Affichage des articles dont le libellé est Galaxie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Galaxie. Afficher tous les articles

mardi 12 août 2014

Nouveau scénario pour résoudre l’énigme des trous noirs géants



Même les plus énormes ogres ont un jour été petits. Et, dans le cas des trous noirs géants que l'on trouve au centre des galaxies, cela pose une véritable énigme aux astrophysiciens. Il est en effet arrivé à des chercheurs, en regardant loin dans le cosmos – ce qui revient à regarder dans son passé car la lumière des astres lointains a parfois mis des milliards d'années à nous parvenir –, de remonter à moins de 800 millions d'années après le Big Bang, dans la prime jeunesse d'un Univers aujourd'hui vieux de 13,8 milliards d'années, et de trouver des galaxies contenant un trou noir supermassif. Par supermassif, on entend un monstre équivalent à un milliard de fois la masse de notre Soleil, voire davantage. Or, même si, comme je l'écrivais dans un précédent billet, 800 millions d'années peuvent sembler une période bien longue, c'est en réalité très court pour fabriquer un trou noir aussi gargantuesque. Voilà donc où se situe l'énigme : comment ces objets étranges parviennent-ils à absorber une quantité aussi phénoménale de matière en si peu de temps ?

Pour mieux comprendre le problème, il faut savoir que, contrairement à une idée reçue, "les trous noirs ne pompent pas activement la matière – ils ne sont pas comme des aspirateurs", explique Tal Alexander, du département de physique des particules et d'astrophysique de l'Institut Weizmann (Rehovot, Israël). Ainsi que ce chercheur l'a précisé au site Space.com, "une étoile ou un flux de gaz peut se trouver sur une orbite stable autour d'un trou noir, exactement comme la Terre tourne autour du Soleil, sans tomber dedans. C'est réellement un défi de réfléchir à des moyens efficaces de conduire le gaz dans le trou noir à un rythme suffisamment élevé pour soutenir une croissance rapide."

Dans les galaxies âgées et proches de nous que nous pouvons observer, les trous noirs centraux sont plutôt à la diète : la matière y tombe lentement, presque au compte-gouttes. Cette matière provient en général du disque d'accrétion qui entoure le trou noir et tourne autour de lui un peu comme l'eau d'un lavabo qui se vide. Cela a deux effets ralentisseurs : le gaz se trouve en quelque sorte englué dans cette spirale visqueuse et c'est chacun son tour comme sur un rond-point (à la différence qu'on en "sort" par l'intérieur et non par l'extérieur). À cet embouteillage s'ajoute un second phénomène : les frictions internes au disque créent de l'énergie et une pression de radiation qui a pour effet de repousser la matière et de limiter la vitesse à laquelle elle choit dans le trou noir.

Dans une étude publiée le 7 août par Science, qu'il a cosignée avec Priyamvada Natarajan, astrophysicienne à l'université Yale (Etats-Unis), Tal Alexander a tenté de résoudre le casse-tête de la formation des trous noirs géants et de comprendre comment, à partir d'un premier trou noir, issu de la mort d'une grosse étoile de la toute première génération d'astres apparus après le Big Bang, on pouvait former un monstre du cosmos en moins d'un milliard d'années. Ces deux chercheurs ont imaginé une proto-galaxie : un trou noir de masse modeste (quelques fois la masse du Soleil) inséré au sein d'un amas d'étoiles jeunes, amas alimenté par un flux de gaz froid et dense tel qu'on pouvait en trouver dans le jeune Univers. Dans ce modèle de bébé-galaxie, le trou noir, encore léger, subit les interactions gravitationnelles des étoiles voisines et se promène à droite et à gauche comme une boule de flipper. En zigzaguant ainsi dans l'amas, il ramasse et engloutit sur son passage une bonne quantité de gaz qui lui tombe directement dans le bec sans passer par la phase du disque d'accrétion, lequel ne se forme pas dans ces conditions bousculées. Plus le trou noir grossit, plus il peut dévorer et sa croissance se déroule à une vitesse "supra-exponentielle", pour reprendre l'expression des chercheurs.

Selon les calculs de Tal Alexander et de Priyamvada Natarajan, il ne faut au maximum que quelques dizaines de millions d'années – une misère à l'échelle des temps astronomiques – pour que le trou noir accumule plus de 10 000 fois la masse du Soleil. Après cela, l'objet est devenu tellement respectable qu'il cesse de jouer au chien dans un jeu de quilles. Mais la "graine" de trou noir supermassif a bien poussé et rien ne l'arrêtera. Sa croissance ralentira certes progressivement mais cela ne l'empêchera pas d'atteindre une masse colossale avant même son milliardième anniversaire...

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/08/11/nouveau-scenario-pour-resoudre-lenigme-des-trous-noirs-geants/#xtor=RSS-3208

jeudi 19 septembre 2013

En bref : Voyager-1 nous envoie le premier son interstellaire

En confiant à un haut-parleur les signaux recueillis par la sonde Voyager-1 au moment où elle franchissait l’une des frontières du Système solaire, la Nasa nous donne à entendre la vibration du gaz dans lequel baignent les étoiles de la Voie lactée. Le bruit le plus lointain qu’une oreille humaine ait entendu…

Dans le gaz ionisé qui l’entoure, la sonde Voyager-1 a enregistré deux séries d'ondes, qui sont la signature du milieu interstellaire, et non du vent solaire. Transmis sur un haut-parleur, ces signaux ont fait entendre un son ! © Nasa, JPL

C’est un sifflement, qui s’intensifie de mois et en mois, et qui atteint son paroxysme avant de se calmer. Il nous vient des confins du Système solaire, enregistré par la sonde de la Nasa Voyager-1. On sait désormais qu’elle a franchi en août 2013 une frontière importante de notre monde : celle appelée héliopause, où le vent solaire est brutalement arrêté par le gaz interstellaire, celui qui constitue le grand nuage qu’est notre galaxie.

Comme nous l’avions expliqué, c’est une éruption solaire qui a permis d’affirmer ce passage, que l’on sait proche depuis longtemps. En parvenant le 9 avril 2013 là où se trouvait alors Voyager-1, cette grosse bouffée de particules a fait vibrer le gaz, en fait un plasma, ionisé, et donc électriquement chargé. Cet effet a engendré des variations du champ magnétique, mesurées par les instruments de la sonde. Or, les fréquences de résonance observées ne sont plus celles du plasma solaire, mais celles du milieu intersidéral. Donc, l’héliopause avait été franchie. CQFD.

On peut en conclure que les vibrations naturelles soigneusement enregistrées par Voyager-1 depuis plusieurs mois sont de moins en moins celles dues au Soleil, et de plus en plus celles du plasma de la Voie lactée (que l’on pourrait écrire pour l’occasion « Voix lactée »…). Par deux fois, et brutalement, entre octobre et novembre 2012 et entre avril et mai 2013, la sonde a enregistré un pic d'amplitude de ces vibrations, le second étant plus fort que le premier. Il a suffi d’envoyer sur un haut-parleur ce signal, dont les fréquences se trouvent dans le domaine audible, pour obtenir un son : celui de la « Voix lactée » qui chante de plus en plus fort.


Une vue d'artiste des limites du Système solaire. Le Soleil, avec son cortège planétaire, se déplace au sein de la Voie lactée (ici de la droite vers la gauche), et les particules qu'il expulse (le vent solaire) rencontrent le plasma interstellaire. Le bord de la bulle bleue est le « choc terminal », là où le vent solaire, freiné, passe d'un régime supersonique à des vitesses subsoniques. La zone bleutée étirée vers la droite est l'héliosphère, délimitée à gauche par l'héliopause, région en quelque sorte frontale par rapport au déplacement du Soleil. C'est là que se trouve Voyager-1. Juste un peu loin, la couleur orangée indique l'onde de choc sur le milieu interstellaire. © Nasa, JPL-Caltech

Le 18/09/2013 à 16:37 - Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

samedi 14 septembre 2013

Massive Galaxy Cluster




This new image from Hubble of the massive galaxy cluster Abell 1689 shows the phenomenon of gravitational lensing with unprecedented clarity. This cluster acts like a cosmic lens, magnifying the light from objects lying behind it and making it possible for astronomers to explore incredibly distant regions of space. As well as being packed with galaxies, Abell 1689 has been found to host a huge population of globular clusters.

This image is peppered with glowing golden elliptical galaxies, bright stars, and distant, ethereal spiral galaxies. Also visible are a number of blue streaks, circling and arcing around the fuzzy galaxies in the center of the image. These streaks are the tell-tale signs of a cosmic phenomenon known as gravitational lensing. Abell 1689 is so massive that it actually bends and warps the space around it, affecting how light from objects behind the cluster travels through space. These streaks are distorted forms of galaxies that lie behind Abell 1689. While the galaxy cluster is just over 2 billion light-years away, the galaxies being lensed are over 13 billion light-years distant.

Galaxy clusters like Abell 1689 exploit the magnifying powers of massive gravitational lenses to see even further into the distant Universe. Hubble's Advanced Camera for Surveys snapped these images from June 12 to 21, 2002, and between May 29 and July 8, 2010.

While our galaxy, the Milky Way, is only home to around 150 of these old clumps of stars, Hubble astronomers estimate that this galaxy cluster could possibly contain over 160,000 globulars overall – an unprecedented number.

Image: NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI/AURA), J. Blakeslee (NRC Herzberg Astrophysics Program, Dominion Astrophysical Observatory), and H. Ford (JHU) [high-resolution]

Caption: Hubble Heritage Team
BY WIRED SCIENCE STAFF
01.01.13
6:30 AM
http://www.wired.com/wiredscience/2013/01/space-photo-of-the-day-2/?pid=12151

mercredi 3 juillet 2013

L’univers en mouvement

Une équipe de recherche internationale, impliquant en France l’Institut de physique nucléaire de Lyon et le CEA-Irfu 2, vient d’établir une cartographie dynamique de l’univers proche. Ces nouvelles cartes du cosmos sont disponibles sous la forme d’un film montrant les vitesses associées aux galaxies dans l'environnement de la Voie lactée. Les cartes dressées confirment le modèle cosmologique standard.

NGC 6822, également connue sous le nom de galaxie de Barnard, est située à seulement environ 1,5 million 
d'années-lumière, et est donc un membre de notre groupe local de galaxies. Elle fait partie des galaxies étudiées dans la cadre du projet Cosmic Flow. ©Local Group Galaxies Survey Team

Notre planète est située dans un bras spiral en périphérie d’une grande galaxie : la Voie lactée. Notre galaxie fait elle-même partie d'un superamas de 100.000 galaxies. À cette échelle, l’univers ressemble à une mousse de bulles de savon : de très grands vides sont connectés par des filaments et des superamas de galaxies.

Une équipe internationale, impliquant l’Institut de physique nucléaire de Lyon (université Claude-Bernard Lyon 1, CNRS), le CEA-Irfu, l'Institut d'astronomie de l'université d'Hawaï et l'Institut de physique Racah de l'université de Jérusalem, vient de publier des résultats permettant de décrire plus précisément les mouvements de la structure de notre univers local.



Cette vidéo montre des cartes des vitesses des galaxies autour de la Voie lactée et leurs mouvements. De telles cartes peuvent être comparées aux prédictions des simulations de l'univers observable reposant sur le modèle de la cosmologie standard avec matière noire et énergie noire. © HeleneCourtois, YouTube

Outils pour étudier matière et énergie noires

Fruits du projet scientifique Cosmic Flows (flux cosmiques), les travaux des chercheurs visent à diffuser à toute la communauté scientifique la cartographie dynamique de l’univers proche, grâce à des outils de visualisation sophistiqués. Le domaine couvert s’étend jusqu'à 300 millions d’années-lumière. Pour la première fois, un film accompagnant cette publication présente des cartes qui intègrent les mouvements des grandes structures de galaxies. Comme l’étude de la tectonique des plaques permet de remonter aux propriétés des profondeurs de la Terre, les mouvements d’ensemble des galaxies permettent d’étudier et de cartographier les composantes dominantes de l’univers : l’énergie noire et la matière noire. Le film dévoile ainsi des cartes de la répartition de la matière visible, les galaxies, directement comparées aux cartes de la matière noire invisible (une matière mystérieuse qui constituerait plus de 80 % de la matière de notre univers, et qui permettrait d’expliquer notamment les mouvements des galaxies).

Cartographier avec précision en 3D la matière totale (noire et lumineuse) dans un si grand volume est une première. La correspondance entre les puits de matière noire et la position des galaxies est clairement identifiée, apportant une confirmation directe du modèle standard de la cosmologie. Au moyen de zooms et de déplacements successifs du point de vue, ce film permet de suivre les structures et leurs mouvements dans les trois dimensions et sur différentes échelles. Ainsi, la communauté scientifique dispose aujourd’hui d’une meilleure représentation de l’univers qui nous entoure : un outil précieux pour les recherches à venir.

Le 28/06/2013 à 08:36 - Par CNRS

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/univers-lointain-video-cartes-univers-mouvement-47260/#xtor=RSS-8

jeudi 20 juin 2013

Les nouvelles images du Big Bang

L’image du rayonnement fossile captée par le satellite Planck a déjà fait le tour du monde. Cette carte du ciel vieille de 13,7 milliards d’années, soit 380.000 après le Big Bang, mérite néanmoins quelques explications. Que voit-on exactement sur cette image ? Réponse de l’astrophysicien François Bouchet, coresponsable de HFI, l’un des principaux instruments

mardi 3 avril 2012

Finding Out What Dark Matter Is – And Isn’t



Astronomers using NASA’s Fermi Gamma-Ray Space Telescope have been looking for evidence of suspected types of dark matter particles within faint dwarf galaxies near the Milky Way — relatively “boring” galaxies that have little activity but are known to contain large amounts of dark matter. The results?

These aren’t the particles we’re looking for.

80% of the material in the physical Universe is thought to be made of dark matter — matter that has mass and gravity but does not emit electromagnetic energy (and is thus invisible). Its gravitational effects can be seen, particularly in clouds surrounding galaxies where it is suspected to reside in large amounts. Dark matter can affect the motions of stars, galaxies and even entire clusters of galaxies… but when it all comes down to it, scientists still don’t really know exactly what dark matter is.

Possible candidates for dark matter are subatomic particles called WIMPs (Weakly Interacting Massive Particles). WIMPs don’t absorb or emit light and don’t interact with other particles, but whenever they interact with each other they annihilate and emit gamma rays.

If dark matter is composed of WIMPs, and the dwarf galaxies orbiting the Milky Way do contain large amounts of dark matter, then any gamma rays the WIMPs might emit could be detected by NASA’s Fermi Gamma-Ray Space Telescope.

After all, that’s what Fermi does.

Ten such galaxies — called dwarf spheroids — were observed by Fermi’s Large-Area Telescope (LAT) over a two-year period. The international team saw no gamma rays within the range expected from annihilating WIMPs were discovered, thus narrowing down the possibilities of what dark matter is.

“In effect, the Fermi LAT analysis compresses the theoretical box where these particles can hide,” said Jennifer Siegal-Gaskins, a physicist at the California Institute of Technology in Pasadena and a member of the Fermi LAT Collaboration.
This dwarf spheroidal galaxy is a satellite of our Milky Way and is one of 10 used in Fermi's dark matter search. (Credit: ESO/Digital Sky Survey 2)

So rather than a “failed experiment”, such non-detection means that for the first time researchers can be scientifically sure that WIMP candidates within a specific range of masses and interaction rates cannot be dark matter.

(Sometimes science is about knowing what not to look for.)

A paper detailing the team’s results appeared in the Dec. 9, 2011, issue of Physical Review Letters. Read more on the Fermi mission page here.

by JASON MAJOR on APRIL 3, 2012

http://www.universetoday.com/94418/finding-out-what-dark-matter-is-and-isnt/

dimanche 4 septembre 2011

La naissance de notre galaxie en vidéo




Vous êtes arrivé un peu en retard pour le début du spectacle et vous vous êtes toujours demander à quoi avait pu ressembler la naissance de votre galaxie. Voici enfin la réponse:

Les astrophysiciens de l’Université de Zurich ont travaillée avec les astronomes de l’UCSC pour créer la première simulation réaliste au monde de la formation de la Voie Lactée.

La vidéo démarre moins d’un million d’années après le Big Bang. La simulation a été créée à l’aide de deux super-ordinateurs de la NASA et du Centre Suisse de Supercalculateurs. Vertigineux n’est-ce pas? [YouTube via La Información via Fogonazos]

Par fred 4 septembre 2011

http://www.gizmodo.fr/2011/09/04/la-naissance-de-notre-galaxie-en-video.html