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jeudi 10 octobre 2013

Découverte d'une étrange planète flottant seule dans l'espace

Une planète hors du système solaire flottant seule dans l'espace, sans être en orbite autour d'une étoile, a été découverte par une équipe internationale d'astronomes, selon leurs travaux parus mercredi aux Etats-Unis.

© NASA

Cette exoplanète gazeuse, baptisée PSO J318.5-22, se situe à seulement 80 années lumière de la Terre (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) et a une masse de six fois celle de Jupiter, précisent ces astronomes dont la découverte est publiée dans la revue américaine Astrophysical Journal Letters. Elle s'est formée il y a à peine 12 millions d'années, ce qui pour une planète est la toute première enfance.

"Nous n'avons jamais auparavant vu un objet comme cela flottant librement dans l'espace et qui a toutes les caractéristiques de jeunes planètes trouvées en orbite autour d'autres étoiles", explique Michael Liu, de l'Institut d'astronomie de l'Université de Hawaii à Manoa, principal auteur de cette découverte. Cette planète possède peut-être la plus faible masse jamais mesurée sur un objet flottant, mais en même temps ses caractéristiques les plus uniques, y compris la masse, la couleur et l'énergie émise, correspondent à celles de planètes en orbite, précisent ces astrophysiciens.

Elle fournira "une occasion unique d'observer le fonctionnement interne d'une planète gazeuse géante comme Jupiter peu après sa naissance", relève Niall Deacon du Max Planck Institute pour l'astronomie en Allemagne, co-auteur de cette recherche. Ces astronomes l'ont détectée à l'aide du télescope Pan-STARRS 1 situé au sommet du mont Haleakala à Maui. Des observations avec d'autres télescopes à Hawaii indiquent que la planète a des caractéristiques similaires à celles des planètes gazeuses géantes qui sont en orbite autour de jeunes étoiles.

Le Vif

Source: Belga
jeudi 10 octobre 2013 à 06h35

samedi 7 septembre 2013

La frontière entre planète et étoile s’efface

Une naine brune n'est ni une étoile, ni une planète,
mais un astre entre les deux. Crédit : NASA/JPL-Caltech
Les naines brunes les plus froides ont une masse située entre 5 et 20 fois celle de Jupiter, selon une nouvelle étude. Elles feraient ainsi le lien entre les planètes géantes et les étoiles plus chaudes.

Une naine brune est un astre qui n'atteint pas 80 fois la masse de Jupiter, nécessaire pour entretenir la fusion de l'hydrogène comme dans le cœur d'une étoile.

La limite inférieure avec les planètes est habituellement fixée à 13 masses joviennes, une masse qui est suffisante pour brûler du deutérium. Mais cette séparation n'est pas nette.

Des petites étoiles froides

En mesurant précisément la distance d'un grand nombre de naines brunes grâce au télescope infrarouge Spitzer, des astronomes ont calculé leurtempérature de surface. Comprises entre 125 et 175°C, ces températures restent les plus froidesjamais mesurées pour ce type d'astres, mais sont plus élevées que ce que les modèles prédisent.

Pour atteindre ces températures après un refroidissement de plusieurs milliards d'années, ces objets doivent avoir une masse entre 5 et 20 fois celle de Jupiter. Ce sont donc les meilleurs analogues aux exoplanètes géantes.

La formation plutôt que la masse comme critère ?

La frontière entre ces étoiles froides et les planètes devient donc encore un peu plus floue.

Si une naine brune avait été observée en orbite autour d'une étoile, elle aurait sûrement été classée parmi les planètes. Mais les astronomes pensent qu'elles sont apparues de façon isolée, et non dans le disque d'accrétion d'une étoile massive. Ce critère pourrait se révéler plus pertinent, si les modèles de formation se précisent.

Sylvain Guilbaud, le 6 septembre 2013

http://www.cieletespace.fr/node/10872

vendredi 9 août 2013

Why Do Stars Twinkle?



Did you know you can distinguish between stars and planets in the sky?

Stars twinkle, planets don’t.

Okay, that’s not actually correct. The stars, planets, even the Sun and Moon twinkle, all in varying amounts. Anything outside the atmosphere is going to twinkle.

If you’re feeling a little silly using the word twinkle over and over again, we can also use the scientific term: astronomical scintillation.

You can’t feel it, but you’re carrying the entire weight of the atmosphere on your shoulders. Every single square inch of your skin is getting pushed by 15 pounds of pressure. And even though astronomers need our atmosphere to survive, it still drives them crazy. As it makes objects in space so much harder to see.

Stars twinkle, I mean scintillate, because as light passes down through a volume of air, turbulence in the Earth’s atmosphere refracts light differently from moment to moment. From our perspective, the light from a star will appear in one location, then milliseconds later, it’ll be distorted to a different spot.

We see this as twinkling.

So why do stars appear to twinkle, while planets don’t?

Stars appear as a single point in the sky, because of the great distance between us and them. This single point can be highly affected by atmospheric turbulence. Planets, being much closer, appear as disks.

We can’t resolve them as disks with our eyes, but it still averages out as a more stable light in the sky.

Astronomers battle atmospheric turbulence in two ways:


Hubble Against Earth’s Horizon (1997)

First, they try to get above it. The Hubble Space Telescope is powerful because it’s outside the atmosphere. The mirror is actually a quarter the size of a large ground-based observatory, but without atmospheric distortion, Hubble can resolve galaxies billions of light-years away. The longer it looks, the more light it gathers.

Second, they try to compensate for it.

Some of the most sophisticated telescopes on Earth use adaptive optics, which distorts the mirror of the telescope many times a second to compensate for the turbulence in the atmosphere.


A beam from the Laser Star Guide on one of the VLT’s four Unit Telescopes helps to correct
the blurring effect of Earth’s atmosphere before making observations (ESO/Y. 
Beletsky)

Astronomers project a powerful laser into the sky, creating an artificial star within their viewing area. Since they know what the artificial star should look like, they distort the telescope’s mirror with pistons cancelling out the atmospheric distortion. While it’s not as good as actually launching a telescope into space, it’s much, much cheaper.

Now you know why stars twinkle, why planets don’t seem to twinkle as much, and how you can make all of them stop.

by FRASER CAIN on AUGUST 8, 2013

Read more: http://www.universetoday.com/25345/why-do-stars-twinkle/#ixzz2bTGqKFe7

lundi 22 juillet 2013

Sunset Planets

Late July Planetary Sights



Venus graces the post-sunset sky in the west this week. As it gets darker, look for Saturn low in the south-southwest. Click for a slightly larger view.

It’s been a while since I’ve pointed out any sky sights to my readers, so here’s a quickie look at the post-sunset skies for the last week of July. For folks in the northern hemisphere, this is about how the sky looks just after sunset, when things are starting to get a bit dark. First, you’ll likely see a bright “star” low in the west. It’s not a star, it’s the planet Venus.

Back when I was working at the planetarium on campus during my grad school years, we would often get phone calls from members of the public about Venus. The most memorable one came from a person who said she’d been watching it for hours and it was moving slowly, so was it a UFO? I guess she didn’t remember that as Earth turns, objects in the sky will eventually set in the west. Such is the case for Venus–it sinks below the horizon a while after sunset, giving us a pretty view of this cloud-covered planet.

As it gets darker, you should also be able to spot Saturn, not far from the star Spica (in Leo the Lion), headed for its rendezvous with the horizon shortly after midnight. If you have binoculars or a telescope, check out Saturn’s rings. Even at low magnification, they’re enough to get a “wow” out of you upon first sight.

Saturn is one of my favorite planets, right after Mars. I like Mars because it’s likely that humans will get to go there someday. Saturn just enchants me because of those rings. When I was a kid, those rings just screamed “alien world” at me! Now, of course, we know a LOT about Saturn, and it has turned out to be a fascinating place in its own right. To read more about Saturn, check out the Cassini Mission web pages. Mars info is available here.

Whatever you do this last week and a half of July, make sure it includes stepping outside after sunset and checking out the sky!

http://thespacewriter.com/wp/2013/07/22/sunset-planets/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+TheSpacewriter+%28TheSpacewriter%27s+Ramblings%29

mercredi 17 juillet 2013

3 mots pour se localiser n'importe où sur la planète

Adieu coordonnées GPS.

What3words, une société londonienne a créé un outil permettant de localiser n'importe quel endroit dans le monde avec une combinaison de 3 mots. Une idée à la fois simple et prometteuse.


Capture d’écran 2013 07 17 à 11 45 10


Quoi de plus compliqué que de retenir des coordonnées GPS voire une adresse complète ? C'est probablement la question à la base de la réflexion de What3words. Leur réponse tient en trois mots et promet une certaine forme d'originalité dans la manière de se localiser.

Les Britanniques ont découpé le monde en espace de 3 mètres sur 3 attribuant à chacune de ces zones de 3 m² une combinaison de 3 mots. Cela représente 57 trillions de zones soit 57 000 milliards de combinaisons. Avec une précision de 3 m, ce système est plus précis qu'un simple code postal par exemple.

What3words propose également d'acheter un mot unique (OneWord) qui remplacerait les 3 initialement prévus. Les cibles principales de la démarche sont, bien sûr, les entreprises. On peut alors choisir une combinaison de lettres et de chiffres (entre 6 et 36 caractères) pour désigner le lieu de son choix. Il s'agit d'un service payant, mais à 1,20 euro l'année pour un mot, nul doute que cela devrait convaincre. En une semaine plus de 10 000 mots auraient déjà été vendus.

Au-delà du côté commercial, ce système peut également avoir un intérêt réel dans certains endroits où il n'y a pas vraiment d'adresse. Chris Sheldrick, dirigeant de What3words, confiait à nos confrères de TechCrunch qu'il était en discussion avec un service de secours en Australie. Celui-ci souhaiterait pouvoir recevoir les lieux d'accidents localisés par 3 mots pour améliorer son temps d'intervention dans des zones désertes.

Une application smartphone est d'ores et déjà disponible sur iOS et Android. Si vous souhaitez passer nous voir, retrouver nous à "include.twisting.toolkit".

Publié le: 17 juillet 2013 12:29
Par Rémi Jacquet

http://www.lesnumeriques.com/3-mots-pour-se-localiser-importe-sur-planete-n30398.html

dimanche 14 juillet 2013

What Is an Exoplanet?

Sixty three light-years away in a constellation called Vulpecula lies a planet called HD 189733b. While its name may sound unremarkable, astronomers proved this week that HD 189733b is, indeed, special: It's deep-blue in color and covered in clouds of liquid glass.

Hd189733b

HD 189733b is an exoplanet. Located outside of our solar system, it's just one of more than 900 similar planets we've identified. However, scientists estimate there are at least 100 billion exoplanets — and that's just in the Milky Way Galaxy alone.

The science world is buzzing this week about HD 189733b because, for the first time ever, we were able to identify an exoplanet's color. However, HD 189733b's characteristics coincide with what we already know about these types of planets: It's similar to Jupiter and orbits a host star.

The latter is especially important because scientists base their exoplanet estimate on the fact that they orbit stars.

"It's a staggering number, if you think about it," said Jonathan Swift, a postdoctoral student at Caltech and lead author of a January 2013 paper estimating the number of exoplanets in our galaxy. "Basically, there's one of these planets per star."

Those host stars are a tremendous help for scientists looking to identify properties of exoplanets. For example, astronomers used HD 189733b's star to measure its color using the Hubble Space Telescope's light-splitting spectrograph.

Most of the exoplanets scientists have spied are similar to Jupiter and Neptune, but that may just be because larger objects are easier to see from great distances. We've also identified Earth-sized planets beyond our solar system. Kepler, a spacecraft NASA launched in search of Earth-like planets, first found two Earth-sized planets orbiting a sun-like star in 2011.

But the search for alien life has always intrigued humans, and it's no different when it comes to exoplanet study. The ultimate goal is to positively identify a habitable planet that could host life. More than likely, there are billions of Earth-like planets. The key, however, is finding those planets in a habitable zone, meaning that it's close enough to a star to have liquid, but far enough away to be cool enough to support life.

Scientists have already identified many zones that fit that criteria. Most recently, astronomers found three potentially habitable planets 22 light-years away, around the star Gliese 667C. The team believes there are at least six planets orbiting that one star.

That's only a fraction of what awaits our discovery. Fewer than 5% of known exoplanets can be seen with a telescope, and ground-based missions often only spot those very large exoplanet systems.

NASA's Kepler has helped open a new frontier, discovering more than 2,700 potential alien worlds. However, it suffered a major malfunction in May that could cripple the spacecraft. Nevertheless, Kepler delivered mountains of data we'll pore over for years.

Future space-based missions — such as European Space Agency's Gaia spacecraft set to launch in October — may give us a better look at these planets.

Famous Exoplanets of the Milky Way




OPEN GALLERY
Alpha Centauri Bb

Alpha CentauriBb is located in the star system closes to Earth, located just 4.37 light-years away. However, a June, 2013 report questions the existence of the planet, fueling a debate between astronomers.

Image courtesy of NASA

by Amanda Wills

http://mashable.com/2013/07/13/exoplanets/?utm_campaign=Feed%3A+Mashable+%28Mashable%29&utm_cid=Mash-Product-RSS-Pheedo-All-Partial&utm_medium=feed&utm_source=feedburner

samedi 22 juin 2013

NASA / NOAA : Suomi NPP transforme la planète bleue en planète verte pour afficher la végétation

La NASA et la NOAA ( National Oceanic and Armospheric Administration) viennent de dévoiler une carte réalisée avec les données collectées par le satellite Suomi NPP ( National Polar Partneship).



Le globe présenté est constitué de l’assemblage des données captées par le module VIIRS du satellite entre avril 2012 et avril 2013 et se focalise sur la répartition et la concentration de la végétation sur les différents points du globe.

L’idée est d’identifier en quelle quantité l’énergie solaire est absorbée par les plantes présentes sur terre et quelle quantité du rayonnement est renvoyée vers l’espace.

Disponible dans une version en haute résolution interactive ici, la carte met en avant les zones luxuriantes ainsi que les zones stériles comme les déserts ou régions trop froides. Et pour se focaliser sur la végétation, le bleu des océans (qui représente 75 % du globe) a simplement été banni.

En utilisant l’imagerie infrarouge, la NOAA est capable de faire la différence entre la végétation, les roches et différents terrains de façon bien plus précise que n’importe quel autre satellite. Cela permet aux scientifiques de constater avec plus de précision l’évolution de la végétation sur le globe, mais également de réaliser des anticipations sur les modifications climatiques à venir et leur impact direct sur la Terre. On notera que la cartographie est tellement précise que l'on peut y voir Central Park comme un rectangle vert noyé au milieu du béton de New York.

Avec ce type d’outil, les scientifiques sont également capables de mieux comprendre le phénomène des saisons et d’en percevoir les bouleversements avec le temps. Les chercheurs estiment qu’en étudiant plus profondément les données proposées par le satellite, il serait plus facile de prévoir les sécheresses, les feux de forêt, ou même les pics épidémiques de la Malaria.

dimanche 14 avril 2013

If other planets switched places with the Moon, this is what you would see

This is the Moon.



But imagine for a second that the Moon switched places with other planets. This is what you would see (subject to staying alive, of course):

Mars


Venus


Uranus


Neptune


Saturn


Jupiter


Now see how the Earth compares to the Sun and the Sun to other stars in our galaxy.

APRIL 2, 2013

http://todayilearned.co.uk/2013/04/02/if-other-planets-switched-places-with-the-moon-this-is-what-you-would-see/

vendredi 18 mai 2012

La mission Dawn autour de Vesta est un très grand succès

Le 17 mai 2012 à 14h38

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

Un premier bilan scientifique de la mission Dawn, en orbite autour de Vesta depuis l’été 2011, montre que cet astéroïde s’est formé de manière similaire à la Terre et la Lune. Les doutes ont été levés, Vesta est bien une protoplanète. Prochaine étape pour la sonde : son départ de Vesta, en août, à destination de la planète naineCérès.

Arrivée à l’été 2011 autour de Vesta, la sonde Dawn doit y rester jusqu’au 26 août prochain, date à laquelle elle partira à destination de son prochain objectif, la planète naine Cérès qu’elle atteindra en 2015.

Plus de dix mois après le début de la mission autour de Vesta, la revueScience, du 11 mai, vient de publier une série d’articles à comité de lecture présentant les derniers résultats scientifiques de la mission. Pour y voir plus clair, Futura-Sciences a interrogé Laurent Jorda, astronome au laboratoire d'Astrophysique de Marseille (Lam) et spécialiste des petits objets duSystème solaire, qui parle de « mission réussie à tout point de vue ».

Techniquement, la Nasa a une nouvelle fois démontré sa science du pilotage. En effet, bien que cela ne soit pas la première fois qu’une sonde s’approche d’un astéroïde, il est toujours délicat de se satelliser ou de voler en formation avec des objets si peu massifs. Et pourtant, selon Laurent Jorda, l’objectif scientifique de la mission qui visait à « comprendre comment Vesta s’est formé et évolué dans le temps a été atteint ».

La sonde Dawn embarque trois instruments scientifiques. Une caméra
(visible et proche 
infrarouge), un spectromètre gamma et à neutrons (Grand)
et un spectromètre en 
lumière visible et infrarouge (Vir). © Nasa

Lorsque la sonde est lancée, en septembre 2007, les chercheurs ne partent « pas dans l’inconnu ». En raison de sa taille, les quelque 520 kilomètres de diamètre de Vesta sont facilement observables depuis la Terre ou par leTélescope spatial Hubble de sorte que « l’on avait bien avancé sur sa connaissance ».

Vesta : tout un monde à découvrir

On retiendra de la mission Dawn, la confirmation que Vesta est une protoplanète impactée. En d’autres termes, il s’agit d’un « corps intermédiaire entre une planète et un astéroïde d’où l’intérêt de comprendre son histoire géologique ». Dawn nous apprend qu’au cours de son histoire primitive, la surface de Vesta a été « recouverte d’un océan de magma ». Une découverte qui a permis de dater la formation de Vesta à « quelque 2 millions d’années après la formation des premiers corps solides dans lanébuleuse primitive (ancêtre des planétésimaux). » L'existence du noyau métallique, estimé à plus ou moins 110 kilomètres de diamètre, est également confirmée. Cela montre que la température a été assez élevée pour fondre la matière et accumuler les éléments lourds au centre de Vesta. Autre mesure importante, celle du diamètre du noyau métallique.

Quant aux images, elles ont montré qu’il n’y avait pas qu'un seul cratère géant au pôle sud mais deux, de taille identique d’environ 500 kilomètres de diamètre. Elles ont également révélé l’existence d’une montagne haute d’environ 20 kilomètres au cœur de cette région.

Parmi les surprises, on citera la présence de zones sombres (dark materiel) dont on ignore l’origine et la nature. Si plusieurs hypothèses sont évoquées, effet de la composition des matériaux, effet topographique, « aucune ne donne une explication évidente ». Les chercheurs sont intrigués par ces zones qui ne sont pas « observées sur les objets de plus petites tailles ». Si la taille joue un rôle, pour expliquer ces variations de l’albédo, il « faudrait comprendre quel est le mécanisme qui fait que les gros corps, comme la Lune, ont des variations de l’albédo ».

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-mission-dawn-autour-de-vesta-est-un-tres-grand-succes_38670/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20120518-[ACTU-la_mission_dawn_autour_de_vesta_est_un_tres_grand_succes]

mardi 24 avril 2012

La science peut-elle aider notre planète?

Chantal Legault, le 23 avril 2012, 11h53

Lien hypertexte vers la nouvelle : http://www.scidev.net/en/agriculture-and-environment/editorials/science-must-guide-us-towards-a-more-sustainable-future-1.html

Une des réalisations les plus importantes de la science au cours des dernières décennies fut de démontrer l’évidence de l’activité humaine sur tous les aspects de notre planète. Maintenant, la communauté scientifique peut-elle aider la société à trouver un moyen d’adopter un modèle de développement social et économique qui soit compatible avec nos ressources limitées?



Source de la nouvelle : SciDev.net

jeudi 5 avril 2012

Quelle voix auriez-vous sur une autre planète?


Solene Godin, publié le 05/04/2012 à 15:02, mis à jour à 15:11 dans  lexpress.fr



Une équipe de scientifiques modifie la voix humaine telle qu'elle serait sur une autre planète en recréant l'ambiance sonore dans l'espace.

afp.com

La découverte d'une équipe de scientifiques britanniques, parue dans The Independent, permet de transformer la voix humaine et de la découvrir telle qu'elle serait dans l'espace.

"Sur Vénus nous parlerions comme des Schtroumpfs!" déclare le professeur Leighton sur The Independent. Pour la première fois, la voix humaine a été transposée dans l'espace par des scientifiques anglais de l'Université de Southampton, au Royaume-Uni. Le logiciel mis au point permet de transformer nos sons terriens en sons "martiens".

Le professeur et son équipe ont réussi à reproduire le son d'une voix humaine sur une autre planète. La voix est méconnaissable. Cette métamorphose dépend des vibrations des cordes vocales et de la vitesse du son qui varient selon les planètes. D'après Tim Leighton, sur Vénus, nous aurions donc une petite voix mais profonde et rapide: comme les Schtroumpfs.

"Nos calculs sont fiables"

L'idée vient au secours des tentatives échouées de capturer des sons dans l'espace. Le premier son intersidéral révélé par Tim Leighton était celui d'une chute de méthane liquide sur Titan. C'est en appliquant la pression atmosphérique et la dynamique des fluides du satellite à l'enregistrement d'une chute d'eau, qu'on a entendu l'espace pour la première fois. Le scientifique assure que ses calculs sont fiables: "Nous avons rigoureusement appliqué les calculs physiques à la reproduction de l'atmosphère sur les planètes". On connait désormais le bruit de la foudre sur Vénus ou encore des tourbillons sur Mars.

Le public pourra découvrir ce week-end la reproduction des sons spatiaux au planétarium du centre scientifique Astrium près de Winchester, au Royaume-Uni. 

samedi 31 mars 2012

Earth Hour : éteignez les lumières pour la planète !


Samedi 31 mars, de 20h30 à 21h30 [ entre 19h30 et 20h30 en Tunisie ], rejoignez le mouvement Earth Hour et éteignez les lumières !

Earth Hour : manifestation mondiale

Chaque année, des milliers de personnes, d’entreprises et de gouvernements participent à travers le monde au plusimportant événement mondial en faveur de l’environnement : Earth Hour.

Ce samedi, ce sont donc 1200 monuments dans 135 pays et 5251 villes qui éteindront les lumières pendant une heure. En France, la manifestation aura lieu de20h30 à 21h30 et la Tour Eiffel sera plongée dans le noir. Dans le monde, le Colisée de Rome, les pyramides de Gizeh, l’Empire State Building ne seront plus éclairés pendant 60 minutes.

60 minutes pour faire prendre conscienceau monde de l’impact du réchauffement climatique, de la surconsommation électrique de chacun, et de l’importance de raisonner dès à présent notre consommation d’énergie. Un geste fort.

Orchestré par le WWF, Earth Hour est plébiscité par l’ONU.

Rédigé par Aurore

03/2012


vendredi 28 octobre 2011

Et si notre ruée vers le virtuel pouvait sauver notre planète ?

Une mutation de l'espèce humaine, destinée à nous rendre écologiquement inoffensifs, telle est la conclusion que l'on peut tirer du parallèle entre les phénomènes de migration de notre civilisation vers l'espace virtuel et l'imminence d'une catastrophe écologique sur le monde physique.


Il arrive souvent que les idées les plus évidentes ne nous apparaissent pas clairement. Depuis des années, je m'interrogeais – comme beaucoup d'observateurs – sur les caractères massif et inexorable de notre fuite vers le virtuel. J'étais étonné de constater, en particulier, que contrairement aux autres domaines, les imperfections, les atermoiements, les dysfonctionnements même des supports et des technologies utilisés ne freinaient en rien cette course frénétique. Rappelons-nous nos premiers pas sur Internet, il y a peine quelques années, à l'époque où surfer représentait une expérience tout à fait désagréable en raison de la lenteur des réseaux. Rappelons-nous aussi les crises de nerfs que nous avons tous vécues confrontés aux réactions inattendues de nos premiers ordinateurs individuels. Nous étions excédés, en vérité, par ces technologies instables, absolument non fiables. Mais nous avons pourtant persévéré, comme s'il était écrit qu'il fallait continuer coûte que coûte dans cette voie.

Alors la photo numérique concurrença puis remplaça l'argentique, contre l'avis des professionnels de la photo qui voyaient dans cette représentation une fade simulation de leur art. Alors l'enregistrement numérique de la musique concurrença puis remplaça le support analogique HIFI, pour un résultat sonore peu probant et une prétendue inaltérabilité des supports CD démentie par l'usage (les CD réinscriptibles en particulier ont une durée de vie de moins de 10 ans).

Et il en fut de même pour tous les objets d'échange, de communication, de connaissance qui tous se virent numérisés séance tenante.

Nous savons aujourd'hui que cette révolution numérique avait pour objectif de porter les contenus (image, son, flux, informations...) sur Internet, c'est à dire de les transporter du territoire physique vers l'espace virtuel, espace dématérialisé dans lequel nous organisons désormais notre vie en société : e-administration, e-commerce, e-connaissance, et e-sociabilité avec les réseaux sociaux.

Ainsi, en quelques années, avons-nous assisté à la plus rapide et la plus formidable transformation de notre civilisation jamais opérée : une véritable ruée vers le virtuel.

Mais quel en est le sens, pourquoi cette convergence, et pourquoi cette urgence sous-jacente ?

J'en étais là de mes réflexions, n'obtenant pas de réponses satisfaisante à ces interrogations, lorsque j'eus l'idée de rapprocher ce phénomène de dématérialisation à celui de l'évolution rapide et délétère de notre monde physique.

En développant ce parallèle, tout devint plus clair.

Comme chacun le sait désormais, notre planète n'est pas au mieux : la surpopulation, la surconsommation, la surexploitation de ses ressources ont atteint des niveaux tels que nous courrons inexorablement et indubitablement à la catastrophe. Le risque de condamnation de notre espèce, ainsi que toute forme de vie terrestre, est réel.

L'homme civilisé, auteur malgré lui de ce crime potentiel par son existence même et son activité surabondante, semble bien démuni pour le combattre.

L'étude comparée de ces deux phénomènes concomitants (ruée vers le virtuel / imminence d'une catastrophe écologique) m'a amené à poser l'hypothèse que la migration de la civilisation humaine du monde physique vers le monde virtuel serait la parade que la nature aurait trouvée pour préserver la vie, avec et malgré nous.

Sous cet éclairage, cette migration vers l'espace virtuel ne serait pas anodine : il s'agirait bel et bien d'une mutation de l'espèce humaine, dont l'objectif consisterait à nous rendre écologiquement inoffensifs. Dématérialiser les services, le commerce, les échanges, c'est avant tout éviter les déplacements : si je paie la cantine de mes enfants en ligne, je ne me déplace pas en mairie, si je projette une vidéo choisie on demand dans mon salon, je ne me déplace pas au vidéoclub, etc.

Les sites communautaires, les réseaux sociaux, quant à eux, instaurent une nouvelle manière de vivre en société : ils ont pour vocation de déplacer nos lieux de vie, nos modes de rencontre, de loisir, de culture...

La dématérialisation des objets de représentation, d'échange, de diffusion, permet d'économiser leur production et leur coût de diffusion (exemple : les millions de CD et de boîtes évitées par la mise en ligne des applications informatiques).

La nouvelle économie, la fameuse économie parallèle sur Internet, couvrira bientôt la totalité du spectre de l'économie traditionnelle. Le gain écologique d'une telle extériorisation de l'activité de production et de consommation est évidemment gigantesque.

Dans l'essai « L'avatar est l'avenir de l'homme », j'étudie le phénomène de dématérialisation avec le regard d'un enquêteur scientifique convaincu que ce mouvement trop rapide, mal ficelé, cache quelque chose ; je mets en parallèle les risques majeurs de la planète (démographie, sur-croissance, écologie) comme autant de mobiles à une mutation de l'espèce humaine et dans une approche prospective, je tente de brosser les contours de cette évolution.

A quoi ressemblera cette nouvelle ère virtuelle et à quoi ressembleront nos successeurs, les avatars humains qui peupleront ce nouveau monde ? N'y a-t-il pas un risque important de dissociation de nos corps et de nos esprits, ces derniers se retrouvant soudainement interconnectés dans de nouvelles communautés virtuelles ?

Hervé Astier

24 octobre 2011, 22 h 00

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3121_dematerialisation_ecologie.php

samedi 8 octobre 2011

L'humanité est-elle en train de modifier rapidement la planète ?


terre_nuit_2000
Empreinte des activités humaines sur Terre
© NASA GSFC
Depuis 150 ans nous sommes entrés dans une ère où l'activité humaine a des incidences à long teme sur la planète. Jusqu'avant cette période on pouvait considérer la Terre comme une nourrice avec des ressources quasi infinies. Aujourd'hui, l'épuisement de certaines ressources est envisagé et les conséquences de l'activité humaine sur la biosphère fait l'objet de surveillance. L'humanité se doit d'être vigilante pour conserver une Terre habitable pour ses descendants.

La planète nourrit la vie et la vie modifie la planète. La couche supérieure de la Terre, occupée par la vie, la biosphère, fonctionne comme cela depuis des millions d'années. Les espèces se sont succédées dans des lignées évoluant avec les conditions imposées par la nature et les mutations. Au début, il y aurait plus de trois milliards d'années, la vie était sous-marine avec des bactéries et des algues qui enrichirent l'atmosphère en oxygène. Puis les poissons et les céphalopodes émergèrent dans les océans, les fougères et les prêles sur les continents. Les espèces sortirent de l'eau pour coloniser les terres émergées il y a environ 400 millions d'années. Les espèces terrestres ont continué à se diversifier en fonction des variations climatiques et de la répartition de la végétation. Les transformations étaient au rythme de ces variations. Lorsque les conditions varient lentement, l'adaptation se fait lentement et les espèces évoluent lentement. Des évènements brutaux comme des éruptions volcaniques intenses se sont produits, des espèces se sont éteintes, d'autres ont survécu. On estime également que la chute de très gros astéroïdes peut transformer la composition de l'atmosphère en la chargeant de poussières capables de diminuer fortement l'ensoleillement, de modifier ou arrêter la croissance des végétaux et entrainer la disparition des herbivores et de leurs prédateurs carnivores sur de grands territoires.

Depuis la dernière grande extinction d'espèces, il y a 65 millions d'années, les grands dinosaures, les animaux les plus fantastiques ayant émergé, se sont éteints, ne nous laissant que des squelettes fossilisés. Leur lignée a vécu environ 160 millions d'années. Dans les espèces survivantes, on trouve de petits animaux, comme les ancêtres des oiseaux, de petits dinosaures, cousins des grands, et de petits mammifères qui étaient alors de la taille d'une souris. Le climat s'améliorant avec les retombées des poussières, les espèces continuèrent leur lente évolution. Les petits dinosaures devenant nos oiseaux et les petits mammifères, ceux que nous connaissons aujourd'hui, dont les Hommes.

Tout ce monde de vivants a vécu de la planète et la planète a été lentement modifiée par lui. Aujourd'hui, l'espèce humaine s'est comportée radicalement différemment des autres espèces. Elle a réussi à améliorer son confort, sa sécurité de vie et le nombre de ses individus, grâce à l'exploitation intensive de ressources naturelles en produisant une quantité de déchets qui pourraient menacer et faire disparaître un grand nombre d'espèces, surtout depuis une centaine d'années. Aujourd'hui l'espèce humaine pourrait être qualifiée d'espèce parasite pour la biosphère. C'est une ère nouvelle qui a commencé, celle des hommes à haute évolution technologique. Leur activité est déjà la cause de la disparition d'espèces aussi bien en mer, que sur la terre et que dans les airs. Les derniers grands mammifères marins sont menacés, les poissons de la mer sont plus rares, la population des grands singes et des grands animaux sauvages des savanes et de la brousse, le nombre des abeilles décroissent. La Terre, les rivières, les eaux souterraines et la mer reçoivent nos pollutions. Il y a peu d'espoir de les retirer un jour des océans, dernier endroit où s'écoulent toutes les pollutions chimiques et radioactives. La contribution de l'activité humaine à la modification de l'atmosphère est sensible, sans espoir de revenir en arrière avant des milliers d'années.

Les grandes causes de ces catastrophes sont la combustion des ressources de charbon, de gaz, de pétrole, l'utilisation de combustibles nucléaires, la déforestation, la surexploitation des océans, les pesticides et herbicides utilisés à grande échelle dans l'agriculture, les produits toxiques évacués dans nos déchets domestiques et industriels, les guerres du XXème siècle.

Avant cette ère "anthropotehchnologique", la nature apportait sa régulation naturelle progressive en dehors des calamités naturelles. Les humains génèrent actuellement leurs propres calamités en voulant rechercher toujours plus de sécurité et de confort et en augmentant en nombre. En maîtrisant le feu il y a cinq cent mille ans, l'homme ne pouvait pas se rendre compte que ce progrès, pour les quelques tribus qui peuplaient la Terre à ce moment, deviendrait cinq cent mille ans plus tard, avec une population de sept milliards d'habitants, la cause de destruction de beaucoup de niches écologiques, au point de provoquer l'extinction de nombreuses espèces. Depuis seulement 150 ans, l'essor industriel et depuis 50 ans, l'utilisation de la chaleur d'origine nucléaire transformée en énergie électrique, sont utiles non seulement pour se chauffer et cuire ses aliments, mais pour produire l'énergie nécessaire pour s'éclairer, se déplacer sur terre, en mer et dans les airs, produire l'énergie pour toute l'industrie des biens de consommation, des équipements routiers, du bâtiment, des moyens de transport, pour l'activité agricole, etc.

L'énergie d'origine humaine ou animale a cédé aujourd'hui la place, pour l'essentiel, à l'énergie des hydrocarbures et du nucléaire, donc à une énergie qui produit une quantité de déchets non résorbables à court terme. Une petite partie de nos besoins en énergie est couverte par de l'énergie non polluante d'origine hydroélectrique, solaire, éolienne, géothermique, hydrolienne marine, et cette proportion pourra croitre dans l'avenir. Il y a de grands espoirs pour produire aussi de l'énergie d'origine biologique et, un espoir plus lointain, pour une énergie nucléaire de fusion théoriquement non polluante ou très peu. On ne sait pas si la production de l'énergie non polluante pouvant couvrir la totalité des besoins humains sera une réalité dans 50, 100 ou 150 ans, ou jamais et l'on ne sait pas si nous saurons développer notre activité humaine sans déchets toxiques.

Pour rester optimiste, on peut supposer que le terme de 50 à 100 ans soit suffisant. Cela signifie au moins trois conditions. D'abord, que l'augmentation de la population sera maîtrisée pour que nous puissions adapter le nombre des individus aux ressources que peuvent fournir la Terre, la mer et le soleil. Ensuite, que nous sachions nous adapter à l'effet des deux cents ou deux cent cinquante ans de pollution que nous aurons générée, pollution que nous ne saurons pas éliminer avant des siècles ou des millénaires. Enfin, qu'il y ait un passage obligé vers la paix au plan mondial.

Sans la réalisation de ces trois conditions, l'extinction des espèces que nous avons provoquée, s'accentuera, diminuant d'autant nos ressources, et, dans un second temps, si trop de niches écologiques sont détruites, le risque de notre non-adaptation pourrait favoriser notre propre extinction.

Mais, je ne vois pas comme possible l'autodestruction allant jusqu'à l'anéantissement de l'humanité. Je vois possible la diminution de populations entières due à des erreurs monumentales qui pourraient être faites en ne gérant pas suffisamment les rejets toxiques de tous ordres, mais il restera toujours des ilots épargnés et des solutions, même partielles de reconquête des territoires salis pour permettre la continuation de l'humanité.

Dans une certaine mesure, on pourrait aussi compter sur une adaptation aux poisons, un peu comme lorsque l'on assiste au développement de résistances des microbes pathogènes avec l'excès de l'utilisation d'antibiotiques. Mais rien n'est sûr évidemment.

C'est par son intelligence que l'homme prend conscience de ces conditions de survie. Il est entré, depuis cinquante ans dans la recherche d'énergies propres renouvelables et dans l'élimination des déchets. Il ne parle pas encore de maîtriser l'augmentation de la population, ni de fixer une échéance pour la paix inter nations définitive.

Les flux migratoires croissants observés actuellement commencent à montrer l'importance du problème. La planète possède encore de grands territoires aménageables, les déserts pourraient venir apporter des solutions à l'énergie, mais la nourriture pour tous, l'élimination des déchets resteront des défis permanents, ainsi que la recherche d'un état définitif de non-guerre.

Si le cap des cinquante, cent ou cent cinquante prochaines années pourra être dépassé en ayant conservé une planète Terre habitable, alors, l'espèce humaine pourra survivre dans les prochains millénaires, jusqu'à l'extinction naturelle future de la plupart des espèces. Celles-ci vont générer de nouvelles espèces, fort différentes, mais qui seront nos descendants malgré tout. Quant à ce qu'il adviendra après les prochains milliards d'année, on ne sait pas encore très bien si la Terre sera rôtie dans le soleil gonflé en étoile géante rouge, ou si elle pourrait s'en éloigner suffisamment pour que la vie continue encore quelques autres milliards d'années.

Notes

[Texte rédigé le 10 mars 2011 avant la catastrophe de Yukushima qui montre bien la vulnérabilité de la biosphère augmentée par le développement de technologies à la fois indispensables à l'humanité d'aujourd'hui mais qui augmentent le risque d'atteinte grave à l'habitabilité de la biosphère]

Auteur

Alain-bernard Haioun
07 octobre 2011, 17 h 17

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2972_humanit%C3%A9_Terre.php

lundi 26 septembre 2011

Nations unies : 3 défis énergétiques globaux d'ici à 2030

Le Commissaire Européen Andris Piebalgs a été nommé le 20 septembre dernier, membre du groupe à haut niveau sur l'énergie durable pour tous, aux côtés de dirigeants d'entreprises et de représentants gouvernementaux, d'organisations internationales et de la société civile.

Il a ainsi pu assister au lancement du groupe à haut niveau des Nations unies à New York, qui s'est déroulé en présence de Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies. Ce groupe travaillera à l'élaboration d'une stratégie globale qui a pour objectif de rendre universellement accessible l'énergie durable d'ici à 2030 et devra proposer des actions claires à mettre en place à l'échelle mondiale et régionale.

« Consacrant près d'un milliard d'euros au secteur de l'énergie dans les pays en développement, l'UE est l'un des leaders en la matière. Notre partenariat avec l'Afrique dans le domaine de l'énergie a déjà permis à 13 millions de personnes d'avoir accès à l'énergie. Nous devons coopérer avec les entreprises, les universités et les pays partenaires afin de favoriser l'accès à l'énergie durable pour tous d'ici à 2030. L'UE restera en première ligne dans la lutte contre la pauvreté et le changement climatique » a déclaré Mr. Piebalgs.

Dans le monde, environ 1,4 milliard de personnes n'ont pas accès à l'électricité. Près d'un autre milliard de personnes n'ont accès qu'à un réseau d'électricité peu fiable. Près de trois milliards de personnes utilisent des combustibles solides (à savoir la biomasse et le charbon) pour cuisiner et se chauffer. Selon la position de l'Union européenne, un système d'énergie performant qui améliore l'accès efficace à des moyens énergétiques modernes augmenterait les chances des plus pauvres de la planète d'échapper aux effets les plus graves de la pauvreté. L'accès à l'énergie offre à la population des moyens de générer des revenus – ce qui crée à son tour de la richesse et des nouveaux marchés.

L'année prochaine sera en effet une année cruciale pour faire de l'énergie durable une priorité. En 2012, se dérouleront, l'année internationale de l'énergie durable pour tous, à l'initiative des Nations unies, ainsi que le sommet RIO+20 qui aura lieu en juin.

Le Groupe à haut niveau vise à atteindre l'objectif de l'énergie durable pour tous en relevant 3 défis globaux connexes d'ici à 2030:

- l'accès universel à des services d'énergie modernes;
- 40 % d'efficacité énergétique en plus;
- production de 30 % de l'énergie mondiale à partir de sources renouvelables.

De nouveaux engagements nationaux et la création de partenariats public-privé seront encouragés afin de favoriser les investissements privés.

Publié le 26/09/2011 à 07:17
© Enerzine.com

http://www.enerzine.com/14/12670+nations-unies---3-defis-energetiques-globaux-dici-a-2030+.html

vendredi 16 septembre 2011

Kepler 16b, planète aux deux soleils


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La planète Kepler-16b éclipse deux étoiles.
Crédit : NASA/JPL-Caltech/Ciel et Espace Photos
Le télescope spatial Kepler a observé le passage d'une planète extrasolaire devant une étoile double, à environ 200 années-lumière de la Terre. C'est une première !

Cette configuration particulière, dans laquelle les deux étoiles s'éclipsent aussi mutuellement, a permis de mesurer Kepler 16b et ses hôtes avec une précision inédite.

Une petite Jupiter
Du tiers de la masse de Jupiter et un quart moins grosse, la planète possède une densité moyenne égale à celle de l'eau (1 g/cm3). Elle est probablement composée d'un cœur de roches et de glaces, enveloppé dans une épaisse atmosphère d'hydrogène et d'hélium.

La planète Kepler 16b boucle son orbite en 229 jours à 105 millions de kilomètres du couple stellaire - et, surtout, dans le même plan. Cette configuration suggère qu'elle s'est formée in situ, dans un disque autour des deux étoiles. Contrairement à certaines hypothèses avancées pour expliquer la présence assez inattendue de planètes autour d'étoiles doubles, elle n'aurait pas été arrachée à un autre système planétaire.

Des éclipses qui s'éclipsent
Les astronomes ont déterminé précisément les caractéristiques des deux étoiles centrales. L'une est un tiers moins massive et moins grande que le Soleil. L'autre est cinq fois plus petite et plus légère. Elles tournent l'une autour de l'autre en 41 jours.

Conséquence : le plan de l'orbite de Kepler 16b oscille de telle façon qu'en 2018, vue de la Terre, elle ne produira plus aucune éclipse sur ses étoiles !




Pour en savoir plus, consultez les précédentes découvertes d'exoplanètes par Kepler.

David Fossé, le 16 septembre 2011

http://www.cieletespace.fr/node/7794

vendredi 26 août 2011

Espace: Des astronomes localisent une planète en diamant

Des astronomes ont localisé en dehors du système solaire une planète qui est composée de diamant et gravite autour d'une minuscule étoile de la Voie lactée.

La nouvelle exoplanète détectée est nettement plus dense que toutes les autres recensées jusqu'à présent et est constituée en grande partie de carbone. Et comme elle est aussi dense, les scientifiques estiment que le carbone doit être cristallin.

Sans doute «un diamant massif en orbite»


«L'historique de son évolution et la densité étonnante de la planète laissent penser qu'elle se compose de carbone, et qu'ainsi un diamant massif est en orbite autour d'une étoile à neutrons. L'orbite est si rapprochée de l'étoile qu'elle tiendrait à l'intérieur de notre soleil», a expliqué Matthew Bailes, de l'université de technologie Swinburne à Melbourne.

L'exoplanète en question se trouve à 4.000 années lumière de nous, soit un huitième de la distance qui nous sépare du centre de la Voie lactée.

La particularité de ce corps, c'est qu'il s'agissait sans doute d'une étoile à l'origine, qui s'est fait siphonner par le pulsar, ne laissant que des restes cristallins.
Reuters

Mis à jour le 26.08.11 à 19h38

http://www.20minutes.fr/ledirect/775494/espace-astronomes-localisent-planete-diamant