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dimanche 29 septembre 2013

Aussi brillant qu’un million de soleils : le trou noir au cœur de la Voie Lactée serait sur le point d'exploser

Le trou noir supermassif au centre de notre galaxie, la Voie Lactée, consommera bientôt une goutte de gaz qui le fera rayonner d'énergie à un rythme effréné.


L'anéantissement de ce nuage de gaz pourrait durer plus d'un an

Rien n'est plus tranquille que l'étendue de la Voie Lactée flottant dans le ciel d'une nuit d'été. Enfin, c'est ce que vous pensez ! En réalité, le centre de notre galaxie est un chaos d'étoiles et de débris qui tournent autour d'un immense trou noir qui fait 4 millions de fois la masse du soleil. Et les choses ne sont pas prêtes de se calmer. Des astronomes ont découvert qu'une boule de gaz, appelée G2, s'est égarée et se dirige actuellement vers le trou noir.

Ce gaz avance très vite. A tel point qu'il entre en collision avec d'autres matières, se réchauffe et émet une grande quantité d'énergie. Le trou noir va bientôt consommer cette boule de gaz. Un événement similaire s'est produit il y a une centaine d'années, créant un éclat de lumière aussi brillant qu'un million de soleils. Une donnée parvenue à notre connaissance grâce aux échos de lumière qui rebondissent autour du centre de la galaxie. Selon le astronome du MIT Sheperd Doeleman, l'anéantissement de ce nuage de gaz pourrait durer plus d'un an. Elle considère d'ailleurs ce moment comme "un événement unique dans une vie".




Le trou noir central a beau être immense, il reste mille fois trop petit pour être observé avec le télescope spatial Hubble. Il est également obscurci par la poussière interstellaire qui bloque toute la lumière visible, bien que certaines ondes radio peuvent passer à travers. C'est pour cela que Sheperd Doeleman organise l'Event Horizon Telescope, un projet qui vise à créer un réseau international d'antennes paraboliques qui, ensemble, représentent un système dont le diamètre effectif est aussi important que celui de la Terre.

D'ici deux ans, le réseau de l'Event Horizon Telescope augmentera donc considérablement ses capacités d'observation. Une trentaine de radiotélescopes devraient rejoindre d'ici 2015 les quatre appareils qui en font déjà partie. Selon Sheperd Doeleman, le radiotélescope ainsi créé permettra également de réaliser des observations inédites de Sagittarius-A et de son disque d'accrétion. L'Event Horizon Telescope a déjà permis de relever de nouvelles données concernant la galaxie M87.

Publié le 28 septembre 2013

jeudi 19 septembre 2013

En bref : Voyager-1 nous envoie le premier son interstellaire

En confiant à un haut-parleur les signaux recueillis par la sonde Voyager-1 au moment où elle franchissait l’une des frontières du Système solaire, la Nasa nous donne à entendre la vibration du gaz dans lequel baignent les étoiles de la Voie lactée. Le bruit le plus lointain qu’une oreille humaine ait entendu…

Dans le gaz ionisé qui l’entoure, la sonde Voyager-1 a enregistré deux séries d'ondes, qui sont la signature du milieu interstellaire, et non du vent solaire. Transmis sur un haut-parleur, ces signaux ont fait entendre un son ! © Nasa, JPL

C’est un sifflement, qui s’intensifie de mois et en mois, et qui atteint son paroxysme avant de se calmer. Il nous vient des confins du Système solaire, enregistré par la sonde de la Nasa Voyager-1. On sait désormais qu’elle a franchi en août 2013 une frontière importante de notre monde : celle appelée héliopause, où le vent solaire est brutalement arrêté par le gaz interstellaire, celui qui constitue le grand nuage qu’est notre galaxie.

Comme nous l’avions expliqué, c’est une éruption solaire qui a permis d’affirmer ce passage, que l’on sait proche depuis longtemps. En parvenant le 9 avril 2013 là où se trouvait alors Voyager-1, cette grosse bouffée de particules a fait vibrer le gaz, en fait un plasma, ionisé, et donc électriquement chargé. Cet effet a engendré des variations du champ magnétique, mesurées par les instruments de la sonde. Or, les fréquences de résonance observées ne sont plus celles du plasma solaire, mais celles du milieu intersidéral. Donc, l’héliopause avait été franchie. CQFD.

On peut en conclure que les vibrations naturelles soigneusement enregistrées par Voyager-1 depuis plusieurs mois sont de moins en moins celles dues au Soleil, et de plus en plus celles du plasma de la Voie lactée (que l’on pourrait écrire pour l’occasion « Voix lactée »…). Par deux fois, et brutalement, entre octobre et novembre 2012 et entre avril et mai 2013, la sonde a enregistré un pic d'amplitude de ces vibrations, le second étant plus fort que le premier. Il a suffi d’envoyer sur un haut-parleur ce signal, dont les fréquences se trouvent dans le domaine audible, pour obtenir un son : celui de la « Voix lactée » qui chante de plus en plus fort.


Une vue d'artiste des limites du Système solaire. Le Soleil, avec son cortège planétaire, se déplace au sein de la Voie lactée (ici de la droite vers la gauche), et les particules qu'il expulse (le vent solaire) rencontrent le plasma interstellaire. Le bord de la bulle bleue est le « choc terminal », là où le vent solaire, freiné, passe d'un régime supersonique à des vitesses subsoniques. La zone bleutée étirée vers la droite est l'héliosphère, délimitée à gauche par l'héliopause, région en quelque sorte frontale par rapport au déplacement du Soleil. C'est là que se trouve Voyager-1. Juste un peu loin, la couleur orangée indique l'onde de choc sur le milieu interstellaire. © Nasa, JPL-Caltech

Le 18/09/2013 à 16:37 - Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

mercredi 21 août 2013

Milky Way Shows 84 Million Stars in 9 Billion Pixels






The two images shown above are mere crop outs from ESA’s recent hit: The 9 Billion Pixel Image of 84 Million Stars. These two focus on the bright center of the image for the purpose of highlighting what a peak at 84,000,000 stars looks like.

Astronomers at the European Southern Observatory’s Paranal Observatory in Chile have released a breathtaking new photograph showing the central area of our Milky Way galaxy. The photograph shows a whopping 84 million stars in an image measuring 108500×81500, which contains nearly 9 billion pixels.

It’s actually a composite of thousands of individual photographs shot with the observatory’s VISTA survey telescope, the same camera that captured the amazing 55-hour exposure. Three different infrared filters were used to capture the different details present in the final image.

The VISTA’s camera is sensitive to infrared light, which allows its vision to pierce through much of the space dust that blocks the view of ordinary optical telescope/camera systems.

source

http://kenobi-wan-obi.tumblr.com/post/58828543475/kenobi-wan-obi-milky-way-shows-84-million-stars

dimanche 18 août 2013

Au Coeur De La Voie Lactée

"Au Coeur De La Voie Lactée" est un sublime documentaire récemment diffusé sur la chaîne Arte, qui retrace l'histoire de notre galaxie depuis le Big Bang jusqu'à nos jours.


mercredi 31 août 2011

Une Voie Lactée numérique


eris-stars-360.jpgCi-dessus une vue de profil et une vue de face de la galaxie virtuelle Eris. Crédit : Nasa/ESA/C&E Photos.

La Galaxie virtuelle Eris crée par Javier Guedes est un succès pour la simulation numérique : elle ressemble comme deux goutes d'eau à la Voie Lactée.

Une première mondiale

Jusqu'ici personne n'avais réussi à entrer dans un ordinateur des paramètres capables de retracer la formation et l'évolution d'une galaxie comme la Voie Lactée. Javiera Guedes a obtenu sa thèse en astrophysique à l'université californienne de Santa Cruz en réussissant cette prouesse.

Baptisée Eris, la galaxie virtuelle est une galaxie spirale massive, avec une barre centrale d'étoiles brillantes et des bras spiraux. La simulation met en évidence le rôle joué par les collisions de galaxies et la matière sombre dans la formation d'une telle galaxie.

Une armée de processeurs

Ce projet a requis un temps de calcul vertigineux incluant 1,4 millions d'heures de processeur sur le supercalculateur Pleiades de la NASA, plus du temps complémentaire au Centre National Suisse de Superordinateur. Le temps réel de calcul est plus court car cette charge est répartie entre les milliers de processeurs que comptent ces ordinateurs ultra puissants. Il n'en faut pas moins pour faire interagir les 60 millions de particules de matière sombre et de gaz que compte la simulation de Javiera Guedes.