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dimanche 13 octobre 2013

De la vie à l'extérieur de notre système solaire?

Représentation artistique de l'astéroïde Photo : Mark A. Garlick

Les restes d'un astéroïde détecté dans un autre système stellaire que le nôtre sont riches en eau, montrent les analyses d'astrophysiciens britanniques.

Cette observation laisse à penser que la vie pourrait être possible sur des exoplanètes. Jamais à ce jour les scientifiques n'avaient détecté ensemble, hors de notre système, de l'eau et un corps rocheux, deux des éléments essentiels pour qu'une planète soit habitable.

D'autres observations effectuées sur 12 exoplanètes détruites dont les restes étaient en orbite autour de naines blanches, des étoiles en fin de vie qui ont épuisé leur carburant nucléaire, n'avaient pas montré la présence d'eau.

Dans la présente étude, l'astrophysicien Jay Farihi, de l'Institut d'astronomie de Cambridge et ses collègues ont analysé ce qui reste d'un astéroïde qui devait avoir au moins 90 km de diamètre. Cet astéroïde pourrait aussi être une exoplanète naine.

Les morceaux sont sans doute en orbite autour d'une naine blanche baptisée GD 61 située à environ 170 années-lumière de la Terre. Une année-lumière équivaut à 9460 milliards de km.

« À ce stade de son existence tout ce qui reste de ce corps rocheux n'est que poussière et débris autour de son étoile mourante. [...] Mais ce cimetière planétaire est une riche source d'informations. Ces restes contiennent des indices chimiques révélant l'existence de cet ancien astéroïde rocheux riche en eau. »— Pr Boris Gänsicke, Université de Warwick

Selon les analyses, cet astre aurait été composé de 26 % d'eau. Le magnésium, le silicium, le fer et l'oxygène sont les ingrédients clés des roches qu'il contient.

La naissance des planètes rocheuses

Les planètes de ce type, également qualifiées de telluriques, dont font partie Mercure, Vénus, Terre et Mars, se forment par l'agrégation d'astéroïdes.

C'est pour cette raison que le fait de trouver autant d'eau dans un tel corps céleste de grande taille signifie que les matériaux formant les planètes habitables ont existé ou existent encore dans le système stellaire GD 61 et probablement dans d'autres systèmes similaires, relève Jay Farihi.

L'astéroïde observé, qui était peut-être une planète naine, possède une proportion d'eau similaire à la planète naire Ceres située dans notre système solaire. En comparaison, la Terre est très sèche puisque l'eau ne représente que 0,02 % de sa masse. Comme dans le cas de Ceres, l'eau devait exister sous forme de glace sous la surface de l'astéroïde.

Une étoile en fin de vie

Durant sa « vie active », l'étoile GD 61 devait être un peu plus grosse que notre Soleil, qui dans plusieurs milliards d'années subira le même sort.

GD 61 aurait épuisé son carburant il y a 200 millions d'années pour devenir une naine blanche. Une partie de son système planétaire a survécu, mais pas les astéroïdes et les planètes naines, dont l'orbite s'est alors fortement rapprochée de l'étoile mourante, où ils ont été détruits par sa force gravitationnelle.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Science se sont surtout appuyés sur des observations faites à partir d'un spectrographe à bord du télescope spatial Hubble.

Mise à jour le vendredi 11 octobre 2013 à 11 h 04 HAE
Radio-Canada avec Agence France-Presse

jeudi 19 septembre 2013

Que contient le Golden Record de Voyager ?

Embarqué à bord des deux sondes spatiales Voyager, lancées en 1977, ce disque contient des sons et des images sélectionnés représentant la diversité de la vie et de la culture sur Terre.


Ce message transporté par Voyager est gravé sur une plaque d'or et de cuivre. Il renferme des sons et des images sensés représenter la diversité de la vie et des cultures sur Terre. Nasa


Quatre sondes ont quitté la Terre avec à leur bord des messages de l’humanité à destination…d’autres voyageurs de l’espace. Si Pioneer 10 et Pioneer 11 contenaient juste une plaque gravée, les sondes Voyager portent elles, un vidéodisque en cuivre plaqué or de 12 pouces contenant des sons et des images de la Terre. Alors que la sonde Voyager 1 a récemment quitté les limites du système solaire, devenant ainsi le premier objet fabriqué par l’Homme à rejoindre l’espace intersidéral, retour sur le contenu du Golden Record qu’elle transporte.

Comme une bouteille à la mer

Soyons clair : les chances qu’une entité extraterrestre tombe un jour sur la sonde Voyager 1 et son contenu sont infinitésimales. Si l’engin se trouve déjà à plus de 18 milliards de Km du Soleil, il ne se retrouvera pas à proximité d’une étoile avant 40 000 ans. Aussi on considère les sondes Voyager comme des « bouteilles à la mer cosmique », plus symboliques qu’autres choses.


Le couvercle du disque. Nasa.
COUVERCLE. Au cas où, quelqu’un tomberait néanmoins dessus, sur le couvercle du vidéodisque est gravé le mode d’emploi permettant de le lire. La vitesse de rotation de lecture du disque se calcule avec une formule incluant la période de transition hyperfine de l’hydrogène (0,70×10-9 secondes). Y est aussi gravé le même message que sur les plaques des deux Pioneer, à l’exception du couple dont la nudité avait fait polémique à l’époque.

Des images analogiques et des sons

Une image du spectre du Soleil
 incluse dans le disque. Nasa.

Quant au contenu du disque, il a été déterminé par un comité présidé par l’astronome Carl Sagan et comprenant d’autres personnalité comme Frank Drake, fondateur du projet SETI. Ces membres ont sélectionné 115 images analogiques 
représentant différents paysages terrestres, des planètes du système solaire, des coupes anatomiques ou encore la structure de l’ADN. Le reste du disque est composé de contenus audio.

MESSAGES. Outre différents bruits naturels (vent, tonnerre, pluie) et cris d’animaux (chants d'oiseaux et de baleines), le comité Sagan a intégré des salutations prononcées par des terriens dans cinquante-cinq langues. Ainsi, en français on entend une voix féminine dire « Bonjour tout le monde ».

« This is a present from a small, distant world, a token of our sounds, our science, our images, our music, our thoughts and our feelings. We are attempting to survive our time so we may live into yours. »(1)

Le disque contient également deux messages imprimés écrits par Jimmy Carter, président des États-Unis et Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations unies, tous deux en fonction au moment du lancement de Voyager 1, en 1977. Enfin, l'équipe de Carl Sagan a ajouté une sélection musicale issue de différentes cultures et époques, d'une durée de 90 minutes.

(1) « C'est un présent d'un petit monde éloigné, une marque de nos sons, de notre science, de nos images, de notre musique, de nos pensées et de nos sentiments. Nous essayons de survivre à notre temps de sorte que nous puissions vivre dans le vôtre. » Déclaration de Jimmy Carter à propos des disques.

Publié le 19-09-2013 à 10h31 - Mis à jour à 12h45

Par Joël Ignasse
Sciences et Avenir

En bref : Voyager-1 nous envoie le premier son interstellaire

En confiant à un haut-parleur les signaux recueillis par la sonde Voyager-1 au moment où elle franchissait l’une des frontières du Système solaire, la Nasa nous donne à entendre la vibration du gaz dans lequel baignent les étoiles de la Voie lactée. Le bruit le plus lointain qu’une oreille humaine ait entendu…

Dans le gaz ionisé qui l’entoure, la sonde Voyager-1 a enregistré deux séries d'ondes, qui sont la signature du milieu interstellaire, et non du vent solaire. Transmis sur un haut-parleur, ces signaux ont fait entendre un son ! © Nasa, JPL

C’est un sifflement, qui s’intensifie de mois et en mois, et qui atteint son paroxysme avant de se calmer. Il nous vient des confins du Système solaire, enregistré par la sonde de la Nasa Voyager-1. On sait désormais qu’elle a franchi en août 2013 une frontière importante de notre monde : celle appelée héliopause, où le vent solaire est brutalement arrêté par le gaz interstellaire, celui qui constitue le grand nuage qu’est notre galaxie.

Comme nous l’avions expliqué, c’est une éruption solaire qui a permis d’affirmer ce passage, que l’on sait proche depuis longtemps. En parvenant le 9 avril 2013 là où se trouvait alors Voyager-1, cette grosse bouffée de particules a fait vibrer le gaz, en fait un plasma, ionisé, et donc électriquement chargé. Cet effet a engendré des variations du champ magnétique, mesurées par les instruments de la sonde. Or, les fréquences de résonance observées ne sont plus celles du plasma solaire, mais celles du milieu intersidéral. Donc, l’héliopause avait été franchie. CQFD.

On peut en conclure que les vibrations naturelles soigneusement enregistrées par Voyager-1 depuis plusieurs mois sont de moins en moins celles dues au Soleil, et de plus en plus celles du plasma de la Voie lactée (que l’on pourrait écrire pour l’occasion « Voix lactée »…). Par deux fois, et brutalement, entre octobre et novembre 2012 et entre avril et mai 2013, la sonde a enregistré un pic d'amplitude de ces vibrations, le second étant plus fort que le premier. Il a suffi d’envoyer sur un haut-parleur ce signal, dont les fréquences se trouvent dans le domaine audible, pour obtenir un son : celui de la « Voix lactée » qui chante de plus en plus fort.


Une vue d'artiste des limites du Système solaire. Le Soleil, avec son cortège planétaire, se déplace au sein de la Voie lactée (ici de la droite vers la gauche), et les particules qu'il expulse (le vent solaire) rencontrent le plasma interstellaire. Le bord de la bulle bleue est le « choc terminal », là où le vent solaire, freiné, passe d'un régime supersonique à des vitesses subsoniques. La zone bleutée étirée vers la droite est l'héliosphère, délimitée à gauche par l'héliopause, région en quelque sorte frontale par rapport au déplacement du Soleil. C'est là que se trouve Voyager-1. Juste un peu loin, la couleur orangée indique l'onde de choc sur le milieu interstellaire. © Nasa, JPL-Caltech

Le 18/09/2013 à 16:37 - Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

vendredi 13 septembre 2013

Voyager 1 becomes first human-made object to leave solar system

As NASA scientists report that Voyager 1 has left the solar system, take a look at some of the amazing images the probe has provided its earthbound audience.


















(CNN) -- At the edge of the heliosphere, you wouldn't know by looking whether you left the cradle of humanity behind and floated out into interstellar space. You would just see unfathomably empty space, no matter which side of the invisible line you were on.

But scientists now have strong evidence that NASA's Voyager 1probe has crossed this important border, making history as the first human-made object to leave the heliosphere, the magnetic boundary separating the solar system's sun, planets and solar wind from the rest of the galaxy.

"In leaving the heliosphere and setting sail on the cosmic seas between the stars, Voyager has joined other historic journeys of exploration: The first circumnavigation of the Earth, the first steps on the Moon," said Ed Stone, chief scientist on the Voyager mission. "That's the kind of event this is, as we leave behind our solar bubble."

A new study in the journal Science suggests that the probe entered the interstellar medium around August 25, 2012. You may have heard other reports that Voyager 1 has made the historic crossing before, but Thursday was the first time NASA announced it.

NASA: Voyager 1 has left solar system

Images from Voyager 2

The twin spacecraft Voyager 1 and 2 were launched in 1977, 16 days apart. As of Thursday, according to NASA's real-time odometer, Voyager 1 is 18.8 billion kilometers (11.7 billion miles) from Earth. Its sibling, Voyager 2, is 15.3 billion (9.5 billion) kilometers from our planet.

Voyager 1 is being hailed as the first probe to leave the solar system. But under a stricter definition of "solar system," which includes the distant comets that orbit the sun, we'd have to wait another 30,000 years for it to get that far, Stone said.

Another milestone for long after we're gone: The probe will fly near a star in about 40,000 years, Stone said.

How do we know?

Voyager, currently traveling at more than 38,000 miles per hour, never sent a postcard saying "Greetings from interstellar space!" So whether it has made the historic crossing or not is a matter of controversy.

"The spacecraft itself really doesn't know," Stone said. "It's only instruments that can tell us whether we're inside or outside."

Further complicating matters, the device aboard Voyager 1 that measures plasma -- a state of matter with charged particles -- broke in 1980.

To get around that, scientists detected waves in the plasma around the spacecraft and used that information to calculate density. Vibrations in the plasma came from a large coronal mass ejection from the sun in 2012, resulting in what Stone called a "solar wind tsunami." These vibrations reached the area around Voyager this spring.

Measurements taken between April 9 and May 22 of this year show that Voyager 1 was, at that time, located in an area with an electron density of about 0.08 per cubic centimeter.

This illustration shows NASA's Voyager 1
spacecraft entering the space between stars.
In the interstellar medium, the density of electrons is thought to be between 0.05 and 0.22 per cubic centimeter. The particles of interstellar plasma were created by the explosions of giant stars, and carry the magnetic field of the galaxy, scientists said.

Last year, between October 23 and November 27, researchers calculate that Voyager 1 was in an area with an electron density of 0.06 per cubic centimeter. That's still within the interstellar space range, and it means that over time the spacecraft passed through plasma with increasing electron density.

The study, led by University of Iowa physicist Donald Gurnett, suggests that the plasma density is about 30 times higher in the interstellar medium than in the heliosphere, which is close to what scientists thought based on other kinds of measurements. The boundary is called the heliopause.

Voyager mission timeline:

When did it happen?

Scientists have been using several kinds of measurements to figure out if and when Voyager 1 had reached the interstellar medium.

Evidence from particle data had already pointed toward the conclusion that the probe succeeded. In late July and early August of 2012, scientists saw dips in the concentration of particles made in the solar system, and peaks in particles made outside.

"If you just looked at that data, you'd think it's pretty clear that we've actually crossed a boundary. We're no longer in the place where the solar system particles are being made, and we're actually out in the interstellar medium," said Marc Swisdak, associate research scientist in the Institute for Research in Electronics and Applied Physics at the University of Maryland. Swisdak was not involved in the new study, but has worked with Voyager data.

Magnetic field measurements suggested otherwise. Researchers had expected to see stark changes in magnetic field direction when the probe crossed out of the heliosphere, but that wasn't supported by measurements from the probe.

Swisdak and colleagues published a modeling study suggesting that the particle data is more relevant, and that the magnetic field might not change as much as people thought. They proposed a crossing-over date of July 27 -- about a month sooner than the new study.

The specific date will likely be debated for some time, Swisdak said. One possible explanation is that if the heliosphere is analogous to an air-conditioned room, Voyager stepped through the doorway into a hot room on July 27. For a month it was in a metaphorical room with a mixture of hot and cold air, and finally entered the truly hot part on August 25.

Puzzles still surround the magnetic field at the edge of the heliosphere, Stone said, and "We're going to be prepared to have more surprises."

NASA sends unmanned rocket to the moon

What else is out there?

Voyager 1 has only 68 KB of memory on board -- far less than a smartphone, said Suzanne Dodd, Voyager project manager. Scientists communicate with the spacecraft every day.

"It's the little spacecraft that could," she said in a NASA press conference.

The probe now has a totally new mission, Stone said.

"We're now on the first mission to explore interstellar space," he said. "We will now look and learn in detail how the wind which is outside, that came from these other stars, is deflected around the heliosphere."

Wind -- made of particles -- from these other stars has to go around the heliosphere the way a water in a stream flows around a rock, Stone said. Scientists are interested in learning more about the interaction between our solar wind and wind from other stars.

Natural radioactive decay provides heat that generates enough electricity to help Voyager 1 communicate with Earth. The first science instrument will be turned off in 2020, and the last one will be shut down in 2025, Stone said.

Both Voyager probes carry time capsules known as "the golden record," a 12-inch, gold-plated copper disc with images and sounds so that extraterrestrials could learn about us. Let's hope they can build appropriate record players.

Voyager 2 will likely leave the heliosphere in about three to four years, Stone said.

Its plasma instrument is still working, Stone said, so scientists can directly measure the stellar wind's density, speed and temperature. That also means that when it crosses out of the heliosphere, Voyager 2 will send a clearer signal.

At that time, it will join its twin in the vast nothingness between stars that used to be beyond our reach.

Rocket frog takes flying leap

By Elizabeth Landau, CNN
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September 13, 2013 -- Updated 0220 GMT (1020 HKT)

vendredi 23 août 2013

Check out this animation of the sun destroying Earth

Wanna learn about our solar system and witness the imminent demise of our planet? Then watch this colorful video VIDEO

(Credit: Screenshot, YouTube)


Hello, tiny human! If you needed a quick reminder of how small you are in the universe, just check out this video, created by designer Philipp Dettmer. It’ll give you the basic run-down of the Solar System: how many moons each planet has, how far apart they are, etc., plus a few fun tid-bits (Saturn would float if you placed it in a giant bathtub).

But the best parts of the video are probably these two stills, which offer some context on Earth’s place in the Solar System. First, the video shows the planets organized by mass. Earth is one of the four terrestrial planets–the solid, metal-based planets, as opposed to the gas giants–along with Mercury, Venus, and Mars. Even put together, they make up only a small fraction of the Solar System’s mass. Look how that compares to the mass-hogging monster that is Jupiter.

So, yeah, Earth is tiny, at least compared to the monster that is Jupiter. But even crazier is this still showing the sun’s mass compared to the rest of the Solar System:

And one day, as the video explains, the sun will expand and leave Earth destroyed. But when rendered in a video as cute as this, the world’s imminent demise doesn’t seem that bad. Check it out:


jeudi 22 août 2013

Dans quel espace se trouve Voyager 1 ?

La sonde Voyager © NASA

La sonde américaine lancée en 1977 serait déjà sortie de notre système solaire, selon certaines sources. Alors que la NASA est plus prudente, affirmant que Voyager n'est pas encore dans l'espace interstellaire.

Selon la revue américaine Astrophysicial Journal Letters, Voyager 1 est bel et bien sortie du système solaire. La sonde se trouverait actuellement dans une zone inconnue, l'espace interstellaire. Cette zone est composée de gaz galactiques. Il s'agit d'une zone où les particules émises par le Soleil ont pratiquement disparu et où celles des rayons cosmiques de la Voie lactée abondent. Si cette information était confirmée, Voyager serait le premier objet de fabrication humaine à entrer dans l'espace intersidéral.

Les sondes Voyager 1 et 2, lancées il y a 36 ans, avaient pour objectif l'étude des planètes du Système solaire. Elles ont survolé Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune ainsi que 48 de leurs lunes. Voyager 1 se trouve actuellement à 18,7 milliards de kilomètres de la terre, d'après le décompte de la NASA. Elle est plus rapide que sa jumelle Voyager 2. Les deux en tout cas sont encore en état de fonctionnement.

Théories contradictoires

La NASA, qui a lancé Voyager, estime que la sonde n'a pas encore quitté le système solaire. Des scientifiques interrogés en début d'été pensaient que la sonde était encore dans le système solaire en raison du champ magnétique traversé par Voyager 1. Ce champ magnétique est toujours aligné comme celui du soleil. Si la sonde était réellement entrée dans l'espace interstellaire, les scientifiques pensent que la direction du champ magnétique serait différente. "Cela laisse fortement penser que nous sommes toujours dans l'héliosphère (la bulle de plasma du soleil qui entoure le système solaire)", déclarait notamment le scientifique Leonard Burlaga qui travaille pour l'Agence spatiale américaine.

Quoi qu'il en soit, les données recueillies par les neuf instruments à bord de chacune des sondes en font la mission d'exploration du Système solaire la plus fructueuse scientifiquement de toute l'histoire spatiale.

dimanche 14 avril 2013

The size of the Earth in relation to the Sun is smaller than tiny


The Earth looks embarrassingly small in the solar system. To quantify its scale in the relation to the Sun, approximately 1.3 million Earths can fit within the Sun.



Yet, the Sun is an average star in our Galaxy. And not the brightest one, as you can see on Hertzsprung Russel diagram.




jeudi 3 mai 2012

OCDE : Il faut plus d'équité dans le système éducatif !

Un récent document publié par l'OCDE rappelle que l'école est un moyen efficace pour lutter contre les inégalités sociales. Certains pays y arrivent. La France doit combattre les inégalités sociales et territoriales dans le système scolaire...

"L'écart entre les riches et les pauvres s'est accru ces trente dernières années dans la plupart des pays de l'OCDE", affirme l'organisation. Et ces inégalités mettent en danger les jeunes générations. "Dans le spays où les inégalités sont fortes", continue l'OCDE, qui cite les Etats-Unis ou l'Italie, "l'avenir économique des enfants est lié au niveau de revenu des parents. Dans ces pays le contexte socio-économique joue un rôle important dans le développement des compétences des enfants".

Or, "les politiques éducatives qui se focalisent sur le lutte contre les inégalités peuvent être un des outils les plus efficaces pour faire face à ce problème", continue l'organisation. Pour elle , "une répartition plus équitable de l'accès à l'éducation conduit à une répartition plus équitable du revenu du travail dans le pays. Les personnes avec une meilleure éducation ont un avantage compétitif sur le marché du travail".



L'OCDE donne en exemple quelques pays comme le Canada, la Finlande, la Corée du Sud et le Japon. Or ces pays a faible inégalité scolaire sont aussi des pays à fort taux de réussite et faible taux d'élèves en échec. Leur point fort c'est d'avoir peu d'écart entre els établissements scolaires et d'offrir à tous une bonne éducation. Au Canada on affecte des ressources particulières aux établissements qui accueillent des élèves immigrés. Au Japon ou en Corée, les enseignants et les chefs d'établissement sont réaffectés dans les établissements difficiles pour assurer l'équité. En Finlande, la profession enseignante est fortement valorisée et les établissements disposent d'enseignants spécialisés pour suivre les élèves en difficulté.

Et la France ?

Ce numéro de Education Indicators in Focus ne s'intéresse pas particulièrement à la France.

Pourtant, la France est un pays où l'influence de l'origine sociale dans l'éducation est particulièrement forte d'après l'OCDE. Sur 34 pays, elle n'est plus forte que dans un seul pays (la Nouvelle Zélande). L'origine ethnique pèse aussi d'un grand poids. En moyenne dans l'OCDE il y a 55 points d'écart (aux résultats de PISA) entre un jeune allochtone de première génération et un jeune autochtone. En France l'écart est de 75 points, soit presque deux années de scolarité. Pour la seconde génération il est de 55 points contre 35. En 2012, l'OCDE indiquait que "en France, les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés sont 2,68 fois plus susceptibles d’avoir de moins bons résultats que leurs camarades de familles aisées, selon les résultats du PISA 2009, qui dépassent la moyenne de l’OCDE dans ce domaine (2,37 fois). Les élèves dont les parents sont peu instruits sont davantage exposés à ce risque (2,43 fois), et, comme dans la plupart des autres pays de l'OCDE, les élèves issus de l'immigration sont également plus susceptibles d’obtenir des résultats faibles (2,19 fois)". On sait aussi, depuis l'étude des effets de l'assouplissement sur la carte scolaire, que les inégalités scolaires peuvent être encore plus fortes que les inégalités territoriales.



Il est d'autant plus urgent d'agir que l'investissement dans l'éducation est rentable. "Les avantages qu’il y a à investir dans l’éducation, à un stade précoce et jusqu’à la fin des études secondaires, dépassent les coûts que cela implique pour les individus et pour la société", écrit l'OCDE. "En France, les diplômés du deuxième cycle du secondaire affichent un taux d’emploi supérieur d’au moins 21 points. Face à la crise économique actuelle, le chômage des jeunes augmente et le taux de chômage est plus élevé pour les actifs qui n’ont pas fini leurs études secondaires. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, l’instruction est devenue un investissement essentiel à la reprise économique et à la croissance à long terme".

Pour cela l'OCDE indique des politiques à mener. L'OCDE est favorable au collège unique et hostile aux orientations précoces. Elle est hostile au redoublement, une spécificité française, et favorable à une formation professionnelle poussée des enseignants. Des choix qui font écho aux programmes des candidats à la présidentielle.

François Jarraud

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/05/03052012_OCDE_Equite.aspx

mardi 27 mars 2012

Faire cours et faire la classe


Il existe une différence essentielle entre "faire cours et faire la classe".

"Faire cours", c’est dispenser un enseignement sans nécessairement porter la réflexion sur celles et ceux à qui il s’adresse.

"Faire la classe", au contraire, c’est transmettre un savoir et favoriser les conditions d’apprentissage en se dotant d’outils conceptuels, méthodologiques, éthiques permettant d’obtenir la réussite de tous et de chacun.

Cette approche donne du sens et doit contribuer à l’évolution du métier d’enseignant. C’est dans ce cadre que s’inscrit la pédagogie différenciée qui "ne laisse personne au bord du chemin."

samedi 10 septembre 2011

Urgence à révolutionner les pratiques pédagogiques


Ce n’est pas moi qui le dis, du moins aujourd’hui. C’est Nicole Belloubet, 1ère Vice Présidente en charge de l’Education, au Conseil Régional de Midi Pyrénées, agrégée de Droit Public, Docteur en Droit, Professeur d’Université à l’Institut de Sciences Politiques de Toulouse, très connue du grand public pour sa démission de ses fonctions de Rectrice de l’Académie de Toulouse le 2 mars 2005, fait rarissime dans ce Ministère.

La lettre qu’elle adresse aux personnels d’encadrement de son académie précise le contexte de sa décision, motivée par un constat d’incohérence entre les ambitions affichées par l’Etat et les moyens mis à sa disposition.

Dans une interview que l’on peut retrouver sur ce site, elle explique : « Nous sommes dans le paradoxe d’un équipement à peu près cohérent des établissements et des élèves et de l’inexistence de la formation des enseignants alors qu’il y a urgence à révolutionner les pratiques pédagogiques sur la base des nouveaux outils numériques. »

Je ne suis pas sûr que cette conclusion soit partagée par une majorité de ses confrères universitaires attachés au modèle de la transmission magistrale, ni par les professeurs dont on observe, dan un contexte d’incertitudes et de menaces, la tendance que l’on peut comprendre, à un repli vers les disciplines classiques cloisonnées portées comme des boucliers.

Je ne suis pas sûr que les décideurs mesurent bien l’importance des enjeux. Trop de collectivités se contentent de financer des équipements souvent coûteux et sophistiqués sans trop savoir si leur usage s’inscrit dans une perspective de transformation de l’école.

Les bilans des engagements des collectivités sont toujours quantitatifs : des TBI dans 120 classes, un ordinateur à chaque élève, une classe pupitre par école, etc, ce qui est louable, mais qui, au regard des sommes dépensées, peut sembler bien insuffisant.

Il est vrai que de bonne foi, les élus attribuent des moyens, satisfont les revendications des enseignants, et considèrent que ce qui en est fait relève des enseignants.

La tradition de la confiance aux enseignants et du refus de s’immiscer dans la pédagogie, leur domaine réservé, fait que l’on continue trop souvent comme avant en donnant des apparences de modernité. On ne change rien au fond, personne n’a été dérangé, on a la conscience du devoir accompli qui permet de claironner dans les campagnes.

Pourtant, il est de plus en plus évident que l’on ne pourra pas continuer encore longtemps comme cela sans rupture.

Pourtant tout indique logiquement qu’il faudra bien changer sans tarder au risque de persévérer dans des impasses ou d’assister, impuissant, à des explosions dont les premiers signes s’intensifient avec le développement de l’ennui à l’école et de l’incompréhension des savoirs scolaires.

Plusieurs faits plaident pour la thèse d’une révolution des pratiques pédagogiques qui ne soit pas réduite à des apparences :

· Les élèves et les jeunes ont considérablement changé depuis la généralisation du numérique.

Contrairement à ce que l’on aurait pu penser au temps de l’angoisse quant à la fracture numérique, ce changement ne concerne pas que les milieux favorisés. Il est général. Ils ont appris et apprennent des quantités de choses eux-mêmes ou dans des réseaux divers.

Ils apprennent à utiliser les outils les plus sophistiqués que nous avons parfois de la peine à maîtriser sans jamais avoir subi un cours d’informatique. Il ne serait d’ailleurs pas inutile d’essayer de savoir comment ils apprennent. L’autodidaxie a toujours été ignorée de l’école, cela ne sera plus possible.

· Ils accèdent à des savoirs savants ou à des vulgarisations souvent bien faites, qui les intéressent, hors l’école. Ils savent parfaitement qu’ils peuvent trouver tout ce qu’ils cherchent sur Internet sans interroger l’école

· Ils ont besoin, bien plus qu’auparavant de s’exprimer, de dialoguer, d’être reconnus comme des êtres pensants et pas comme des réceptacles de savoirs prédigérés, de faire état de leurs propres connaissances, d’agir, de créer

· Le développement exponentiel des savoirs de l’humanité et de leur diffusion relativise fortement le crédit des disciplines classiques que les jeunes peinent à mettre en relation avec leur environnement

Il y a vraiment urgence à révolutionner les pratiques pédagogiques…

Mais vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec Madame Belloubet !
 

mardi 6 septembre 2011

La NASA vous permet d’explorer le système solaire comme dans un jeu vidéo



L’organisation aéronautique américaine, la NASA, lance une appli web 3D gratuite vous permettant d’explorer notre système solaire comme dans un jeu informatique.


Grâce à la nouvelle appli web “Eyes on the Solar System“ de la NASA, vous explorerez le système solaire en trois dimensions. L’appli web exploite la même technologie que celle utilisée dans les jeux vidéo, ce qui vous permet de déterminer vous-même la perspective. Vous pouvez donc par exemple vous rendre sur la lune et explorer le système solaire en 3D sous cet angle. L’appli contient des images 3D détaillées de toutes les planètes connues, d’astéroïdes et du soleil. Toutes les navettes spatiales de la NASA qui tournent actuellement dans le système solaire, sont également intégrées à l’appli web. Celle-ci requiert le Web Player pour Mac ou PC d’Unity Technologies, que vous devrez donc d’abord télécharger gratuitement et installer. Ensuite, vous pourrez installer Eyes on the Solar System.

L’appli se trouve pour le moment encore en version bêta, mais chez nous, elle a parfaitement fonctionné dans Chrome sur un ordinateur de bureau pas vraiment récent intégrant Windows Experience Index de 3,6 (Win7 Professional 32 bits, 4 Go de mémoire, Intel Core 2 6600 CPU à 2,4 GHz et carte vidéo Nvidia Quadro NVS 440). Il faut certes patienter quelques secondes avant que l’appli soit initialisée et il convient aussi de redémarrer le navigateur, bien qu’on ne vous le dise pas.
 
N’oubliez pas d’utiliser l’appli en plein écran pour obtenir des résultats réellement spectaculaires.


Jozef Schildermans -05/09/2011

http://datanews.rnews.be/fr/ict/actualite/apercu/2011/09/05/la-nasa-vous-permet-d-explorer-le-systeme-solaire-comme-dans-un-jeu-video/article-1195096724987.htm