Affichage des articles dont le libellé est OCDE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est OCDE. Afficher tous les articles

mercredi 3 juillet 2013

Allez à l'école, c'est bon pour la santé

C'est un des enseignements que l'on peut tirer du dernier rapport de l'OCDE.

- Une installation à Washington dénonçant le nombre d'élèves abandonnant leurs études, juin 2012. REUTERS/Jonathan Ernst -

Cette fois-ci, l'OCDE ne s'est pas intéressée –comme dans ses fameuses études Pisa– au niveau comparé des écoliers des pays membres de son organisation. Mais bien aux systèmes éducatifs et à leurs résultats. Un gros rapport de plus de 400 pages, dont nous avons choisi quelques-unes des conclusions (les plus marquantes, ou pas). 

Etudier, ça vaut toujours le coup

Même en temps de crise, et à vrai dire, surtout en temps de crise.

Le taux de chômage des personnes qui n’ont pas achevé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire était, en 2011, près de trois fois plus élevé (12,6 % ) que celui des diplômés du supérieur (4,8 %).

Et cet écart s'est creusé ces dernières années puisque le taux de chômage des premiers a progressé de 3,8 points, contre 1,5 pour les seconds.

Cette différence est encore plus importante pour les jeunes: le chômage des 25-34 ans sans diplôme atteint 18,1% contre 6,8% pour ceux qui sont titulaires d'un diplôme du supérieur. Les diplômes, autrement dit, compensent en partie le manque d'expérience professionnelle.

Dans certains pays cependant, le chômage des jeunes sans diplôme a diminué (Autriche, Allemagne, Chili, Corée): il semble que les politiques facilitant l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle se soient montrées efficaces. 

Etudier, ça rapporte

L’écart moyen en termes de revenu d’activité entre les personnes peu qualifiées et les individus hautement qualifiés est passé de 75% en 2008 à 90% en 2011. Autrement dit, le revenu relatif des adultes diplômés du supérieur est plus de 1,5 fois supérieur à celui des adultes diplômés du deuxième cycle du secondaire. Ces derniers gagnent quant à eux 25% de plus que les personnes qui ont quitté l’école avant la fin du secondaire.

Bref, même si le nombre de hauts diplômés augmente sans cesse, les diplômes ne perdent pas de valeur (relative) pour autant. Aujourd'hui, dans l'OCDE, 40% des 25-34 ans sont titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur (65% en Corée, 60% au Japon, 58% au Royaume Uni, 42% en France).

Hommes et femmes ne sont pas égaux devant l'école

Les femmes constituent désormais la majorité des titulaires de diplômes de l'enseignement supérieur, sauf pour le doctorat.

Dans certains pays, ceci est désormais vrai aussi dans l'enseignement professionnel: en Australie, Belgique, Brésil, Chili, Chine, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Pays-Bas et Portugal, le taux de diplômés de l'enseignement professionnel est plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

En outre, décrocher un diplôme, surtout de l'enseignement supérieur, produit un effet encore important pour les femmes: leur taux d'activité passe de 48% lorsqu'elles n'ont pas de diplôme (69% pour les hommes) à 77% lorsqu'elles sont diplômées de l'enseignement supérieur (86% pour les hommes). En France, les femmes diplômées du supérieur travaillent quasiment autant que les hommes (83% et 89%) .

En revanche, le diplôme est moins rentable pour les femmes que les hommes: si la différence de revenu annuel (pour un travail à temps complet) entre hommes et femmes est d'un peu plus de 20% en moyenne (21% pour les 25-34 ans, 22% pour les 35-44 ans et 23% pour les 55-64 ans), elle est plus élevée pour les diplômées de l'enseignement supérieur : 28%, quelle que soit la classe d'âge. En France, cette différence est du même ordre, et atteint même de 32% pour les diplômées de l'enseignement supérieure les plus âgées (55-64 ans)! Et ce, alors qu'au même âge, les diplômées de l'enseignement secondaire affichent une quasi-égalité de traitement (95% du salaire masculin).

Bref, le plafond de verre n'est pas un mythe...

Les profs français sont (un peu) à plaindre

En termes de salaires, les profs français ne sont pas vraiment les mieux lotis: ainsi, le coût salarial des profs par élève (rapporté à la richesse du pays par habitant) y est inférieur à la moyenne de l'OCDE sauf dans l'enseignement supérieur: 5,3% du PIB/habitant dans le primaire, contre 8% en moyenne, 7,2% dans le secondaire, contre 10,1% en moyenne, mais 10,7% dans le supérieur contre 9,69% en moyenne. En valeur absolue, un enseignant français coûte, par élève, 1.802 dollars dans le primaire, 2.246 dollars dans le secondaire et 3.647 dollars dans le supérieur (à noter: il ne s'agit pas là de leur salaire, mais du coût salarial total par élève). En outre, la France et le Japon sont les seuls pays où le salaire des profs a diminué entre 2000 et 2011 (d'environ 9% pour un prof avec 15 ans d'expérience).

En termes de temps de travail, les professeurs français se classent dans la bonne moyenne: leur temps de travail statutaire est quasiment égal à la moyenne de l'OCDE ( un peu plus de 1.600 heures par an); leur temps d'enseignement[1] aussi, sauf en primaire, où il est bien supérieur à la moyenne de l'OCDE (936 heures contre 790). Leur nombre de jours de travail en revanche est bien moindre (141 contre 193).

L'école, c'est bon pour la santé

S'instruire est visiblement l'un des moyens les plus efficaces pour combattre le tabagisme. Seulement 20% des diplômés de l'enseignement supérieur fument, contre 38% de ceux qui n'ont pas de diplôme de l'enseignement secondaire. Curieusement, la différence est bien moindre en France, de quelques points seulement, environ 30% des Français fumant.

De la même façon, l'éducation préserve visiblement de l'obésité: le taux d'obésité passe de 25,4% à 13,5% des moins aux plus diplômés, avec un effet encore plus fort pour les femmes. En France, ces taux sont de 18,2% pour les moins diplômés et 6,3% pour les plus diplômés. Pour les femmes, ils atteignent respectivement 20 et 5,9%.

Bref, favoriser l'accès à l'éducation supérieure comporte peut-être un coût direct pour l'Etat, mais cela permet d'engranger d'importantes économies dans les dépenses de santé!

L'accès à des diplômes supérieurs est de toutes façons tout bénéfice pour l'Etat: l'OCDE a mis en balance le coût de l'éducation et ses profits (paiement d'impôts et de cotisations sociales supérieures, moindres transferts sociaux, moindre taux de chômage donc moindres allocations chômage). Au final: la valeur actualisée d'un diplôme de l'enseignement supérieur par rapport à un diplôme du secondaire est de 104.000 dollars pour un homme, et de 97.000 dollars en France.

Et pourtant, malgré tous ces arguments, les gouvernements ont tendance à réduire leurs budgets, du moins en valeur relative: les dépenses consacrées aux établissements d'enseignement ont baissé d'un point de PIB entre 2009 et 2010.

Catherine Bernard

Publié le 02/07/2013

[1] Pour ce critère, l'enseignement supérieur n'a pas été pris en compte.

http://www.slate.fr/story/74631/ecole-ocde-bienfaits

mercredi 26 juin 2013

L’OCDE s’interroge sur «l’efficacité» de l’université

La France investit massivement dans l’enseignement supérieur. Avec des résultats mitigés.

Selon l'OCDE, 14 % des jeunes qui démarrent une formation universitaire seront en échec. - AFP

C’est une autre donnée qui distingue la France des autres pays de l’OCDE : entre 2005 et 2010, les dépenses par étudiant ont progressé en France de 15 %, contre 8 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. « Il y a eu un véritable investissement dans l’enseignement supérieur », indique Eric Charbonnier, l’un des auteurs de l’étude annuelle de l’OCDE sur l’éducation publié ce mardi matin. Qui insiste sur des frais d’inscription qui sont restés modérés, au regard de ce qui se passe dans d’autres pays.

« Mener un vrai travail de réflexion »

Le taux de réussite dans l’enseignement supérieur est, selon lui, « globalement assez satisfaisant » : 80 % des jeunes qui démarrent une formation dans l’enseignement supérieur vont en sortir avec un diplôme. Mais quand on regarde de près ce qui se passe à l’université, « les résultats sont moins glorieux » : 68 % seulement des jeunes qui démarrent une formation universitaire obtiennent un diplôme de niveau universitaire, et 14 % seront en échec. Eric Charbonnier pose du coup la question de « l’efficacité de l’université » : il faudrait, dit-il, « mener un vrai travail de réflexion sur l’orientation entre le secondaire et l’université car beaucoup d’élèves vont se retrouver en échec dans les premières années universitaires, ce qui est un véritable problème. »

Écrit par Marie-Christine CORBIER
Journaliste
mccorbier@lesechos.fr
25/06

mardi 25 juin 2013

OCDE : Pas de salut hors du diplôme

"L'écart en terme d'emploi entre les jeunes qui ont un niveau d'instruction et ceux qui ont abandonné tôt leurs études n'a cessé de se creuser" affirme l'OCDE qui publie le 25 juin l'édition 2013 de Regards sur l'éducation. Ce constat général est particulièrement vrai pour la France. Mais ce n'est pas tout. Tenez vous bien : le diplôme est plus fort que le chocolat...

Ecarts devant le chômage

Le taux de chômage des personnes qui n'ont pas achevé le deuxième cycle du secondaire est de 13% dans l'OCDE contre 5% pour les diplômés du supérieur. La crise a aggravé les choses en renforçant la concurrence pour l'emploi. En France le taux de chômage pour les jeunes sans formation est passé de 14 à 18% depuis 2008. C'est un des taux les plus forts de l'OCDE. Le taux de chômage est de 11% pour les jeunes ayant un baccalauréat et de 6% pour les diplômés du supérieur.

Ces moyennes sont évidemment à nuancer selon les filières. Certaines filières professionnelles par exemple peuvent avoir un taux de chômage inférieur à celui des bacheliers technologiques ou professionnels. Mais globalement, en France, le taux de chômage st identique entre bacheliers professionnels et généraux. Ce qui, pour l'OCDE, pose la question de la reconnaissance du professionnel.

Ceux qui tiennent les murs

La France se distingue par la difficulté du retour en formation en dehors des l'âge socialre classique. Dans de nombreux pays de l'OCDE on peut reprendre ses études après avoir quitté l'école. En France c'est quasi impossible et l'OCDE met l'accent sur cet obstacle. Peu de jeunes sans qualification âgés de 25 à 29 ans sont en formation en France : seulement 1% contre 10% en Allemagne. La proportion de ces jeunes au chômage est de 22% en France contre 14% dans l'OCDE, c'est un des taux les plus importants de l'Organisation.

Que rapporte le diplôme ?

Dans tous les pays de l'OCDE le fait d'être diplômé du supérieur augmente fortement le salaire. L'écart entre une formation secondaire et supérieure peut atteindre 65% aux Etats-Unis ou au Brésil. En France l'écart entre le revenu d'un salarié ayant un diplôme inférieur au bac et un salarié ayant un diplome du supérieur varie de l'indice 79 à 147. L'avantage st plus important pour les hommes (83 à 157) et moins fort pour les femmes (75 à 145).





Mais l'OCDE fait mieux en calculant la balance pertes / profits pour les poursuites d'études. Ainsi, en France, l'OCDE estime à 97 888 $ le gain net d'un bachelier et 74 234$ pour une bachelière. Pour un diplômé du supérieur le gain sera de 225 495$ pour un homme et 156 192$ pour une femme. L'écart entre les sexes est très marqué. Faire des études génère aussi des gains pour la collectivité, évalués à 59 440$ pour un bachelier et 130 208$ pour un diplômé du supérieur. Le diplômé paiera plus d'impôts, aura moins besoin d'aide sociale, sera moins au chômage par exemple.

Mais ce que montrent aussi les données OCDE c'est l'écart générationnel important pour les diplômés du supérieur. Avec la Corée et la Grèce, la France fait partie des pays en tête de l'OCDE pour une rémunération particulièrement élevée des séniors. On retrouve ici la thèse de Louis Chauvel sur "la guerre des générations". "Jamais les seniors n'ont connu un revenu moyen aussi élevé et un patrimoine aussi important" assénait-il en 2010. "Alors que le chômage est le mode d'entrée dans la vie adulte des jeunes depuis les années 1980. Ces mêmes jeunes sont étranglés entre des salaires de plus en plus bas et un coût du logement de plus en plus élevé. Les générations plus anciennes ont pu financer leur logement par l'inflation. Politiquement la situation est identique. En 1981 pour un député de moins de 40 ans il y avait un député de plus de 60. Aujourd'hui il y en a 9 ! Les vieux ont accaparé le pouvoir !"

Le diplôme plus fort que le chocolat




Mais on n'aurait tort de limiter l'efficacité du diplôme aux gains financiers qu'on peut en attendre c'est à dire à la qualité de l'investissement. Ou même au fait que le citoyen éduqué est généralement un meilleur citoyen, plus impliqué, plus confiant, moins extrémiste, que son homologue moins diplômé. Le diplôme a aussi la qualité de dissoudre le chocolat et les graisses inutiles. C'est du moins ce qu'affirme l'OCDE qui a calculé le pourcentage d'obèses dans la population en fonction du diplôme. Il y a un lien nette entre obésité et niveau d'instruction. Ainsi en France le diplôme divise par deux le taux d'obèses pour les hommes et par plus de trois pour les femmes. C'est fort, non ?

François Jarraud

Louis Chauvel

le mardi 25 juin 2013.

jeudi 3 mai 2012

OCDE : Il faut plus d'équité dans le système éducatif !

Un récent document publié par l'OCDE rappelle que l'école est un moyen efficace pour lutter contre les inégalités sociales. Certains pays y arrivent. La France doit combattre les inégalités sociales et territoriales dans le système scolaire...

"L'écart entre les riches et les pauvres s'est accru ces trente dernières années dans la plupart des pays de l'OCDE", affirme l'organisation. Et ces inégalités mettent en danger les jeunes générations. "Dans le spays où les inégalités sont fortes", continue l'OCDE, qui cite les Etats-Unis ou l'Italie, "l'avenir économique des enfants est lié au niveau de revenu des parents. Dans ces pays le contexte socio-économique joue un rôle important dans le développement des compétences des enfants".

Or, "les politiques éducatives qui se focalisent sur le lutte contre les inégalités peuvent être un des outils les plus efficaces pour faire face à ce problème", continue l'organisation. Pour elle , "une répartition plus équitable de l'accès à l'éducation conduit à une répartition plus équitable du revenu du travail dans le pays. Les personnes avec une meilleure éducation ont un avantage compétitif sur le marché du travail".



L'OCDE donne en exemple quelques pays comme le Canada, la Finlande, la Corée du Sud et le Japon. Or ces pays a faible inégalité scolaire sont aussi des pays à fort taux de réussite et faible taux d'élèves en échec. Leur point fort c'est d'avoir peu d'écart entre els établissements scolaires et d'offrir à tous une bonne éducation. Au Canada on affecte des ressources particulières aux établissements qui accueillent des élèves immigrés. Au Japon ou en Corée, les enseignants et les chefs d'établissement sont réaffectés dans les établissements difficiles pour assurer l'équité. En Finlande, la profession enseignante est fortement valorisée et les établissements disposent d'enseignants spécialisés pour suivre les élèves en difficulté.

Et la France ?

Ce numéro de Education Indicators in Focus ne s'intéresse pas particulièrement à la France.

Pourtant, la France est un pays où l'influence de l'origine sociale dans l'éducation est particulièrement forte d'après l'OCDE. Sur 34 pays, elle n'est plus forte que dans un seul pays (la Nouvelle Zélande). L'origine ethnique pèse aussi d'un grand poids. En moyenne dans l'OCDE il y a 55 points d'écart (aux résultats de PISA) entre un jeune allochtone de première génération et un jeune autochtone. En France l'écart est de 75 points, soit presque deux années de scolarité. Pour la seconde génération il est de 55 points contre 35. En 2012, l'OCDE indiquait que "en France, les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés sont 2,68 fois plus susceptibles d’avoir de moins bons résultats que leurs camarades de familles aisées, selon les résultats du PISA 2009, qui dépassent la moyenne de l’OCDE dans ce domaine (2,37 fois). Les élèves dont les parents sont peu instruits sont davantage exposés à ce risque (2,43 fois), et, comme dans la plupart des autres pays de l'OCDE, les élèves issus de l'immigration sont également plus susceptibles d’obtenir des résultats faibles (2,19 fois)". On sait aussi, depuis l'étude des effets de l'assouplissement sur la carte scolaire, que les inégalités scolaires peuvent être encore plus fortes que les inégalités territoriales.



Il est d'autant plus urgent d'agir que l'investissement dans l'éducation est rentable. "Les avantages qu’il y a à investir dans l’éducation, à un stade précoce et jusqu’à la fin des études secondaires, dépassent les coûts que cela implique pour les individus et pour la société", écrit l'OCDE. "En France, les diplômés du deuxième cycle du secondaire affichent un taux d’emploi supérieur d’au moins 21 points. Face à la crise économique actuelle, le chômage des jeunes augmente et le taux de chômage est plus élevé pour les actifs qui n’ont pas fini leurs études secondaires. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, l’instruction est devenue un investissement essentiel à la reprise économique et à la croissance à long terme".

Pour cela l'OCDE indique des politiques à mener. L'OCDE est favorable au collège unique et hostile aux orientations précoces. Elle est hostile au redoublement, une spécificité française, et favorable à une formation professionnelle poussée des enseignants. Des choix qui font écho aux programmes des candidats à la présidentielle.

François Jarraud

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/05/03052012_OCDE_Equite.aspx

mardi 27 septembre 2011

Enseignement supérieur : quels sont les pays qui dépensent le plus ?

Avec prés de 22 000 euros dépensés par an pour chacun de leurs étudiants, les Etats-Unis investissent plus de deux fois plus que la France (10 260 euros) dans la matière grise. Pour autant, la France se situe dans la moyenne 2008 des pays de l'OCDE (un peu plus de 10 000 euros) selon l'édition 2011 de « Regards sur l'éducation » que publie l'OCDE.

En Europe, ce sont les Suisses qui dépensent le plus pour leurs étudiants (un peu plus de 15 700 euros par an), juste devant les Suédois (15 210). Parmi les grands pays européens, la France est proche de l'Allemagne (11 200 euros), du Royaume-Uni (11 160) ou de l'Espagne (9700) mais très loin devant l'Italie où l'enseignement supérieur fait vraiment figure de parent pauvre avec seulement 6950 euros dépensés par an et par étudiant en 2008.

L'Italie est d'ailleurs l'un des pays de l'OCDE qui dépense le moins pour son enseignement supérieur avec seulement 1% de son PIB qui lui est consacré. Très loin derrière un trio de tête constitué des Etats-Unis (2,7% de leur PIB), de la Corée (2,6%) et le Canada (2,5%). Avec 1,4%, la France est un peu en dessous de la moyenne alors qu'elle est un peu au-dessus au global avec 6% de son PIB consacré à l'éducation (5,9% en moyenne dans les pays de l'OCDE). Un pourcentage en forte baisse par rapport à 1995 où il était de 6,6%. Pour autant, la part de l'enseignement supérieur s'est elle stabilisée.

On retrouve cette baisse du pourcentage du PIB consacré à l'éducation en Allemagne (4,8% en 2008 contre 5,1% en 1995) mais pas du tout aux Etats-Unis, où il grimpe au contraire de 6,6% à 7,2%, ou encore au Royaume-Uni (5,2% à 5,7%). Le pays qui dépense le plus pour l'éducation est l'Islande Corée avec 7,9% de son PIB (dont seulement 1,3% pour le supérieur mais il est vrai que beaucoup d'étudiants la quittent à ce niveau).

Au contraire, la Corée, qui la suit avec 7,6% de son PIB consacré à l'ducation, est presque au niveau des Etats-Unis avec 2,6% pour le supérieur. Il est d'ailleurs frappant de voir à quel point les pays peuvent s'intéresser de façon très différente ou non à leur enseignement supérieur. ...

27 septembre 2011

http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/09/27/enseignement-superieur-quels-sont-les-pays-qui-depensent-les-plus/#xtor=RSS-3208

--------------------------------------------------------------------------------

rached-innov plus

Combien dépense-t-on sur l'enseignement supérieur en Tunisie ?

Sous l'ancien régime, on se plaisait à fanfaronner pour environ 5000 dinars tunisiens dépensés par étudiant, soit environ 2500 euros. Cela correspond au 1/10 de ce que dépensent les Etats-Unis ou le 1/5 dépensés en France. En terme de pourcentage du PIB, on claironnait haut et fort qu’avec environ 2,2 %, notre pays se situait dans le peloton de tête. Il faudrait maintenant que ces chiffres soient vérifiés et validés. Le Ministère de l’enseignement supérieur est en mesure de communiquer les chiffres exacts à ce sujet. Personne ne nie les efforts consentis par notre société pour promouvoir un enseignement supérieur de qualité. Mais si nous voulons intégrer rapidement l’économie de la connaissance, un effort supplémentaire est nécessaire pour accompagner de nouvelles réformes o combien indispensables.

Rached

le 27 septembre 2011

mercredi 21 septembre 2011

Guide de l’OCDE pour mesurer la société de l’information

L’OCDE a mis en ligne, ce 14/09/11, un Guide fournissant les concepts et définitions nécessaires à la compréhension de la société de l’information : « OECD Guide to Measuring the Information Society 2011″. Lien

20/09/2011

http://www.echosdoc.net/2011/09/guide-de-l%e2%80%99ocde-pour-mesurer-la-societe-de-l%e2%80%99information/

mardi 20 septembre 2011

OCDE : Trop de brevets de faible qualité tuent l'innovation

OCDE : Trop de brevets de faible qualité tuent l'innovationL'OCDE tire la sonnette d'alarme sur l'inflation du dépôt de brevets de faible qualité, avec des conséquences sur la capacité à faire émerger les vraies innovations ou inventions.



L' Organisation de Coopération et de Développement Economiques ( OCDE ) affirme dans un nouveau rapport que la qualité des brevets déposés dans le monde a fortement baissé, "d'environ 20%", entre les années 1990 et les années 2000.

" La qualité des dépôts de brevets s'est dégradée de façon spectaculaire depuis deux décennies ", indique l'organisation à l'occasion du rapport Science, technologie et industrie : tableau de bord de l' OCDE en 2011, avec un effet constaté sur l'ensemble des pays étudiés.

L'OCDE y voit une raison principale : un empressement " à protéger des améliorations même mineures de produits ou de services " qui engorgent les bureaux des brevets, " d'où un allongement des délais de mise sur le marché des véritables innovations et une réduction des possibilités d'inventions exceptionnelles ".

Si le rapport offre une vue d'ensemble très générale, il est difficile de ne pas faire un rapprochement avec les batailles juridiques se jouant actuellement dans l'industrie mobile, par des guerres de brevets et des constitutions de portefeuilles non plus destinés à se protéger mais aussi à attaquer, conduisant certains acteurs comme Google, à dénoncer un dévoiement de l'usage des brevets et une menace pour l'innovation dans le secteur.

Des expertises nationales se dessinent
Le rapport permet aussi de déterminer dans quels secteurs les pays sont les plus perfomants, citant par exemple le Royaume-Uni pour les brevets sur les semiconducteurs et l'environnement, la Corée pour les innovations liées aux TIC ( Technologies de l'information et de la communication ) ou l'Allemagne pour le secteur de l'énergie solaire.

Si les Etats-Unis, l' Allemagne et le Japon restent en tête de la représentation des brevets les plus cités ( et donc des brevets potentiellement les plus innovants, qui servent à la création d'autres innovations ), leur visibilité s'est réduite depuis les années 2000. Dans le même temps, d'autres pays ont vu leur visibilité s'accroître, comme la Corée, la Chine, l'Inde ou les pays nordiques.

L' OCDE note que l'Europe domine le domaine des technologies d'énergie propre, avec presque 40% du total de dépôts de brevets du secteur. Mais ce sont les Etats-Unis qui dépensent le plus en recherche et développement, avec 400 milliards de dollars investis en 2009, suivis de la Chine. L'Europe, collectivement, a dépensé 300 milliards de dollars en R&D cette même année.
 
 



Source : GNT

Publiée le Mardi 20 septembre 2011 à 13h12 |

Journaliste : Christian D.

http://www.generation-nt.com/ocde-rapport-brevets-depot-qualite-innovation-actualite-1258441.html

mercredi 14 septembre 2011

En éducation, le statut socioéconomique ne détermine pas tout

Qui vit dans la pauvreté aura moins de chance de réussir à l'école, prouve la littérature scientifique. Or, la faiblesse de cette corrélation pour le Canada, où la performance en lecture des élèves peut être élevée dans un milieu défavorisé et faible dans une famille riche, semble vouloir faire mentir ce constat.

Selon les données de Regards sur l'éducation 2011 de l'OCDE, qui sont parues hier dans leur forme plus détaillée par province sur le site de Statistique Canada, la relation qui existe entre les statuts socioéconomiques et le rendement en lecture est peu marquée (8,6 %) comparativement à la moyenne des pays de l'OCDE (14 %). C'est au Nouveau-Brunswick que la corrélation est la plus forte (9,5 %) tandis que le Québec est dans la moyenne.

La Finlande et la Corée sont les deux autres pays de l'OCDE qui, tout comme le Canada, ne démontrent qu'un faible lien entre le niveau socioéconomique et la réussite. «Leur exemple montre qu'il est possible d'afficher le plus haut niveau de performance tout en offrant une répartition équitable des possibilités d'apprentissage», laisse entendre le rapport de l'OCDE.

Pour Andrew Parkin, directeur général du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, cela signifie qu'il y a de l'espoir. «Ça veut dire qu'on réussit à compenser l'effet négatif qu'a un revenu familial plus faible sur la réussite», a-t-il soutenu. «Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de problèmes chez les élèves moins avantagés, mais si on met le Canada en comparaison avec d'autres pays comme c'est fait dans le rapport, on voit que nos systèmes scolaires performent assez bien.»

Très grande scolarité
M. Parkin souligne d'ailleurs la très grande scolarité du Canada, «qu'on a trop tendance à oublier», croit-il. «Ça fait tellement longtemps que le Canada est parmi les pays qui ont les plus hauts taux de diplomation qu'on ne le remarque plus. Mais il faut pourtant souligner ça», a-t-il insisté. En 2009, 88 % des Canadiens âgés de 25 à 64 ans possédaient un diplôme égal ou supérieur au diplôme d'études secondaires (DES), ce qui classe le pays au 5e rang parmi ceux de l'OCDE ex aequo avec la Pologne, derrière la République tchèque et la Slovaquie (91 %) et l'Estonie et les États-Unis (89 %). Le Québec se situe en deçà de la moyenne canadienne, avec 84 % des personnes de 25 à 64 possédant un DES.

M. Parkin fait toutefois remarquer que le Canada a fort à faire encore pour que davantage d'étudiants au 2e cycle universitaire soient diplômés. «On se fait dépasser par les autres et dans la recherche, on ne mène pas. On peut faire mieux», a-t-il noté.

 
14 septembre 2011