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dimanche 5 octobre 2014

Espace - Semaine du 28 septembre au 04 octobre 2014

La semaine qui vient de s’écouler a été riche d’évènements spatiaux ou du mois y ont été rapportées des informations qui ont attiré mon attention. Ces informations relèvant de politiques spatiales ou d’utilisation des technologies spatiales sont très éloquentes d’enseignement. Je terminerai par une information se rapportant à « l’ascenseur spatial » pouvant être considérée jusqu’à preuve du contraire comme information insolite.

La première information, citée par [1], indique que la Cité de l’Espace à Toulouse (ouverte en 1997) a enregistré un record de fréquentation estivale avec plus de 84.000 visiteurs venus découvrir les nouveautés du parc à thème. Cela prouve que l'espace fait toujours rêver. Les expositions consacrées aux missions Curiosity et Rosetta, très médiatisées, et la nouvelle Coupole de l’Astronome ouverte en mai ne sont pas étrangères à ce succès. Il y a lieu de préciser que :

- les tarifs varient de 20,5 à 24 euros pour les adultes et de 15 et 17,5 euros pour les enfants selon la période de l’année [11].

- Curiosity est le rover ou astromobile développée par le centre JPL de l'agence spatiale américaine de la NASA dans le cadre de la mission d'exploration de la planète Mars (Mars Science Laboratory). La sonde spatiale a été lancée le 26 novembre 2011 par une fusée Atlas V. Le site d'atterrissage, sur lequel la sonde spatiale s'est posée le 6 août 2012, se situe dans le cratère Gale. Celui-ci présente dans un périmètre restreint donc compatible avec l'autonomie du rover, des formations reflétant les principales périodes géologiques de la planète dont celle — le Noachien — qui aurait pu permettre l'apparition d'organismes vivants. Au cours de sa mission, Curiosity va rechercher si un environnement favorable à l'apparition de la vie a existé, analyser la composition minéralogique, étudier la géologie de la zone explorée et collecter des données sur la météorologie et les radiations qui atteignent le sol de la planète. La durée de la mission est fixée initialement à une année martienne soit environ 669 sols (jours solaires martiens) ou 687 jours (solaires) terrestres [12].

- Rosetta est une mission spatiale de l'Agence spatiale européenne (ESA) dont l'objectif principal est de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète 67P/TG Churyumov Gerasimenko et sur son comportement à l'approche du Soleil. La sonde spatiale, d'une masse de trois tonnes lors de son lancement, doit se placer en orbite autour de la comète puis, après une période d'observation de plusieurs mois, envoyer Philaé, un petit atterisseur de 100 kilogrammes, se poser sur sa surface pour analyser in situ la composition du sol. Il est espéré qu'elle permettrait de confirmer ou infirmer les modèles actuels sur le processus de formation du Système solaire dont les comètes constituent des vestiges. Rosetta a été lancée par une fusée Ariane 5 G+ le 2 mars 2004 [13].

- La coupole de l'astronome à la Cité de l'espace à Toulouse a été inaugurée le 12 mai 2014. Sous ses 7m50 de diamètre, la coupole abrite un télescope de 40 centimètres et une lunette dédiée à l'observation du Soleil. Cet équipement de 350 000 euros a été entièrement financé par la Cité de l'espace [14].

Les politiques spatiales

La Chine et l’Inde sont sources de nouveautés en politiques spatiales. D’abord, la Chine travaille sur le concept fort pertinent de système intégré d'observation de la Terre. En effet, selon [2], la Chine prévoit de construire un système d'observation de la Terre, qui intègre l'utilisation de l'air, de l'espace et de la technologie au sol, y compris les drones, les satellites et les systèmes GPS dans les dix prochaines années. La Chine a déjà construit un réseau de satellites et d'autres installations pour l'observation de la terre en poursuivant ses programmes spatiaux, y compris la navigation habitée de l'espace, la sonde lunaire et système de navigation GPS Beidou. Ainsi, la Chine veut promouvoir la construction d'un système haute définition d’observation de la terre (EBS) et l'infrastructure de données spatiales. Le réseau GPS Beidou, opérationnel en Chine depuis Décembre 2011, dispose de 16 satellites de navigation qui fournissent des services de GPS à travers la région Asie-Pacifique. La Chine prévoit de porter ce nombre à 30 satellites d'ici 2020 pour en faire un GPS complet.

En attendant, la Chine a publié lundi dernier la première série de photos prises par Gaofen-2, son satellite d'observation de la Terre le plus avancé [3]. Le Gaofen-2 est le deuxième des sept satellites à lancer pour le projet Gaofen d'observation haute définition avant 2020 Le projet a été lancé en mai 2010 [2]. Gaofen-2 peut voir un objet d'un mètre de long depuis l'espace et en couleur. Les zébrures d'un passage pour piétons dans la zone de Xizhimen au centre-ville de Beijing sont clairement visibles dans l'une des 15 photos publiées. Gaofen-2 a été lancé le 19 août. Il est le deuxième des sept satellites à avoir été lancé pour le projet Gaofen, un programme chinois d'observation en haute définition d'ici 2020. Gaofen-1 a été lancé en avril 2013.

Image prise par Gaofen-2, représentant l'axe central de Beijing. [Photo: sastind.gov.cn]

Ensuite, j’ai été attiré par le concept indien du Jugaad [4] qui serait derrière les succès de l’Inde dans de nombreux domaines en général et dans le domaine spatial en particulier. Jugaad est un mot du registre familier hindi que l'on pourrait traduire approximativement par "débrouillardise" - ou plutôt "l'art de faire plus avec moins". Concrètement, il s'agit d'une sorte de philosophie qui consiste à concevoir des solutions simples mais efficaces en mettant en œuvre pragmatisme et ingéniosité. Comme l'a fait remarquer le New York Times en février 2014 (in [4]), le Jugaad est déjà largement mis en œuvre dans la recherche d'innovation indienne, et souvent revendiqué comme force nationale : l'Inde a en effet créé la voiture la moins chère du monde (la Tato Nano, accessible pour 1560 euros), la tablette la moins chère, ou encore le réfrigérateur en argile (Miticool) qui fonctionne sans électricité. Comme le suggère Navi Radjou dans l'Express en novembre 2013 (in [4]), l'esprit Jugaad, forme dominante de l'innovation dans les marchés émergents, pourrait apporter une lumière nouvelle à la vision occidentale actuelle de l'innovation, souvent très institutionnalisée et normalisée dans ses processus opérationnels. Ce consultant en innovation, basé dans la Silicone Valley, est coauteur d'un essai intitulé L'innovation Jugaad : Redevenons ingénieux ! (Diateino, 2013), dans lequel il met en lumière les intérêts possibles d'une telle approche pour la croissance des entreprises occidentales, dans un contexte de ressources financières et énergétiques restreintes. Un certain nombre d'entreprises ont déjà reconnu la pertinence de cet état d'esprit (in [4]).

Comme pour étayer ce concept, la Mars Orbiter Mission (MOM), encore appelée mission Mangalyaan (de l'hindi "véhicule martien"), vient de se placer en orbite autour de Mars ce mercredi 24 septembre au matin, après un voyage de plus de 700 millions de kilomètres initié le 5 novembre 2013 dans le golf du Bengal. Le succès de cette mission, deux jours après celui de la mission martienne MAVEN de la NASA, positionne l'Inde comme une puissance spatiale de premier plan et lui permet de rejoindre le club fermé des mises en orbite martiennes réussies, aux côtés des Etats-Unis, de la Russie et de l'Union Européenne [4]. Aujourd'hui, avec 57 million d'euros seulement, la mission Mangalyaan est la plus économique de l'histoire de l'exploration spatiale (pour comparaison, la sonde des Etats-Unis MAVEN, elle aussi lancée en novembre 2013 et arrivée sur mars avec succès, a coûté 510 million d'euros, soit environ neuf fois plus). On se réjoui de ce succès. D’après [4], on peut supposer que la réussite de Mangalyaan va éveiller un intérêt encore plus grand sur cette vision de l'innovation.

Forte de cet exploit, l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) et la NASA ont signé deux documents scellant formellement les accords entre les Etats-Unis et l'Inde pour renforcer la coopération dans l'exploration de Mars et pour une mission conjointe NASA et ISRO d'observation de Terre plus tard cette décennie [5]. Le premier accord met en place un groupe de travail Mars de la NASA et d'ISRO, qui se réunira une fois par an. Sa tâche est d'identifier les programmes et les objectifs scientifiques et technologiques que la NASA et l'ISRO ont en commun pour l'exploration de Mars, ainsi que la possibilité de futures missions conjointes de la planète rouge. Le second accord engage les deux pays à la mission NASA et ISRO du radar à ouverture synthétique (NISAR), dont le lancement est prévu pour 2020. Ce satellite d'observation de la Terre sera utilisé pour mesurer les changements à la surface terrestre de la Terre afin d'étudier les impacts environnementaux et les mouvements de la croûte, des calottes glaciaires et des glaciers. Pour ce faire, NISAR sera le premier satellite à utiliser deux fréquences radar différentes dans la bande L et la bande S. Ceci fournira, selon la NASA, des résolutions de moins d'un centimètre. En vertu de l’accord, la NASA fournira la bande L du radar à ouverture synthétique (SAR), le système de communication, les appareils GPS, l’enregistreur, et les sous-systèmes de données, tandis que l'ISRO apportera la navette spatiale et la bande S du SAR, ainsi que la réalisation de la tâche de lancer le satellite en orbite.

Les utilisations de la télédétection et de l’espace

On se rappelle encore du vol MH17 du 17 juillet 2014, de la compagnie aérienne Malaysia Airlines, en provenance d'Amsterdam, aux Pays-Bas et à destination de Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, assuré par un Boeing 777-200ER, qui s'est écrasé dans l'Est de l'Ukraine, près de la frontière avec la Russie. Les premiers rapports indiquent que les 283 passagers et 15 membres de l'équipage à bord sont tous morts. Selon [6], l'équipe d'enquête de ce vol pense utiliser une méthode de télédétection pour examiner le site du crash afin d’éviter de négliger tout objet qui peut expliquer ce qui s’est réellement passé. Cette méthode utilise le Lidar (Light Detection and Ranging), capable de balayer l'ensemble de la région et d’en fournir instantanément une cartographie en trois dimensions. Ce qui permettrait une analyse en profondeur du site de l'accident et de la structure des sols. Des débris discrets imperceptible à l'œil humain, peuvent être alors localisés. On sait déjà que le Lidar est couramment utilisé par les compagnies pétrolières et de gaz et dans des domaines tels que l'archéologie, la géographie, la géomorphologie, la sismologie et la foresterie.

Sur un autre plan plus scientifique, la télédétection et l’espace ont été mis à contribution, selon [7], pour créer une nouvelle carte du fond marin terrestre. Deux fois plus précise que la version précédente produite il y a près de 20 ans, la nouvelle carte détaille des milliers de montagnes inexplorées et fournit de nouveaux indices sur la formation des continents. La précision de la nouvelle carte est améliorée grâce à des instruments de télédétection, notamment l'accès aux données satellitaires, jusque-là inexploitées, provenant des satellites CryoSat-2 et Jason-1. Le satellite CryoSat-2 de l'ESA est généralement axé sur la surveillance du volume de la glace polaire mais opère également de façon continue sur les océans. Le satellite Jason-1 de la NASA a été redirigé pour la cartographie du champ de gravité de la Terre au cours de la dernière année de sa mission de 12 ans. Les données de ces satellites ont été combinées avec les données existantes et utilisées pour élaborer un modèle scientifique qui capte les mesures de gravité sur le fond de l'océan. Le résultat final est une carte qui a révélé les détails de milliers de montagnes sous-marines qui atteignent un kilomètre (0,6 miles) ou plus du fond de l'océan, offrant aux géophysiciens de nouveaux outils pour analyser des centres de propagation océaniques et des bassins océaniques éloignées, et un éclairage nouveau sur la tectonique des océans profonds. On peut voir ainsi clairement des collines abyssales, qui sont les formes de terre les plus communes sur la planète. La carte a également révélé pour la première fois des connexions continentales à travers l'Amérique du Sud et l'Afrique nouvellement exposées, et de nouvelles preuves de l’étalement des crêtes des fonds marins dans le golfe du Mexique, qui étaient actifs il y a 150 millions d'années, mais qui sont désormais enterrées par une couche de sédiments de 1,6 km (1 miles) d'épaisseur. L'une des utilisations les plus importantes de ce nouveau champ de gravité marin sera d'améliorer les estimations de la profondeur du fond marin dans les 80 pour cent des océans qui restent inconnus ou qui sont enterrés sous des sédiments épais. La nouvelle carte permettra également la prochaine nouvelle version des cartes des océans de Google pour remplir de grands vides entre les profils de profondeur fournis par des enquêtes par bateau. La vidéo ci-dessous détaille la nouvelle carte, qui peut être consulté ici. On avait l’impression jusque-là d’en savoir plus sur la topographie de la Lune et de Mars étant donné qu'ils ne sont pas couverts par les océans, que sur les profondeurs des océans de la Terre. Avec la création de cette nouvelle carte de fond marin au monde, cette lacune va semble-t-il être relevée.




Maintenant, contemplons ensemble ces images de la Terre vue de l'espace en accéléré [8]. L'astronaute allemand Alexander Gerst, qui se trouve à bord de la Station spatiale internationale (ISS), a eu la bonne idée de faire un timelapse où se succèdent éclairs, aurores boréales et lever de soleil. Il a tourné ce timelapse à 400 kilomètres d'altitude, à une vitesse de 28800 km/h. L'ISS accomplit un tour de planète complet en 90 minutes. A voir absolument.



D'un autre côté, un satellite de la NASA a capturé fin septembre ces spectaculaires images de l'arrivée de l'automne au Canada et dans le nord-est des États-Unis [9]. En effet, cette année, l’automne est arrivé le 23 septembre. Les feuilles commencent à jaunir et rougir pour finalement tomber quelques jours plus tard. La raison de ce changement de couleur est notamment dû au raccourcissement des jours. Du fait que le soleil est moins présent, la chlorophylle des feuilles ne peut plus absorber les rayons du soleil comme durant l'été. Et cela peut rapidement se voir grâce aux images capturées par le satellite Terra de la NASA grâce au MODIS (Radiomètre spectral pour imagerie de résolution moyenne). Sur le site de la NASA Worldwide, il est possible d'observer les États-Unis... Ces changements de couleurs sont le signe que les journées chaudes d'été laissent la place aux saisons froides. Avec la disparition de la chlorophylle, les pigments rouges, jaunes et orange prennent le dessus. Regardez cette vidéo pour plus d'infos sur le mécanisme régissant le changement de couleurs des feuilles.

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Entre le 16 juin et le 27 septembre 2014

Et jetez un œil sur ces cartes de Weather Channel, montrant les pics de couleurs dans le feuillage avec l'avancée de la saison.

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Entre le 9 août et le 26 septembre 2014

Toutes les images sont issues de NASA Worldview. Explorez d'autres changements de couleurs de l'imagerie interactive par satellite de la NASA.

Insolite

Et maintenant que penser de l’information suivante rapportée par [10]. Certains ou certaines d'entre vous ont pu voir il y a quelques années le film 'H2G2 le guide du voyageur intergalactique' mettant en scène un voyageur perdu ainsi qu'un robot dépressif parcourant l'univers et parodiant bon nombre de films de science-fiction. Dans ce long métrage, le héros grimpait dans un ascenseur spatial... Il n'y a alors qu'un pas que la société Obayashi a franchi. Cette compagnie compte finaliser son projet en 2050 soit un plus de 35 ans de fonds et d'infrastructures nécessaires à ce projet tout de même dément, il faut l'avouer. D'autant plus, que la hauteur souhaitée de 96 000 kms est ébouriffante (Figure 1). Cependant, pour l'instant, il bien avouer que les technologies de construction ne sont pas à la hauteur de l'ambition et il faudra en passer par là pour réussir ce projet, notamment l'utilisation de fibres de carbone. Cette innovation technologique ne serait disponible que pour les départs de navettes spatiales d'exploration mais aussi touristique. En effet plus besoin de boosters de départ pour arracher l'engin à l'attraction terrestre, dont moins de kérosène consommé et au final un dock de départ plus facile pour éviter la gravité. Le projet de cette société ambitieuse démarrera en 2030, le temps sûrement de rassembler tous les éléments. Même si, pour l'instant, certains seraient plus que dubitatifs, souhaitons bonne chance au long cours pour la réalisation de projet herculéen!

Figure 1 - Ascenseur spatial



Références

[1] Le 1er octobre 2014 sur le site de 20minutes.fr : http://www.20minutes.fr/toulouse/1452723-20141001-toulouse-record-frequentation-estivale-cite-espaceLe 1er octobre 2014 : http://www.nst.com.my/node/39018

[2] Le 28 septembre 2014 : http://articles.economictimes.indiatimes.com/2014-09-28/news/54400544_1_foreign-satellites-navigation-gaofen-1

[3] Le 29 septembre 2014 : http://french.china.org.cn/china/txt/2014-09/29/content_33651039.htm

[4] Le 30 septembre 2014 : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76821.htm

[5] le 1er octobre 2014 : http://www.gizmag.com/us-india-space-mission-agreement/34058/?utm_source=Gizmag+Subscribers&utm_campaign=bd8c4d76fa-UA-2235360-4&utm_medium=email&utm_term=0_65b67362bd-bd8c4d76fa-91181277

[6] Le 1er octobre 2014 : http://www.nst.com.my/node/39018

[7] Le 3 octobre 2014 : http://www.gizmag.com/seafloor-map/34098/?utm_source=Gizmag+Subscribers&utm_campaign=e261f995f7-UA-2235360-4&utm_medium=email&utm_term=0_65b67362bd-e261f995f7-91181277

[8] Le 1er octobre 2014 : http://www.arcinfo.ch/fr/monde/la-terre-vue-de-l-espace-eclairs-aurore-boreale-et-lever-de-soleil-magique-577-1353823

[9] Le 3 octobre 2014 : http://www.huffingtonpost.fr/2014/10/03/espace-passage-saison-vu-ciel_n_5925212.html?utm_hp_ref=franceir=France

[10] Le 30 septembre 2014 : http://www.bienpublic.com/science-et-technologie/2014/09/30/embarquement-pour-l-espace-dans-un-ascenseur

[11] http://www.cite-espace.com/#nouvelle-cite-espacehttp://hitek.fr/42/passage-saisons-vu-ciel-satellite_1983

[12] http://fr.wikipedia.org/wiki/Mars_Science_Laboratory

[13] http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosetta_(sonde_spatiale)

[14] http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/13/1879588-cite-espace-inaugure-coupole-astronome.html

mercredi 6 août 2014

La Nasa prépare une station service robotique pour réparer les satellites en orbite

Le robot RROxiTT de la Nasa permet de simuler le transfert de comburant à un satellite

Depuis plusieurs mois, la Nasa travaille sur un nouveau système de rénovation des satellites, entièrement robotisé. Ce projet consiste en une station spatiale qui ravitaillera les satellites dans le besoin.

Depuis 1957, plus de 7000 satellites ont été envoyés dans l’espace. Si nombre d’entre eux sont désormais à l’état de débris, sont tombés en panne ou ont été désintégrés, plusieurs centaines desatellites artificiels sont encore actifs. Alors que la plupart d’entre eux sont prévus pour fonctionner pour une durée de cinq ans, la Nasa espère prolonger leur durée de vie pour éviter notamment l’accumulation des débris spatiaux.

Pour ce faire, l’agence spatiale américaine a conçu une station spatiale faisant office de station-service robotisée. Cette station permettra notamment de réapprovisionner les satellites encarburant afin de leur permettre de continuer à émettre, mais également de réparer certains satellites ou même de fabriquer des structures directement depuis l’espace. En avril dernier, la Nasa expliquait que l’objectif était « d’ajouter des années précieuses de vie fonctionnelle aux satellites et d’étendre les possibilités des opérateurs qui font face à des urgences inattendues comme la demande économique croissante et des flottes de satellites vieillissantes ». Néanmoins,comme l’affirme Space.com, un tel système permet de « réduire le nombre de déchets spatiaux dangereux en orbite au-dessus de l’atmosphère terrestre ».

Le 29 juillet dernier, les outils de déploiement de la station robotique ont été envoyés à bord dela station spatiale internationale.

Par Geoffroy Husson6 AOÛT 2014 10:00 - Source: Space.com

http://www.tomsguide.fr/actualite/satellite-robot-ravitaillement,44477.html#xtor=RSS-201

mardi 1 octobre 2013

What Does The Government Shutdown Mean For NASA?

The MAVEN Mars mission launch is among those activities that could be affected by the U.S. federal government shutdown. Credit: NASA/GSFC















A forthcoming NASA launch to Mars could be in danger of losing its launch window should a shutdown in the United States federal government that began today (Oct. 1) continue for a while. That’s just one of the ways in which NASA is affected amid a lapse of funding that is affecting all government agencies and an untold number of government contractors.

Around 97% of NASA’s 18,000 employees are off the job. Twitter, Facebook, Google Plus and other social media accounts are going dark. NASA’s website is being pulled offline. NASA Television has also ceased broadcasting.

Beyond the agency’s public face, activities ranging from certain commercial crew payouts, to conference attendance, to scientific work will cease. Awards and scholarship approvals will be delayed. The Mars Curiosity rover will be put into hibernation.

“NASA will shut down almost entirely,” said President Barack Obama in a speech late Monday (Sept. 30).



In addition to the agency’s public relations activities, NASA is planning to launch the Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN (MAVEN) spacecraft to Mars in November to examine the Red Planet’s atmosphere. There are all sorts of questions vexing scientists concerning that planet, with one of the most prominent ones being why the atmosphere thinned over the years.

Media reports indicate that if the shutdown is lengthy, MAVEN could miss the launch window and have to try again in 2016.

“A shutdown could delay the pre-launch processing currently under way with a possible impact to the scheduled Nov. 18 launch date,” Dwayne Brown, a NASA senior public affairs officer at NASA, told The Planetary Society in a story published yesterday (Sept. 30). The launch window extends for several weeks beyond that time, however.

The 3% of NASA employees who are deemed essential will work without pay until the situation is resolved. These are some of the things that will continue:

The International Space Station. Credit: NASA

International Space Station monitoring will be maintained, but with the bare minimum of ground crew. (NASA will cease regular updates of the astronauts’ activities during the furlough, although we presume if something urgent happened there would be an update.)
Robotic missions that are already in operation — think the Cassini spacecraft circling Saturn, or the Lunar Atmosphere and Dust Environment Explorer (LADEE) winging its way to the moon — will have small crews making sure that they are functioning properly. No scientific analysis will be conducted, though.
Certain other programs will continue if a shutdown would be detrimental to their performance. Space News reports that the much-delayed James Webb Space Telescope will be among them, as some of its instruments are undergoing cryogenic vacuum testing at the Goddard Space Flight Center.

Many observers noted that NASA is marking its 55th anniversary today by shutting down its activities. There’s no word yet on when the deadlock in Congress will be resolved. The last two shutdowns in 1995 and 1996 (which began in the middle of the STS-74 shuttle mission to Mir) lasted several weeks.







by ELIZABETH HOWELL on OCTOBER 1, 2013
Elizabeth Howell (M.Sc. Space Studies '12) is an award-winning freelance space journalist living in Ottawa, Canada. She reported on three shuttle launches, including the first launch "tweetup" during STS-129. Besides Universe Today, she regularly writes for SPACE.com, the Space Exploration Network and All About Space, among other publications. You can follow her on Twitter @howellspace or contact her at her website.

Read more: http://www.universetoday.com/105143/what-does-the-government-shutdown-mean-for-nasa/#ixzz2gTzyzdNX

lundi 30 septembre 2013

La NASA publie ses tests pour créer un nouveau vaisseau



Jamais à court d’idées, la NASA travaille en ce moment à la création d’un nouveau type de navette supersonique. Si elle travaille actuellement sur un prototype, c’est sur une reproduction miniature que les tests sont effectués et publiés sur Internet.

Afin d’effectuer ses tests, la NASA a en effet créé une réplique à 5,8 % de l’échelle de la véritable navette, et utilise de nombreux outils, notamment pour mesurer sa portance. Pour cela, la maquette est placée dans un tube soufflant de l’air à une vitesse subsonique. La NASA utilise alors plusieurs outils pour effectuer ses mesures, notamment l’utilisation d’un spray fluorescent qui permet de visualiser des courants d’air au-dessus et autour de l’appareil. C’est ainsi, explique la NASA, qu’elle peut déterminer certains paramètres essentiels de ses créations, et ainsi les ajuster en fonction du comportement qu’elle veut leur faire prendre.

Par Nicolas Aguila30 SEPTEMBRE 2013 17:30 - Source: Tom's Guide FR

Il n'y a pas que Mars dans l'espace : ces autres missions dont on n'entend jamais parler

Malgré la focalisation médiatique autour de l'exploration de Mars, favorisée par des fantasmes anciens autour de la planète rouge, les missions spatiales sont très variées. Du projet de capture d'astéroïdes au Google Lunar Express, il y en a pour tous les goûts.

"Les Japonais de la mission Hayabusa ont ramené sur terre des poussières d’astéroïde."

Mars, en termes de communication, l’emporte sur les autres missions spatiales mais seulement dans les médias. Il est vrai qu’en ce moment la planète rouge fait beaucoup parler d’elle car la mission Curiosity est récente et cet outil est certainement le plus productif qui soit à l’heure actuelle. Ce ne sont pas moins de 80 kilos de science qui se trouvent à son bord. Les données parviennent aux scientifiques répartis dans le monde à un volume tel qu’ils ont accumulé du retard dans l’analyse. Grâce à cet afflux, de nouvelles découvertes sont régulièrement diffusées, ce qui peut créer une impression de sur-médiatisation.

Les autres missions spatiales se poursuivent en parallèle, plus discrètement. Dans l’ensemble elles sont moins récentes, et l’essentiel des données a déjà été analysé. Mais ces missions sont toujours en cours, pour la plupart « en extension ». Les équipes en charge de les suivre sont réduites car l’activité est moindre. La sonde Cassini, qui tourne autour de Saturne, est l’exemple typique ce ces extensions : au vu de son bon fonctionnement une fois le délai initial de la mission écoulé, les scientifiques ont continué d’analyser ses données. Cette sonde n’est pas la seule dans cette situation : Messenger autour de Mercure, Magellan autour de Vénus, trois autres autour de Mars ; Voyager 1 et Voyager 2 sont en train de sortir du système solaire… Les missions spatiales sont comme des carrières professionnelles, elles ont des pics d’activité et de succès. Mars est exactement dans cette période.

Mais les missions spatiales ne se contentent pas d’explorer les planètes. Les Japonais de la mission Hayabusa ont par exemple ramené sur terre des poussières d’astéroïde. Cette mission a été un « Apollo 13 robotique » : les complications ont été nombreuses, et les scientifiques ont fait des miracles pour ramener la sonde vers la Terre. A très long terme, une autre mission a l’ambition de capturer un astéroïde pour le ramener près de notre planète. Un équipage de trois à quatre personnes s’amarrera ensuite pour en prélever un morceau.

Pour leur part, les initiatives privées de l’exploration spatiale rencontrent pour l’instant des problèmes d’argent. Le Google Lunar Express offre un prix de plusieurs millions de dollars à la première équipe privée qui parviendra à poser un engin sur la Lune, à la stricte condition qu’aucun financement gouvernemental n’intervienne. La sphère privée prend son essor lentement : l’étape la plus immédiate est la Lune, Mars relève encore de la fiction, sans parler de Jupiter et Saturne.

En 2014, l’Europe va mettre la sonde Roseta en orbite autour d’une comète, et on va même y poser un atterrisseur baptisé Sinaé. En 2015, la sonde américaine New Horizons va pour la première fois survoler Pluton. Pour la petite histoire, Pluton était considérée comme la planète la plus éloignée du système solaire au moment du lancement en janvier 2006. En août de la même année, l’Union astronomique internationale a requalifié Pluton dans les planètes naines. Le chef de la mission, Alan Stern, a fait remarquer avec humour que s’il avait demandé un budget au Congrès américain pour envoyer une sonde vers une planète naine, il n’aurait jamais obtenu eu les fonds nécessaires. Le survol de Pluton devrait se faire en juillet 2015.

Les Chinois, eux, vont se poser sur la Lune fin 2013 avec une sonde et un Rover de 120 kilos. C’est également l’intention des Indiens, qui comptent aussi envoyer des sondes vers Mars. La sonde Juno tournera autour de Jupiter, mais il faut savoir qu’une autre est déjà partie, Galileo, qui devrait arriver en août 2016. Des projets sont dessinés en ce moment pour retourner vers Saturne, et explorer ses lunes, Titan (son cycle de l’éthane et du méthane ressemble à celui de l’eau sur terre) et Encelade (ses geysers d’eau laissent supposer un océan sous sa couche de glace). On envisage aussi de se rendre sur Europe, lune de Jupiter. Elle est blanche, recouverte de banquise, et laisse penser qu’un océan se trouve en-dessous. Ces missions extrêmement variées montrent bien que Mars n’est pas la seule préoccupation des scientifiques.


Olivier Sanguy
Olivier Sanguy est spécialiste de l’astronautique et rédacteur en chef d’Enjoy Space, le site d’actualités spatiales de la Cité de l’espace à Toulouse.

Publié le 30 septembre 2013

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pas-que-mars-dans-espace-ces-autres-missions-dont-on-entend-jamais-parler-olivier-sanguy-856029.html#iszHY5mLwwyVGkIG.99

samedi 28 septembre 2013

Earthquake Births New Island off Pakistan

acquired September 26, 2013download large image (861 KB, JPEG, 2000x2000)
acquired April 17, 2013download large image (636 KB, JPEG, 2000x2000)

On September 24, 2013, a major strike-slip earthquake rattled western Pakistan, killing at least 350 people and leaving more than 100,000 homeless. The 7.7 magnitude quake struck the Baluchistan province of northwestern Pakistan. Amidst the destruction, a new island was created offshore in the Paddi Zirr (West Bay) near Gwadar, Pakistan.

On September 26, 2013, the Advanced Land Imager (ALI) on NASA’s Earth Observing-1 (EO-1) satellite captured the top image of that new island, which sits roughly one kilometer (0.6 miles) offshore. Likely a “mud volcano,” the island rose from the seafloor near Gwadar on September 24, shortly after the earthquake struck about 380 kilometers (230 miles) inland. The lower image, acquired by the Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite, shows the same area on April 17, 2013.

In the satellite images, lighter shades of green and tan in the water reveal shallow seafloor or suspended sediment. The water depth around the new island is roughly 15 to 20 meters, according to marine geologist Asif Inam of Pakistan’s National Institute of Oceanography. “The floor in that area is generally flat, but the gradient in this area changes quite abruptly,” Inam said. The top image from ALI is also clear enough to show the parallel ripples of waves marching toward the shore.

The aerial photograph below from the National Institute of Oceanography provides a close-up of the landform, estimated to stretch 75 to 90 meters (250 to 300 feet) across and standing 15 to 20 meters (60 to 70 feet) above the water line. The surface is a mixture of mud, fine sand, and solid rock. Click on the downloadable video below the image for a first-hand view.

acquired September 26, 2013download animation (84 MB, MPEG)

“The island is really just a big pile of mud from the seafloor that got pushed up,” said Bill Barnhart, a geologist at the U.S. Geological Survey who studies earthquakes in Pakistan and Iran. “This area of the world seems to see so many of these features because the geology is correct for their formation. You need a shallow, buried layer of pressurized gas—methane, carbon dioxide, or something else—and fluids. When that layer becomes disturbed by seismic waves (like an earthquake), the gases and fluids become buoyant and rush to the surface, bringing the rock and mud with them.”

Inam asserted that the underground pressure in this case came from expanding natural gas. “The main driving force for the emergence of islands in this part of the world is highly pressurized methane gas, or gas hydrate. On the new island, there is a continuous escape of the highly flammable methane gas through a number of vents.”

Several of these islands have appeared off the 700-kilometer-long Makran coast in the past century noted Eric Fielding, a tectonics scientist at NASA’s Jet Propulsion Laboratory. He explained that the Makran coast is where the Arabian tectonic plate is pushed northward and downward to go underneath the Eurasian continental plate. The thick layer of mud and rock on the Arabian Plate is scraped off and has formed the land in southwestern Pakistan, southeastern Iran, and the shallow underwater area offshore.

“The Makran coast is not very populated and any such event may easily go unnoticed, so satellite images are extremely important,” Inam said. “Mud volcanoes and islands are a natural hazard and threat to navigation.”

The life of this island is likely to be short. That underground pocket of gas will cool, compress, or escape over time, allowing the crust to collapse and settle back down. Waves, storms, and tidal action from the Arabian Sea will also wash away the loose sand, soft clay, and mud. Barnhart says such islands usually last a few months to a year before sinking back below the water line.

References and Related Reading

NASA Earth Observatory image by Jesse Allen and Robert Simmon, using EO-1 ALI data from the NASA EO-1 team. Photograph and video courtesy of the National Institute of Oceanography, Pakistan. Caption by Michael Carlowicz, with interpretation help from William Barnhart, U.S. Geological Survey, Asif Inam, National Institute of Oceanography, Pakistan, and Eric Fielding, NASA’s Jet Propulsion Laboratory.

Instrument: EO-1 - ALI

mardi 24 septembre 2013

Un bug informatique empêche l'arrimage de Cygnus à l'ISS

La capsule Cygnus a été envoyée dans l'espace pour ravitailler la Station spatiale internationale. Leur rencontre devait avoir lieu dimanche 22 septembre, elle est ajournée à mardi.

La capsule Cygnus, en route pour l'ISS. Vue d'artiste. Crédit Orbital Sciences.

On se souvient que la capsule Cygnus a été lancée la semaine dernière - c'était le 18 septembre - par la fusée Antares, depuis la base de Wallops, située sur une île près de la côte de Virginie (sud-est des États-Unis). Les lecteurs de Sciences et Avenir ont d'ailleurs pu assister au décollage en direct depuis notre site web.

BUG. Si cette opération, orchestrée par la compagnie privée Orbital Sciences, s'est parfaitement déroulée, les choses semblent désormais se compliquer...

Cygnus - une capsule inhabitée, transportant 700 kilos de matériels et de vivres - devait atteindre sa destination finale, la Station spatiale internationale, ce dimanche 22 septembre. Il n'en sera rien. Orbital Sciences vient en effet d'annoncer qu'un "problème de logiciel" ne permettra pas cet accostage aujourd'hui. Le bug en question empêche en effet la capsule Cygnus d'intercepter les communications par radio émises depuis l'ISS, nécessaires au rattachement de l'une à l'autre.

"RENDEZ-VOUS". La rencontre entre Cygnus et la Station spatiale pourra-t-elle avoir lieu ? Les ingénieurs d'Orbital Sciences assurent que oui; ils tablent désormais sur un "rendez-vous" pour le mardi 24 septembre, dans deux jours.

Rappelons que Orbital Sciences Corp est l'une des deux seules firmes américaines avec SpaceX retenues par la Nasa pour acheminer du fret à la Station spatiale internationale.

Publié le 22-09-2013 à 14h47 - Mis à jour le 23-09-2013 à 09h37

Par Olivier Lascar
Sciences et Avenir

Test d'une capsule gonflable pour balades stratosphériques

Le vol d'essai d'un modèle réduit (2 m de
diamètre) de la capsule du projet Bloon
de Zero2infinity réalisé en novembre 2012.
Une belle vue sur la Terre...
Ce jour-là, la nacelle a atteint 32 km d'altitude.
Le ballon serait-il le futur moyen de transport
touristique pour approcher l'espace ?
© Zero2infinity
L’idée d’envoyer des Hommes flotter à 36 km d’altitude prend forme. Zero2infinity, la société espagnole qui envisage de commercialiser des séjours stratosphériques, vient de tester une structure gonflable faisant office de nacelle.

Zero2infinity poursuit son objectif. Cette société espagnole, qui veut envoyer des humains se promener dans la stratosphère en ballon, a réalisé en septembre l’essai d’une nouvelle capsule gonflable aussi résistante que légère. Elle a été conçue et fabriquée par Thin Red Line Aerospace, une entreprise canadienne qui travaille avec Bigelow Aerospace, connue pour ses structures gonflables spatiales.

Cette capsule n’était pas représentative d’un modèle de vol. Pressurisée et à la bonne forme, elle était en effet plus petite et n'a aucun hublot. Cependant, selon la société, la technologie des structures gonflables est tellement prometteuse qu’elle espère l’utiliser dans ses futurs engins.


Les tests de la nouvelle capsule gonflable de Zero2infinity. © Zero2infinity, Vimeo


L’étape suivante consistera à faire voler une structure en fibre de carbone plus grande et habitable. Les premiers essais seront inhabités puis, dans le courant de l’année 2014, un premier vol d’essai habité pourrait voir le jour, prélude au début des activités commerciales en 2015.
Nouveau site de lancement pour le ballon stratosphérique

L’essai a été effectué au-dessus de l'aéroport de Córdoba, en Andalousie, en lieu et place de celui de León où la société se trouvait auparavant. Ce nouveau site de lancement a le grand avantage de ne connaître que de faibles vents, propices au lancement de ballons quasiment tous les jours.

Le lancement du 6 septembre 2013 a eu lieu depuis l'aéroport de
Córdoba. Lorsque la société commercialisera ses vols, tous les ballons
seront récupérés. © Zero2infinity

Les ballons de Zero2infinity volant au gré des vents, cet élément est le paramètre météorologique majeur qui conditionne les lancements, comme c'est le cas pour les montgolfières. Pour faire voler ses ballons, Zero2infinity a besoin de vents très faibles pendant toute la durée du lancement, du sol jusqu’à 100 m d’altitude, la hauteur maximale du ballon quand il est gonflé.

En altitude, les vents ne posent plus problème, d'autant que la descente a lieu sous parachute, après séparation d'avec le ballon. « Il faut juste s’assurer que la trajectoire du ballon ne l’amènera pas à se poser en mer ou sur une grande ville », explique le porte-parole de la société. D'où l’importance d’un calcul de trajectoire très précis. Pour cela, la société espagnole s’appuie sur les compétences d’un professionnel ayant une centaine de lancements réussis à son actif pour la Nasa et l'Agence spatiale italienne, ainsi que d’un ancien météorologue du Cnes.

Le 24/09/2013 à 17:47 - Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/tourisme-spatial-video-test-capsule-gonflable-balades-stratospheriques-49118/#xtor=RSS-8

samedi 21 septembre 2013

Le « son » de l’espace capturé par la Nasa

Si l’existence d’une autre forme de vie dans la galaxie et au delà reste un mystère, on sait désormais que s’y trouve un « son ». C’est à partir des données transmises par Voyager 1 que la Nasa en a déduit que la sonde, envoyée dans l’espace il y a 40 ans, avait franchi l’héliopause (zone frontalière du système solaire) pour arriver dans l’espace interstellaire. Même si cette information reste sujet àpolémique.



Parmis ces données s’en trouvait une particulière : le premier son transmis depuis l’espace. Et c’est à l’occasion de l’annonce officielle du franchissement du système solaire par Voyager1 que la Nasa a partagé cette découverte.

Quand vous entendrez cet enregistrement, rendez-vous bien compte de son caractère historique. C’est la toute première fois que nous réussissons à capturer les sons présents dans l’espace interstellaire », explique Don Gurnett qui étudie de près Voyager 1.

Précision : Il n’y a, à proprement parlé, pas de son dans l’espace. Pour la bonne et simple raison que l’espace, quel qu’il soit, est rempli de… vide. Total. Profond. Omniprésent. L’absence de matière et d’air répercutant les vibrations – ou ondes acoustiques – l’empêche de se propager. C’est la « matière » qui permet à un son d’émettre en se répercutant sur elle. Pas de matière, pas de son. Pas de son… pas de son. Bref.

Qui me parle ?

Alors comment la Nasa a pu déceler un son dans l’espace infiniment vide et nous le transmettre ? Ces sons (oui, il y en a plusieurs !) ont été enregistrés il y a bientôt un an selon la Nasa (entre octobre et novembre 2012 pour les premiers et entre avril et mai 2013 pour les autres) et ont été rendus possible par les vibrations du plasma enveloppant la sonde Voyager1 dans l’espace interstellaire (Grichka, Igor, sortez de ce corps).

Les scientifiques ont remarqué que l’on percevait à chaque fois un son dont le volume augmentait. Le pointillé (visible sur la vidéo) indique que ces volumes augmentent de la même manière. Cela traduit un accroissement continu de la densité du plasma.

Grâce à tous ces éléments confirmés par l’agence spatiale le 12 septembre, cette dernière est en mesure d’affirmer que la sonde a quitté le système solaire il y a un an environ, vers le 25 août 2012, et peut ainsi nous faire partager un peu de ce qui se passe de l’autre côté.

Il ne vous reste plus qu’à fermer les yeux et vous laisser envahir par ce son interstellaire.



Par Elodie, 19 septembre 2013 à 17:00

http://www.journaldugeek.com/2013/09/19/le-son-de-lespace-capture-par-la-nasa/

jeudi 19 septembre 2013

En bref : Voyager-1 nous envoie le premier son interstellaire

En confiant à un haut-parleur les signaux recueillis par la sonde Voyager-1 au moment où elle franchissait l’une des frontières du Système solaire, la Nasa nous donne à entendre la vibration du gaz dans lequel baignent les étoiles de la Voie lactée. Le bruit le plus lointain qu’une oreille humaine ait entendu…

Dans le gaz ionisé qui l’entoure, la sonde Voyager-1 a enregistré deux séries d'ondes, qui sont la signature du milieu interstellaire, et non du vent solaire. Transmis sur un haut-parleur, ces signaux ont fait entendre un son ! © Nasa, JPL

C’est un sifflement, qui s’intensifie de mois et en mois, et qui atteint son paroxysme avant de se calmer. Il nous vient des confins du Système solaire, enregistré par la sonde de la Nasa Voyager-1. On sait désormais qu’elle a franchi en août 2013 une frontière importante de notre monde : celle appelée héliopause, où le vent solaire est brutalement arrêté par le gaz interstellaire, celui qui constitue le grand nuage qu’est notre galaxie.

Comme nous l’avions expliqué, c’est une éruption solaire qui a permis d’affirmer ce passage, que l’on sait proche depuis longtemps. En parvenant le 9 avril 2013 là où se trouvait alors Voyager-1, cette grosse bouffée de particules a fait vibrer le gaz, en fait un plasma, ionisé, et donc électriquement chargé. Cet effet a engendré des variations du champ magnétique, mesurées par les instruments de la sonde. Or, les fréquences de résonance observées ne sont plus celles du plasma solaire, mais celles du milieu intersidéral. Donc, l’héliopause avait été franchie. CQFD.

On peut en conclure que les vibrations naturelles soigneusement enregistrées par Voyager-1 depuis plusieurs mois sont de moins en moins celles dues au Soleil, et de plus en plus celles du plasma de la Voie lactée (que l’on pourrait écrire pour l’occasion « Voix lactée »…). Par deux fois, et brutalement, entre octobre et novembre 2012 et entre avril et mai 2013, la sonde a enregistré un pic d'amplitude de ces vibrations, le second étant plus fort que le premier. Il a suffi d’envoyer sur un haut-parleur ce signal, dont les fréquences se trouvent dans le domaine audible, pour obtenir un son : celui de la « Voix lactée » qui chante de plus en plus fort.


Une vue d'artiste des limites du Système solaire. Le Soleil, avec son cortège planétaire, se déplace au sein de la Voie lactée (ici de la droite vers la gauche), et les particules qu'il expulse (le vent solaire) rencontrent le plasma interstellaire. Le bord de la bulle bleue est le « choc terminal », là où le vent solaire, freiné, passe d'un régime supersonique à des vitesses subsoniques. La zone bleutée étirée vers la droite est l'héliosphère, délimitée à gauche par l'héliopause, région en quelque sorte frontale par rapport au déplacement du Soleil. C'est là que se trouve Voyager-1. Juste un peu loin, la couleur orangée indique l'onde de choc sur le milieu interstellaire. © Nasa, JPL-Caltech

Le 18/09/2013 à 16:37 - Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Comment la NASA a su que "Voyager 1" était entré dans l'espace intersidéral


Comment la NASA a su que Voyager 1 était sorti... par lemondefr


La NASA a annoncé que la sonde Voyager 1 lancée en 1977 était devenue, trente-six ans plus tard, le premier objet envoyé par l'homme à atteindre l'espace intersidéral.

Dans une vidéo publiée sur le site de l'Agence spatiale, des scientifiques expliquent comment, grâce à une imagerie radio et l'analyse de la densité du plasma autour de la sonde, ils ont pu être certains que Voyageravait quitté la "bulle" autour du soleil.

Le Monde.fr | 13.09.2013 à 12h05 • Mis à jour le 13.09.2013 à 13h41

Durée : 02:09 | Images : NASA / CC

dimanche 15 septembre 2013

NASA sends drones to track hurricanes' secrets

A pair of converted military drones are the US space agency's newest tools for tracking hurricanes and tropical storms, with the aim of improving forecasters' ability to predict them.

Originally built for military reconnaissance missions around the world, they are the size of large commercial jets and are flown remotely from a NASA base on the Virginia coast.

The drones are capable of flying for 30 hours at an altitude of 21,000 meters (69,000 feet), or twice the height of a passenger plane.

They can also cover large swaths of the Pacific and Atlantic Oceans in a single mission, according to Chris Naftel, head of the drone project at NASA's Dryden center in California, the secondary drone base.

The two Global Hawks began operating as NASA drones in 2012, as part of a project that will last for three years. The drones operate in most active months—August and September—of the Atlantic hurricane season, which goes from June to the end of November.

"It opens a window into a storm we did not have before," said Scott Braun, a research meteorologist on the project called HS3, short for the Hurricane and Severe Storm Sentinel.

"Before we had short snap shots of individual storms at various times," he told AFP.

Until now, the old stand-bys for monitoring storms have been piloted weather planes and satellites, he said.

"By being able to view a storm continuously over a 20 hour period, you have a longer window to capture it," he added.

"This experiment will allow a better understanding of the processes that govern the intensification in the formation of storms."

Even though scientists have been able to make great leaps in projecting the paths of hurricanes in recent years, their ability to predict the power and severity of storms has improved very little.

Better forecasts would help authorities more swiftly make life and death decisions, like whether and when to evacuate people in the storm's path.

According to NASA, nearly 100 million Americans live within 80 kilometers (50 miles) of a coast and are therefore at risk of being in the path of a hurricane.

The drones have two chief scientific missions: to determine the role of thunderstorms and rain in the intensification of storms, and to study the influence of the Saharan Air Layer, in the intensity of tropical cyclones.

This very dry and dusty air mass forms over the Sahara desert and moves into the tropical Atlantic from the end of springtime until the beginning of autumn.

Scientists are divided about the air mass's impact on the intensity of tropical cyclones. Some think that the dry air could weaken a storm by blocking the upward motion of air and wind, while others suggest that the phenomenon makes storms more potent.

NASA along with the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) are partners in the 30 million dollar program, and they hope that the information collected during three hurricane seasons in the Atlantic will provide some answers.

Each of the planes is equipped with different instruments, including a laser for studying the structure of the clouds, a microwave system to probe the heart of hurricanes, GPS systems and radar. The drones' precision instruments measure temperature, humidity and atmospheric pressure several times per second.

"We are really interested in trying to get measurements as close as we can to the surface of the ocean," said NOAA scientist Gary Wick.

The data are transmitted to the drone, which sends them via satellite to the control tower at Wallops then to the National Hurricane Center in Miami, Florida where they can be redistributed to weather forecasters across the country in near real-time.

1 hour ago by Jean-Louis Santini

© 2013 AFP

http://phys.org/news/2013-09-nasa-drones-track-hurricanes-secrets.html

vendredi 13 septembre 2013

Voyager 1 becomes first human-made object to leave solar system

As NASA scientists report that Voyager 1 has left the solar system, take a look at some of the amazing images the probe has provided its earthbound audience.


















(CNN) -- At the edge of the heliosphere, you wouldn't know by looking whether you left the cradle of humanity behind and floated out into interstellar space. You would just see unfathomably empty space, no matter which side of the invisible line you were on.

But scientists now have strong evidence that NASA's Voyager 1probe has crossed this important border, making history as the first human-made object to leave the heliosphere, the magnetic boundary separating the solar system's sun, planets and solar wind from the rest of the galaxy.

"In leaving the heliosphere and setting sail on the cosmic seas between the stars, Voyager has joined other historic journeys of exploration: The first circumnavigation of the Earth, the first steps on the Moon," said Ed Stone, chief scientist on the Voyager mission. "That's the kind of event this is, as we leave behind our solar bubble."

A new study in the journal Science suggests that the probe entered the interstellar medium around August 25, 2012. You may have heard other reports that Voyager 1 has made the historic crossing before, but Thursday was the first time NASA announced it.

NASA: Voyager 1 has left solar system

Images from Voyager 2

The twin spacecraft Voyager 1 and 2 were launched in 1977, 16 days apart. As of Thursday, according to NASA's real-time odometer, Voyager 1 is 18.8 billion kilometers (11.7 billion miles) from Earth. Its sibling, Voyager 2, is 15.3 billion (9.5 billion) kilometers from our planet.

Voyager 1 is being hailed as the first probe to leave the solar system. But under a stricter definition of "solar system," which includes the distant comets that orbit the sun, we'd have to wait another 30,000 years for it to get that far, Stone said.

Another milestone for long after we're gone: The probe will fly near a star in about 40,000 years, Stone said.

How do we know?

Voyager, currently traveling at more than 38,000 miles per hour, never sent a postcard saying "Greetings from interstellar space!" So whether it has made the historic crossing or not is a matter of controversy.

"The spacecraft itself really doesn't know," Stone said. "It's only instruments that can tell us whether we're inside or outside."

Further complicating matters, the device aboard Voyager 1 that measures plasma -- a state of matter with charged particles -- broke in 1980.

To get around that, scientists detected waves in the plasma around the spacecraft and used that information to calculate density. Vibrations in the plasma came from a large coronal mass ejection from the sun in 2012, resulting in what Stone called a "solar wind tsunami." These vibrations reached the area around Voyager this spring.

Measurements taken between April 9 and May 22 of this year show that Voyager 1 was, at that time, located in an area with an electron density of about 0.08 per cubic centimeter.

This illustration shows NASA's Voyager 1
spacecraft entering the space between stars.
In the interstellar medium, the density of electrons is thought to be between 0.05 and 0.22 per cubic centimeter. The particles of interstellar plasma were created by the explosions of giant stars, and carry the magnetic field of the galaxy, scientists said.

Last year, between October 23 and November 27, researchers calculate that Voyager 1 was in an area with an electron density of 0.06 per cubic centimeter. That's still within the interstellar space range, and it means that over time the spacecraft passed through plasma with increasing electron density.

The study, led by University of Iowa physicist Donald Gurnett, suggests that the plasma density is about 30 times higher in the interstellar medium than in the heliosphere, which is close to what scientists thought based on other kinds of measurements. The boundary is called the heliopause.

Voyager mission timeline:

When did it happen?

Scientists have been using several kinds of measurements to figure out if and when Voyager 1 had reached the interstellar medium.

Evidence from particle data had already pointed toward the conclusion that the probe succeeded. In late July and early August of 2012, scientists saw dips in the concentration of particles made in the solar system, and peaks in particles made outside.

"If you just looked at that data, you'd think it's pretty clear that we've actually crossed a boundary. We're no longer in the place where the solar system particles are being made, and we're actually out in the interstellar medium," said Marc Swisdak, associate research scientist in the Institute for Research in Electronics and Applied Physics at the University of Maryland. Swisdak was not involved in the new study, but has worked with Voyager data.

Magnetic field measurements suggested otherwise. Researchers had expected to see stark changes in magnetic field direction when the probe crossed out of the heliosphere, but that wasn't supported by measurements from the probe.

Swisdak and colleagues published a modeling study suggesting that the particle data is more relevant, and that the magnetic field might not change as much as people thought. They proposed a crossing-over date of July 27 -- about a month sooner than the new study.

The specific date will likely be debated for some time, Swisdak said. One possible explanation is that if the heliosphere is analogous to an air-conditioned room, Voyager stepped through the doorway into a hot room on July 27. For a month it was in a metaphorical room with a mixture of hot and cold air, and finally entered the truly hot part on August 25.

Puzzles still surround the magnetic field at the edge of the heliosphere, Stone said, and "We're going to be prepared to have more surprises."

NASA sends unmanned rocket to the moon

What else is out there?

Voyager 1 has only 68 KB of memory on board -- far less than a smartphone, said Suzanne Dodd, Voyager project manager. Scientists communicate with the spacecraft every day.

"It's the little spacecraft that could," she said in a NASA press conference.

The probe now has a totally new mission, Stone said.

"We're now on the first mission to explore interstellar space," he said. "We will now look and learn in detail how the wind which is outside, that came from these other stars, is deflected around the heliosphere."

Wind -- made of particles -- from these other stars has to go around the heliosphere the way a water in a stream flows around a rock, Stone said. Scientists are interested in learning more about the interaction between our solar wind and wind from other stars.

Natural radioactive decay provides heat that generates enough electricity to help Voyager 1 communicate with Earth. The first science instrument will be turned off in 2020, and the last one will be shut down in 2025, Stone said.

Both Voyager probes carry time capsules known as "the golden record," a 12-inch, gold-plated copper disc with images and sounds so that extraterrestrials could learn about us. Let's hope they can build appropriate record players.

Voyager 2 will likely leave the heliosphere in about three to four years, Stone said.

Its plasma instrument is still working, Stone said, so scientists can directly measure the stellar wind's density, speed and temperature. That also means that when it crosses out of the heliosphere, Voyager 2 will send a clearer signal.

At that time, it will join its twin in the vast nothingness between stars that used to be beyond our reach.

Rocket frog takes flying leap

By Elizabeth Landau, CNN
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September 13, 2013 -- Updated 0220 GMT (1020 HKT)

samedi 7 septembre 2013

The solar system moves through a local galactic cloud at a speed of 50,000 miles per hour

Click for high-res version


The solar system moves through a local galactic cloud at a speed of 50,000 miles per hour, creating an interstellar wind of particles, some of which can travel all the way toward Earth to provide information about our neighborhood.

Image Credit: NASA/Adler/U. Chicago/Wesleyan.

(via Eleven Spacecraft Show Interstellar Wind Changed Direction Over 40 Years)

Posted on September 6, 2013

Source: nasa.gov

http://science-junkie.tumblr.com/post/60457598573/the-solar-system-moves-through-a-local-galactic#.UisO_dJLPSk

jeudi 22 août 2013

Dans quel espace se trouve Voyager 1 ?

La sonde Voyager © NASA

La sonde américaine lancée en 1977 serait déjà sortie de notre système solaire, selon certaines sources. Alors que la NASA est plus prudente, affirmant que Voyager n'est pas encore dans l'espace interstellaire.

Selon la revue américaine Astrophysicial Journal Letters, Voyager 1 est bel et bien sortie du système solaire. La sonde se trouverait actuellement dans une zone inconnue, l'espace interstellaire. Cette zone est composée de gaz galactiques. Il s'agit d'une zone où les particules émises par le Soleil ont pratiquement disparu et où celles des rayons cosmiques de la Voie lactée abondent. Si cette information était confirmée, Voyager serait le premier objet de fabrication humaine à entrer dans l'espace intersidéral.

Les sondes Voyager 1 et 2, lancées il y a 36 ans, avaient pour objectif l'étude des planètes du Système solaire. Elles ont survolé Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune ainsi que 48 de leurs lunes. Voyager 1 se trouve actuellement à 18,7 milliards de kilomètres de la terre, d'après le décompte de la NASA. Elle est plus rapide que sa jumelle Voyager 2. Les deux en tout cas sont encore en état de fonctionnement.

Théories contradictoires

La NASA, qui a lancé Voyager, estime que la sonde n'a pas encore quitté le système solaire. Des scientifiques interrogés en début d'été pensaient que la sonde était encore dans le système solaire en raison du champ magnétique traversé par Voyager 1. Ce champ magnétique est toujours aligné comme celui du soleil. Si la sonde était réellement entrée dans l'espace interstellaire, les scientifiques pensent que la direction du champ magnétique serait différente. "Cela laisse fortement penser que nous sommes toujours dans l'héliosphère (la bulle de plasma du soleil qui entoure le système solaire)", déclarait notamment le scientifique Leonard Burlaga qui travaille pour l'Agence spatiale américaine.

Quoi qu'il en soit, les données recueillies par les neuf instruments à bord de chacune des sondes en font la mission d'exploration du Système solaire la plus fructueuse scientifiquement de toute l'histoire spatiale.

lundi 19 août 2013

La plus grande voile solaire sera lancée par SpaceX

Fin 2014, SpaceX doit lancer lors d’un même vol pour le compte de la Nasa le satellite climatique DSCOVR et Sunjammer, la plus grande voile solaire jamais déployée dans l’espace. Elle pourrait servir de moyen de propulsion dans diverses missions, par exemple pour le transport de différentes charges utiles entre planètes, ou encore au positionnement de satellites dans l’espace.

Essai de déploiement de la voile Sunjammer avant qu'elle ne soit pliée de façon méticuleuse, afin
d'éviter qu'elle se froisse au moment de son ouverture dans l'espace. © Nasa

La Nasa va lancer la plus grande voile solaire jamais construite, dans le cadre du Sunjammer Project. D’une superficie de 1.207 m2 (37 m de côté environ), elle est sept fois plus grande que toutes les autres testées dans l'espace. Pliée, elle pèse seulement 32 kg ! Son lancement peut être envisagé grâce au succès de la voile solaire NanoSail-D, lancée en 2011, et qui a constitué un test de la technique de déploiement qu'utilisera Sunjammer.

Elle sera lancée comme passager secondaire avec le satellite climatique DSCOVR (Deep Space Climate Observatory) de la Nasa par un lanceur Falcon 9 de SpaceX, en novembre 2014. Ce satellite, une initiative d’Al Gore du début des années 2000 pour sensibiliser le grand public à l'avenir de la Terre, observera en continu la planète de façon à mesurer son albédo et à analyser le cycle des nuages. Il fournira également en direct sur Internet la vue de la face éclairée de la planète. Le satellite DSCOVR sera lancé au point de Lagrange 1 à 1,5 million de km de la Terre.

Aujourd'hui, aucun projet en développement ne prévoit d'utiliser
une voile solaire comme moyen de propulsion. © Olivier Boisard, U3P

Quant à Sunjammer, elle s'en ira encore plus loin. Il est prévu qu'elle voyage jusqu’à plus de trois millions de kilomètres de la Terre, pour rejoindre sa position, poussée par la seule force des photonsémis par le Soleil. Cette mission de démonstration a pour but de prouver que la propulsion solaire peut être utilisée pour des missions bon marché. La Nasa souhaite donc se faire une idée précise de l’efficacité de ce type de propulsion, avant de réfléchir à de nouveaux projets. Pendant son vol, des essais de contrôle de comportement, de stabilité et de récupération de trajectoire sont prévus ainsi qu’une séquence de navigation de précision. Sunjammer embarquera également des instruments demétéorologie spatiale.

Des idées qui ne manquent pas pour cette voile solaire

Le principe des voiles solaires est analogue à celui des voiles à vent, mais ce sont les flux de photons solaires, et non les courants d’air, qui la poussent. En « rebondissant » sur la voile qui agit comme un miroir, les radiations solaires exercent une poussée sur celle-ci. La pression solaire est très faible et diminue proportionnellement au carré de la distance au Soleil. Mais elle agit en permanence. Autrement dit, il faut maximiser le rapport S/m (surface par rapport à la masse du satellite).

Malgré cette très faible poussée, celle de Sunjammer est estimée à 0,01 newton, et étant donné que dans l'espace, ce n’est pas tant la force qui compte, mais la durée de l’application de cette force, pour peu que l'on ne recherche pas la vitesse, il est possible de l'utiliser à des fins opérationnelles. Il faut évidemment choisir des trajectoires qui se rapprochent du Soleil, afin d'acquérir de la vitesse.

Positionner des satellites et transférer des charges utiles avec Sunjammer

Les missions de la voile solaire seront diverses. On citera en exemple des satellites d’alertes avancées (météorologie spatiale, activité du Soleil, surveillance du ciel) que l’on positionnera dans l'espace, ou tout simplement des satellites stationnés au-dessus des pôles pour la retransmission de signaux radio. Les satellites classiques n’arrivent pas à assurer la liaison avec les pôles.

À plus long terme, un voyage de la Terre vers Mars est possible. Une voile solaire pourrait être utilisée pour le transfert de charges utiles entre les deux planètes, mais également amener des objets lourds vers les planètes géantes du Système solaire. Certains ont aussi l'idée d'envoyer un satellite à destination d’une étoile proche du Soleil.

Enfin, l’idée d’utiliser Sunjammer pour désorbiter des satellites en fin de vie, voire de débarrasser l’orbite basse de débris encombrants, n’apparaît pas encore comme une solution d’avenir réaliste.


Le 19/08/2013 à 08:32 - Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-plus-grande-voile-solaire-sera-lancee-spacex-48309/#xtor=AL-29-1[ACTU]-48309[La-plus-grande-voile-solaire-sera-lancee-par-SpaceX]