.

A l’extinction du second étage, la vitesse peut dépasser les 33'000 km/h. En une demi-heure, Ariane a brûlé tout son carburant. Suivant l’orbite visée, la masse qu’elle a propulsé dans l’espace va de 2 à 20 tonnes.

Comment placer un satellite en orbite sans fusée




Le Swiss Space Systems (S3) projette de placer des satellites de 250 kilos sur une orbite basse, ne dépassant pas 700 km d’altitude. La navette-drone est portée sur le dos d'un Airbus A300 puis éjectée à près de 10 km du sol. De là, elle monte à 80 km, soit 20 km en-dessous de la limite de l'espace, avant de larguer une petite fuseé qui placera en orbite son ou ses satellites.


08 mai 2013 - 11:00

Lire la suite http://www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Comment_placer_un_satellite_en_orbite_sans_fusee.html?cid=35749972

De Payerne à l’espace, la Suisse se met en orbite

La Suisse se lance à son tour dans la course à l’espace et espère devenir un acteur majeur du lucratif marché du lancement des satellites. Responsable de cet ambitieux projet, Pascal Jaussi explique en quoi sa future navette réutilisable pourrait changer l’horizon de l’industrie spatiale.


Voilà à quoi devrait ressembler la navette SOAR conçue à Payerne.
(S-3.ch)

Au cœur de la zone industrielle bordant l’aérodrome de Payerne, paisible cité vaudoise d’à peine 9000 âmes, se dressait autrefois un entrepôt de meubles. Le bâtiment de 2000 mètres carrés a depuis été réaménagé de fond en comble avec des équipements ultra-modernes. Pour y accéder, le visiteur doit montrer patte blanche et se soumettre à une série de contrôles, dont l’identification des empreintes digitales.

C’est ici que Pascal Jaussi, directeur du «Swiss Space Systems» (S3), promet de donner un coup d'accélérateur à la démocratisation de l'accès à l'espace. Lancée depuis un avion de ligne, la navette SOAR permettra en effet de propulser en orbite basse de petits satellites à coûts réduits.

lundi 6 mai 2013

Test de la sauterelle par la fusée SpaceX

La société SpaceX continue le test de ses fusées avec comme but de faire chuter le prix de la mise en orbite de satellites en réutilisant les lanceurs plutôt que de les détruire dans l’océan. Ici le test dit de la « sauterelle » avec un décollage/atterrissage vertical (250 mètres d’altitude).




http://www.hodiho.fr/2013/04/test-de-la-sauterelle-par-la-fusee-spacex.html

samedi 28 avril 2012

Sweet Shuttle Launch


“Using dozens of different video sources and countless audio versions of Shuttle launches I mixed this little clip together to mimic as close an experience to the real thing as I could. I know that the exact sequence of countdown events is somewhat compressed and not time-accurate but I was going more for the ‘feel’ of a high energy launch experience rather than a technical documentary. Throttle Up and SRB Separation are sounds as might be heard from onboard acoustic transducers picking up resonant vibration in the vehicle’s structure.” — indiegun

04/28/12 -- Pretty Cool

http://uniquedaily.com/2012/04/sweet-shuttle-launch/

mercredi 4 avril 2012

ISRO to launch French satellite

PSLV to launch it from Sriharikota in 2012

An advanced French remote sensing satellite – SPOT-6 – weighing close to 800 kg will be launched by ISRO's Polar Satellite Launch Vehicle (PSLV) from Sriharikota during the second half of 2012.

Agreement signed

An agreement was signed recently between ISRO's commercial wing Antrix Corporation Limited and Astrium SAS, a company under European Aeronautic Defence and Space Company (EADS), France, for the commercial launch of the satellite, said a press release from ISRO.

Along with SPOT-6, the PSLV will also carry other co-passenger payloads. “This launch services agreement signed between Antrix and Astrium is part of a long-term agreement signed between the two agencies in September 2008,” the release said.

Earlier contract

In November 2010, under a commercial contract between Antrix and Astrium, an advanced communication satellite Hylas was built for a European customer.

“In the coming days, further collaboration possibilities between Antrix/ISRO and Astrium would be explored,” ISRO's release added.

INSAT-2E

Meanwhile INSAT-2E, the last of the five satellites in the INSAT-2 series, has completed its mission life after 13 years in orbit. Launched on April 3,1999 by the European Ariane-5 launcher, INSAT-2E carried 14 C-band and 5 lower extended C-band transponders for various communication services.

The satellite also carried a very high resolution radiometer and a charge-coupled device camera for meteorological observation. Eleven communication transponders of 36 MHz bandwidth onboard INSAT-2E satellite were leased to the International Telecommunication Satellite Organisation, the first such lease from an Indian satellite.

Bangalore, April 4, 2012

http://www.thehindu.com/news/states/karnataka/article3278039.ece

mercredi 12 octobre 2011

Infographic: Space Launches Over Time

Space launches over time. Credit: Tommy McCall and Mike Orcutt, via Technology Review Blog.



For people who erroneously believe that the end of the space shuttle program means the end of space exploration for the human race, this graphic should provide a little perspective. According to the data compiled here, human missions funded by the U.S. government have represented only a small part of the launches into space. And interestingly, the data creates nice Star Wars battle cruiser-like shapes for US and Russian launches!


Of the 7,000 spacecraft that have been launched into orbit or beyond from 1957 to July 2011, more than half were defense satellites used for communication, ­navigation, and imaging. Reportedly, the USSR sent up a huge number of satellites because their satellites didn’t last as long as those launched b the Us. In the 1970s, private companies began increasingly adding to the mix, ­launching satellites for telecommunications and broadcasting.

This graphic groups payloads by the nationality of the owner. A satellite, a capsule of cosmonauts, or a deep-space probe would each count as one payload. The data were drawn from hundreds of sources, including space agency documents, academic journals, and interviews. They were compiled by Jonathan ­McDowell, an ­astrophysicist at the Harvard-­Smithsonian Center for Astrophysics and author of Jonathan’s Space Report, a newsletter that tracks launches.

This graphic is available through a limited-time free access to premium content of Technology Review, who have opened 14 years of premium online content to celebrate their annual Emtech MIT event. Hurry, the limited access ends on October 19, 2011. You can download a pdf of the graphic here through that date.

Source: Technology Review

by Nancy Atkinson on October 11, 2011

 
http://www.universetoday.com/89783/infographic-space-launches-over-time/

mercredi 14 septembre 2011

La Nasa dévoile son lanceur du futur, pour la (re)conquête spatiale

 
ESPACE - Il devrait permettre, d'envoyer des missions habitées jusqu'à un astéroïde puis Mars...
 
A la conquête de l'espace intersidéral. Le patron de la Nasa, Charles Bolden, a dévoilé mercredi le concept du nouveau lanceur lourd américain destiné à l'exploration spatiale habitée lointaine, qui devrait effectuer son premier vol en 2017, et dont l'objectif ultime est Mars.

«Ce nouveau système de lancement créera des emplois américains bien rémunérés, assurera le maintien du leadership américain dans l'espace et inspirera des millions de personnes à travers le monde», a-t-il déclaré lors d'une présentation dans l'enceinte du Congrès, entouré de plusieurs sénateurs démocrates et républicains.

Ce lanceur, baptisé «Space Launch System», permettra de transporter des astronautes au-delà de l'orbite terrestre basse, dans une capsule appelée «Orion Multi-Purpose Crew Vehicle», dont la forme rappelle celle du programme Apollo de conquête de la Lune.
 
 



Les deux premiers étages de la fusée seront propulsés par des moteurs cryogéniques qui utilisent un mélange d'hydrogène et d'oxygène liquide.

La première version du lanceur sera capable de propulser dans l'espace une charge utile allant de 70 à 100 tonnes, avant d'évoluer pour accroître cette capacité jusqu'à 130 tonnes.

Ce système utilisera largement les technologies éprouvées utilisées pour lancer la navette spatiale, souligne l'agence spatiale américaine dans un communiqué.

Le dernier orbiteur, Atlantis, a volé en juillet mettant fin à un programme vieux de trois décennies. La décision de lancer ce projet intervient après de longs mois de réflexion durant lesquels la Nasa a examiné différentes conceptions de lanceurs lourds.

© 2011 AFP

14/09/2011 à 16h55


http://www.20minutes.fr/sciences/espace/787250-nasa-devoile-lanceur-futur-reconquete-spatiale

dimanche 11 septembre 2011

Eole, un projet de lanceur de satellites aéroporté de l’Onera


Pour lancer des petits satellites, un drone aéroporté serait plus économique et plus adapté qu'une fusée comme Ariane 5. En France, le projet Eole, mené par l'Onera et le Cnes, en est à la réalisation d'un démonstrateur, qui va bientôt effectuer ses premiers vols. Un responsable du projet nous explique l'intérêt de cette formule originale.


Premier assemblage de la cellule de vol Eole chez Aviation Design. © Aviation Design
Maquette de soufflerie échelle 1/2 d'Eole dans la veine de la soufflerie Onera L2. Ces tests permettront de définir l'ensemble des caractéristiques aérodynamiques, statiques et dynamiques du démonstrateur. © Onera




Le lancement spatial aéroporté est une des solutions alternatives aux systèmes de lancements traditionnels pour lancer de petites charges utiles en orbite. Comme l’explique Jean Oswald, coordinateur du programme Perseus au Cnes, « lorsque l’on veut lancer un petit satellite de quelques kilos, il est automatiquement mis en passager d’un satellite commercial sur un lanceur conventionnel, de type Ariane 5 par exemple ». Cette solution n’est évidemment pas la plus satisfaisante car « la charge utile doit s’adapter à la trajectoire du satellite commercial, ce qui fait qu’elle ne se retrouve pas sur une orbite optimale et les créneaux de lancement sont également définis par celui du satellite commercial ». D’où l’intérêt d’utiliser un système de lancement propre à ces petits satellites pour « les rendre plus performants et efficaces ».

En France, de nombreuses initiatives dans ce domaine ont été amorcées, comme celle de Dassault Aviation avec son projet MLA, mais à ce jour, aucune n'a débouché sur un programme opérationnel. Lors du dernier Salon du Bourget, l’Onera (Office national d'études et de recherches aérospatiales) a présenté le projet Eole, un système expérimental de lancement aéroporté qui bénéficie d’un financement du Cnes.


Remplacer le premier étage d'une fusée par un engin aéroporté
Futura-Sciences a rencontré Jean Hermetz, le directeur de ce projet qui se passionne pour les études à caractère prospectif, notamment autour du transport aérien futur et des systèmes de drones. Comme nous l’explique cet ancien de l'École nationale supérieure d'arts et métiers (ENSAM 1986) et de l'École supérieure des techniques aérospatiales (ESTA 1990), « Eole occupe à l'Onera une douzaine de personnes, coordonnées par le Département de recherche DCPS à vocation système de l’Onera qui fédère autour de lui d’autres départements de façon à rassembler les différentes compétences scientifiques requises pour aboutir à un système de démonstration opérationnel ». Ce programme est également réalisé dans le cadre du projet étudiant Perseus, coordonné par le Cnes. De ce fait, « il intègre chaque année des étudiants (d'écoles d'ingénieur) dans les travaux ; cette année, 26 ont rejoint Eole, soit en projet d'école (pour 19 d’entre eux) soit en stage à l'Onera (7) ».

Depuis cinq ans, l’Onera réalise des études avec le Cnes dans le domaine du lancement aéroporté avec comme ligne directrice de « remplacer le premier étage d’une fusée traditionnelle », étage qui fait une bonne partie du travail du sol à une altitude moyenne de 20 à 25 km. L’idée est de faire effectuer cette partie de la mission « non pas par un étage consommable mais par quelque chose qui soit réutilisable, que l’on récupère au bout d’un parachute ». Au sein de l’Onera, cette idée de la réutilisabilité, « s’appuie sur des progrès faits dans des systèmes automatiques comme les drones », ce qui laisse à penser que « l’on pourrait dériver un étage sur la base de ces technologies dans des délais et pour un coût raisonnables » en raison de l’utilisation d’un certain nombre de technologies disponibles sur étagère.

Dans ce contexte, l’Onera a mené plusieurs « études avec en ligne de mire la réalisation d’un étage alliant simplicité et robustesse» de façon à évaluer dans quelle mesure il est possible de construire un système de lancement relativement peu onéreux et facile à utiliser. Ces études ont donné des résultats probants et identifié quelques points durs, notamment « autour des conditions de largage de la fusée », un moment critique pendant lequel la fusée subit des « perturbations susceptibles de dégrader ses performances », qui impactent directement la mise en orbite.

Un modèle réduit : la meilleure solution pour les tests
Au moment du largage, « les conditions doivent être idéales ». Or, avec deux engins, le véhicule porteur et la fusée positionnée en dessous, qui sont de masse sensiblement identique, des «interactions dynamiques et aérodynamiques se produisent et compliquent le pilotage et la manœuvrabilité du système de lancement ». Il serait possible de régler ce problème à l’aide de « modélisations numériques et d’essais en soufflerie » mais le coût est apparu trop élevé. Il a alors été décidé, en septembre 2010, de réaliser un « démonstrateur à échelle réduite Eole, un engin représentatif d’un certain nombre de facteurs de similitudes » des conditions au moment du largage sur un système de grandes dimensions. En reproduisant avec un engin de plus petites dimensions cette phase du vol, l’Onera compte obtenir des informations « qui vont permettre d’apprendre ce qu’il va subir » de façon à les analyser et les interpréter pour évaluer ce qui se « passerait sur un système de plus grandes dimensions, c’est-à-dire opérationnel ».

Eole est un engin de 6,7 m d’envergure et d’une masse au décollage de 150 kg avec une forme qui, « par rapport à l’usage qui en est fait, a été brevetée (Cnes, l’Onera, Aviation, Design)». Sa taille est suffisamment grande pour y intégrer « de nombreux capteurs pour simuler des conditions de largage représentatives d’un système opérationnel ».

Si ce démonstrateur à échelle réduite représente un indéniable saut conceptuel, il n’y a aucune rupture technologique. « C’est un assemblage innovant qui s’appuie sur des technologies existantes ». Aujourd’hui, l’engin est en phase de construction chez Aviation Design. L’Onera vise une première série de vols de démonstration en juin 2012 pendant laquelle seront testées « des fusées sans charge utile qui ne vont pas aller dans l’espace » mais seront représentatives de « situations réelles au moment de la séparation ». À la fin de cette campagne d’essais qui devrait durer plusieurs mois, Eole devrait être « déclaré apte au vol » et amener l’Onera et le Cnes à s’interroger sur « l’opportunité ou non de poursuivre son développement vers un engin plus grand et pleinement opérationnel pour des missions institutionnelles, voire commerciales à plus long terme ».

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

Le 8 septembre 2011 à 10h35

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/eole-un-projet-de-lanceur-de-satellites-aeroporte-de-lonera_33214/#xtor=RSS-8