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samedi 17 août 2013

Une liste de 12 astéroïdes à capturer !

L’intérêt scientifique majeur que représentent les astéroïdes et la nécessité de préparer une mission de déviation, si l’on détectait un objet potentiellement dangereux pour la Terre, ont convaincu la Nasa de capturer ces objets célestes pour les amener près de la Terre. Une liste de 12 candidats potentiels vient d’être rendue publique.

La Nasa veut récupérer un astéroïde. Son choix se portera sur un corps ayant un intérêt scientifique. Il devra être de petite taille et peu massif, afin d’être « transportable », pour qu’en cas d'échec il ne se retrouve pas sur une trajectoire de collision avec la Terre. © Nasa, JPL

La Nasa, qui planifie une mission de capture d’un astéroïde, a débuté ses travaux sans même être certaine d’obtenir le financement demandé pour l’année fiscale 2014. Ce projet ambitieux consiste à amener un astéroïde près de la Terre, de façon à le rendre accessible à des missions habitées etrobotiques, pour l’étudier. Or, le Congrès est contre cette mission, lui préférant le retour d’humains sur la Lune.

Une nouvelle ère d’exploration avec les astéroïdes

L’intérêt scientifique d’une telle mission est évident. Les astéroïdes, issus des restes de planètes en formation, sont susceptibles de nous éclairer sur la genèse du Système solaire, il y a quelque 4,5 milliards d’années. Surtout, les technologies spatiales mises au point pour ce programme serviront à d’autres grands projets, comme une mission de déviation d'astéroïdes pour la protection de la Terre, mais aussi l’exploitation de leurs ressources.


Concept avancé de véhicule spatial conçu pour récupérer
un astéroïde de petite taille et le ramener près de la Terre. © Nasa, JPL

L’idée phare est d’aller chercher un astéroïde et le ramener près de nous. La destination finale n'a pas encore été choisie. Cela peut être sur une orbite lunaire (à proximité de la Lune), ou sur un des points de Lagrange. Bien que ces points soient des régions globalement stables, que ce soit entre la Terre et la Lune, ou le Soleil et la Terre, il y a tout de même une instabilité ce qui nécessitera parfois de corriger la nouvelle orbite de l'astéroïde.

Une liste de 12 astéroïdes à capturer

Une équipe scientifique, indépendante de la Nasa, a édité une liste de 12 astéroïdes proches de la Terre et facilement récupérables [voir la liste (*) en fin d’article]. Leur étude est publiée sur arxiv. Ils sont d’une taille d’environ 20 m (sauf pour un bien plus grand, de 30 à 65 m), et d’une masse que la technologie spatiale permet d’aller capturer. En clair, un engin spatial de 5,5 t de masse sèche et embarquant 8.100 kg de propergol peut aller récupérer un astéroïde d’environ 400 t.

La durée de la mission dépendra de la taille, de la masse de l’objet, et de la distance à laquelle il sera capturé. En tenant compte de ces paramètres et si on les applique aux 12 astéroïdes recensés, une telle capture peut être réalisée en 3 à 7 ans et demi.


Exemples de durées de missions pour un astéroïde donné. Plusieurs astéroïdes de ce tableau sont compris dans la liste des 12 astéroïdes récupérables (voir liste en fin d’article).
Exemples de durées de missions pour un astéroïde donné. Plusieurs astéroïdes de ce tableau sont
compris dans la liste des 12 astéroïdes récupérables (voir liste en fin d’article). © Damon Landau, JPL

Une mission pourrait être réalisée dès 2017 pour ramener l’astéroïde 2007 UN12 en septembre 2020. Mais si l’on vise un astéroïde plus grand et massif, comme 2009 BD avec ses 900 t, pour une même année de départ, le retour est prévu en juin 2023. À noter que juin 2017 est la date de départ à destination de l’astéroïde, et non celle du lancement qui interviendra entre 12 et 18 mois avant.

(*) 2006 RH120, 2010 VQ98, 2007 UN12, 2010 UE51, 2008 EA9, 2011 UD21, 2009 BD, 2008 UA 202, 2011 BL45, 2011 MD, 2000 SG344 et 1991 VG.

Le 17/08/2013 à 15:05 - Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-liste-12-asteroides-capturer-48344/#xtor=AL-29-1[ACTU]-48344[Une-liste-de-12-asteroides-a-capturer--]

vendredi 18 mai 2012

La mission Dawn autour de Vesta est un très grand succès

Le 17 mai 2012 à 14h38

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

Un premier bilan scientifique de la mission Dawn, en orbite autour de Vesta depuis l’été 2011, montre que cet astéroïde s’est formé de manière similaire à la Terre et la Lune. Les doutes ont été levés, Vesta est bien une protoplanète. Prochaine étape pour la sonde : son départ de Vesta, en août, à destination de la planète naineCérès.

Arrivée à l’été 2011 autour de Vesta, la sonde Dawn doit y rester jusqu’au 26 août prochain, date à laquelle elle partira à destination de son prochain objectif, la planète naine Cérès qu’elle atteindra en 2015.

Plus de dix mois après le début de la mission autour de Vesta, la revueScience, du 11 mai, vient de publier une série d’articles à comité de lecture présentant les derniers résultats scientifiques de la mission. Pour y voir plus clair, Futura-Sciences a interrogé Laurent Jorda, astronome au laboratoire d'Astrophysique de Marseille (Lam) et spécialiste des petits objets duSystème solaire, qui parle de « mission réussie à tout point de vue ».

Techniquement, la Nasa a une nouvelle fois démontré sa science du pilotage. En effet, bien que cela ne soit pas la première fois qu’une sonde s’approche d’un astéroïde, il est toujours délicat de se satelliser ou de voler en formation avec des objets si peu massifs. Et pourtant, selon Laurent Jorda, l’objectif scientifique de la mission qui visait à « comprendre comment Vesta s’est formé et évolué dans le temps a été atteint ».

La sonde Dawn embarque trois instruments scientifiques. Une caméra
(visible et proche 
infrarouge), un spectromètre gamma et à neutrons (Grand)
et un spectromètre en 
lumière visible et infrarouge (Vir). © Nasa

Lorsque la sonde est lancée, en septembre 2007, les chercheurs ne partent « pas dans l’inconnu ». En raison de sa taille, les quelque 520 kilomètres de diamètre de Vesta sont facilement observables depuis la Terre ou par leTélescope spatial Hubble de sorte que « l’on avait bien avancé sur sa connaissance ».

Vesta : tout un monde à découvrir

On retiendra de la mission Dawn, la confirmation que Vesta est une protoplanète impactée. En d’autres termes, il s’agit d’un « corps intermédiaire entre une planète et un astéroïde d’où l’intérêt de comprendre son histoire géologique ». Dawn nous apprend qu’au cours de son histoire primitive, la surface de Vesta a été « recouverte d’un océan de magma ». Une découverte qui a permis de dater la formation de Vesta à « quelque 2 millions d’années après la formation des premiers corps solides dans lanébuleuse primitive (ancêtre des planétésimaux). » L'existence du noyau métallique, estimé à plus ou moins 110 kilomètres de diamètre, est également confirmée. Cela montre que la température a été assez élevée pour fondre la matière et accumuler les éléments lourds au centre de Vesta. Autre mesure importante, celle du diamètre du noyau métallique.

Quant aux images, elles ont montré qu’il n’y avait pas qu'un seul cratère géant au pôle sud mais deux, de taille identique d’environ 500 kilomètres de diamètre. Elles ont également révélé l’existence d’une montagne haute d’environ 20 kilomètres au cœur de cette région.

Parmi les surprises, on citera la présence de zones sombres (dark materiel) dont on ignore l’origine et la nature. Si plusieurs hypothèses sont évoquées, effet de la composition des matériaux, effet topographique, « aucune ne donne une explication évidente ». Les chercheurs sont intrigués par ces zones qui ne sont pas « observées sur les objets de plus petites tailles ». Si la taille joue un rôle, pour expliquer ces variations de l’albédo, il « faudrait comprendre quel est le mécanisme qui fait que les gros corps, comme la Lune, ont des variations de l’albédo ».

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-mission-dawn-autour-de-vesta-est-un-tres-grand-succes_38670/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20120518-[ACTU-la_mission_dawn_autour_de_vesta_est_un_tres_grand_succes]

lundi 30 avril 2012

Rêve ou réalité : Comment les astéroïdes sont en passe de devenir les mines du futur

Planetary Ressources une nouvelle entreprise américaine a déclaré vouloir transformer les astéroïdes qui naviguent dans le voisinage de la Terre en mines. En effet, ces restes de planètes seraient très riches en métaux précieux, rares sur Terre. Le projet a déjà reçu le soutien du co-fondateur de Google Larry Page et du réalisateur James Cameron.

Les astéroïdes peuvent être divisés en deux catégories : les astéroïdes rocheux et les astéroïdes métalliques. Crédit Reuters
Atlantico : Planetray Ressources une nouvelle entreprises soutenue entre autres par le co-fondateur de Google et le réalisateur James Cameron a annoncé son projet d’exploiter très rapidement les minerais contenus dans les astéroïdes situés dans le voisinage de la terre. Si cette opération réussit on pourra réellement parler de ressources spatiales et aller chercher dans l'espace ce qui manque sur terre. Mais comment expliquer qu'ils soient si riche en métaux précieux ? 

Jérêmie Vaubaillon : Les astéroïdes peuvent être divisés en deux catégories : les astéroïdes rocheux et les astéroïdes métalliques. Ces deux types de compositions sont dues au fait qu'ils sont à la fois des embryons et des restes de planètes. En effet, à l’origine du système solaire, des milliards de corps très chauds se sont agglutinés lors du processus de formation planétaire, à ce moment la chaleur est telle que les corps se liquéfient et se refroidissent progressivement. Deux options sont alors possibles : les éléments composés de métaux plus lourds migrent vers le centre et les éléments rocheux plus légers restent à l’extérieur. Ce processus s’appelle la différenciation.

A ce moment de la formation on est toujours dans un système solaire très jeune, mais l’ennui c’est que ces particules sont très mobiles et s’entrechoquent très violemment et provoquent parfois l’explosion de la planète. De cette explosion sortent plusieurs morceaux et certains sont donc rocheux, d’autres entièrement métalliques et les derniers sont de nature intermédiaire.

Dans les environs de notre planète, existe-t-il des astéroïdes métalliques ?

Oui, mais comme tout est en mouvement, on retrouve toutes sortes d’astéroïdes partout. Donc au voisinage de la terre on a aussi bien des astéroïdes rocheux et métalliques.

L'idée de ces deux hommes et de leurs chercheurs est-elle complètement neuve ou les astrophysiciens en rêvaient-ils déjà ?

L’idée en soi n’est pas nouvelle. Dès que l’on a pu se rendre dans l’espace, elle a émergée soit depuis près de soixante ans. Ensuite concrètement, il faudrait détecter un astéroïde qui en vaille la peine car statistiquement on a plus de chances de trouver un astéroïde ferreux qu’un astéroïde véritablement composé de métaux précieux. Déjà, il faudrait s’assurer de détecter un astéroïde très riche en un métal rare sur Terre.

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Publié le 30 avril 2012

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-asteroides-deviendront-mines-futur-jeremie-vaubaillon-344035.html