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jeudi 26 septembre 2013

La montée du niveau de la mer sera revue à la hausse

Photo : Annik MH De Carufel -
Le DevoirDans son nouvel état des
lieux de la planète, dont le premier
volet sera publié vendredi, l’organe
devrait évoquer une montée des eaux
pouvant dépasser 80 cm à la fin du
siècle. Le sujet est vital pour nombre
d’États insulaires du Pacifique, mais
il concerne aussi des dizaines de
millions de personnes vivant dans
les mégalopoles côtières et les
grands deltas.
Stockholm – Les climatologues devraient revoir à la hausse vendredi la montée attendue du niveau de la mer, mettant en exergue une menace majeure du réchauffement bien loin de ne concerner que les atolls du Pacifique.

En 2007, dans son dernier rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) avait estimé que la hausse moyenne des océans pourrait atteindre 18 à 59 cm en 2100. Or, dans son nouvel état des lieux de la planète, dont le premier volet sera publié vendredi à Stockholm, l’organe scientifique devrait revoir ces chiffres à la hausse. Il évoquera une montée des eaux pouvant dépasser 80 cm à la fin du siècle, selon une version provisoire du résumé encore susceptible de modifications.

Le sujet est évidemment vital pour nombre d’États insulaires du Pacifique (Tuvalu, Maldives, Kiribati). Mais il concerne aussi potentiellement des dizaines de millions de personnes vivant dans les mégalopoles côtières et les grands deltas.

Une récente étude parue dans la revue Nature Climate Change chiffre l’impact économique potentiel des inondations dans les 136 villes côtières de plus d’un million d’habitants : le coût pourrait dépasser en 2050 les 1000 milliards de dollars si rien n’est fait pour les protéger.

Préciser les prédictions

Face à de tels enjeux, le GIEC tente d’apporter des réponses toujours plus précises. « On a aujourd’hui réduit la marge d’incertitude de façon considérable », indique Anny Cazenave, spécialiste de l’observation des océans au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiale. Globalement, la montée du niveau de la mer s’est accélérée depuis 20 ans, constatent les climatologues : 3,2 mm par an en moyenne sur les 20 dernières années, contre 1,7 mm en moyenne entre 1901 et 2010.

Les estimations prennent désormais notamment mieux en compte un phénomène encore insuffisamment connu en 2007 : l’écoulement dans les océans des glaciers côtiers du Groenland et de l’Antarctique, explique Mme Cazenave.

26 septembre 2013 | Agence France-Presse

dimanche 22 septembre 2013

The Climate change report will confirm that the rate of warming has slowed or been flat since 1998

Climatologists and climate-change deniers agree on at least one thing this week: everyone is awaiting the landmark U.N. report on climate change that will be presented at next week's meeting of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC).

The report will also include data that indicates the rate of warming from 1998 to 2012 slowed to about half the average rate since 1951, citing natural variability in the climate system, as well as cooling effects from volcanic eruptions and a downward phase in solar activity.

What won't be there is a more thorough explanation for the supposed decline in warming.

The lack of warming data has been around for a while.





POSTED BY BRIAN WANG 

jeudi 19 septembre 2013

Entre 10 000 et 20 000 îles pourraient être englouties par la montée des océans

L'île Surprise, du Récif d'Entrecasteaux, à 230 km au nord
de la Nouvelle-Calédonie, où les auteurs étudient le
fonctionnement des écosystèmes depuis plus d'une décennie.
Sa faible élévation la rend particulièrement sensible à la
montée du niveau des océans suite au réchauffement
climatique, avec une probabilité forte d'inondation
permanente totale d'ici la fin du siècle.
© Jean-Louis Chapuis
À l'horizon 2100, le niveau de la mer devrait augmenter de 1 à 3 mètres en raison du réchauffement climatique. Ceci aura un très fort impact sur les îles, leur faune, leur flore et leurs populations. Une équipe de chercheurs du laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/Université Paris-Sud) a étudié les conséquences pour 1269 îles françaises à travers le monde. Leur modèle montre qu'entre 5% et 12% de ces îles risquent d'être totalement submergées dans le futur. A l'échelle de la planète, ils prédisent qu'environ 300 espèces endémiques insulaires risquent fortement de disparaître, tandis que des milliers d'autres verraient leur habitat se réduire de façon dramatique. Ces travaux ont été publiés dans les revues Global Ecology and Biogeography (août 2013) et Nature Conservation (septembre 2013).

Les scénarios les plus récents concernant le réchauffement climatique montrent que le niveau de la mer devrait s'élever, d'ici la fin du siècle, entre 1 et 3 mètres. Certains scénarios, qui prévoient une débâcle catastrophique des glaces du Groenland, tablent même sur une élévation atteignant 6 mètres. Cette hausse aura des conséquences dramatiques sur les populations, la flore et la faune établies sur la bande littorale.

Les chercheurs du laboratoire Ecologie, systématique et évolution se sont d'abord intéressés aux conséquences de la hausse du niveau de la mer sur les îles françaises. La France possède dans le monde entier 2050 îles de plus d'un hectare, et donc, susceptibles d'abriter des communautés animales et végétales.

Les scientifiques ont croisé les profils de relief de 1269 de ces îles avec les modèles d'élévation du niveau de la mer. Ceci, en tenant compte du fait que cette hausse ne sera pas homogène : la mer n'étant pas plate, certaines régions de l'océan s'élèveront plus que d'autres. Ils ont ainsi montré que, si le niveau de la mer augmente de 1 mètre seulement en moyenne, la France perdrait 6% de ses îles (et 12% pour 3 mètres d'élévation). La Polynésie française et la Nouvelle Calédonie seraient les régions les plus affectées : 2/3 des îles qui seraient submergées appartiennent à ces archipels. La France possède des îles dans tous les océans, sous toutes les latitudes et de tous types géologiques et écologiques. De ce fait, les chercheurs pensent que si leurs résultats sont extrapolés aux 180 000 îles du monde entier, la planète pourrait perdre au cours de ce siècle entre 10 000 et 20 000 îles.

Les chercheurs se sont ensuite intéressés aux pertes de biodiversité dues à cette hausse du niveau de la mer, et notamment dans certains points chauds de biodiversité comme la Méditerranée, les Philippines ou la Nouvelle Calédonie. En effet, 20% de la biodiversité mondiale se situe dans les îles. Celles-ci ont la particularité d'abriter une très grande proportion d'espèces endémiques.

Les Philippines, l'Indonésie et les Caraïbes sont les zones les plus vulnérables : au moins 300 espèces endémiques, en majorité des plantes, y sont gravement menacées par l'élévation du niveau des mers. Ce chiffre constitue l'estimation la plus basse. En effet, les chercheurs n'ont considéré que les espèces dont l'aire de répartition serait totalement immergée à l'horizon 2100. Ils n'ont pas considéré les espèces perdant 70, 80 voire 90% de leur territoire, ni l'addition d'autres facteurs comme l'érosion latérale ou les marées exceptionnelles qui peuvent rendre inaptes à la survie de nombreuses espèces une large bande du littoral, ni tenu compte des événements catastrophiques comme les cyclones.

Ces travaux montrent à quel point l'élévation du niveau de la mer est une nouvelle menace qui pèse sur la biodiversité des écosystèmes insulaires. De ce fait, les politiques de conservation ou de sauvegarde d'espèces en danger doivent aussi prendre en compte les conséquences de ce processus inexorable.

Références
Auteur

Centre National de la Recherche Scientifique

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

18 septembre 2013, 14 h 11

Infographic: How Climate Change Will Affect Your Health



There’s a long list of things that will suffer because of extreme climate change – but did you know that your health is one of them? Beyond the extreme environmental ramifications, climate change is set to impact the physical, biological and ecological life support systems on which human health depends. The infographic below outlines the various ways climate change will affect our health, and the ways in which the healthcare system needs to adapt to deal with these effects.





by Marcela De Vivo, 09/18/13

Read more: Infographic: How Climate Change Will Affect Your Health | Inhabitat - Sustainable Design Innovation, Eco Architecture, Green Building

lundi 16 septembre 2013

L’empreinte carbone


(Photo: Enovos)


Le réchauffement de la planète est une réalité reconnue par l’ensemble de la communauté scientifique. Afin de limiter ce réchauffement à moins de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, il sera nécessaire de réduire les émissions de CO2 d’au moins 80% d’ici 2050 dans les pays industrialisés selon le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat).

Avant d'envisager toute action permettant de réduire ces émissions, il est crucial de pouvoir en identifier les principales sources en effectuant une «empreinte carbone» ou encore appeler
«Bilan gaz à effet de serre» de votre activité.

Les différents «Bilans gaz à effet de serre» qui existent sur le marché proposent des périmètres d’études allant du plus simple au plus complexe.

Avant de commencer à quantifier les émissions de gaz à effet de serre et de choisir la démarche adaptée, il est important que l’entreprise définisse son approche stratégique RSE ou développement durable.

La quantification des émissions de gaz à effet de serre se calcule à partir des données qui caractérisent votre activité. Cette phase de collecte de données demande plus ou moins de ressources, dépendant de la méthodologie et du périmètre choisis. Les données collectées sont affectées à des facteurs d’émission qui permettent de traduire votre activité en tonne de CO2.

Enovos fournit des solutions adaptées à chaque secteur d’activité (industrie, finances, communication événementielle, hôtellerie, transport logistique, aviation, etc.) pour participer efficacement à la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Enovos propose 3 méthodologies pour effectuer ce calcul: l’empreinte carbone simplifiée, l’empreinte carbone avancée et le Bilan Carbone®.

Le calcul de l’empreinte carbone permet également de compenser ses émissions de CO2 et de soutenir de cette manière des projets durables, tels que proposés par l’association sans but lucratif MyClimateLux.

Par : Enovos
Mis à jour : 16.09.2013 10:01

lundi 9 septembre 2013

Global cooling: Arctic ice caps grows by 60% against global warming predictions

And now it's global COOLING! Record return of Arctic ice cap as it grows by 60% in a year
  • Almost a million more square miles of ocean covered with ice than in 2012
  • BBC reported in 2007 global warming would leave Arctic ice-free in summer by 2013
  • Publication of UN climate change report suggesting global warming caused by humans pushed back to later this month
A chilly Arctic summer has left nearly a million more square miles of ocean covered with ice than at the same time last year – an increase of 60 per cent.

The rebound from 2012’s record low comes six years after the BBC reported that global warming would leave the Arctic ice-free in summer by 2013.

Instead, days before the annual autumn re-freeze is due to begin, an unbroken ice sheet more than half the size of Europe already stretches from the Canadian islands to Russia’s northern shores.




The Northwest Passage from the Atlantic to the Pacific has remained blocked by pack-ice all year. More than 20 yachts that had planned to sail it have been left ice-bound and a cruise ship attempting the route was forced to turn back.

Some eminent scientists now believe the world is heading for a period of cooling that will not end until the middle of this century – a process that would expose computer forecasts of imminent catastrophic warming as dangerously misleading.

The disclosure comes 11 months after The Mail on Sunday triggered intense political and scientific debate by revealing that global warming has ‘paused’ since the beginning of 1997 – an event that the computer models used by climate experts failed to predict.

In March, this newspaper further revealed that temperatures are about to drop below the level that the models forecast with ‘90 per cent certainty’.

The pause – which has now been accepted as real by every major climate research centre – is important, because the models’ predictions of ever-increasing global temperatures have made many of the world’s economies divert billions of pounds into ‘green’ measures to counter climate change.

Those predictions now appear gravely flawed.

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THERE WON'T BE ANY ICE AT ALL! HOW THE BBC PREDICTED CHAOS IN 2007

Only six years ago, the BBC reported that the Arctic would be ice-free in summer by 2013, citing a scientist in the US who claimed this was a ‘conservative’ forecast. Perhaps it was their confidence that led more than 20 yachts to try to sail the Northwest Passage from the Atlantic to the Pacific this summer. As of last week, all these vessels were stuck in the ice, some at the eastern end of the passage in Prince Regent Inlet, others further west at Cape Bathurst.

Shipping experts said the only way these vessels were likely to be freed was by the icebreakers of the Canadian coastguard. According to the official Canadian government website, the Northwest Passage has remained ice-bound and impassable all summer.

The BBC’s 2007 report quoted scientist Professor Wieslaw Maslowski, who based his views on super-computer models and the fact that ‘we use a high-resolution regional model for the Arctic Ocean and sea ice’.

He was confident his results were ‘much more realistic’ than other projections, which ‘underestimate the amount of heat delivered to the sea ice’. Also quoted was Cambridge University expert

Professor Peter Wadhams. He backed Professor Maslowski, saying his model was ‘more efficient’ than others because it ‘takes account of processes that happen internally in the ice’.

He added: ‘This is not a cycle; not just a fluctuation. In the end, it will all just melt away quite suddenly.’
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The continuing furore caused by The Mail on Sunday’s revelations – which will now be amplified by the return of the Arctic ice sheet – has forced the UN’s climate change body to hold a crisis meeting.

The UN Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) was due in October to start publishing its Fifth Assessment Report – a huge three-volume study issued every six or seven years. It will now hold a pre-summit in Stockholm later this month.

Leaked documents show that governments which support and finance the IPCC are demanding more than 1,500 changes to the report’s ‘summary for policymakers’. They say its current draft does not properly explain the pause.

At the heart of the row lie two questions: the extent to which temperatures will rise with carbon dioxide levels, as well as how much of the warming over the past 150 years – so far, just 0.8C – is down to human greenhouse gas emissions and how much is due to natural variability.

In its draft report, the IPCC says it is ‘95 per cent confident’ that global warming has been caused by humans – up from 90 per cent in 2007.

This claim is already hotly disputed. US climate expert Professor Judith Curry said last night: ‘In fact, the uncertainty is getting bigger. It’s now clear the models are way too sensitive to carbon dioxide. I cannot see any basis for the IPCC increasing its confidence level.’

She pointed to long-term cycles in ocean temperature, which have a huge influence on climate and suggest the world may be approaching a period similar to that from 1965 to 1975, when there was a clear cooling trend. This led some scientists at the time to forecast an imminent ice age.

Professor Anastasios Tsonis, of the University of Wisconsin, was one of the first to investigate the ocean cycles. He said: ‘We are already in a cooling trend, which I think will continue for the next 15 years at least. There is no doubt the warming of the 1980s and 1990s has stopped.

Then... NASA satelite images showing the spread of Artic sea ice 27th August 2012

...And now, much bigger: The same Nasa image taken in 2013

‘The IPCC claims its models show a pause of 15 years can be expected. But that means that after only a very few years more, they will have to admit they are wrong.’

Others are more cautious. Dr Ed Hawkins, of Reading University, drew the graph published by The Mail on Sunday in March showing how far world temperatures have diverged from computer predictions. He admitted the cycles may have caused some of the recorded warming, but insisted that natural variability alone could not explain all of the temperature rise over the past 150 years.

Nonetheless, the belief that summer Arctic ice is about to disappear remains an IPCC tenet, frequently flung in the face of critics who point to the pause.

Yet there is mounting evidence that Arctic ice levels are cyclical. Data uncovered by climate historians show that there was a massive melt in the 1920s and 1930s, followed by intense re-freezes that ended only in 1979 – the year the IPCC says that shrinking began.

Professor Curry said the ice’s behaviour over the next five years would be crucial, both for understanding the climate and for future policy. ‘Arctic sea ice is the indicator to watch,’ she said.


By DAVID ROSE

PUBLISHED: 23:37 GMT, 7 September 2013 | UPDATED: 12:01 GMT, 8 September 2013

Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2415191/Global-cooling-Arctic-ice-caps-grows-60-global-warming-predictions.html#ixzz2ePuJrGCX

lundi 26 août 2013

Science points to a new global warming source: the sea

Lightning strikes on the Pacific Ocean on Panama Bay on June 24, 2013. Oceans that grow more acidic through Man's fossil fuel burning emissions, can amplify global warming by releasing less of a gas that helps shield Earth from radiation, a study said Sunday.

Oceans that grow more acidic through Man's fossil fuel burning emissions, can amplify global warming by releasing less of a gas that helps shield Earth from radiation, a study in Nature Climate Change said Sunday.

And the authors warned the potentially vast effect they uncovered is not currently factored into climate change projections.

Scientists say that Man's carbon dioxide (CO2) emissions contribute to planetary warming by letting the Sun's heat through the atmosphere but trapping heat energy reflected back from Earth, so creating a greenhouse effect.

They also lower the pH balance of the world's oceans, making them more acidic, and hamper production of dimethyl sulphide (DMS), a sulphur compound, by plankton, said the study.

DMS released into the atmosphere helps reflect incoming radiation from the Sun, reducing surface temperatures on Earth.

Using climate simulations, the team said an 18 percent decline in DMS emissions by 2100 could contribute as much as 0.48 degrees Celsius (0.9 deg Fahrenheit) to the global temperature.

"To our knowledge, we are the first to highlight the potential climate impact due to changes in the global sulphur cycle triggered by ocean acidification," the authors wrote.

"Our result emphasises that this potential climate impact mechanism of ocean acidification should be considered in projections of future climate change."

They warned that ocean acidification may also have other, yet unseen, impacts on marine biology that may provoke further declines in DMS emissions.

Explore further: Dire outlook despite global warming 'pause': study

More information: dx.doi.org/10.1038/nclimate1981

Journal reference: Nature Climate Change

© 2013 AFP

16 hours ago

Read more at: http://phys.org/news/2013-08-science-global-source-sea.html#jCp

jeudi 25 juillet 2013

Réchauffement climatique : un modèle pour mieux évaluer les capacités locales d'absorption du CO2

zoom
Des chercheurs du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), qui regroupe des chercheurs du CNRS et du CEA, ont pour la première fois réalisé une modélisation permettant d'évaluer par région, au niveau mondial, les capacités d'absorption du CO2.

Actuellement, les océans, les sols et les forêts, absorbent chaque année environ 54% (soit environ 16 gigatonnes) des émissions anthropiques de CO2 résultant de la déforestation et de la combustion de carbone fossile.

En l'absence de ces "puits de carbone", comme l'a montré Philippe Ciais dans de précédentes études, la concentration de CO2 dans l'atmosphère augmenterait deux fois plus vite que ce qui est observé en réalité. Mais, jusqu'alors, les calculs des contributions régionales ne prenaient pas en considération le rôle local de ces puits de carbone présents dans l’océan et les écosystèmes.

Le travail de modélisation effectué par ces chercheurs permet d'intégrer pour la première fois, la répartition région par région des émissions de CO2 et de leur évolution et tient compte de l'action régulatrice des écosystèmes régionaux, notamment des forêts tropicales d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie.

Comme le souligne Philippe Ciais, du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), ce nouveau modèle permet une véritable traçabilité du CO2 produit par les émissions fossiles et la déforestation des différentes régions, pour déterminer leur contribution à la croissance du CO2 dans l’atmosphère, en prenant en compte les puits de carbone dans les océans et sur terre.

Ces travaux confirment que depuis 1850, les pays développés sont responsables d'environ 80 % de l’augmentation des émissions anthropiques de CO2 dans l'atmosphère. Toutefois, depuis 2010, ce sont les pays en développement qui émettent plus de la moitié des émissions mondiales de CO2.

L'étude précise que plus de la moitié des émissions des pays africains et latino-américains depuis 1850 a été compensée par leurs propres puits de carbone.

En outre, ce modèle indique que les émissions de CO2 des pays industrialisés ont créé des puits supplémentaires dans les régions tropicales, représentant 13 ans d'émissions, au niveau actuel. L'ensemble des pays émergents , un système de compensation sous forme de "vases communicants, rend donc un service écologique et économique considérable au reste de la planète, grâce à ces puits de carbone.

Ces recherches pourraient avoir des conséquences politiques importantes en modifiant les clés d'allocations et de répartition entre états des efforts décidés au niveau international en matière de réduction globale des émissions de CO2.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NATURE

Mercredi, 24/07/2013 - 19:34

samedi 20 juillet 2013

Réchauffement climatique : 10 % de la population mondiale affectée en 2100

zoom
Selon une étude internationale publiée dans les Annales américaines de l'Académie des sciences et dirigée par Franziska Piontek, de l'Institut de recherche sur l'impact du climat de Potsdam, en Allemagne, plus de 10 % de la population mondiale pourraient être directement touchés d'ici la fin de ce siècle par les conséquences du changement climatique.

Ces travaux ont notamment permis de répertorier ce que les scientifiques appellent "les points chauds" du réchauffement climatique. Ceux-ci correspondent à des régions dans lesquelles au moins deux paramètres majeurs concernant les activités humaines risquent d'être gravement affectés si le rythme du réchauffement mondial se maintient sur sa pente actuelle et dépasse les 3°C par rapport à la moyenne des températures constatées sur la période 1980-2000.

Plusieurs de ces points chauds identifiés sont localisés dans la partie méridionale de l'Amazonie, dont le fragile et complexe écosystème va subir de plein fouet les conséquences déstabilisatrices de l'augmentation rapide des températures.

Autre région du monde où se développent ces points chauds : l'Europe du Sud qui devrait connaître une augmentation sensible du rythme des canicules et des sécheresses, ce qui rendra de plus en plus délicate et complexe la gestion des ressources en eau.

Les autres points chauds de la planète affecteront également certaines régions africaines et l'Asie du Sud, risquant de dérégler les cycles des moussons, tout en accentuant la fonte des glaciers de l'Himalaya.

L'étude souligne que si la hausse moyenne mondiale des températures atteint les 4°C, ce sont pas moins de 11 % de la population mondiale qui seraient affectés par ce changement climatique sans précédent dans l'histoire de l'Homme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Newsline

PICIR

vendredi 12 juillet 2013

Deep oceans warming at an alarming rate

British Antarctic Survey
A new re-analysis of data from the ocean depths suggests dramatic warming of 
the deep sea is under way because of anthropogenic climate change, scientists say.






















Despite mixed signals from warming ocean surface waters, a new re-analysis of data from the depths suggests dramatic warming of the deep sea is under way because of anthropogenic climate change. The scientists report that the deep seas are taking in more heat than expected, which is taking some of the warming off the Earth’s surface, but it will not do so forever.

"Some of the heat (from human-caused global warming) is going into melting sea ice and heating the surface, but the bulk is going into the oceans,” said climate researcher Kevin Trenberth of the National Center for Atmospheric Research, a coauthor on a new research paper reporting on the deep ocean warming in the journal Geophysical Research Letters.

How Global Warming Will Change Your Life

The study involved the bringing together of a diverse suite of data, ranging from satellite measurements of the surface waters to ship observations at all depths, instruments mounted on elephant seals, ARGO profilers (a large collection of small, drifting-robotic probes deployed worldwide), and data-gathering instruments moored in place. The data include temperature, salinity, depth, and altimetry of the ocean surface, going back decades.

Piecing together different kinds of data from different times and sometimes from sparse data sets was the key challenge, Trenberth explains, but that is the specialty of his coauthors at the European Center for Medium Range Weather Forecasts in the U.K

“They have one of the most sophisticated data assimilation systems,” Trenberth said. That has allowed for a new view of not only how the deep sea is heating up, but how winds and El Niño events play into it all.

Winds blowing on the oceans can drive water into the deep ocean as well as cause upwelling of deep waters, which can release massive amounts of heat. The 1998 El Niño year, for instance, was the hottest on record because the oceans were releasing a lot of heat from the ocean into the atmosphere, Trenberth explained to DNews.

Think the Planet Isn't Warming? Check the Ocean: Analysis

The new re-analysis of ocean data is not the last word on what's happening in the deep seas, but the best estimate of what is happening.

“It's more than speculation and suggestion,” agrees climate scientist Gavin Schmidt of NASA's Goddard Institute for Space Studies, “and it's probably right to a reasonable degree. The fact of the matter is we'll never be able to get data from below 400 meters in the middle of the Pacific Ocean” because there is not enough money invested in ocean sensors to cover such places. “So we have to use physics to fill in the gaps.”

The bottom line, says Trenberth, is that the heat of global warming is going to different places. “So global warming is continuing even though it’s not always manifested as a strong surface temperature increase. It’s just manifesting itself in different ways.”

Larry O'Hanlon

jeudi 19 avril 2012

Des scientifiques de la NASA contestent le réchauffement climatique

L'origine humaine de l'accélération du réchauffement de la planète est aujourd'hui admise par la majeure partie de la communauté scientifique. Mais certaines organisations, et notamment la NASA, ont-elle accentué la responsabilité de l'homme dans ce changement ? C'est ce qu'affirment 49 anciens employés de l'agence spatiale américaine.

Quarante-neuf anciens membres de la NASA ont écrit une lettre à Charles Bolden, l'administrateur de l'agence spatiale, dans laquelle ils s'insurgent contre la façon dont le Goddard Institute for Space Science (GISS) angle ses diverses études sur le climat. Comme le rapporte le Washington Examiner, ces anciens employés de l'agence spatiale américaine accusent celle-ci d'avoir accordé trop d'importance à l'activité humaine dans le changement climatique. Ils affirment que l'origine anthropique du réchauffement climatique a été largement accentuée, et sans preuve.

"Nous croyons que les affirmations de la NASA et du GISS, selon lesquelles le dioxyde de carbone d'origine humaine a un impact catastrophique sur le changement climatique global, ne sont pas prouvées, spécialement quand elles prennent en considération des milliers d'années de données empiriques" écrivent les chercheurs dans leur lettre datée du 28 mars dernier. Parmi ces scientifiques, Harrison Schmitt, un astronaute ayant participé à la mission Apollo 17 sur la Lune, mais aussi Walter Cunningham, de la mission Apollo 7, ou encore Richard Gordon, d'Apollo 12.

Ils estiment que le lien entre les émissions de dioxyde de carbone engendrées par les activités humaines n'a jamais été clairement démontré. Une absence de preuves qui les mènent à affirmer que ce lien n'existe tout simplement pas. "Avec des centaines de climatologues bien connus et des dizaines de milliers d'autres scientifiques déclarant publiquement leur non-croyance en des prévisions catastrophiques, qui viennent particulièrement du GISS, il est clair que la science n'est PAS établie" soulignent-ils.

Une accusation à laquelle la NASA peut répondre grâce à une étude publiée en janvier dernier par le GISS. Un rapport indiquant que l'année 2011 fut la 9ème plus chaude depuis 1880, année lors de laquelle les premières mesures de températures ont été réalisées.

Source: NASA

Publié le 19 avril 2012 

samedi 31 mars 2012

Earth Hour : éteignez les lumières pour la planète !


Samedi 31 mars, de 20h30 à 21h30 [ entre 19h30 et 20h30 en Tunisie ], rejoignez le mouvement Earth Hour et éteignez les lumières !

Earth Hour : manifestation mondiale

Chaque année, des milliers de personnes, d’entreprises et de gouvernements participent à travers le monde au plusimportant événement mondial en faveur de l’environnement : Earth Hour.

Ce samedi, ce sont donc 1200 monuments dans 135 pays et 5251 villes qui éteindront les lumières pendant une heure. En France, la manifestation aura lieu de20h30 à 21h30 et la Tour Eiffel sera plongée dans le noir. Dans le monde, le Colisée de Rome, les pyramides de Gizeh, l’Empire State Building ne seront plus éclairés pendant 60 minutes.

60 minutes pour faire prendre conscienceau monde de l’impact du réchauffement climatique, de la surconsommation électrique de chacun, et de l’importance de raisonner dès à présent notre consommation d’énergie. Un geste fort.

Orchestré par le WWF, Earth Hour est plébiscité par l’ONU.

Rédigé par Aurore

03/2012


vendredi 30 mars 2012

Une remontée exceptionnelle du niveau des mers dévoilée

Retracer les variations du niveau marin au cours de l'histoire de la Terre nous éclaire sur le climat passé, actuel et futur et ses impacts. Grâce à des carottes de récif corallien extraites au large de Tahiti, les chercheurs du Cerege(1) ont reconstitué un des évènements majeurs de la dernière déglaciation : une remontée exceptionnelle du niveau de la mer, associée à une débâcle(2) glaciaire. L'étude, qui vient d'être publiée dans Nature, montre que cet épisode, qui par bien des aspects restait controversé, a débuté il y a précisément 14 650 ans et correspond à une hausse moyenne des mers de 14 m en moins de 350 ans. De plus, contrairement à l'hypothèse admise jusqu'ici, la calotte antarctique aurait fortement contribué - pour moitié - à cette élévation. Cet apport massif d'eau douce a fortement perturbé la circulation océanique mondiale, se répercutant sur le climat global. Ces résultats sont également très importants au regard de l'élévation actuelle et future des océans. En effet, ils mettent en avant le comportement dynamique des calottes polaires en réponse à une augmentation de température, phénomène encore mal pris en compte dans les prévisions du GIEC(3) à l'horizon 2100.

Depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il y a 21 000 ans, notre planète a vu les océans s'élever de 120 m, pour atteindre le niveau actuel. Cette remontée n'a pas été constante, mais s'avère au contraire ponctuée d'accélérations rapides, associées à des débâcles massives des calottes de glace. La plus importante de ces accélérations, que les paléoclimatologues nomment " Melt-Water Pulse 1A ", restait par bien des aspects énigmatique. Une étude, qui vient d'être publiée dans la revue Nature par une équipe du laboratoire Cerege en collaboration avec les universités d'Oxford et de Tokyo, lève le voile sur cet événement, sans aucun doute un des plus marquants de la dernière déglaciation.

Une remontée spectaculaire

Ces travaux confirment tout d'abord l'existence de cet épisode exceptionnel, qui restait en partie controversé. Ils en précisent également la chronologie, l'amplitude et la durée. Il a débuté il y a très exactement 14 650 ans et coïncide avec le début de la période chaude, dite " du Bølling ", qui marqua la fin de l'ère glaciaire. La hausse du niveau marin aurait alors été de 14 m en moyenne sur l'ensemble du globe, en moins de 350 ans. Soit une vitesse de remontée d'au moins 40 mm par an - contre 3 mm par an observés aujourd'hui.

Les coraux : archives du climat

Pour décrire ce remarquable événement, les chercheurs ont analysé des carottes récifales prélevées sur le pourtour de l'île de Tahiti, en Polynésie, lors de l'expédition internationale IODP 310 "Tahiti Sea Level"(4). Les coraux qui construisent les récifs et les atolls sont en effet d'excellents indicateurs de la variation du niveau marin* et constituent ainsi une véritable archive du climat passé(5).

Grâce aux reconstitutions du niveau marin obtenues à l'aide des coraux fossiles ainsi qu'à des simulations géophysiques, les scientifiques ont pu établir la source de l'accélération de l'élévation des mers. Ils ont montré que la calotte antarctique aurait contribué à ce phénomène à hauteur de 50 %. Pourtant, les spécialistes pensaient jusqu'alors que seule la fonte des glaces de l'hémisphère Nord, en particulier de la calotte Laurentide qui recouvrait à l'époque une grande partie de l'Amérique du Nord, avait pris part au Melt-Water Pulse 1A.

Pour démontrer les mécanismes en jeu, l'équipe de recherche a comparé la montée des eaux en Polynésie avec celle observée lors d'une précédente campagne de forage à La Barbade, dans les Caraïbes. Selon l'hypothèse admise jusque-là, l'amplitude de la hausse des mers aurait dû être deux fois plus importante à Tahiti qu'à La Barbade, plus proche de la calotte Laurentide. Or, l'étude a démontré que cette élévation était équivalente en ces deux endroits du globe, impliquant un apport très significatif de la part de la calotte antarctique.

Le climat global modifié

Ces travaux apportent un éclairage nouveau sur les relations complexes entre climat, circulation océanique et niveau marin. En montrant la simultanéité entre le Melt Water Pulse 1A et le réchauffement de la période du Bølling, ils montrent en particulier le rôle qu'a pu jouer cet afflux massif d'eau douce vers l'océan dans la déglaciation de la planète. Celui-ci a très certainement fortement perturbé la circulation thermohaline(6) de l'océan mondial, qui elle-même a un impact sensible sur le climat global. Cette étude illustre également la réponse complexe des calottes glaciaires à une perturbation climatique majeure, en particulier l'instabilité potentielle de la calotte antarctique.

Du passé au présent...

Ces résultats sont particulièrement importants au regard de la remontée actuelle du niveau des mers, qui est une des manifestations les plus préoccupantes du réchauffement global depuis le début de l'ère industrielle. Sur le dernier siècle, les enregistrements marégraphiques suggèrent une hausse de l'océan de 1,5 à 2 mm par an. Plus récemment, les observations des satellites altimétriques indiquent une élévation moyenne globale de 3,3 mm par an au cours des deux dernières décennies. Si l'estimation de leurs contributions respectives fait encore l'objet de recherches actives, il est établi que l'expansion thermique des océans ainsi que la fonte des calottes polaires et des glaciers de montagne en sont les causes majeures.

... au futur

Le dernier rapport du GIEC(3), en date de 2007, indique que la remontée du niveau marin à l'horizon 2100 devrait se situer entre 20 et 60 cm, selon les différents scénarios des émissions de gaz à effet de serre considérés. Néanmoins, les modèles utilisés jusqu'en 2007 ne simulent pas de façon réaliste la réponse dynamique des calottes polaires au réchauffement mondial qu'a révélée la présente étude. Les projections du GIEC de 2007 seront très probablement dépassées : les simulations les plus récentes suggèrent une remontée du niveau marin comprise entre 60 et 180 cm en 2100.


L'enjeu est de taille : plus de trois milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale, habitent sur une côte ou à moins de 200 km d'un littoral et un dixième de la population vit aujourd'hui à moins de 10 m au dessus du niveau de la mer.


* Voir fiche n°343 - Quand la mer monte, les coraux se souviennent

Rédaction : Pierre Deschamps et Gaëlle Courcoux

Notes

(1) Centre Européen de Recherche et d'Enseignement en Géosciences de l'Environnement (IRD / Aix-Marseille Université / CNRS / Collège de France)
(2) dislocation des calottes de glace.
(3) Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
(4) Le programme international IODP (Integrated Ocean Drilling Program) est co-financé par l'INSU-CNRS à travers le consortium ECORD (European Consortium for Ocean Research Drilling). Les travaux des chercheurs du Cerege ont été soutenus financièrement par la Fondation Comer (USA), la Fondation Européenne de la Science (EuroMARC), la Communauté Européenne (Project Past4Future), le Collège de France et l'IRD.
(5) Les coraux peuvent être datés avec une très grande précision en s'appuyant sur la désintégration radioactive de l'uranium naturel présent dans leur squelette. Au Cerege, des échantillons vieux de 15 000 ans ont été datés avec une précision de l'ordre de 30 ans !
(6) circulation permanente des océans générée par les écarts de température et de salinité entre les différentes masses d'eau.


Le saviez-vous ?

Depuis la dernière ère glaciaire il y a 21 000 ans, le climat global s'est réchauffé de l'ordre de 5°C, les concentrations des gaz à effet de serre (CO2, CH4) dans l'atmosphère ont augmenté d'environ 40%, la circulation océanique mondiale s'est réorganisée...


Références :

Deschamps Pierre, Durand N., Bard E., Hamelin B., Camoin G., Thomas A.L., Henderson, G.M., Okuno J., Yokoyama Y. Ice-sheet collapse and sea-level rise at the Bølling warming 14,600 years ago, Nature, 2012. http://dx.doi.org/10.1038/nature10902

Bard E., Hamelin B., Delanghe-Sabatier D. Deglacial Meltwater Pulse 1B and Younger Dryas Sea Levels Revisited with Boreholes at Tahiti. Science, 2010, 327(5970): 1235-1237.http://dx.doi.org/10.1126/science.1180557h

Bard E., Hamelin B., Arnold M., Montaggioni L., Cabioch Guy, Faure G., Rougerie F. Deglacial sea-level record from Tahiti corals and the timing of global meltwater discharge. Nature, 1996, 382: 241-244. fdi:010006546


Retrouvez les photos de l'IRD concernant cette fiche, libres de droit pour la presse, sur :www.indigo.ird.fr


par Gaëlle Courcoux

Portail International, 29/03/12 à 09h33 GMT

mardi 27 mars 2012

La montée du niveau marin dû au réchauffement estimée de 12 à 22 m d'ici la fin du siècle

Même si l'humanité parvenait à limiter le réchauffement de la planète à deux degrés Celsius, comme le recommande le panel intergouvernemental sur les changements climatiques, les générations à venir devront faire face à une montée du niveau de la mer de 12 à 22 mètres par rapport à son niveau actuel, selon une étude publiée la semaine dernière dans le journal Geology.

Les auteurs de cette étude, sous la direction du professeur de sciences de la terre et des planètes de l'université de Rutgers Kenneth Miller, sont parvenus à cette conclusion en étudiant les couches de terres et de roche en Virginie, dans l'atoll d'Eniwetok dans le Pacifique et en Nouvelle-Zélande. Ils ont examiné les vestiges de l'ère Pliocène, il y a 2,7 à 3,2 millions d'années, soit la dernière fois que le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère était à son niveau actuel, et que les températures atmosphériques étaient supérieures de 2°C à celles d'aujourd'hui.

"La différence de volume d'eau libéré représente l'équivalent de la fonte de tout le Groënland et de la banquise de l'Antarctique Ouest, ainsi que d'un' partie de la banquise marine d'Antarctique Est", a expliqué Richard Lane, directeur de programme de la division de géologie de la Fondation nationale des sciences, qui a financé ce travail.

"Une telle augmentation des océans actuels recouvrirait les côtes actuelles partout dans le monde et affecterait jusqu'à 70 % de la population mondiale", a-t-il dit.

"Pas besoin de vendre votre maison en bord de mer tout de suite, car la fonte de ces immenses plaques de glace prendra des siècles voire quelques milliers d'années", a déclaré M. Miller dans un communiqué.

"Les prévisions actuelles de montée du niveau de la mer au 21ème siècle se situe entre 0,8 et 1,0 mètre, en raison du réchauffement des océans, de la fonte partielle des glaciers de montagne, et de la fonde partielle du Groënland et de l' Antarctique", a-t-il poursuivi.

Toutefois, ces recherches soulignent la sensibilité des grandes étendues glacées de la Terre aux changements de température, suggérant que même une augmentation modeste de la température résulterait en une forte augmentation du niveau de la mer.


Source: Geology

Publié le 27 mars 2012. Posté dans Veille changements climatiques

lundi 26 septembre 2011

Les Vidéos Climatiques

banquise
La Terre de Notre Futur. Voici 4 vidéos qui sont devenues très célèbres sur Youtube et ajoutées par La Terre du Futur il y a quelques temps. Et si nous nous trompions sur la finalité du réchauffement... Documentaire pour des études au sein des forums de la Terre du Futur. Le Grand Refroidissement... Refroidissement en vue... La Terre de Notre Futur... Quand le réchauffement provoquera un refroidissement. Ici est un excellent résumé de la Terre du Futur... Quand le réchauffement va nous apporter un refroidissement. L'issue serait donc une rétroaction négative causée par le réchauffement climatique actuel. La future intensité solaire sera également très basse. Tout est en place pour un grand refroidissement. Ici rien n'a été inventé... tout est officieux des officiels...


Écrit par Administrator

Lundi, 26 Septembre 2011 00:00

http://www.laterredufutur.com/accueil/index.php/climat/164-les-videos-climatiques.html

mercredi 14 septembre 2011

La géo-ingénierie comme solution du réchauffement climatique?




Des scientifiques britanniques étudient la piste de ballons géants qui seraient utilisés suivant le principe des conséquences d'un volcan en éruption pour refroidir la Terre, en vue de lutter contre le réchauffement climatique.


© Cambridge University Engineering Department
Lors d'un vol prévu le mois prochain à partir d'un terrain d'aviation du Norfolk, le prototype d'un ballon d'hélium de près de 20 mètres de long s'élèvera à 1 km de haut pour procéder une expérience de géo-ingénierie, soit la manipulation humaine du climat terrestre, conduite par des scientifiques des universités de Bristol, Cambridge, Edimbourg et Oxford. Il s'agira avant tout de vérifier si la théorie imaginée s'applique bel et bien.

"Nous réalisons seulement une étude de faisabilité pour voir si ça fonctionne, nous ne préconisons pas cela comme une bonne idée", a souligné le Dr Matt Watson, de l'Université de Bristol, qui dirige le projet SPICE (acronyme pour "Stratospheric Particle Injection for Climate Engineering"). "Ce n'est pas parce que nous avons la capacité de le faire que cela veut dire que nous en avons le droit", a-t-il ajouté, espérant d'ailleurs que les recherches en cours stimuleront le débat public.

L'idée s'inspire de l'éruption du volcan Pinatubo en 1991, qui avait entraîné un refroidissement moyen de la planète d'un demi degré Celsius pendant deux ans. Selon les scientifiques, l'utilisation d'une dizaine de ballons 10 fois plus grands que le prototype à une altitude de 20 kilomètres pourrait permettre de diminuer la température globale d'environ 2 degrés en deux ans, avec néanmoins de probables variations régionales qui doivent encore être expliquées. En résumé simplifié, d'importantes quantités d'eau monteraient vers les ballons, solidement attachés à des bateaux par un tuyau renforcé qui servirait de conducteur jusqu'à la pompe. Les particules chimiques mélangées, une fois répandues dans l'atmosphère, agiraient tel un miroir, réfléchissant les rayons du soleil vers l'espace et gardant la planète plus fraîche.

La géo-ingénierie est généralement envisagée comme potentiellement utile dans la lutte contre le réchauffement climatique mais elle pourrait cependant engendrer des dangers imprévus ou décourager à réduire les émissions de CO2, note l'Université de Bristol. Les effets directs et indirects de tels mécanismes doivent être étudiés parallèlement.

(7sur7)

14/09/11 15h10

 
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1742/Rechauffement-climatique/article/detail/1318954/2011/09/14/La-geo-ingenierie-comme-solution-du-rechauffement-climatique-video.dhtml

lundi 29 août 2011

Il n'y a pas de "réchauffement climatique global"