Affichage des articles dont le libellé est Mars. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mars. Afficher tous les articles

dimanche 5 octobre 2014

Espace - Semaine du 28 septembre au 04 octobre 2014

La semaine qui vient de s’écouler a été riche d’évènements spatiaux ou du mois y ont été rapportées des informations qui ont attiré mon attention. Ces informations relèvant de politiques spatiales ou d’utilisation des technologies spatiales sont très éloquentes d’enseignement. Je terminerai par une information se rapportant à « l’ascenseur spatial » pouvant être considérée jusqu’à preuve du contraire comme information insolite.

La première information, citée par [1], indique que la Cité de l’Espace à Toulouse (ouverte en 1997) a enregistré un record de fréquentation estivale avec plus de 84.000 visiteurs venus découvrir les nouveautés du parc à thème. Cela prouve que l'espace fait toujours rêver. Les expositions consacrées aux missions Curiosity et Rosetta, très médiatisées, et la nouvelle Coupole de l’Astronome ouverte en mai ne sont pas étrangères à ce succès. Il y a lieu de préciser que :

- les tarifs varient de 20,5 à 24 euros pour les adultes et de 15 et 17,5 euros pour les enfants selon la période de l’année [11].

- Curiosity est le rover ou astromobile développée par le centre JPL de l'agence spatiale américaine de la NASA dans le cadre de la mission d'exploration de la planète Mars (Mars Science Laboratory). La sonde spatiale a été lancée le 26 novembre 2011 par une fusée Atlas V. Le site d'atterrissage, sur lequel la sonde spatiale s'est posée le 6 août 2012, se situe dans le cratère Gale. Celui-ci présente dans un périmètre restreint donc compatible avec l'autonomie du rover, des formations reflétant les principales périodes géologiques de la planète dont celle — le Noachien — qui aurait pu permettre l'apparition d'organismes vivants. Au cours de sa mission, Curiosity va rechercher si un environnement favorable à l'apparition de la vie a existé, analyser la composition minéralogique, étudier la géologie de la zone explorée et collecter des données sur la météorologie et les radiations qui atteignent le sol de la planète. La durée de la mission est fixée initialement à une année martienne soit environ 669 sols (jours solaires martiens) ou 687 jours (solaires) terrestres [12].

- Rosetta est une mission spatiale de l'Agence spatiale européenne (ESA) dont l'objectif principal est de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète 67P/TG Churyumov Gerasimenko et sur son comportement à l'approche du Soleil. La sonde spatiale, d'une masse de trois tonnes lors de son lancement, doit se placer en orbite autour de la comète puis, après une période d'observation de plusieurs mois, envoyer Philaé, un petit atterisseur de 100 kilogrammes, se poser sur sa surface pour analyser in situ la composition du sol. Il est espéré qu'elle permettrait de confirmer ou infirmer les modèles actuels sur le processus de formation du Système solaire dont les comètes constituent des vestiges. Rosetta a été lancée par une fusée Ariane 5 G+ le 2 mars 2004 [13].

- La coupole de l'astronome à la Cité de l'espace à Toulouse a été inaugurée le 12 mai 2014. Sous ses 7m50 de diamètre, la coupole abrite un télescope de 40 centimètres et une lunette dédiée à l'observation du Soleil. Cet équipement de 350 000 euros a été entièrement financé par la Cité de l'espace [14].

Les politiques spatiales

La Chine et l’Inde sont sources de nouveautés en politiques spatiales. D’abord, la Chine travaille sur le concept fort pertinent de système intégré d'observation de la Terre. En effet, selon [2], la Chine prévoit de construire un système d'observation de la Terre, qui intègre l'utilisation de l'air, de l'espace et de la technologie au sol, y compris les drones, les satellites et les systèmes GPS dans les dix prochaines années. La Chine a déjà construit un réseau de satellites et d'autres installations pour l'observation de la terre en poursuivant ses programmes spatiaux, y compris la navigation habitée de l'espace, la sonde lunaire et système de navigation GPS Beidou. Ainsi, la Chine veut promouvoir la construction d'un système haute définition d’observation de la terre (EBS) et l'infrastructure de données spatiales. Le réseau GPS Beidou, opérationnel en Chine depuis Décembre 2011, dispose de 16 satellites de navigation qui fournissent des services de GPS à travers la région Asie-Pacifique. La Chine prévoit de porter ce nombre à 30 satellites d'ici 2020 pour en faire un GPS complet.

En attendant, la Chine a publié lundi dernier la première série de photos prises par Gaofen-2, son satellite d'observation de la Terre le plus avancé [3]. Le Gaofen-2 est le deuxième des sept satellites à lancer pour le projet Gaofen d'observation haute définition avant 2020 Le projet a été lancé en mai 2010 [2]. Gaofen-2 peut voir un objet d'un mètre de long depuis l'espace et en couleur. Les zébrures d'un passage pour piétons dans la zone de Xizhimen au centre-ville de Beijing sont clairement visibles dans l'une des 15 photos publiées. Gaofen-2 a été lancé le 19 août. Il est le deuxième des sept satellites à avoir été lancé pour le projet Gaofen, un programme chinois d'observation en haute définition d'ici 2020. Gaofen-1 a été lancé en avril 2013.

Image prise par Gaofen-2, représentant l'axe central de Beijing. [Photo: sastind.gov.cn]

Ensuite, j’ai été attiré par le concept indien du Jugaad [4] qui serait derrière les succès de l’Inde dans de nombreux domaines en général et dans le domaine spatial en particulier. Jugaad est un mot du registre familier hindi que l'on pourrait traduire approximativement par "débrouillardise" - ou plutôt "l'art de faire plus avec moins". Concrètement, il s'agit d'une sorte de philosophie qui consiste à concevoir des solutions simples mais efficaces en mettant en œuvre pragmatisme et ingéniosité. Comme l'a fait remarquer le New York Times en février 2014 (in [4]), le Jugaad est déjà largement mis en œuvre dans la recherche d'innovation indienne, et souvent revendiqué comme force nationale : l'Inde a en effet créé la voiture la moins chère du monde (la Tato Nano, accessible pour 1560 euros), la tablette la moins chère, ou encore le réfrigérateur en argile (Miticool) qui fonctionne sans électricité. Comme le suggère Navi Radjou dans l'Express en novembre 2013 (in [4]), l'esprit Jugaad, forme dominante de l'innovation dans les marchés émergents, pourrait apporter une lumière nouvelle à la vision occidentale actuelle de l'innovation, souvent très institutionnalisée et normalisée dans ses processus opérationnels. Ce consultant en innovation, basé dans la Silicone Valley, est coauteur d'un essai intitulé L'innovation Jugaad : Redevenons ingénieux ! (Diateino, 2013), dans lequel il met en lumière les intérêts possibles d'une telle approche pour la croissance des entreprises occidentales, dans un contexte de ressources financières et énergétiques restreintes. Un certain nombre d'entreprises ont déjà reconnu la pertinence de cet état d'esprit (in [4]).

Comme pour étayer ce concept, la Mars Orbiter Mission (MOM), encore appelée mission Mangalyaan (de l'hindi "véhicule martien"), vient de se placer en orbite autour de Mars ce mercredi 24 septembre au matin, après un voyage de plus de 700 millions de kilomètres initié le 5 novembre 2013 dans le golf du Bengal. Le succès de cette mission, deux jours après celui de la mission martienne MAVEN de la NASA, positionne l'Inde comme une puissance spatiale de premier plan et lui permet de rejoindre le club fermé des mises en orbite martiennes réussies, aux côtés des Etats-Unis, de la Russie et de l'Union Européenne [4]. Aujourd'hui, avec 57 million d'euros seulement, la mission Mangalyaan est la plus économique de l'histoire de l'exploration spatiale (pour comparaison, la sonde des Etats-Unis MAVEN, elle aussi lancée en novembre 2013 et arrivée sur mars avec succès, a coûté 510 million d'euros, soit environ neuf fois plus). On se réjoui de ce succès. D’après [4], on peut supposer que la réussite de Mangalyaan va éveiller un intérêt encore plus grand sur cette vision de l'innovation.

Forte de cet exploit, l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) et la NASA ont signé deux documents scellant formellement les accords entre les Etats-Unis et l'Inde pour renforcer la coopération dans l'exploration de Mars et pour une mission conjointe NASA et ISRO d'observation de Terre plus tard cette décennie [5]. Le premier accord met en place un groupe de travail Mars de la NASA et d'ISRO, qui se réunira une fois par an. Sa tâche est d'identifier les programmes et les objectifs scientifiques et technologiques que la NASA et l'ISRO ont en commun pour l'exploration de Mars, ainsi que la possibilité de futures missions conjointes de la planète rouge. Le second accord engage les deux pays à la mission NASA et ISRO du radar à ouverture synthétique (NISAR), dont le lancement est prévu pour 2020. Ce satellite d'observation de la Terre sera utilisé pour mesurer les changements à la surface terrestre de la Terre afin d'étudier les impacts environnementaux et les mouvements de la croûte, des calottes glaciaires et des glaciers. Pour ce faire, NISAR sera le premier satellite à utiliser deux fréquences radar différentes dans la bande L et la bande S. Ceci fournira, selon la NASA, des résolutions de moins d'un centimètre. En vertu de l’accord, la NASA fournira la bande L du radar à ouverture synthétique (SAR), le système de communication, les appareils GPS, l’enregistreur, et les sous-systèmes de données, tandis que l'ISRO apportera la navette spatiale et la bande S du SAR, ainsi que la réalisation de la tâche de lancer le satellite en orbite.

Les utilisations de la télédétection et de l’espace

On se rappelle encore du vol MH17 du 17 juillet 2014, de la compagnie aérienne Malaysia Airlines, en provenance d'Amsterdam, aux Pays-Bas et à destination de Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, assuré par un Boeing 777-200ER, qui s'est écrasé dans l'Est de l'Ukraine, près de la frontière avec la Russie. Les premiers rapports indiquent que les 283 passagers et 15 membres de l'équipage à bord sont tous morts. Selon [6], l'équipe d'enquête de ce vol pense utiliser une méthode de télédétection pour examiner le site du crash afin d’éviter de négliger tout objet qui peut expliquer ce qui s’est réellement passé. Cette méthode utilise le Lidar (Light Detection and Ranging), capable de balayer l'ensemble de la région et d’en fournir instantanément une cartographie en trois dimensions. Ce qui permettrait une analyse en profondeur du site de l'accident et de la structure des sols. Des débris discrets imperceptible à l'œil humain, peuvent être alors localisés. On sait déjà que le Lidar est couramment utilisé par les compagnies pétrolières et de gaz et dans des domaines tels que l'archéologie, la géographie, la géomorphologie, la sismologie et la foresterie.

Sur un autre plan plus scientifique, la télédétection et l’espace ont été mis à contribution, selon [7], pour créer une nouvelle carte du fond marin terrestre. Deux fois plus précise que la version précédente produite il y a près de 20 ans, la nouvelle carte détaille des milliers de montagnes inexplorées et fournit de nouveaux indices sur la formation des continents. La précision de la nouvelle carte est améliorée grâce à des instruments de télédétection, notamment l'accès aux données satellitaires, jusque-là inexploitées, provenant des satellites CryoSat-2 et Jason-1. Le satellite CryoSat-2 de l'ESA est généralement axé sur la surveillance du volume de la glace polaire mais opère également de façon continue sur les océans. Le satellite Jason-1 de la NASA a été redirigé pour la cartographie du champ de gravité de la Terre au cours de la dernière année de sa mission de 12 ans. Les données de ces satellites ont été combinées avec les données existantes et utilisées pour élaborer un modèle scientifique qui capte les mesures de gravité sur le fond de l'océan. Le résultat final est une carte qui a révélé les détails de milliers de montagnes sous-marines qui atteignent un kilomètre (0,6 miles) ou plus du fond de l'océan, offrant aux géophysiciens de nouveaux outils pour analyser des centres de propagation océaniques et des bassins océaniques éloignées, et un éclairage nouveau sur la tectonique des océans profonds. On peut voir ainsi clairement des collines abyssales, qui sont les formes de terre les plus communes sur la planète. La carte a également révélé pour la première fois des connexions continentales à travers l'Amérique du Sud et l'Afrique nouvellement exposées, et de nouvelles preuves de l’étalement des crêtes des fonds marins dans le golfe du Mexique, qui étaient actifs il y a 150 millions d'années, mais qui sont désormais enterrées par une couche de sédiments de 1,6 km (1 miles) d'épaisseur. L'une des utilisations les plus importantes de ce nouveau champ de gravité marin sera d'améliorer les estimations de la profondeur du fond marin dans les 80 pour cent des océans qui restent inconnus ou qui sont enterrés sous des sédiments épais. La nouvelle carte permettra également la prochaine nouvelle version des cartes des océans de Google pour remplir de grands vides entre les profils de profondeur fournis par des enquêtes par bateau. La vidéo ci-dessous détaille la nouvelle carte, qui peut être consulté ici. On avait l’impression jusque-là d’en savoir plus sur la topographie de la Lune et de Mars étant donné qu'ils ne sont pas couverts par les océans, que sur les profondeurs des océans de la Terre. Avec la création de cette nouvelle carte de fond marin au monde, cette lacune va semble-t-il être relevée.




Maintenant, contemplons ensemble ces images de la Terre vue de l'espace en accéléré [8]. L'astronaute allemand Alexander Gerst, qui se trouve à bord de la Station spatiale internationale (ISS), a eu la bonne idée de faire un timelapse où se succèdent éclairs, aurores boréales et lever de soleil. Il a tourné ce timelapse à 400 kilomètres d'altitude, à une vitesse de 28800 km/h. L'ISS accomplit un tour de planète complet en 90 minutes. A voir absolument.



D'un autre côté, un satellite de la NASA a capturé fin septembre ces spectaculaires images de l'arrivée de l'automne au Canada et dans le nord-est des États-Unis [9]. En effet, cette année, l’automne est arrivé le 23 septembre. Les feuilles commencent à jaunir et rougir pour finalement tomber quelques jours plus tard. La raison de ce changement de couleur est notamment dû au raccourcissement des jours. Du fait que le soleil est moins présent, la chlorophylle des feuilles ne peut plus absorber les rayons du soleil comme durant l'été. Et cela peut rapidement se voir grâce aux images capturées par le satellite Terra de la NASA grâce au MODIS (Radiomètre spectral pour imagerie de résolution moyenne). Sur le site de la NASA Worldwide, il est possible d'observer les États-Unis... Ces changements de couleurs sont le signe que les journées chaudes d'été laissent la place aux saisons froides. Avec la disparition de la chlorophylle, les pigments rouges, jaunes et orange prennent le dessus. Regardez cette vidéo pour plus d'infos sur le mécanisme régissant le changement de couleurs des feuilles.

fallfoliage1
Entre le 16 juin et le 27 septembre 2014

Et jetez un œil sur ces cartes de Weather Channel, montrant les pics de couleurs dans le feuillage avec l'avancée de la saison.

fallfoliage2
Entre le 9 août et le 26 septembre 2014

Toutes les images sont issues de NASA Worldview. Explorez d'autres changements de couleurs de l'imagerie interactive par satellite de la NASA.

Insolite

Et maintenant que penser de l’information suivante rapportée par [10]. Certains ou certaines d'entre vous ont pu voir il y a quelques années le film 'H2G2 le guide du voyageur intergalactique' mettant en scène un voyageur perdu ainsi qu'un robot dépressif parcourant l'univers et parodiant bon nombre de films de science-fiction. Dans ce long métrage, le héros grimpait dans un ascenseur spatial... Il n'y a alors qu'un pas que la société Obayashi a franchi. Cette compagnie compte finaliser son projet en 2050 soit un plus de 35 ans de fonds et d'infrastructures nécessaires à ce projet tout de même dément, il faut l'avouer. D'autant plus, que la hauteur souhaitée de 96 000 kms est ébouriffante (Figure 1). Cependant, pour l'instant, il bien avouer que les technologies de construction ne sont pas à la hauteur de l'ambition et il faudra en passer par là pour réussir ce projet, notamment l'utilisation de fibres de carbone. Cette innovation technologique ne serait disponible que pour les départs de navettes spatiales d'exploration mais aussi touristique. En effet plus besoin de boosters de départ pour arracher l'engin à l'attraction terrestre, dont moins de kérosène consommé et au final un dock de départ plus facile pour éviter la gravité. Le projet de cette société ambitieuse démarrera en 2030, le temps sûrement de rassembler tous les éléments. Même si, pour l'instant, certains seraient plus que dubitatifs, souhaitons bonne chance au long cours pour la réalisation de projet herculéen!

Figure 1 - Ascenseur spatial



Références

[1] Le 1er octobre 2014 sur le site de 20minutes.fr : http://www.20minutes.fr/toulouse/1452723-20141001-toulouse-record-frequentation-estivale-cite-espaceLe 1er octobre 2014 : http://www.nst.com.my/node/39018

[2] Le 28 septembre 2014 : http://articles.economictimes.indiatimes.com/2014-09-28/news/54400544_1_foreign-satellites-navigation-gaofen-1

[3] Le 29 septembre 2014 : http://french.china.org.cn/china/txt/2014-09/29/content_33651039.htm

[4] Le 30 septembre 2014 : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76821.htm

[5] le 1er octobre 2014 : http://www.gizmag.com/us-india-space-mission-agreement/34058/?utm_source=Gizmag+Subscribers&utm_campaign=bd8c4d76fa-UA-2235360-4&utm_medium=email&utm_term=0_65b67362bd-bd8c4d76fa-91181277

[6] Le 1er octobre 2014 : http://www.nst.com.my/node/39018

[7] Le 3 octobre 2014 : http://www.gizmag.com/seafloor-map/34098/?utm_source=Gizmag+Subscribers&utm_campaign=e261f995f7-UA-2235360-4&utm_medium=email&utm_term=0_65b67362bd-e261f995f7-91181277

[8] Le 1er octobre 2014 : http://www.arcinfo.ch/fr/monde/la-terre-vue-de-l-espace-eclairs-aurore-boreale-et-lever-de-soleil-magique-577-1353823

[9] Le 3 octobre 2014 : http://www.huffingtonpost.fr/2014/10/03/espace-passage-saison-vu-ciel_n_5925212.html?utm_hp_ref=franceir=France

[10] Le 30 septembre 2014 : http://www.bienpublic.com/science-et-technologie/2014/09/30/embarquement-pour-l-espace-dans-un-ascenseur

[11] http://www.cite-espace.com/#nouvelle-cite-espacehttp://hitek.fr/42/passage-saisons-vu-ciel-satellite_1983

[12] http://fr.wikipedia.org/wiki/Mars_Science_Laboratory

[13] http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosetta_(sonde_spatiale)

[14] http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/13/1879588-cite-espace-inaugure-coupole-astronome.html

mercredi 24 septembre 2014

Succès de la première mission indienne vers Mars

Les ingénieurs et scientifiques du centre de contrôle de Bangalore, en Inde, manifestent leur joie lors de la mise en orbite de la sonde Mangalyaan. Photo : Stringer India / Reuters

La sonde spatiale indienne Mars Orbiter Mission a réussi à se mettre en orbite autour de la planète rouge, annonce l'agence spatiale indienne.

L'engin spatial, appelé communément Mangalyaan (véhicule martien) par les Indiens, s'est mis en orbite dès son premier essai.

Lancé en novembre 2013, Mangalyaan a mis 10 mois pour atteindre Mars. Son coût qualifié de « dérisoire » de 74 millions de dollars fait également de cette mission martienne une réussite remarquable pour le gouvernement indien.

Qui plus est, c'est la première fois dans l'histoire spatiale qu'une mission vers Mars réussit dès sa première tentative.
La sonde indienne Mangalyaan. Photo : ISRO

Le rôle du satellite, équipé d'instruments de mesure et de détecteurs sophistiqués sera d'analyser l'atmosphère martienne.

La réussite de cette mission est un couronnement pour le programme spatial indien, qui a vu le jour il y a une cinquantaine d'années.

Fier de voir entrer son pays dans le club très sélect des nations qui ont entrepris et réussi l'exploration de la planète Mars, le premier ministre Narendra Modi a promis de continuer à développer le programme spatial indien.

Mise à jour il y a 47 minutes
Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2014/09/24/002-inde-mission-spatiale-mars-reussite.shtml

lundi 30 septembre 2013

Il n'y a pas que Mars dans l'espace : ces autres missions dont on n'entend jamais parler

Malgré la focalisation médiatique autour de l'exploration de Mars, favorisée par des fantasmes anciens autour de la planète rouge, les missions spatiales sont très variées. Du projet de capture d'astéroïdes au Google Lunar Express, il y en a pour tous les goûts.

"Les Japonais de la mission Hayabusa ont ramené sur terre des poussières d’astéroïde."

Mars, en termes de communication, l’emporte sur les autres missions spatiales mais seulement dans les médias. Il est vrai qu’en ce moment la planète rouge fait beaucoup parler d’elle car la mission Curiosity est récente et cet outil est certainement le plus productif qui soit à l’heure actuelle. Ce ne sont pas moins de 80 kilos de science qui se trouvent à son bord. Les données parviennent aux scientifiques répartis dans le monde à un volume tel qu’ils ont accumulé du retard dans l’analyse. Grâce à cet afflux, de nouvelles découvertes sont régulièrement diffusées, ce qui peut créer une impression de sur-médiatisation.

Les autres missions spatiales se poursuivent en parallèle, plus discrètement. Dans l’ensemble elles sont moins récentes, et l’essentiel des données a déjà été analysé. Mais ces missions sont toujours en cours, pour la plupart « en extension ». Les équipes en charge de les suivre sont réduites car l’activité est moindre. La sonde Cassini, qui tourne autour de Saturne, est l’exemple typique ce ces extensions : au vu de son bon fonctionnement une fois le délai initial de la mission écoulé, les scientifiques ont continué d’analyser ses données. Cette sonde n’est pas la seule dans cette situation : Messenger autour de Mercure, Magellan autour de Vénus, trois autres autour de Mars ; Voyager 1 et Voyager 2 sont en train de sortir du système solaire… Les missions spatiales sont comme des carrières professionnelles, elles ont des pics d’activité et de succès. Mars est exactement dans cette période.

Mais les missions spatiales ne se contentent pas d’explorer les planètes. Les Japonais de la mission Hayabusa ont par exemple ramené sur terre des poussières d’astéroïde. Cette mission a été un « Apollo 13 robotique » : les complications ont été nombreuses, et les scientifiques ont fait des miracles pour ramener la sonde vers la Terre. A très long terme, une autre mission a l’ambition de capturer un astéroïde pour le ramener près de notre planète. Un équipage de trois à quatre personnes s’amarrera ensuite pour en prélever un morceau.

Pour leur part, les initiatives privées de l’exploration spatiale rencontrent pour l’instant des problèmes d’argent. Le Google Lunar Express offre un prix de plusieurs millions de dollars à la première équipe privée qui parviendra à poser un engin sur la Lune, à la stricte condition qu’aucun financement gouvernemental n’intervienne. La sphère privée prend son essor lentement : l’étape la plus immédiate est la Lune, Mars relève encore de la fiction, sans parler de Jupiter et Saturne.

En 2014, l’Europe va mettre la sonde Roseta en orbite autour d’une comète, et on va même y poser un atterrisseur baptisé Sinaé. En 2015, la sonde américaine New Horizons va pour la première fois survoler Pluton. Pour la petite histoire, Pluton était considérée comme la planète la plus éloignée du système solaire au moment du lancement en janvier 2006. En août de la même année, l’Union astronomique internationale a requalifié Pluton dans les planètes naines. Le chef de la mission, Alan Stern, a fait remarquer avec humour que s’il avait demandé un budget au Congrès américain pour envoyer une sonde vers une planète naine, il n’aurait jamais obtenu eu les fonds nécessaires. Le survol de Pluton devrait se faire en juillet 2015.

Les Chinois, eux, vont se poser sur la Lune fin 2013 avec une sonde et un Rover de 120 kilos. C’est également l’intention des Indiens, qui comptent aussi envoyer des sondes vers Mars. La sonde Juno tournera autour de Jupiter, mais il faut savoir qu’une autre est déjà partie, Galileo, qui devrait arriver en août 2016. Des projets sont dessinés en ce moment pour retourner vers Saturne, et explorer ses lunes, Titan (son cycle de l’éthane et du méthane ressemble à celui de l’eau sur terre) et Encelade (ses geysers d’eau laissent supposer un océan sous sa couche de glace). On envisage aussi de se rendre sur Europe, lune de Jupiter. Elle est blanche, recouverte de banquise, et laisse penser qu’un océan se trouve en-dessous. Ces missions extrêmement variées montrent bien que Mars n’est pas la seule préoccupation des scientifiques.


Olivier Sanguy
Olivier Sanguy est spécialiste de l’astronautique et rédacteur en chef d’Enjoy Space, le site d’actualités spatiales de la Cité de l’espace à Toulouse.

Publié le 30 septembre 2013

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pas-que-mars-dans-espace-ces-autres-missions-dont-on-entend-jamais-parler-olivier-sanguy-856029.html#iszHY5mLwwyVGkIG.99

samedi 28 septembre 2013

On sait sous quelle forme se trouve l'eau de Mars

À partir des données fournies par Curiosity, une équipe de chercheurs est parvenu à résoudre une énigme vieille de presque 40 ans.

La planète Mars HOPD/AP/SIPA


C'est une énigme vieille de plus de 40 ans que vient de réussir à percer une équipe internationale de pas moins de 62 chercheurs. Dans une série d'articles publiés ce vendredi 27 septembre sur le site de la prestigieuse revue américaine Science, ces chercheurs expliquent enfin sous quelle forme se trouve l'eau à la surface de Mars.

La présence d'eau sur la planète rouge est connue depuis les années 1970. Les sondes spatiales Mariner 9, lancée en 1971 puis Viking quatre ans plus tard, avaient mis en évidence des structures géologiques ressemblant à des cours d'eau asséchés. En 2002, la sonde Mars Odyssey avait même repéré la présence d'eau au beau milieu du désert martien. Et en 2004, la sonde européenne Mars Express avait confirmé la présence de glace d’eau dans la calotte polaire sud, puis d'un permafrost autour du pôle nord s’étendant sur des centaines de kilomètres carrés.

"Les mesures de Mars Odyssey avaient permis d'estimer que l'eau représentait entre 2 et 10%, en masse, de la composition du sol de Mars, chiffre Pierre-Yves Meslin, chercheur à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP), et co-auteur de l'étude. Mais l'énigme était de savoir sous quelle forme se trouvait cette eau".

La quête de l'eau

En effet, on pouvait imaginer la trouver sous forme de glace, ou emprisonnée dans des minéraux hydratés tells que des argiles ou des structures cristallines telles que du gypse. En effet, sur Terre, ces minéraux renferme beaucoup d'eau (comme en témoigne la formule chimique du gypse : CaSO4-2H2O).

Et répondre à cette énigme est primordial car la manière dont est stockée l'eau nous renseigne sur le passé géologique de la planète. "Par exemple, si cette eau avait été stockée sous la forme d'argiles, cela voudrait dire qu'il y a eu beaucoup d'eau liquide sur Mars et ce, durant un laps de temps très long", explique Pierre-Yves Meslin.

"De l'eau incorporée dans une phase amorphe"

Mais d'après la publication des chercheurs, ce n'est nullement le cas. "L'eau que renferme le sol de mars résulte probablement de l'hydrolyse des fines particules du sol, explique Pierre-Yves Meslin. Elle réagit chimiquement avec le minéral et prend alors la forme de groupes hydroxyles (c'est à dire une association entre un atome d'hydrogène (H) et un d'oxygène (O)), peut-être associés à des oxydes de fer. La structure formée est amorphe, c'est à dire désordonnée" précise le chercheur.

En d'autres mots, l'eau (H20) une fois fixée à la surface des grains prends une autre forme chimique. Toutefois, en les chauffant à très haute température (835°C), il est possible de libérer de nouveau cette eau sous forme de vapeur.

"On peut extraire 2 litres d'eau à partir de 100 kilos de sable fin" estime Pierre-Yves Meslin. Ce qui constitue une bonne nouvelle pour les colons d'une hypothétique conquête de Mars dans le futur.

Peu d'échanges diurnes avec l'atmosphère

Grâce à ces données, les chercheurs apportent également de nouveaux éléments sur le cycle de l'eau martien. En effet, une partie de la fine couche d'atmosphère qui entoure mars se compose de vapeur d'eau. Sur Terre, les échanges entre l'eau atmosphérique et celle contenue dans les sols sont très importants. Il est en effet fréquent que de la vapeur d'eau atmosphérique se condense sur les surfaces froides.

Ce même phénomène se produit-il sur Mars ? "Il y a des dépôts de givre ailleurs sur Mars, mais pas dans le cratère de Gale, répond Pierre-Yves Meslin. Nous avons tenté l'expérience de tirer à plusieurs reprises sur un même sol durant la nuit et pendant la journée, afin de voir si ce dernier contenait plus d'eau pendant la nuit. Et nous n'avons pas constaté de différence".

Mars s'assèche

Enfin, ultime enseignement : l'analyse des isotopes de l'hydrogène montre que l'eau contenue dans ce sable fin est similaire à la vapeur d'eau atmosphérique, et que celle-ci s'échappe progressivement dans l'espace. Ce qui signifie que la planète rouge s'assèche peu à peu.

Arrivé dans le cratère Gale sur l'équateur martien le 6 août 2012, Curiosity, le robot explorateur à six roues le plus sophistiqué jamais envoyé sur une autre planète, a déjà établi que la planète Rouge avait été propice à la vie microbienne dans son lointain passé, ce qui était le principal objectif de sa mission de deux ans.

Une étude publiée la semaine dernière avait toutefois douché les espoirs de trouver des traces de vie actuelle sur Mars, en indiquant que Curiosity n' y avait trouvé aucune trace de méthane dans l'atmosphère.

Ces dernières semaines, le robot a repris sa route vers le mont Sharp, distant de huit kilomètres et principale cible d'exploration de la mission. Son périple durera plusieurs mois, d'autant que Curiosity s'arrêtera en chemin pour analyser des formations géologiques jugées intéressantes.

Le pied du mont Sharp suscite un grand intérêt en raison de différentes couches sédimentaires qui pourraient permettre de dater les périodes durant lesquelles Mars était propice à la vie.

Par Erwan Lecomte
Sciences & Avenir

E.L. avec AFP.

Publié le 28-09-2013 à 13h13 - Mis à jour à 16h06

mercredi 25 septembre 2013

Voici les options qui s'offrent aux premiers colons de la planète Mars

L'échéance 2022 est tout à fait
farfelue pour une expédition. -
© Tous droits réservés
La vie sur Mars a toujours intéressé. Aujourd’hui, c’est l’entrepreneur Elon Musk, fondateur d’une société baptisée Space X, et la société néerlandaise Mars One qui font l’actu sur ce dossier scientifique. Si le premier est sérieux, le second a l’intention d’établir une colonie sur la planète rouge d’ici 2022 à travers une télé-réalité. "Impossible à faire !" nous répond un spécialiste. La NASA, qui a toujours le projet dans ses cartons, cherche les meilleurs outils.

Des projets en cours prévoient d’envoyer des scientifiques, des cosmonautes réputés mais également des personnes lambda sur la planète rouge.

Deux programmes sont à distinguer. Il y a, tout d’abord, celui très sérieux de l'entrepreneur Elon Musk (et de sa société "Space Exploration Technologies (Space X)") et celui plus farfelu derrière lequel se cache… Endemol, filiale néerlandaise surtout connue chez nous pour la production des émissions "Loft Sory" et "Secret Story". Ce dernier projet est "risible" selon le directeur du Centre National de la recherche scientifique à Paris, François Forget. "Il faut entre 100 et 200 milliards d'euros pour une mission spatiale et Endemol veut en investir à peu près le quart, explique-t-il.C’est tout simplement un projet impossible et condamné d’avance".

2022, un délai trop court

La société néerlandaise a, d’ailleurs, organisé des castings comme pour toute émission qu’elle produit. Etre un des premiers colons sur Mars intéresse visiblement puisque plus de 200 000 participations ont été enregistrées de par le monde. Et ce, même si "Mars One" est juste un aller-simple sans retour possible. Un projet qui risque cependant de tomber à l’eau si on en croit l’expertise de François Forget. "Leur site officiel est extrêmement naïf et irréaliste. En 2016, ils avaient le projet d’envoyer un premier cargo non habité. En plus, ils ne travaillent pas sur le long terme… "

Quelles sont, d’ailleurs, les stratégies d’occupation sur la planète tellurique ? Il y en a deux seloncet article. Premièrement, les scientifiques envisagent la création d'un environnement artificiel qui protège les humains de la surface inhospitalière de la planète. A brève échéance, c’est la solution la plus envisageable car la deuxième option ne peut se produire que sur le long terme. Il s’agit de la terraformation, un processus qui envisage la transformation d’un élément naturel d’une planète pour la rendre habitable selon les conditions du globe terrestre. Mars possède déjà, en tout cas, les éléments nutritifs nécessaires à la vie : l'eau, l'azote, le carbone et le phosphore. "On trouve de l’eau mais pas partout et sous forme de glace surtout dans le sous-sol, explique François Forget. Quand on regarde une photo de Mars, on voit une surface sèche. En haute-altitude, sous le sable, on a de la glace assez pure qu’on peut faire fondre si on le veut."

Certes, ce voyage est coûteux et compliqué logistiquement mais est, quelque part, possible. Pour preuve, la NASA renverra, en 2020, un robot chargé d‘explorer les systèmes sur Mars pour les futurs cosmonautes chargés de mission. Date d’atterrissage: courant février 2021.

Quelle vie les scientifiques auront sur Mars ?

C'est une autre question qui se pose. Nos corps ont évolué en fonction de la vie sur Terre. Sur d'autres planètes, il faut trouver une manière de maintenir les systèmes pour rester en vie, dont les fils qui permettent de respirer. "Les astronautes qui se sont rendus sur la lune ont dit que la vie sur Mars était très confortable, rapporte Forget. Il faudra des RTG (dans le jargon, des générateurs thermoélectriques à radioisotope) pour l'alimentation de sondes spatiales qui vont générer de l'énergie pendant un bout de temps. On en aura quand même besoin d'un certain nombre pour filtrer l'atmosphère."

La gravité sur la planète rouge n'est pas un souci, assure ce spécialiste de Mars, et ce, même si elle est égale à un tiers de celle de la Terre. "Il y a juste beaucoup de poussières et ce n'est pas bon pour les pompes mécaniques. Ça ne sera pas facile de réaliser ça."

En tout cas, la NASA a lancé un appel d'offres pour préparer l'Homme sur Mars. Il faudra tenir compte de ce problème de débris (quelle forme auront les grains de poussière, par exemple ?) et tenter de mieux comprendre les problèmes que cela va poser aux astronautes. Autre chose: Mars est stérile et les bactéries sont importantes pour l’être humain dans la vie de tous les jours. "L’homme amène simplement son propre système sur Mars et vivra dans des habitats analogues adaptés pour les bactéries, rassure François Forget. On craint plutôt l’excès de bactéries dans les systèmes où les humains se rendent."

Un projet mûri mais (encore) reporté

La NASA prouve donc qu'elle a toujours ce projet spatial (maintes fois abandonné) en tête. Dans les prochaines décennies, il faudra s’attendre à réentendre parler de visites sur Mars. Peut-être aussi grâce à Elon Musk, considéré comme un visionnaire, en astronautique. "Lui, veut juste pousser le projet en ce sens et pas faire rêver de façon irréaliste comme Mars One", note Forget. La filiale Endemol a donc déjà intérêt à préparer le communiqué qui annoncera l'arrêt du projet de 2022.

Luigi Lattuca (st.)

Mis à jour le mercredi 25 septembre 2013 à 16h37

dimanche 22 septembre 2013

Pas de méthane, donc pas de vie sur Mars ?


De nouvelles analyses partagées par la sonde Curiosity, en activité sur la planète Mars depuis plus d’un an, affichent un constat décevant pour la communauté scientifique : l’atmosphère de la planète est extrêmement pauvre en méthane

Si le récent rapport ne remet pas en cause les précédentes découvertes liées au passé favorable à la viede l’environnement de la planète Mars, aujourd’hui les scientifiques revoient leurs espoirs de trouver une forme de vie microbienne sur la planète.

En effet, si l’atmosphère présente très peu de méthane, c’est qu’il n’y a sans doute pas de micro-organismes produisant ce gaz dans le sol. Le méthane est souvent utilisé par les scientifiques comme un des nombreux indicateurs de la présence d’une forme de vie, il est souvent associé à une activité biologique.

Les résultats annoncés par la sonde viennent en contradiction avec des précédentes études datant de mars 2003 lors desquelles, les scientifiques avaient mesuré un nuage de méthane de 19 000 tonnes dans la zone équatoriale de la planète. Aujourd’hui les résultats publiés par la sonde affichent une concentration six fois moindre que les estimations précédentes.

Des quantités trop faibles pour que des microbes ou matières biologiques fossiles en soient à l’origine depuis le sous-sol de Mars précise Christopher Webster de l’Institut technique de Californie.

Pour autant, ces suppositions ne sont valables que d’après nos connaissances limitées de la vie et des formes qu’elle peut prendre. Ainsi, certaines formes de vie pourraient être présentes sur Mars ( ou ailleurs) sans dégager de méthane à aucun moment, des microbes très rares dont certains ont déjà été découverts sur Terre.

Le dimanche 22 Septembre 2013 à 10:34 par Mathieu M. 
Source : Twitter / NASA

lundi 15 juillet 2013

FLY THROUGH A CANYON ON MARS

Glide through part of the largest canyon on Mars, Valles Marineris, in this stunning colour movie from ESA’s Mars Express.

Valles Marineris is not just the largest canyon on Mars, but at 4000 km long, 200 km wide and 10 km deep it is the largest in the entire Solar System.

The movie focuses on an enclosed 8 km-deep trough in the northern most part of Valles Marineris, called Hebes Chasma.

The movie glides over impact craters pockmarking the plains separating the troughs, down cliff faces scarred by landslides, and along the rough valley floor.

In some parts of the valley Mars Express has detected water-bearing minerals, suggesting that significant quantities of water may have once flowed here.

The formation of Hebes Chasma is likely connected to the nearby volcanic Tharsis region, home to the planet’s vast Olympus Mons volcano.

During periods of intense volcanism the whole region stretched upwards, causing tremendous stress in the crust further way. Unable to withstand the strain, the crust ripped open, collapsing into the chasms found in and around Valles Marineris.

15 July 2013

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Fly_through_a_canyon_on_Mars

Loading...

jeudi 27 juin 2013

Explore Mars One Pixel at a Time

GigaPixel Image Takes You to the Red Planet

A view of the Martian surface made by stitching together 900 images to make a 1.3-billion pixel panorama. Courtesy: NASA/JPL-Caltech/MSSS.

The Mars Curiosity Rover is sending back images and data every day from the surface of the Red Planet. Images you can explore!

Wow. I had to stop and think about that sentence for a moment to capture the full feeling of it. It’s a scenic panorama FROM Mars. Those of you who have grown up with missions to Mars might feel a bit jaded about this, although I never get tired of seeing Mars and I’ve been exploring it all my life.

Yes, we’ve been sending missions to Mars for decades now. Each one has told us more and more about the planet. Each one got me excited that maybe someday we’d be walking on Mars, scuffing our booted feet along on the dusty surface. Well, that will come. In time. Today, however, you can take a virtual tour of the Red Planet that does everything BUT let you scuff your boots along and kick rocks. It’s the billion-pixel view released from JPL. This is a reduced version of a panorama of the view from the Rocknest site where Curiosity was sitting when it took the image of Mt. Sharp in the distance. The fullsized pan is nearly 900 images stitched together to give you the best wide-angle living-room window view of Mars yet. The image above is a reduced-size version, but you can pan and zoom around the full image by visiting the gigapixel image site. Check it out and do a little Mars exploration of your own!

http://thespacewriter.com/wp/2013/06/20/explore-mars-one-pixel-at-a-time/

mercredi 5 juin 2013

Curiosity découvre un lit de rivière, aujourd’hui asséché

Après avoir découvert que la vie a pu exister sur Mars, Curiosity démontre qu'il s'est bien posé dans le lit d'une ancienne rivière. L’analyse des galets qu'il a repérés en témoigne indubitablement, comme nous l'expliquent Sylvestre Maurice et Michel Cabane, deux scientifiques français impliqués dans la réalisation et l'utilisation des instruments ChemCam et Sam équipant le rover de la Nasa.

Observés depuis l’orbite, de multiples reliefs, dont des deltas et d’immenses canaux, suggèrent fortement qu’autrefois l'eau a coulé sur Mars. Cependant, il manquait des preuves formelles que ces formations ont bien été créées par des écoulements aqueux, la résolution des images fournies par les orbiteurs tournant autour de la Planète rouge étant insuffisante. Celle de la caméra de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), la plus puissante autour de Mars, permet de discerner des détails d’environ 1 m, car, pour qu'un objet soit interprétable, il doit mesurer au moins 3 pixels.

Aujourd’hui, il est possible de faire beaucoup mieux avec MastCam, une des caméras du rover Curiosity. Cet instrument à deux optiques, fixées au sommet du mât du rover (2 m du sol), peut fournir des images en couleurs, dans le visible et le proche infrarouge, et voir des détails d'une taille allant jusqu'à 0,15 mm.


Vue en relief des cailloux figés dans le substrat inspecté par la caméra MastCam de Curiosity (nécessite des lunettes anaglyphes). © Nasa, JPL-Caltech, MSSS

Les rivières martiennes peut-être semblables aux terriennes

À l’aide de cette caméra, les chercheurs ont découvert en septembre 2012 les restes asséchés d’un très ancien ruisseau. Ils ont ainsi observé desconglomérats de cailloux et de sédiments susceptibles d’expliquer le passé aqueux de la planète. Polis par l’eau, ils sont remarquablement similaires à ceux que l’on trouve sur Terre et nommés poudingues.

Les observations rapprochées de MastCam ont mis en évidence des galets pris dans une matrice rocheuse, et ChemCam (Chemistry and Camera) a étudié ce ciment, sorte de pâte qui les lie entre eux. Depuis qu'elle a été déterminée, la forme en cailloux roulés laisse supposer des mouvementsd’eau relativement intenses dans cette zone. Des graviers de plusieurs centimètres de diamètre, « trop gros pour avoir pu être déplacés par le vent, auraient donc été transportés par de l’eau à l’état liquide », explique Michel Cabane coresponsable de l'instrument Sam (Sample Analysis at Mars) de Curiosity.


Le même rocher (baptisé Link) en image normale. © Nasa, JPL-Calech, MSSS

« La preuve la plus concluante de l’écoulement d’une ancienne rivière »

Depuis, les observations ont permis aux chercheurs d’émettre des hypothèses sur les caractéristiques de la rivière martienne, avec des estimations plus tangibles sur la vitesse de son écoulement, sa profondeur et sa longueur. Les scientifiques ont interrogé la forme et la disposition de ces galets ainsi que la granulométrie, c’est-à-dire la répartition des tailles des matériaux. Curiosity a également pointé vers eux l'instrument ChemCam, capable, avec son laser à impulsions et son télescope, d'analyser le spectre émis par la roche subitement échauffée et d'en déduire sa composition. Les chercheurs y ont vu du feldspath, comme ils l'expliquent dans un article publié dans la revueScience.

En interprétant ces données, ils estiment que cette rivière devait avoir une profondeur comprise entre 3 et 90 cm, et une vitesse d’écoulement entre 0,2 et 0,75 m par seconde. Et cela, il y a plus de 3 milliards d’années, à une époque où les conditions atmosphériques et de températures étaient très différentes de celles d’aujourd’hui. Comme le souligne Sylvestre Maurice, le responsable de la partie française de ChemCam, « c’est une découverte majeure » et la preuve la plus « concluante à ce jour de l’existence de l’écoulement d’une ancienne rivière sur Mars ». Maintenant que l'on sait que le cratère Gale plaide en faveur de l’habitabilité de Mars, il reste à déterminer à « quelle époque cela s’est produit et surtout combien de temps cela a duré », conclut-il.

dimanche 5 mai 2013

On va bientôt marcher sur Mars !

ESPACE - Selon les experts, l'homme pourrait se poser sur Mars d'ici à 20 ans. Une conférence est organisée aux Etats-Unis à partir de lundi pour étudier cette possibilité.

Un homme laissant son empreinte sur le sol de la Planète rouge. Un fantasme aujourd'hui, une réalité demain ? Les experts sont de plus en plus nombreux à y croire. Une conférence visant à examiner la faisabilité et l'utilité d'une telle mission est organisée à partir de lundi à Washington. Elle réunira certains des plus grands spécialistes comme Buzz Aldrin, qui a marché sur la lune avec Neil Armstrong en 1969.

"Si on lançait ce projet maintenant, il serait possible d'y poser des hommes dans 20 ans", estime Scott Hubbard, professeur à l'Université Stanford en Californie et ancien responsable du programme d'exploration de Mars à la Nasa. D'ailleurs, l'agence spatiale américaine en a fait sa priorité. Mais le défi est gigantesque et la liste des obstacles est longue.

Un défi technique, mais surtout budgétaire

D'abord, la distance qui sépare la Terre de Mars : entre 56 et 400 millions de kilomètres selon la position des deux planètes. Ensuite, il faudra réussir à poser une masse de 30 à 40 tonnes après une entrée dans l'atmosphère martienne périlleuse. Enfin, les effets sur les astronautes. "Les radiations dans l'espace avec le risque accru de cancer est un danger certain", explique Stephen Davison, responsable de la Nasa. Sans oublier les problèmes d'ordre psychologique en raison des longues périodes d'isolation dans des espaces réduits. Autant de problématiques qui nécessitent encore "10 ans d'études dans la Station spatiale internationale", estime Stephen Davison.

Mais le principal obstacle à la conquête martienne reste budgétaire. "Aller sur Mars ne nécessite pas des miracles, mais de l'argent", souligne le professeur de Stanford. Plusieurs centaines de milliards de dollars au bas mot. Et en temps de crise, la conquête spatiale ne figure évidemment pas parmi les priorités du gouvernement américain. Seul 0,5% du budget de l'Etat est alloué à la Nasa, soit 17 milliards d'euros par an. A l'époque du projet Apollo, l'enveloppe était de 4%...

Les Américains séduits par la conquête martienne

Pourtant, selon un récent sondage, les Américains sont très favorables à l'envoi d'astronautes sur Mars. 75% accepteraient que le budget de la Nasa soit doublé pour financer une telle mission. Un regain d'intérêt que l'on doit certainement à Curiosity, le robot qui explore actuellement le sol martien et qui envoie régulièrement de jolies "cartes postales" du panorama.

L'intérêt grandissant du public donne d'ailleurs des idées à certains. Une société hollandaise a récemment proposé d'envoyer 24 volontaires coloniser Mars d'ici à 2022 dans le cadre d'une émission de téléréalité. Baptisée Mars One, la société ne propose toutefois pas de billet retour. Avis aux amateurs... 

vendredi 27 avril 2012

La Lune, Mars et Regulus

Le soir du 30 avril, la Lune sera accompagnée de deux astres brillants, la planète Mars et Régulus, l'étoile la plus brillante de la constellation du Lion.

Vidéo disponible en version sous-titrée français.
 


<h2> La Lune, Mars et Regulus</h2> <p> <p> Le soir du 30 avril, la <a href="http://www.universcience.tv/nom-lune.html">lune</a> sera accompagnée de deux astres brillants, la planète <a href="http://www.universcience.tv/nom-mars.html">Mars</a> et Régulus, l'étoile la plus brillante de la constellation du Lion. <br /><br />Vidéo disponible en version sous-titrée français. <br /><br />Réalisation : Bernard Nomblot <br /><br />Production : Universcience 2012</p> </p>


durée : 1 min

Réalisation : Bernard Nomblot

Production : Universcience 2012

http://www.universcience.tv/media/4650/la-lune--mars-et-regulus.html

mardi 17 avril 2012

« Comment explorer Mars ? » : la Nasa lance un appel à idées

Il paraît que la NASA, l’agence spatiale américaine, rencontre des difficultés financières et a donc décidé de demander de l’aide aux chercheurs et ingénieurs du monde entier en lançant un appel à idées. Bien entendu, les suggestions proposées – envoyées par internet – doivent être économiques et permettre à la NASA d’explorer la planète Mars dès 2018. A vos neurones !

« Comment explorer Mars ? » : la Nasa lance un appel à idées


Information publiée le 16 avril 2012 à 17:10 sur le site :

http://mcetv.fr/news-express/1604-comment-explorer-mars-la-nasa-lance-un-appel-a-idees