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lundi 19 août 2013

La plus grande voile solaire sera lancée par SpaceX

Fin 2014, SpaceX doit lancer lors d’un même vol pour le compte de la Nasa le satellite climatique DSCOVR et Sunjammer, la plus grande voile solaire jamais déployée dans l’espace. Elle pourrait servir de moyen de propulsion dans diverses missions, par exemple pour le transport de différentes charges utiles entre planètes, ou encore au positionnement de satellites dans l’espace.

Essai de déploiement de la voile Sunjammer avant qu'elle ne soit pliée de façon méticuleuse, afin
d'éviter qu'elle se froisse au moment de son ouverture dans l'espace. © Nasa

La Nasa va lancer la plus grande voile solaire jamais construite, dans le cadre du Sunjammer Project. D’une superficie de 1.207 m2 (37 m de côté environ), elle est sept fois plus grande que toutes les autres testées dans l'espace. Pliée, elle pèse seulement 32 kg ! Son lancement peut être envisagé grâce au succès de la voile solaire NanoSail-D, lancée en 2011, et qui a constitué un test de la technique de déploiement qu'utilisera Sunjammer.

Elle sera lancée comme passager secondaire avec le satellite climatique DSCOVR (Deep Space Climate Observatory) de la Nasa par un lanceur Falcon 9 de SpaceX, en novembre 2014. Ce satellite, une initiative d’Al Gore du début des années 2000 pour sensibiliser le grand public à l'avenir de la Terre, observera en continu la planète de façon à mesurer son albédo et à analyser le cycle des nuages. Il fournira également en direct sur Internet la vue de la face éclairée de la planète. Le satellite DSCOVR sera lancé au point de Lagrange 1 à 1,5 million de km de la Terre.

Aujourd'hui, aucun projet en développement ne prévoit d'utiliser
une voile solaire comme moyen de propulsion. © Olivier Boisard, U3P

Quant à Sunjammer, elle s'en ira encore plus loin. Il est prévu qu'elle voyage jusqu’à plus de trois millions de kilomètres de la Terre, pour rejoindre sa position, poussée par la seule force des photonsémis par le Soleil. Cette mission de démonstration a pour but de prouver que la propulsion solaire peut être utilisée pour des missions bon marché. La Nasa souhaite donc se faire une idée précise de l’efficacité de ce type de propulsion, avant de réfléchir à de nouveaux projets. Pendant son vol, des essais de contrôle de comportement, de stabilité et de récupération de trajectoire sont prévus ainsi qu’une séquence de navigation de précision. Sunjammer embarquera également des instruments demétéorologie spatiale.

Des idées qui ne manquent pas pour cette voile solaire

Le principe des voiles solaires est analogue à celui des voiles à vent, mais ce sont les flux de photons solaires, et non les courants d’air, qui la poussent. En « rebondissant » sur la voile qui agit comme un miroir, les radiations solaires exercent une poussée sur celle-ci. La pression solaire est très faible et diminue proportionnellement au carré de la distance au Soleil. Mais elle agit en permanence. Autrement dit, il faut maximiser le rapport S/m (surface par rapport à la masse du satellite).

Malgré cette très faible poussée, celle de Sunjammer est estimée à 0,01 newton, et étant donné que dans l'espace, ce n’est pas tant la force qui compte, mais la durée de l’application de cette force, pour peu que l'on ne recherche pas la vitesse, il est possible de l'utiliser à des fins opérationnelles. Il faut évidemment choisir des trajectoires qui se rapprochent du Soleil, afin d'acquérir de la vitesse.

Positionner des satellites et transférer des charges utiles avec Sunjammer

Les missions de la voile solaire seront diverses. On citera en exemple des satellites d’alertes avancées (météorologie spatiale, activité du Soleil, surveillance du ciel) que l’on positionnera dans l'espace, ou tout simplement des satellites stationnés au-dessus des pôles pour la retransmission de signaux radio. Les satellites classiques n’arrivent pas à assurer la liaison avec les pôles.

À plus long terme, un voyage de la Terre vers Mars est possible. Une voile solaire pourrait être utilisée pour le transfert de charges utiles entre les deux planètes, mais également amener des objets lourds vers les planètes géantes du Système solaire. Certains ont aussi l'idée d'envoyer un satellite à destination d’une étoile proche du Soleil.

Enfin, l’idée d’utiliser Sunjammer pour désorbiter des satellites en fin de vie, voire de débarrasser l’orbite basse de débris encombrants, n’apparaît pas encore comme une solution d’avenir réaliste.


Le 19/08/2013 à 08:32 - Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-plus-grande-voile-solaire-sera-lancee-spacex-48309/#xtor=AL-29-1[ACTU]-48309[La-plus-grande-voile-solaire-sera-lancee-par-SpaceX]

dimanche 18 août 2013

A Map of the Lands Actually Discovered by European Explorers

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When studying Western history, we tend to say that this European explorer discovered this continent or that island, when those lands were already long inhabited. Cartographer Bill Rankin maps out the lands that were uninhabited by time of Europe's Age of Exploration.



Rankin's map covers regions that had been inhabited by humans and regions that were known of but never occupied, as well as some true undiscovered countries. (He's discounting Europe itself, which was at some point, some human's discovery, although that person or persons wasn't European at the time.) It's also interesting to see how the regions break down by nationality of the explorers and at what point different nations entered into the discovery game. Plus, there's the realization that roughly 0.05% of the human population lives in these late-discovered lands. (It also shows the incredible amount of ocean these explorers covered.) It's a very different perspective on Europe's Age of Exploration.

Actual European Discoveries [Radical Cartography via Slate via Neatorama]

http://io9.com/a-map-of-the-lands-actually-discovered-by-european-expl-1159996405?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+io9%2Ffull+%28io9%29

samedi 17 août 2013

Une liste de 12 astéroïdes à capturer !

L’intérêt scientifique majeur que représentent les astéroïdes et la nécessité de préparer une mission de déviation, si l’on détectait un objet potentiellement dangereux pour la Terre, ont convaincu la Nasa de capturer ces objets célestes pour les amener près de la Terre. Une liste de 12 candidats potentiels vient d’être rendue publique.

La Nasa veut récupérer un astéroïde. Son choix se portera sur un corps ayant un intérêt scientifique. Il devra être de petite taille et peu massif, afin d’être « transportable », pour qu’en cas d'échec il ne se retrouve pas sur une trajectoire de collision avec la Terre. © Nasa, JPL

La Nasa, qui planifie une mission de capture d’un astéroïde, a débuté ses travaux sans même être certaine d’obtenir le financement demandé pour l’année fiscale 2014. Ce projet ambitieux consiste à amener un astéroïde près de la Terre, de façon à le rendre accessible à des missions habitées etrobotiques, pour l’étudier. Or, le Congrès est contre cette mission, lui préférant le retour d’humains sur la Lune.

Une nouvelle ère d’exploration avec les astéroïdes

L’intérêt scientifique d’une telle mission est évident. Les astéroïdes, issus des restes de planètes en formation, sont susceptibles de nous éclairer sur la genèse du Système solaire, il y a quelque 4,5 milliards d’années. Surtout, les technologies spatiales mises au point pour ce programme serviront à d’autres grands projets, comme une mission de déviation d'astéroïdes pour la protection de la Terre, mais aussi l’exploitation de leurs ressources.


Concept avancé de véhicule spatial conçu pour récupérer
un astéroïde de petite taille et le ramener près de la Terre. © Nasa, JPL

L’idée phare est d’aller chercher un astéroïde et le ramener près de nous. La destination finale n'a pas encore été choisie. Cela peut être sur une orbite lunaire (à proximité de la Lune), ou sur un des points de Lagrange. Bien que ces points soient des régions globalement stables, que ce soit entre la Terre et la Lune, ou le Soleil et la Terre, il y a tout de même une instabilité ce qui nécessitera parfois de corriger la nouvelle orbite de l'astéroïde.

Une liste de 12 astéroïdes à capturer

Une équipe scientifique, indépendante de la Nasa, a édité une liste de 12 astéroïdes proches de la Terre et facilement récupérables [voir la liste (*) en fin d’article]. Leur étude est publiée sur arxiv. Ils sont d’une taille d’environ 20 m (sauf pour un bien plus grand, de 30 à 65 m), et d’une masse que la technologie spatiale permet d’aller capturer. En clair, un engin spatial de 5,5 t de masse sèche et embarquant 8.100 kg de propergol peut aller récupérer un astéroïde d’environ 400 t.

La durée de la mission dépendra de la taille, de la masse de l’objet, et de la distance à laquelle il sera capturé. En tenant compte de ces paramètres et si on les applique aux 12 astéroïdes recensés, une telle capture peut être réalisée en 3 à 7 ans et demi.


Exemples de durées de missions pour un astéroïde donné. Plusieurs astéroïdes de ce tableau sont compris dans la liste des 12 astéroïdes récupérables (voir liste en fin d’article).
Exemples de durées de missions pour un astéroïde donné. Plusieurs astéroïdes de ce tableau sont
compris dans la liste des 12 astéroïdes récupérables (voir liste en fin d’article). © Damon Landau, JPL

Une mission pourrait être réalisée dès 2017 pour ramener l’astéroïde 2007 UN12 en septembre 2020. Mais si l’on vise un astéroïde plus grand et massif, comme 2009 BD avec ses 900 t, pour une même année de départ, le retour est prévu en juin 2023. À noter que juin 2017 est la date de départ à destination de l’astéroïde, et non celle du lancement qui interviendra entre 12 et 18 mois avant.

(*) 2006 RH120, 2010 VQ98, 2007 UN12, 2010 UE51, 2008 EA9, 2011 UD21, 2009 BD, 2008 UA 202, 2011 BL45, 2011 MD, 2000 SG344 et 1991 VG.

Le 17/08/2013 à 15:05 - Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-liste-12-asteroides-capturer-48344/#xtor=AL-29-1[ACTU]-48344[Une-liste-de-12-asteroides-a-capturer--]

jeudi 25 juillet 2013

Why are We Driven to Explore?



Why do we explore? Is it the desire to break through boundaries, or to probe the perimeters of possibilities? With his lightning-fast mind, self-professed wonder junkie Jason Silva can quickly list all the great quotes about space exploration and why it is important for the human species to explore; and he does it in this new video from his “Shots of Awe” series on You Tube.

“Shots of Awe” are weekly three-minute videos with what Silva calls “inspired nuggets of techno-rapture,” that can provide a nudge to contemplate your life; whether it be to look at the complex systems of society, technology, or the beauty of nature and science.

by NANCY ATKINSON on JULY 23, 2013

Read more: http://www.universetoday.com/103662/new-video-why-are-we-driven-to-explore/#ixzz2a35ZYkjh

jeudi 27 juin 2013

Explore Mars One Pixel at a Time

GigaPixel Image Takes You to the Red Planet

A view of the Martian surface made by stitching together 900 images to make a 1.3-billion pixel panorama. Courtesy: NASA/JPL-Caltech/MSSS.

The Mars Curiosity Rover is sending back images and data every day from the surface of the Red Planet. Images you can explore!

Wow. I had to stop and think about that sentence for a moment to capture the full feeling of it. It’s a scenic panorama FROM Mars. Those of you who have grown up with missions to Mars might feel a bit jaded about this, although I never get tired of seeing Mars and I’ve been exploring it all my life.

Yes, we’ve been sending missions to Mars for decades now. Each one has told us more and more about the planet. Each one got me excited that maybe someday we’d be walking on Mars, scuffing our booted feet along on the dusty surface. Well, that will come. In time. Today, however, you can take a virtual tour of the Red Planet that does everything BUT let you scuff your boots along and kick rocks. It’s the billion-pixel view released from JPL. This is a reduced version of a panorama of the view from the Rocknest site where Curiosity was sitting when it took the image of Mt. Sharp in the distance. The fullsized pan is nearly 900 images stitched together to give you the best wide-angle living-room window view of Mars yet. The image above is a reduced-size version, but you can pan and zoom around the full image by visiting the gigapixel image site. Check it out and do a little Mars exploration of your own!

http://thespacewriter.com/wp/2013/06/20/explore-mars-one-pixel-at-a-time/

mardi 17 avril 2012

« Comment explorer Mars ? » : la Nasa lance un appel à idées

Il paraît que la NASA, l’agence spatiale américaine, rencontre des difficultés financières et a donc décidé de demander de l’aide aux chercheurs et ingénieurs du monde entier en lançant un appel à idées. Bien entendu, les suggestions proposées – envoyées par internet – doivent être économiques et permettre à la NASA d’explorer la planète Mars dès 2018. A vos neurones !

« Comment explorer Mars ? » : la Nasa lance un appel à idées


Information publiée le 16 avril 2012 à 17:10 sur le site :

http://mcetv.fr/news-express/1604-comment-explorer-mars-la-nasa-lance-un-appel-a-idees 

mardi 4 octobre 2011

Les explorations du site pétrolier tunisien de Sidi Dhaher semblent prometteuses

Gulfsands Petroleum explore également au large de la Sicile (photo Gulfsands Petroleum)
Gulfsands Petroleum explore également au large
de la Sicile (photo Gulfsands Petroleum)    

TUNISIE. La compagnie canadienne Gulfsands Petroleum annonce un fort potentiel de pétrole à explorer dans le puits de Sidi-Dhaher-1 en Tunisie.

Selon le communiqué publié par la compagnie lundi 3 octobre 2011, le puits a été foré à une profondeur totale de 2 011 mètres et une colonne potentielle de pétrole a été identifiée à 1 156 mètres.

Ce gisement appartient au permis Chorbane (centre-est de la Tunisie) dont Gulfsands Petroleum possède 40%. Il pourrait contenir 44 millions de barils ainsi que du gaz.

Gulfsands Petroleum est également active en Syrie, Irak, Italie et aux États-Unis.

Frédéric Dubessy

Lundi 3 Octobre 2011

http://www.econostrum.info/Les-explorations-du-site-petrolier-tunisien-de-Sidi-Dhaher-semblent-prometteuses_a7079.html

vendredi 9 septembre 2011

Les agences spatiales se réunissent à Kyoto pour parler d'exploration

Des représentants de dix agences spatiales se sont réunis à Kyoto le 30 août 2011 dans le cadre de l'ISECG (International Space Exploration Coordination Group) afin de discuter de l'élaboration d'une feuille de route commune (intitulée "Global Exploration Roadmap") pour une exploration spatiale coordonnée internationalement. Les agences ayant participé à cette réunion sont : ASI (Italie), CNES (France), CSA (Canada), DLR (Allemagne), ESA (Agence Spatiale Européenne), JAXA (Japon), KARI (République de Corée), NASA (Etats-Unis), Roscosmos (Russie), UKSA (Grande-Bretagne).

 
Depuis sa création en 2007, l'ISECG cherche à développer une stratégie d'exploration spatiale sur le long terme, qui a débuté avec l'exploitation de la Station Spatiale Internationale et dont l'objectif finale consistera à lancer des missions habitées sur Mars vers le milieu des années 2030s. La feuille de route devant permettre d'aboutir à cet objectif couvre une période de 25 années et décrit une séquence de missions intermédiaires robotiques et humaines. Ainsi, avant d'envoyer des hommes sur la planète rouge, la première grande étape visera un astre plus proche de la Terre. Pour cette cible initiale, deux scénarios sont envisagées : "Asteroid Next" qui consisterait à envoyer des hommes sur un astéroïde, et "Moon Next" qui verrait le retour de l'Homme sur la Lune. Chacune de ces options devrait permettre aux agences spatiales d'acquérir de manière progressive des technologies qui leur seront indispensables pour atteindre Mars dans quelques décennies.

Une première version de la feuille de route devrait être finalisée d'ici début octobre puis publiée sur le site internet de l'ISECG [1]. Ce document permettra d'informer les agences sur les objectifs communs à remplir et de détailler les technologies et systèmes spatiaux qu'il sera nécessaire de développer.

L'économie mondiale traversant une période difficile, la majorité des agences spatiales subissent actuellement de fortes contraintes budgétaires. Les missions habitées d'exploration spatiale étant particulièrement longues et coûteuses à mettre en place, une collaboration internationale semble être la meilleure, si ce n'est l'unique solution pour lancer d'ambitieux programmes d'exploration. La feuille de route proposée devrait être affinée dans les années qui viennent et la prochaine réunion des membres de l'ISECG devrait avoir lieu au Canada en 2012.

BE Japon 585 >> 9/09/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67629.htm