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jeudi 18 juillet 2013

La CIA veut contrôler le climat

La CIA participe au financement d’une étude qui a pour finalité la mise en place d’une stratégie de » géo-ingénierie » pour combattre le changement climatique.

L’étude, titrée « Geoengineering Climate: Technical Evaluation and Discussion of Impacts » (Géo-ingénierie du climat : évaluation technique et discussions des impacts), est un effort commun de 630.000$ que la CIA partage avec la NASA, la National Academy of Sciences et la National Oceanic and Atmospheric Administration. Ce projet de 21 mois devrait porter ses fruits à l’automne 2014, fournissant un rapport complet qui se veut être « la fondation scientifique claire aux discussions éthiques, légales et politiques qui entourent la géo-ingéniérie« .

Si la participation de la CIA ne serait que financière, l’intérêt de l’agence de renseignement est clair : la sécurité nationale. Cette étude va donc permettre d’évaluer les risques qu’impliquent un réchauffement climatique, mais aussi les dangers conséquents à une politique de contre-attaque face à ce changement climatique.


Géo-ingéniérie : des méthodes controversées

En effet, la géo-ingéniérie s’appuie sur plusieurs techniques de manipulation de l’environnement naturel pour altérer le climat. Et si la première réaction est souvent d’ordre éthique, considérant qu’il faut laisser faire la nature, le contre-argument veut que la géo-ingéniérie est là pour réparer des dommages causés par l’homme à notre cher environnement.

D’où la volonté d’explorer plusieurs pistes comme le management des radiations solaires (avec l’idée qu’une faible diminution de la luminosité du soleil entraînerait une baisse des températures), de faire baisser l’acidité des océans, etc.

Chaque proposition est un bourbier où les scientifiques s’enlisent. Pour exemple, la volonté d’envoyer des particules aérosols dans l’atmosphère pour réduire la température d’un degré, aurait pour conséquence d’assécher le Sahel qui ne recevrait plus une seule goutte de pluie.

L’étude aura ainsi l’objectif de montrer à ces apprentis sorciers les conséquences potentielles de ces solutions « miracles » contre le réchauffement climatique. Il permettra aussi d’alimenter les discussions avec des arguments solides si jamais un gouvernement étranger ou une entreprise privée décidait de déployer une technique de géo-ingéniérie de manière indépendante.

Il sera intéressant de noter que ce n’est pas la première fois que la CIA s’intéresse au contrôle du climat. En effet, la CIA et l’Air Force avait déployé un programme pendant la guerre du Viêt Nam pour faire pleuvoir et profiter de cet avantage stratégique.

Mais, comme nous le savons maintenant, la CIA est presque devenue une organisation d’intérêt public… donc il ne fait aucun doute que les résultats de cette étude seront utilisés à bon escient…

(Source)

18 JUILLET 2013 :: 10:00 :: PAR VALENTIN-PRINGUAY

mercredi 14 septembre 2011

La géo-ingénierie comme solution du réchauffement climatique?




Des scientifiques britanniques étudient la piste de ballons géants qui seraient utilisés suivant le principe des conséquences d'un volcan en éruption pour refroidir la Terre, en vue de lutter contre le réchauffement climatique.


© Cambridge University Engineering Department
Lors d'un vol prévu le mois prochain à partir d'un terrain d'aviation du Norfolk, le prototype d'un ballon d'hélium de près de 20 mètres de long s'élèvera à 1 km de haut pour procéder une expérience de géo-ingénierie, soit la manipulation humaine du climat terrestre, conduite par des scientifiques des universités de Bristol, Cambridge, Edimbourg et Oxford. Il s'agira avant tout de vérifier si la théorie imaginée s'applique bel et bien.

"Nous réalisons seulement une étude de faisabilité pour voir si ça fonctionne, nous ne préconisons pas cela comme une bonne idée", a souligné le Dr Matt Watson, de l'Université de Bristol, qui dirige le projet SPICE (acronyme pour "Stratospheric Particle Injection for Climate Engineering"). "Ce n'est pas parce que nous avons la capacité de le faire que cela veut dire que nous en avons le droit", a-t-il ajouté, espérant d'ailleurs que les recherches en cours stimuleront le débat public.

L'idée s'inspire de l'éruption du volcan Pinatubo en 1991, qui avait entraîné un refroidissement moyen de la planète d'un demi degré Celsius pendant deux ans. Selon les scientifiques, l'utilisation d'une dizaine de ballons 10 fois plus grands que le prototype à une altitude de 20 kilomètres pourrait permettre de diminuer la température globale d'environ 2 degrés en deux ans, avec néanmoins de probables variations régionales qui doivent encore être expliquées. En résumé simplifié, d'importantes quantités d'eau monteraient vers les ballons, solidement attachés à des bateaux par un tuyau renforcé qui servirait de conducteur jusqu'à la pompe. Les particules chimiques mélangées, une fois répandues dans l'atmosphère, agiraient tel un miroir, réfléchissant les rayons du soleil vers l'espace et gardant la planète plus fraîche.

La géo-ingénierie est généralement envisagée comme potentiellement utile dans la lutte contre le réchauffement climatique mais elle pourrait cependant engendrer des dangers imprévus ou décourager à réduire les émissions de CO2, note l'Université de Bristol. Les effets directs et indirects de tels mécanismes doivent être étudiés parallèlement.

(7sur7)

14/09/11 15h10

 
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1742/Rechauffement-climatique/article/detail/1318954/2011/09/14/La-geo-ingenierie-comme-solution-du-rechauffement-climatique-video.dhtml