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jeudi 7 août 2014

La révolution numérique engendre cinq bouleversements

Sophie Quancard, Administrateur du réseau Daubigny, m’a récemment invité à une conférence où Gilles Babinet [Serial Entrepreneur, membre du CNN] a évoqué la révolution du numérique. En quoi consiste cette révolution ? En quoi nous fait-elle entrer dans un nouvel âge pour l’humanité ? Voici quelques-unes des questions qui ont été évoquées pendant la conférence.

I/ Le numérique est à l’origine de cinq grands bouleversements

Tout d’abord, le numérique bouleverse l’accès à la connaissance. Aujourd’hui, il suffit d’un accès à Internet pour avoir accès à Wikipédia, une encyclopédie multilingue dont l’ensemble des articles mesure 178 mètres s’il fallait les imprimer sur du papier A4. Voici une observation qui nous paraît banale, à nous tous qui sommes des internautes quotidiens. Mais, dans les prochaines années à venir, deux milliards d’individus auront désormais accès à Internet, par le biais de tablettes à bas coûts. Il s’agit là d’une véritable révolution. L’accès à la connaissance n’aura jamais été aussi répandu, aussi instantané, dans le monde. De ce point de vue-là, la révolution numérique est comparable à la révolution de l’imprimerie, laquelle a mis à disposition des textes sacrés qui n’étaient accessibles qu’à quelques initiés disposant de bibliothèques fournies. En effet l’analogie se tient dans le sens où l’imprimerie a démocratisé le savoir. Dans les cinquante premières années qui ont suivi son invention, ce sont pas moins de vingt millions de livres qui ont été publiés, contribuant à l’alphabétisation de l’Europe. Dans le même temps, les initiatives comme le Projet Gutenberg ou celle de la fondation Wikimedia contribuent à porter le savoir dans des zones isolées, des secteurs défavorisés, via le réseau mondial.

II/ La révolution numérique s’accompagne également d’une révolution dans la formation et dans l’éducation

Gilles Babinet a notamment cité deux exemples

Le premier exemple est issu d’un professeur de Standford qui décide de mettre l’un de ses cours sur Internet. Habitué à enseigner à 160 étudiants de Standford, il ne s’imaginait pas que la discipline qu’il enseigne allait susciter un intérêt important. Et pourtant, quelques mois après la mise en ligne de son cours, il se rend compte que 160 000 étudiants se sont inscrits à son cours. Comment allait-il corriger l’ensemble des copies de ces nouveaux étudiants qui accèdent à son cours par Internet ? Il a corrigé et mis en ligne quelques copies supplémentaires. Et, à sa grande surprise, il s’est aperçu par la suite que les étudiants eux-mêmes corrigeaient les copies de leurs congénères. Le résultat, c’est que ce professeur estime que sur les 160 000 étudiants, environ 24000 ont le niveau des 160 étudiants qui étaient physiquement présents au cours du professeur à Standford. Autrement dit, il n’est plus nécessaire d’être physiquement présent au cours pour recevoir une formation de qualité. Il n’est plus nécessaire d’intégrer une grande université américaine pour recevoir une formation de qualité mondiale. Internet peut se substituer à l’enseignement universitaire, dans une certaine mesure.

Désormais la formation de Standford et d’autres prestigieuses universités américaines sont désormais accessibles à tous. Il y a là une évolution majeure dans l’enseignement.

III/ En outre, la troisième révolution numérique tient à notre système politique

L’ensemble de notre système politique s’est bâti pour gouverner une société industrielle. Mais aujourd’hui la révolution numérique remet en cause les fondements de cette organisation socio-politique. En effet, le numérique a pour spécificité de supprimer les intermédiaires et de connecter l’utilisateur final au producteur. Ainsi, les « liseuses électroniques », les réseaux sociaux et les blogs permettent aux auteurs d’entrer directement en relation avec leurs lecteurs, sans avoir à passer par l’intermédiaire des éditeurs. De la même façon, dans le secteur musical, YouTube permet aux musiciens de s’adresser directement à leurs clients sans avoir à passer par des maisons de disque.

Si l’on assiste aux mêmes phénomènes de désintermédiation en politique, alors, le digital va connecter de façon directe le citoyen aux décisions du gouvernement, en contournant les intermédiaires. Autrement, les décisions gouvernementales ne seront plus le fait d’une décision ministérielle, mais le fait d’un processus collaboratif impliquant les citoyens. Aujourd’hui, on voit en Islande, que la constitution est en train d’être rédigée de façon participative. Autrement dit, la constitution n’est plus le résultat du travail de quelques élites politiques du pays. La constitution, à l’image de Wikipédia, la première encyclopédie collaborative, est le fruit d’un travail participatif impliquant tous les citoyens volontaires.

IV/ Dans le domaine de la santé, l’essor des objets connectés et des big data, devraient permettre de guérir plus vite et de prévenir avant de guérir

Autrement dit, on va passer d’une logique de guérison à une logique de prévention.

Les dépenses de santé en 2011 étaient faramineuses : 240 milliards d’euros. Soit presque la même chose que le budget de l’Etat. Dans ce contexte, il s’agit de faire des économies, ce que vont permettre les nouvelles technologies. On le voit déjà avec l’apparition des smartphones, puis dorénavant avec la commercialisation progressive de smartwatchs ou d’applications et jeux vidéo pour faire du sport : on est entouré par des capteurs qui quantifient notre activité physique et vont nous permettre de faire de la prévention. Cette tendance va s’exprimer dans le mouvement du Quantified Self, ou « Soi Quantifié » en français. Il représente l’univers des données qui ont trait à une personne, lesquelles permettent de mesurer son activité. Des grandes marques de sport telles que Nike ou Adidas se sont déjà lancées dans la course au quantified self en lançant leurs applications et montres intelligentes qui calculent les calories dépensées, les kilomètres parcourus ou qui aident à maintenir un mode de vie de sain. Ainsi il n’y a plus de discontinuité entre le quotidien et le maintien de sa santé comme ce put être le cas auparavant avec les visites annuelles chez le médecin. Grâce aux données récoltées en permanence par les objets connectés, la santé est une affaire de chaque instant.

V/ En outre, dans le domaine de la production, les robots vont prendre une place croissante

Gilles Babinet prévoit un futur où les robots remplaceraient la force productive. Selon lui « Les pays où les emplois sont les plus qualifiés, sont aussi ceux dans lesquels il y a le plus de robots ». Il milite pour un investissement dans la recherche qui nous permettrait de créer des emplois plus qualifiés, ce qui permettrait aux robots de prendre la relève sur les travaux les plus ingrats. La révolution du numérique va dans ce sens en permettant l’émergence d’automates robotisés, comme une seconde révolution industrielle après le Fordisme et le Taylorisme. Pour illustrer cet état de pensée, on peut par exemple citer la Google Car qui promet une circulation plus sûre et sans conducteur grâce à l’automatisation via un programme de la conduite.

Afin de mettre toutes les chances de votre côté, l’équipe de conseil de 7circles peut vous accompagner pour améliorer la performance de votre entreprise.

Lectures complémentaires
Pour rester dans la thématique du numérique et des changements qu’il occasionne, pour un article sur les enjeux des télévisions connectées, lire cet article.
Pour un exposé des innovations digitales dans le cadre de la vie universitaire, se diriger vers ce billet.
Pour approfondir les théories de Gilles Babinet, orientez-vous vers son site personnel qui contient de nombreux papiers sur le numérique ainsi que vers son livre intitulé L’ère numérique, un nouvel âge de l’humanité.
Pour adresser un sujet non abordé par Gilles Babinet mais qui est tout de même issu du numérique, à savoir la dématérialisation, lire cette page.

© Guillaume Villon de Benveniste – The Innovation and Strategy Blog

http://theinnovationandstrategyblog.com/2014/07/revolution-numerique-cinq-bouleversements/

lundi 7 octobre 2013

Qu'est ce qu'un vol Zéro-G ?

Comment simule-t-on l'absence de gravité à bord d'un avion ? Explication en vidéo alors qu'un journaliste de Sciences et Avenir s'apprête à vivre l'expérience.

Vol zéro-G Damien Hypolite pour Sciences et Avenir

VOL PARABOLIQUE. Cette semaine notre journaliste Erwan Lecomte est à Bordeaux pour participer à un vol zéro gravité. A bord d'un Airbus du CNES aménagé, il va effectuer une succession de paraboles qui simuleront à chaque fois quelques secondes de micro-gravité.
Découvrez comment fonctionne un vol zéro-G avec notre infographie animée.




Publié le 07-10-2013 à 10h44 - Mis à jour à 10h51

Par Damien Hypolite
Sciences et Avenir

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/vol-zero-g/20131007.OBS9995/infographie-qu-est-ce-qu-un-vol-zero-g.html?xtor=RSS-24

jeudi 19 septembre 2013

Infographic: How Climate Change Will Affect Your Health



There’s a long list of things that will suffer because of extreme climate change – but did you know that your health is one of them? Beyond the extreme environmental ramifications, climate change is set to impact the physical, biological and ecological life support systems on which human health depends. The infographic below outlines the various ways climate change will affect our health, and the ways in which the healthcare system needs to adapt to deal with these effects.





by Marcela De Vivo, 09/18/13

Read more: Infographic: How Climate Change Will Affect Your Health | Inhabitat - Sustainable Design Innovation, Eco Architecture, Green Building

mercredi 3 juillet 2013

Allez à l'école, c'est bon pour la santé

C'est un des enseignements que l'on peut tirer du dernier rapport de l'OCDE.

- Une installation à Washington dénonçant le nombre d'élèves abandonnant leurs études, juin 2012. REUTERS/Jonathan Ernst -

Cette fois-ci, l'OCDE ne s'est pas intéressée –comme dans ses fameuses études Pisa– au niveau comparé des écoliers des pays membres de son organisation. Mais bien aux systèmes éducatifs et à leurs résultats. Un gros rapport de plus de 400 pages, dont nous avons choisi quelques-unes des conclusions (les plus marquantes, ou pas). 

Etudier, ça vaut toujours le coup

Même en temps de crise, et à vrai dire, surtout en temps de crise.

Le taux de chômage des personnes qui n’ont pas achevé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire était, en 2011, près de trois fois plus élevé (12,6 % ) que celui des diplômés du supérieur (4,8 %).

Et cet écart s'est creusé ces dernières années puisque le taux de chômage des premiers a progressé de 3,8 points, contre 1,5 pour les seconds.

Cette différence est encore plus importante pour les jeunes: le chômage des 25-34 ans sans diplôme atteint 18,1% contre 6,8% pour ceux qui sont titulaires d'un diplôme du supérieur. Les diplômes, autrement dit, compensent en partie le manque d'expérience professionnelle.

Dans certains pays cependant, le chômage des jeunes sans diplôme a diminué (Autriche, Allemagne, Chili, Corée): il semble que les politiques facilitant l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle se soient montrées efficaces. 

Etudier, ça rapporte

L’écart moyen en termes de revenu d’activité entre les personnes peu qualifiées et les individus hautement qualifiés est passé de 75% en 2008 à 90% en 2011. Autrement dit, le revenu relatif des adultes diplômés du supérieur est plus de 1,5 fois supérieur à celui des adultes diplômés du deuxième cycle du secondaire. Ces derniers gagnent quant à eux 25% de plus que les personnes qui ont quitté l’école avant la fin du secondaire.

Bref, même si le nombre de hauts diplômés augmente sans cesse, les diplômes ne perdent pas de valeur (relative) pour autant. Aujourd'hui, dans l'OCDE, 40% des 25-34 ans sont titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur (65% en Corée, 60% au Japon, 58% au Royaume Uni, 42% en France).

Hommes et femmes ne sont pas égaux devant l'école

Les femmes constituent désormais la majorité des titulaires de diplômes de l'enseignement supérieur, sauf pour le doctorat.

Dans certains pays, ceci est désormais vrai aussi dans l'enseignement professionnel: en Australie, Belgique, Brésil, Chili, Chine, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Pays-Bas et Portugal, le taux de diplômés de l'enseignement professionnel est plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

En outre, décrocher un diplôme, surtout de l'enseignement supérieur, produit un effet encore important pour les femmes: leur taux d'activité passe de 48% lorsqu'elles n'ont pas de diplôme (69% pour les hommes) à 77% lorsqu'elles sont diplômées de l'enseignement supérieur (86% pour les hommes). En France, les femmes diplômées du supérieur travaillent quasiment autant que les hommes (83% et 89%) .

En revanche, le diplôme est moins rentable pour les femmes que les hommes: si la différence de revenu annuel (pour un travail à temps complet) entre hommes et femmes est d'un peu plus de 20% en moyenne (21% pour les 25-34 ans, 22% pour les 35-44 ans et 23% pour les 55-64 ans), elle est plus élevée pour les diplômées de l'enseignement supérieur : 28%, quelle que soit la classe d'âge. En France, cette différence est du même ordre, et atteint même de 32% pour les diplômées de l'enseignement supérieure les plus âgées (55-64 ans)! Et ce, alors qu'au même âge, les diplômées de l'enseignement secondaire affichent une quasi-égalité de traitement (95% du salaire masculin).

Bref, le plafond de verre n'est pas un mythe...

Les profs français sont (un peu) à plaindre

En termes de salaires, les profs français ne sont pas vraiment les mieux lotis: ainsi, le coût salarial des profs par élève (rapporté à la richesse du pays par habitant) y est inférieur à la moyenne de l'OCDE sauf dans l'enseignement supérieur: 5,3% du PIB/habitant dans le primaire, contre 8% en moyenne, 7,2% dans le secondaire, contre 10,1% en moyenne, mais 10,7% dans le supérieur contre 9,69% en moyenne. En valeur absolue, un enseignant français coûte, par élève, 1.802 dollars dans le primaire, 2.246 dollars dans le secondaire et 3.647 dollars dans le supérieur (à noter: il ne s'agit pas là de leur salaire, mais du coût salarial total par élève). En outre, la France et le Japon sont les seuls pays où le salaire des profs a diminué entre 2000 et 2011 (d'environ 9% pour un prof avec 15 ans d'expérience).

En termes de temps de travail, les professeurs français se classent dans la bonne moyenne: leur temps de travail statutaire est quasiment égal à la moyenne de l'OCDE ( un peu plus de 1.600 heures par an); leur temps d'enseignement[1] aussi, sauf en primaire, où il est bien supérieur à la moyenne de l'OCDE (936 heures contre 790). Leur nombre de jours de travail en revanche est bien moindre (141 contre 193).

L'école, c'est bon pour la santé

S'instruire est visiblement l'un des moyens les plus efficaces pour combattre le tabagisme. Seulement 20% des diplômés de l'enseignement supérieur fument, contre 38% de ceux qui n'ont pas de diplôme de l'enseignement secondaire. Curieusement, la différence est bien moindre en France, de quelques points seulement, environ 30% des Français fumant.

De la même façon, l'éducation préserve visiblement de l'obésité: le taux d'obésité passe de 25,4% à 13,5% des moins aux plus diplômés, avec un effet encore plus fort pour les femmes. En France, ces taux sont de 18,2% pour les moins diplômés et 6,3% pour les plus diplômés. Pour les femmes, ils atteignent respectivement 20 et 5,9%.

Bref, favoriser l'accès à l'éducation supérieure comporte peut-être un coût direct pour l'Etat, mais cela permet d'engranger d'importantes économies dans les dépenses de santé!

L'accès à des diplômes supérieurs est de toutes façons tout bénéfice pour l'Etat: l'OCDE a mis en balance le coût de l'éducation et ses profits (paiement d'impôts et de cotisations sociales supérieures, moindres transferts sociaux, moindre taux de chômage donc moindres allocations chômage). Au final: la valeur actualisée d'un diplôme de l'enseignement supérieur par rapport à un diplôme du secondaire est de 104.000 dollars pour un homme, et de 97.000 dollars en France.

Et pourtant, malgré tous ces arguments, les gouvernements ont tendance à réduire leurs budgets, du moins en valeur relative: les dépenses consacrées aux établissements d'enseignement ont baissé d'un point de PIB entre 2009 et 2010.

Catherine Bernard

Publié le 02/07/2013

[1] Pour ce critère, l'enseignement supérieur n'a pas été pris en compte.

http://www.slate.fr/story/74631/ecole-ocde-bienfaits

dimanche 26 mai 2013

Belgique : Un enfant de maternelle coûte 3.093 € par an

La Fédération Wallonie-Bruxelles publie ses chiffres clés en matière d’enseignement, de culture, de sport, etc.

BRUXELLES La Fédération Wallonie-Bruxelles publie une nouvelle fois ses chiffres clés. Une présentation intéressante qui permet de voir l’évolution de la Fédération ces dernières années :“39 écoles de devoirs en plus reconnues sur cinq ans, 50 % d’étudiants en plus dans le supérieur en vingt ans, 23 millions d’euros supplémentaires pour la culture en deux ans, 720 jeunes en plus pris en charge quotidiennement par les SAJ et SPJ sur une année, 87.000 participants supplémentaires aux Points verts de l’Adeps de 2010 à 2011,… La Fédération Wallonie-Bruxelles évolue constamment, chiffres à l’appui”, explique-t-on au cabinet du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte.

Malheureusement, ces chiffres commencent légèrement à dater puisqu’ils s’arrêtent en 2011. Nous présentons ici quelques chiffres intéressants secteur par secteur.

Enseignement. En 2010-2011, l’enseignement maternel représentait 184.488 élèves, le primaire 324.232 élèves et le secondaire 359.389 élèves. En ce qui concerne le taux d’accès à l’enseignement supérieur, il est de 72 % pour les garçons et de 76 % pour les filles. On apprend encore qu’un élève de maternelle coûte 3.093 € par an à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un élève du primaire représente un coût de 4.093 €, un élève du secondaire un coût de 7.112 € et un élève de l’enseignement spécialisé 14.339 €. Pour les études supérieures hors universités, un étudiant coûte chaque année 5.538 € et un universitaire coûte 7.937 €.

Culture. Le budget de la culture est réparti comme suit : l’audiovisuel et le multimédia forment le secteur le plus important puisqu’il représente 48,9 % du budget culture (278.276.000 €). Viennent ensuite la jeunesse avec 99.876.000 € (17,6 %), les arts de la scène avec 91.654.000 € (16,1 %), les affaires générales (centres culturels) avec 57.961.000 € (10,2 %), les lettres et livres avec 23.244.000 € (4,1 %) et les patrimoine culturel et arts plastiques avec 17.787.000 € (3, 1 %).

Sport. En ce qui concerne les fédérations sportives francophones, en 2010 on comptait 450.476 affiliés contre 596.652 en 2011. La FWB reconnaît 56 fédérations sportives.

Emploi. En 2011, le secteur de l’enseignement employait 114.976 équivalents temps plein.

Santé. On apprend encore qu’en 2009-2010, 24,1 % des enfants étaient en surpoids et 10 % étaient obèses. Enfin 0,3 % des enfants nés en 2011 étaient atteints de surdité.

S. Ta.

lundi 30 avril 2012

De l'intérêt du 5 + 5

Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes

Aujourd’hui, l’Union européenne dispose de trois outils différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone né en 1995,
la politique européenne de voisinage née en 2003, l’Union pour la Méditerranée née en 2008.

L’objectif final est globalement le même, ne serait-ce que par la filiation qui existe entre elles : « transformer la Méditerranée en un espace de paix, de démocratie, de coopération et de prospérité » (déclaration UpM du 13 juillet 2008). Mais ces trois outils n’ont pas été en mesure d’atteindre les objectifs fixés et font aujourd’hui l’objet de défiance, au moins de la part des pays du sud quand ce n’est pas de tous, pour des raisons parfois contradictoires.

Si l’UpM est globalement rejetée et finalement en panne et si la PEV peine à convaincre, le Processus de Barcelone, ou Partenariat Euromed, représente la démarche la moins critiquée ainsi que le révèle la déclaration de conclusion de la Conférence des ministres des Affaires étrangères à Lisbonne, le 6 novembre 2007 qui confirme l’attachement des partenaires au Processus. Cet attachement au Processus y est solennellement rappelé, après que les signataires aient « pris note d’une présentation sur l’Union méditerranéenne », par les ministres qui effectuent un bilan très riche des actions entreprises dans le cadre du Processus de Barcelone.

Dans ce contexte assez peu favorable au développement des relations euro-méditerranéennes, encore accentué par la dégradation du dossier israélo-palestinien et les hésitations des Européens face à la succession des révoltes arabes, la démarche 5+5 qui se déploie loin du Proche-Orient et en pleine transparence avec l’UE, constitue une sorte de laboratoire au profit du Processus de Barcelone. Elle est susceptible de créer de la confiance et de contribuer à évaluer des pistes de coopération, certes dans un espace plus restreint que celui de la Méditerranée dans sa totalité, mais à l’abri des turbulences les plus fortes qui nuisent aux démarches globalisantes.

Les atouts d'une démarche

La démarche 5+5 est modeste et pragmatique. Elle concerne dix pays : Algérie, Espagne, France, Italie, Libye, Malte, Maroc, Mauritanie, Portugal et Tunisie.
Les membres du 5+5 partagent, du fait de leur proximité géographique mais aussi humaine, nombre de préoccupations qui souvent sont autant de défis. Faisant volontairement le choix de relations informelles, discrètes, pratiques, plus techniques que politiques et surtout réellement partenariales, la démarche recueille l’adhésion de chacun dans l’exigence de l’équité et réduit le soupçon d’agendas cachés.

Le 5+5 s’appuie sur une initiative diplomatique rassemblant les ministres des Affaires étrangères qui ont décidé en 1990 de se rencontrer pour entretenir une concertation ambitieuse qui va au-delà d’un simple dialogue et vise à développer une coopération à la fois politique et économique dans un cadre informel et non contraignant. Dès 1995, cette démarche donne naissance à un premier « dossier technique » qui rassemble les ministres de l’Intérieur sur des questions de leur domaine d’intérêt. Par la suite, les autres ministères créeront leurs propres dossiers : Affaires sociales, Défense, Tourisme, Transport, Éducation, Environnement etc... tandis qu’un sommet sera organisé en 2003 à Tunis et que des rencontres parlementaires régulières s’établiront.

Ainsi, cette initiative prend des formes différentes selon les dossiers. Elle est souple et adaptable aux priorités de chaque domaine concerné. Non contraignante et focalisée sur les priorités des différents membres, elle recueille un attachement très fort de la part de chacun des partenaires car, elle repose sur l’équité de traitement de leurs préoccupations. Cette relation de partenariat réellement respectueux des attentes de chacun constitue sans doute l’atout majeur.

Certes, cette exigence relationnelle entraîne des développements inégaux de chacun des dossiers en fonction des capacités des partenaires à identifier des intérêts communs suffisamment riches pour nourrir la coopération. Ainsi, par exemple, les dossiers Défense ou Transports sont certainement plus avancés que celui du tourisme… Mais ce qui est fait dans chacun des domaines est solide et pérenne car reposant sur des choix effectués en commun. De plus, la situation actuelle ne préjuge ni des potentialités des dossiers actuels à explorer de nouvelles pistes, ni la capacité de la démarche à s’ouvrir à de nouveaux domaines.

C’est à ce titre –un réel partenariat équitable– que le 5+5 bénéficie d’une forte adhésion de la part de ses membres et est susceptible d’un développement prometteur dans la confiance et la volonté de progrès.

Le 5 + 5 à l'épreuve du changement de gouvernance

Le changement de gouvernance, dans certains pays, n’a certainement pas conduit à renforcer l’intérêt porté aux dialogues avec l’UE. Bien au contraire, on peut redouter que ces dialogues soient désormais, aux yeux des peuples, fortement entachés par l’appréciation d’une complicité européenne avec les anciens dirigeants.

En revanche, dans ces mêmes pays, il apparaît que la démarche 5+5 est mieux perçue que les autres initiatives car elle est réputée non contraignante. Elle laisse aux partenaires la liberté de s’engager ou non, sans que des conditions même formelles ne soient mises en avant, ce qui est le plus souvent vécu comme humiliant. La coopération est débattue, organisée et conduite en concertation normalement entre acteurs techniques sans considération de politique internationale.

L’histoire de la démarche 5+5 n’est pas marquée par l’engagement personnel de chefs d’Etat ou de gouvernement tels les présidents Ben Ali ou Moubarak. Les relations dans le cadre 5+5 sont donc plus aisées à reprendre par des dirigeants tenus d’intégrer dans leurs choix la très grande vigilance de leur opinion publique vis-à-vis des options prises par les anciens pouvoirs autoritaires qu’ils ont chassés.

La reprise du dialogue 5+5 a donc certainement été privilégiée, par rapport à celle des autres initiatives.

L'intégration au Maghreb

Le 5+5 a connu tout au long de l’année 2011 une période d’inactivité quasi complète. Quant à l’UMA (Union du Maghreb arabe), elle n’avait pas connu de réunion de ses ministres des Affaires étrangères depuis 2009.

Dés le début de 2012, il est très intéressant de constater que le 5+5 voit programmer de nombreuses réunions : celle des ministres des Transports à Alger, des ministres des Affaires étrangères à Rome, et enfin celle du comité directeur du dossier Défense à Rabat, tout ceci en moins de trois mois.

Dans le même temps, une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UMA se tient à Rabat qui programme pour septembre-octobre un sommet à Tunis.

Cette corrélation confirme qu’il existe une certaine synergie entre les deux initiatives. Il n’est pas interdit d’imaginer que les rencontres régulières dans le cadre du 5+5 contribuent à renforcer les relations entre nos partenaires du sud, ce qui rejoint les intérêts de l’UE.

Quoi qu’il en soit, et cela est particulièrement perceptible dans la coopération de Défense du 5+5, les relations entretenues et développées entre les dix partenaires contribuent à créer de la confiance entre les acteurs. Ces coopérations sur des axes techniques, choisis ensemble dans le respect des attentes de chacun, construisent peu à peu des solidarités et des proximités qui sont les gages de relations ultérieures plus larges et plus profondes.

D’ores et déjà, il semble qu’en Méditerranée occidentale certains fruits soient recueillis. Bien sûr il se trouvera des détracteurs pour stigmatiser la modestie des actions et les limites des ambitions. Sans doute, mais n’est ce pas préférable à des ambitions débordantes inévitablement gelées par la réalité des faits ?

Les nouveaux sujets prioritaires du 5+5

Le 5+5 est un processus expérimental plein de promesses mais fragile. Il convient d’éviter de le dévoyer en adoptant des dispositions tant d’élargissement, de politisation que d’institutionnalisation qui ne pourraient conduire qu’à la disparition des raisons mêmes de son succès.

En revanche, il conviendrait sans doute, tout d’abord, de renforcer l’existant en approfondissant les dossiers déjà initiés par une recherche plus active d’actions d’intérêts communs, en promouvant dans chacun de ces dossiers des méthodologies de partenariat qui ont fait le succès des dossiers les plus avancés et enfin en associant l’Union européenne comme observateur à tous les dossiers, ce qui permettrait peut être d’aider à la recherche de compléments de financement des projets. Au demeurant, il importe que ces financements restent majoritairement du ressort des partenaires car cette règle, si elle limite les ambitions, conditionne en grande partie la qualité de partenariat réel.

Par ailleurs, il serait souhaitable d’ouvrir de nouveaux dossiers. Probablement dans les domaines ministériels non encore traités : santé, économie, culture et surtout agriculture. Mais aussi à travers les aspects inter-administrations, tels la protection civile, qui constitueraient de nouveaux espaces de coopération particulièrement porteurs. Enfin, au-delà des responsabilités ministérielles, il serait certainement profitable de favoriser la coopération des sociétés civiles et des instances sub-étatiques, telles les collectivités locales, selon des modalités à imaginer.

La priorité qui doit conduire l’ensemble de la démarche doit bien évidemment s’inscrire dans le souci de rapprochement des sociétés pour, en définitive, favoriser l’amélioration des situations socioéconomiques, donc l’emploi et l’accès aux ressources vitales (eau, alimentation), conditions évidentes de la prospérité et de la paix. C’est pourquoi le dossier éducation qui couvre notamment la formation professionnelle mériterait toutes les attentions.

C’est à ce titre que le 5+5 remplira au mieux son rôle de laboratoire de la coopération euro-méditerranéenne de l’avenir.

Lundi 30 Avril 2012

http://www.econostrum.info/De-l-interet-du-5-5_a10100.html

vendredi 30 mars 2012

Place au jeûne


DR 
Le Jeûne, une nouvelle thérapie
documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade
Arte, ce soir, 22 h 35.

Diabète, obésité, hypertension, cancer : les pathologies chroniques explosent. Tout comme la consommation de médicaments censés en limiter les dégâts. Une autre voie thérapeutique semble exister pourtant. C’est ce que révèle l’enquête troublante et rigoureuse signée Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade. Une voie explorée depuis une cinquantaine d’années par des médecins, en Allemagne ou en Russie : le jeûne.

Prenez le cas de Jürgen, 60 ans. Banquier à Zurich, il se rend régulièrement dans les pays de l’Est. Là-bas, explique-t-il, on ne peut négocier de contrats sans multiplier les repas plantureux et arrosés. Et il aime ça. Mais pas son foie, qui a doublé de volume. Les médecins le mettent en garde : soit il change de vie, soit il fait son testament. A la clinique Buchinger, en Allemagne, Jürgen procède à une cure de jeûne sous surveillance médicale. Comme 15 à 20% d’Allemands l’ont déjà fait. Une dizaine d’hôpitaux publics disposent outre-Rhin de services dédiés au jeûne, et la Sécurité sociale prend en charge les cures. Jurgen a récupéré un foie normal. En Sibérie, le jeûne est devenu l’élément central de la politique de santé publique. Depuis 1995, au sanatorium de Goriachinsk, 10 000 patients sont venus traiter diabète, asthme, arthrose ou allergies. Très encadrés, ils n’ingurgitent que de l’eau durant douze jours en moyenne. Passé la douloureuse crise d’acidose des débuts - le temps que le corps apprenne à fabriquer lui-même le carburant nécessaire à la survie - les deux tiers voient leurs symptômes disparaître.

Remboursé, ce traitement s’appuie sur quarante ans d’études scientifiques dont les résultats n’ont jamais été traduits. Pourquoi ? Ce qui est sûr, c’est que l’industrie pharmaceutique n’a aucune hâte de voir émerger cette alternative aux médicaments. A Berlin, le professeur Michalsen, chef de service hospitalier qui étudie les effets thérapeutiques du jeûne, peine à trouver des financements : « Si j’avais montré l’efficacité d’une nouvelle molécule, remarque-t-il, je croulerais sous les enveloppes des labos pharmaceutiques… »

À l’aide d’infographies, les réalisateurs montrent comment l’organisme réagit à la diète. Il réapprend à vivre de ses réserves. Un mécanisme atavique qui le purge et le renforce. Comme si l’évolution nous avait dessinés pour résister à la privation plutôt qu’à la profusion.

jeudi 29 mars 2012 18:19

par Eliane Patriarca


Paru dans Libération du 29 mars 2012


http://www.ecrans.fr/Place-au-jeune,14373.htm

vendredi 9 septembre 2011

CNS du Luxembourg : bientôt un statut «étudiant»


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La mauvaise surprise de voir les étudiants inscrits à l'université du Luxembourg, issus de pays tiers ou non couverts par l'assurance maladie de leurs parents, être obligés de s'affilier pour 98,42 euros à la Caisse nationale de santé (CNS) devrait bientôt appartenir au passé.


Finalement prise en charge par l'université, cette solution provisoire a été reconduite pour le semestre d'hiver, qui va débuter sous peu. En coulisses, les travaux ont cependant bien avancé. Selon le ministre de l'Enseignement supérieur, François Biltgen, son collègue en charge de la Sécurité sociale devrait déposer dans les semaines à venir un projet de loi introduisant un statut «étudiant» à la CNS. L'objectif est d'adapter le taux d'affiliation à ce qui se pratique à l'étranger. Une somme comprise entre 30 et 35 euros a été évoquée.



http://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/27030.html

dimanche 24 juillet 2011

e-santé : un marché plein d'avenir

Estimé entre 1,8 et 2,5 milliards d'euros en France, le marché de la e-santé (téléconsultation, téléexpertise, téléassistance, système d'information santé, etc.) devrait progresser de 5 à 10% par an d'ici 2015 (source : Xerfi).

Le déploiement des TIC dans le domaine de la santé devrait permettre d'une part de réduire les dépenses, mais aussi d'améliorer la qualité de soin et la création de valeur. Grâce à la télémédecine, il est par exemple possible de développer l'hospitalisation à domicile et de suivre à distance les patients atteints de maladies chroniques. Même chose du côté des systèmes d'information qui doivent désormais permettre de faire des économies et d'accéder plus rapidement à l'information médicale. Pour Xerfi, la e-santé doit favoriser "l'émergence de nouveaux métiers et de services innovants".

Malheureusement, plusieurs obstacles demeurent et freinent encore sa progression. Pas d'inquiétude toutefois du côté des pure players du secteur dont le chiffre d'affaires devrait croître de 8 à 12% par an d'ici 2015 pour avoisiner les 282,3 millions d'euros. Parmi eux, il y a les éditeurs de logiciels, les prestataires de services informatiques, les fabricants de dispositifs médicaux, les hébergeurs de données de santé, les opérateurs télécom et les prestataires de services de télémédecine et de télésanté.

vendredi 22 juillet 2011

http://www.infodsi.com/articles/121711/sante-marche-plein-avenir.html