Affichage des articles dont le libellé est Scolarité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Scolarité. Afficher tous les articles

samedi 5 octobre 2013

Enseignement en Belgique : Magnette veut des heures de 45 minutes

À l'occasion de la journée mondiale des enseignants, Paul Magnette évoque le chantier des écoles en Communauté française.

Le point numéro un des mesures envisagées par le PS et son président vise l’échec scolaire. Paul Magnette souhaite que la lutte contre l’échec commence dès le plus jeune âge. "La lutte contre l’échec et en particulier contre l’échec précoce est la priorité numéro un. La Finlande avait le même problème il y a 15 ans. Ils ont donc fait de la lutte contre l’échec scolaire une priorité nationale. Ils ont lancé une réforme en profondeur et pas des projets pilotes. C’est très bien les projets pilotes mais ça n’a pas d’effet massif. Lors de la prochaine législature, Il faut que la lutte contre l’échec scolaire devienne la priorité des priorités."

Une lutte efficace permettrait en plus de dégager des moyens importants à réinvestir dans l’enseignement."On sait qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, l’échec scolaire c’est plus ou moins un coût annuel de 350 millions d’€. C’est un gâchis colossal. Si on arrivait à la réduire de moitié ou ne fût-ce que d’un tiers, on dégagerait des dizaines de millions d’€."

Pour le président du PS, l’échec scolaire est fondamentalement social. "On constate que l’échec scolaire reste essentiellement dans les milieux populaires et les classes moyennes qui ont moins les moyens que d’autres d’y remédier à la maison. On constate que ces jeunes ont une espèce de triple peine. Ils vont moins loin dans les études, ils sont en général dans les filières les moins recherchées et pis encore, à niveau de diplôme équivalent, ils trouvent moins facilement. Un système scolaire, c’est assez formaté. Et il le faut dans un certain sens parce qu’on ne peut pas faire un enseignement à la carte. L’inconvénient, c’est que ça ne permet pas de repérer ce que les pédagogues appellent les intelligences multiples. Tous les enfants sont intelligents à la base. Il n’y a que des enfants dont on n’a pas bien détecté les formes d’intelligence et c’est là-dessus qu’il faut travailler."

Et notre interlocuteur de faire des propositions : "Techniquement, ce n’est pas compliqué à faire. Il faut détecter l’échec scolaire le plus tôt possible et ne pas attendre l’échec multiple. L’échec a un effet de spirale terrible. Par contre, si, à 7 ou 8 ans, on peut déjà commencer à y remédier et éviter l’accumulation. Cela suppose plus une réorganisation que des moyens. Il y a une expérience dans une école de ma région. Ils viennent de décider de passer les heures à 45 minutes au lieu de 50 car l’attention est meilleure durant 45 minutes. Vous faites 45 minutes sur une journée. Vous récupérez une heure par jour, donc quatre heures par semaine. L’étudiant qui est en difficulté va en remédiation et ceux qui n’en ont pas besoin, ils ont une heure durant laquelle ils peuvent faire autre chose. Et cela est possible dans le secondaire et dans le primaire."

S. TA. Publié le samedi 05 octobre 2013 à 05h44 - Mis à jour le samedi 05 octobre 2013 à 07h56

http://www.dhnet.be/actu/belgique/enseignement-magnette-veut-des-heures-de-45-minutes-524f8b093570479ce10abcef

Belgique : Des centaines d'élèves perdus de vue




L'école est obligatoire entre 6 et 18 ans, mais tout le monde n'est visiblement pas au courant.
Le Service du contrôle de l'obligation scolaire (SCOS), chargé en Fédération Wallonie Bruxelles de veiller au respect de l'obligation scolaire de 6 à 18 ans, est sans nouvelle de plusieurs centaines d'écoliers, principalement en Wallonie, peut-on lire samedi dans La Libre Belgique, sur base d'une réponse à une question écrite de la députée Anne Barzin (MR) à la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Martine Schyns (CDH) Le Service du contrôle de l'obligation scolaire (SCOS) doit contrôler l'inscription scolaire ainsi que la fréquentation scolaire. Pour ce faire, il compare les chiffres du registre national avec les données dont il dispose sur le nombre de mineurs inscrits à l'école.

Le SCOS se lance alors à la recherche des élèves manquants: élèves scolarisés dans des écoles privées, scolarisés à domicile, dispensés d'obligation scolaire car souffrant d'un handicap sont éliminés de la liste. Pour les enfants que le service ne retrouve pas, il écrit aux parents, soit environ 10.000 lettres par an.

Si les parents ne répondent pas, le dossier est transmis aux communes pour qu'elles investissent à leur tour.


"Le cas de figure le plus fréquent est que les gens sont partis. Ce sont souvent des étrangers. Lorsqu'ils arrivent en Belgique, ils vont s'inscrire à la commune, mais quand ils retournent dans leur pays, ils le signalent rarement. Et donc, ils restent ins­crits au registre national", détaille Jacques Vandermest, directeur du SCOS.

Si les communes restent sans réponse des familles ou que les réponses avancées par les parents n'apportent pas suffisamment de garanties que l'obligation scolaire est respectée, le SCOS transmet le dossier au parquet. Souvent il s'agit de jeunes presque majeurs en décrochage scolaire.

A Bruxelles en 2011-2012 ainsi qu'en 2012-2013, environ cent dossiers ont été transmis au parquet. En Wallonie par contre, les administrations communales ne collaborent pas beaucoup et dès lors le SCOS n'envoie quasi jamais de dossiers au parquet, déplore M. Vandermest. "Il y a quelques centaines d'en­fants qui de­vraient être à l'école, mais qui n'y sont pas, et dont on ignore ce qu'ils font de leur journée".

BELGA Publié le samedi 05 octobre 2013 à 07h30 - Mis à jour le samedi 05 octobre 2013 à 07h56

http://www.dhnet.be/actu/belgique/des-centaines-d-eleves-perdus-de-vue-524fa3e33570458368bfc68c

mardi 1 mai 2012

Des universités de classe mondiale? Pour qui et pourquoi?

Dans le débat qui fait toujours rage sur la hausse des droits de scolarité, un aspect important de l'enjeu de cette hausse est peu discuté sur la place publique, malgré le fait qu'il semble que cet aspect soit fondamental pour le gouvernement de Jean Charest. En effet, de l'aveu même de notre gouvernement, un des enjeux de cette hausse des droits de scolarité consiste à permettre aux universités québécoises d'atteindre un niveau de ‹‹classe mondiale››. Par contre, notre gouvernement est avare de détails sur ce qu'il entend par là. Il nous semble pourtant indispensable de connaître les objectifs qu'il vise afin de légitimer cette hausse qui semble, à première vue, injustifiable lorsqu'on sait qu'elle affectera l'accessibilité de certains étudiants québécois. Qu'est-ce qu'une université de classe mondiale? Pour qui et pourquoi?

Définition d'une université de rang mondial

Dans un rapport de la Banque mondiale, publié en 2009 (Le défi d'établir des universités de rang mondial), sont définis les piliers fondamentaux devant mener à une nouvelle économie mondiale du savoir et le rôle indispensable que sont appelées à jouer les études supérieures dans cette nouvelle économie. En effet, l'enseignement supérieur a un rôle central à jouer dans les quatre piliers à atteindre, notamment dans la ‹‹formation d'un capital humain fort›› et pour ‹‹contribuer à un système d'innovation national efficient››.

Une université de rang mondial devra pouvoir remplir ces fonctions, notamment en mettant l'accent sur la recherche de pointe et en ‹‹produisant des diplômés hautement qualifiés›› très demandés sur le marché du savoir. Ces scientifiques et ces chercheurs sont ceux qui publient dans les meilleures revues scientifiques. Telle est la définition que donne la Banque mondiale d'une université de rang mondial. Une université de ce calibre met l'accent sur la recherche et non plus sur l'enseignement, car l'objectif est désormais de ‹‹produire un capital humain››, comme des scientifiques et des professionnels jugés indispensables. En somme, il s'agit d'une université au service du développement et de la croissance au sein d'une nouvelle économie du savoir, plutôt qu'un lieu dans lequel le savoir et l'enseignement de la personne humaine sont valorisés. Ce processus dans lequel les professeurs d'université se consacrent de plus en plus à la recherche au détriment de l'enseignement - qui est de plus en plus dispensé par des chargés de cours - est d'ailleurs déjà entamé dans nos universités à l'heure actuelle. Dans son petit ouvrage, Je ne suis pas une PME, Normand Baillargeon explique très bien la mise en place au Québec d'une université où la recherche se fait de plus en plus au service de l'économie et de l'entreprise privée.

Un point à retenir est que ne se proclame pas université de rang mondial qui veut. Comme le souligne le rapport lui-même, ‹‹le statut d'élite est plutôt conféré par le monde extérieur sur la base d'une reconnaissance au niveau international››. À cet égard, ce qui est intéressant mais inquiétant de constater est que parmi les vingt premières universités de classe mondiale telles que classées par THES et SJTU en 2008, toutes sont des universités techniques, technologiques ou économiques de langue anglaise, à l'exception de l'Université de Tokyo, qui dispense toutefois de nombreux programmes en anglais. Ainsi, nous avons un bref aperçu du critère qui définit et détermine l'idéal à atteindre pour qui veut ériger une université de classe mondiale.

Dans un monde qui se mondialise sur la base du marché néolibéral et dans lequel la langue anglaise est la langue uniformisante, les universités de rang mondial sont évidemment des universités qui répondent aux besoins du marché du savoir et qui le font en anglais. Dans ce contexte, une université prestigieuse comme la Sorbonne, qui dispense un enseignement en français et qui se concentre sur les arts et les humanités, ne peut évidemment prétendre appartenir au club sélect des établissements de classe mondiale.

Le rôle du gouvernement

Un aspect important du rapport de la Banque mondiale met l'accent sur le rôle indispensable des gouvernements nationaux dans la mise en place des universités de rang mondial. Entre autres, le gouvernement doit s'assurer d'un financement public adéquat visant à répondre aux coûts élevés entraînés par ‹‹la mise en place des infrastructures de recherche de pointe››. Ici, le lien entre la hausse des droits de scolarité et le besoin accru de ressources afin de répondre aux exigences mondiales est flagrant. Dans un contexte où notre gouvernement est lourdement endetté et n'est pas en mesure de financer nos universités, les hausses des droits aux étudiants québécois visent à répondre aux besoins financiers accrus pour la ‹‹recherche de pointe›› et pour favoriser le recrutement des meilleurs étudiants étrangers au sein de la concurrence qui se met en place entre les universités du monde. Tout ce processus vise ensuite à faciliter l'accréditation de la ‹‹prestigieuse›› appellation d'‹‹université de classe mondiale››.

La question est de savoir si les étudiants québécois sont prêts à payer davantage uniquement pour que leurs universités soient reconnues internationalement par une minorité d'individus se basant sur les critères d'un marché mondial néolibéral et pour répondre aux besoins des entreprises privées. Dans le débat actuel sur la hausse des droits de scolarité, cet enjeu fondamental mérite d'être davantage discuté.

Plusieurs intervenants et commentateurs se sont récemment demandés comment il se faisait que notre gouvernement renonce aussi sèchement aux objectifs qu'avait fixé le rapport Parent en 1964, objectifs qui visaient éventuellement à rendre l'éducation gratuite pour les étudiants québécois du primaire à l'universitaire. La réponse à cette question est simple : si le système d'éducation préconisé par le rapport Parent visait, lui aussi, à répondre aux exigences du monde du travail de la société moderne, il visait également et surtout à répondre à des critères philosophiques humanistes inspirés, notamment, du personnalisme dans lequel l'épanouissement de la personne humaine devait se faire au sein du système éducatif. C'est ce qui motivait les commissaires à préconiser la gratuité pour tous afin que chaque personne puisse avoir accès à ce système perçu comme le lieu de prédilection pour lui permettre de s'épanouir. Les études supérieures telles que préconisées par les grandes instances mondiales à l'heure actuelle sont influencées uniquement par une philosophie néolibérale mettant l'accent sur le marché mondial, la concurrence et l'économie comme voies du progrès. C'est évidemment cette dernière voie que préconise le gouvernement Charest.

Le problème qui se pose lorsqu'on veut connaître le bien-fondé de la hausse des droits de scolarité, c'est de savoir si la population québécoise est en accord avec l'orientation donnée à sa société et à son système d'éducation par notre gouvernement, orientation qui n'émane visiblement pas d'elle, mais plutôt d'une élite mondialisée qui poursuit ses propres objectifs.

Martin Lavallée

Publication: 1/05/2012 03:08

http://quebec.huffingtonpost.ca/martin-lavalee/unviersites-quebec_b_1466384.html?ref=politique

dimanche 29 avril 2012

Québec : le conflit étudiant se durcit

La hausse des droits de scolarité au cœur du problème.

Par Victor de Sepausy, le samedi 28 avril 2012 à 00:07:23

Le Québec est depuis déjà plusieurs semaines en proie à un important mouvement étudiant qui proteste contre la hausse prévue des droits de scolarité. Face au gouvernement libéral en place, on parle même de la tenue d'élections législatives anticipées.

D'un côté comme de l'autre, les positions se crispent et le Premier ministre québécois Jean Charest a fait part de son refus de poursuivre les négociations après les violences intervenues la nuit dernière, notamment dans la ville de Montréal.

En effet, il était prévu qu'une trêve s'instaure avant le début des échanges mais, en l'espèce, la CLASSE, l'une des principales organisations étudiantes, a été accusée de ne pas jouer le jeu et d'appeler à manifester via son site Internet.

La hausse prévue des droits d'inscription de 75 % sur cinq ans (soit 3800 dollars canadiens par an en moyenne, un peu moins de 3000 €) a mis près de la moitié des étudiants dans le mouvement depuis le mois de février dernier.

http://www.actualitte.com/actualite/patrimoine-education/education-international/quebec-le-conflit-etudiant-se-durcit-33829.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Actualitt-UnePageDeCaractre+%28Actualitt%C3%A9+-+Une+page+de+caract%C3%A9re%29

mercredi 14 septembre 2011

En éducation, le statut socioéconomique ne détermine pas tout

Qui vit dans la pauvreté aura moins de chance de réussir à l'école, prouve la littérature scientifique. Or, la faiblesse de cette corrélation pour le Canada, où la performance en lecture des élèves peut être élevée dans un milieu défavorisé et faible dans une famille riche, semble vouloir faire mentir ce constat.

Selon les données de Regards sur l'éducation 2011 de l'OCDE, qui sont parues hier dans leur forme plus détaillée par province sur le site de Statistique Canada, la relation qui existe entre les statuts socioéconomiques et le rendement en lecture est peu marquée (8,6 %) comparativement à la moyenne des pays de l'OCDE (14 %). C'est au Nouveau-Brunswick que la corrélation est la plus forte (9,5 %) tandis que le Québec est dans la moyenne.

La Finlande et la Corée sont les deux autres pays de l'OCDE qui, tout comme le Canada, ne démontrent qu'un faible lien entre le niveau socioéconomique et la réussite. «Leur exemple montre qu'il est possible d'afficher le plus haut niveau de performance tout en offrant une répartition équitable des possibilités d'apprentissage», laisse entendre le rapport de l'OCDE.

Pour Andrew Parkin, directeur général du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, cela signifie qu'il y a de l'espoir. «Ça veut dire qu'on réussit à compenser l'effet négatif qu'a un revenu familial plus faible sur la réussite», a-t-il soutenu. «Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de problèmes chez les élèves moins avantagés, mais si on met le Canada en comparaison avec d'autres pays comme c'est fait dans le rapport, on voit que nos systèmes scolaires performent assez bien.»

Très grande scolarité
M. Parkin souligne d'ailleurs la très grande scolarité du Canada, «qu'on a trop tendance à oublier», croit-il. «Ça fait tellement longtemps que le Canada est parmi les pays qui ont les plus hauts taux de diplomation qu'on ne le remarque plus. Mais il faut pourtant souligner ça», a-t-il insisté. En 2009, 88 % des Canadiens âgés de 25 à 64 ans possédaient un diplôme égal ou supérieur au diplôme d'études secondaires (DES), ce qui classe le pays au 5e rang parmi ceux de l'OCDE ex aequo avec la Pologne, derrière la République tchèque et la Slovaquie (91 %) et l'Estonie et les États-Unis (89 %). Le Québec se situe en deçà de la moyenne canadienne, avec 84 % des personnes de 25 à 64 possédant un DES.

M. Parkin fait toutefois remarquer que le Canada a fort à faire encore pour que davantage d'étudiants au 2e cycle universitaire soient diplômés. «On se fait dépasser par les autres et dans la recherche, on ne mène pas. On peut faire mieux», a-t-il noté.

 
14 septembre 2011
 

mardi 6 septembre 2011

Québec : OUI à la hausse des frais de scolarité !

Depuis déjà quelques décennies, plusieurs personnes se sont battues afin d’obtenir un système d’éducation accessible à tous. Grâce à eux, c’est ce dont nous pouvons bénéficier aujourd’hui à des coûts moindres.

Par contre, ces derniers temps, le gouvernement du Québec songe à augmenter les frais de scolarité au niveau universitaire : une question qui nous touche tout particulièrement, nous les jeunes. Aux yeux de plusieurs, cela est un très grand désagrément mais ce n’est pas nécessairement vrai. En effet, si l’on regarde du côté des Américains, leurs frais de scolarité sont beaucoup plus élevés que les nôtres mais les gens s’en sortent quand même. De plus, il est normal que les frais universitaires augmentent puisque le coût de la vie augmente sans cesse et aussi, puisque les universités sont présentement en sous-finance, l’augmentation des frais permettrait un meilleur financement, donc un meilleur service aux étudiants.


Tout d’abord, il faut savoir qu’actuellement, les frais de scolarité annuels sont de 2168$ et augmenteront jusqu’à 3793$ en 2017. Si nous regardons à 100 km de Montréal, du côté des États-Unis, les frais annuels pour étudier à l’université varient entre 20 000$ et 45 000$ par année! Les gens ne réalisent certainement pas qu’à quelques heures de voiture d’ici, les coûts de l’université sont plus élevés que le revenu d’une très grande partie de la population. Même si les coûts augmentent d’environ 1000$ par année, ce n’est rien à comparer à d’autres pays du monde. De plus, au fil du temps, le coût de la vie ne cesse d’augmenter mais les salaires font de même. En effet, il y a seulement 10 ans de cela, en 2001, le salaire minimum était de 7$ et il est actuellement de 9.65$.

(http://www.cnt.gouv.qc.ca/salaire-paie-et-travail/salaire/historique-du-salaire-minimum/)

Il est bien normal que le prix des services augmente aussi. Cela en est de même pour le prix des maisons, des terrains, des vêtements, bref de tout! Les gens ne se plaignent pas de vendre leur maison au double du prix qu’ils l’ont payée, mais ils font des grèves et des levées de cours pour empêcher le gouvernement de nous faire payer plus cher pour aller à l’école. Si tout est à la hausse excepté les frais scolaires, le gouvernement ne sera plus en mesure de supporter les coûts universitaires et la qualité des services diminuera. Aussi, puisque les universités sont présentement en sous-finance, on peut en déduire que la qualité de l’éducation que reçoive les étudiants est diminuée. Si Charest augmente les coûts, on peut conclure que les enseignants seront peut-être plus enclins à fournir une meilleure formation à leurs élèves. L’augmentation des frais de scolarité est donc tout à notre avantage!

Bref, la hausse des frais de scolarité est, comparativement à nos voisins les américains, mineure. Nous payerons encore environ 75% moins cher qu’eux. Du côté économique, ce sera un jour trop cher pour le gouvernement de payer pour nos études puisque le coût de la vie augmente sans cesse. La population doit assumer elle aussi l’augmentation du prix de l’université. Il est donc primordial, pour assurer un service de qualité, que les coûts augmentent.

05-09-2011 17:30 - 60 visites - Flux Société, Education - Ecrit par florencecantin3031

http://www.come4news.com/oui-a-la-hausse-des-frais-de-scolarite-421637

samedi 3 septembre 2011

La rentrée scolaire à crédit


Agrandir

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Des étudiants à l'entrée de l'UQAM à Montréal.

En cette rentrée scolaire, les étudiants dénoncent les pratiques parfois racoleuses des institutions financières: sollicitation sur les campus, cadeaux pour encourager les jeunes à remplir une demande de carte de crédit, limites de crédit exagérées, publicités trompeuses La Fédération étudiante universitaire du Québec trace un portrait inquiétant du crédit étudiant, dans une étude fouillée de près de 200 pages obtenue en exclusivité par La Presse.

La banque est installée au coeur de la station de métro Berri-UQAM. En vedette sur des panneaux-réclame, des réductions de 5% à 10% sur les titres de transport pour les détenteurs de carte de crédit. De quoi attirer les étudiants qui entrent à l'Université par la porte juste à côté.

Ce rabais potentiel de 250$ peut donner un petit coup de main à l'étudiant qui veut boucler son budget serré. Mais les groupes de défense des consommateurs dénoncent ce genre de cadeau: «Ça peut amener un jeune qui n'a pas besoin de carte de crédit à s'en procurer une, juste pour obtenir un rabais. S'il se fait prendre à ne plus être capable de rembourser... il y a un problème», dit Caroline Toupin, porte-parole de la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ).


Cible vulnérable
Les étudiants sont des cibles vulnérables, constate la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) dans une étude de près de 200 pages sur l'endettement étudiant.

Ils sont peu ou mal informés sur le crédit. Ils sont dans une situation financière précaire. La tentation est forte de plonger dans l'endettement.

D'ailleurs, les deux tiers des étudiants s'attendent à terminer leurs études avec des dettes, selon l'enquête de la FEUQ menée auprès de 9000 universitaires.

En moyenne, ils auront accumulé des dettes de près de 14 000$ à la fin de leur programme. Mais un étudiant sur 10 aura des dettes supérieures à 25 000$.

Même si les prêts étudiants demeurent la plus importante source de crédit, plus du tiers des étudiants aura contracté une dette moyenne de 8000$ auprès d'une banque à la fin des ses études.

Une portion non négligeable des étudiants (16%) devra même au-delà de 15 000$ à une institution financière.

Or, ces institutions ont des pratiques promotionnelles «très proches de la fausse représentation», estime la FEUQ qui réclame l'intervention de Québec.

«Nous ne sommes pas contre les produits financiers destinés aux étudiants. Souvent, ils sont nécessaires à la poursuite de leurs études post-secondaires. Cependant, il faut une information adéquate qui permette de faire un choix qui n'est pas impulsif», dit la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Projet de loi 24
En juin dernier, Québec s'est attaqué au surendettement avec le dépôt du projet de loi 24. Il s'agit de la troisième phase du plan de modernisation de la Loi sur la protection du consommateur (LPC).

Par exemple, il sera bientôt interdit d'offrir un cadeau (casquette, t-shirt, rabais sur un achat, etc.) pour encourager un consommateur à remplir une demande de crédit.

«C'est un projet de loi très intéressant pour la prévention du surendettement de l'ensemble des consommateurs. Mais les jeunes sont les laissés-pour-compte», estime Caroline Toupin.

Une seule mesure les touche spécifiquement, soit l'interdiction d'accorder du crédit à un mineur sans l'accord de ses parents. «Il me semble que c'est le minimum!» dit-elle.

Mais la FEUQ a l'intention de suivre de très près l'évolution du projet de loi qui devrait se retrouver en commission parlementaire cet automne.

«On va pousser davantage. On veut un encadrement beaucoup plus précis des institutions financières qui offrent des produits aux étudiants», insiste Mme Desjardins.

La «marge» entre le rêve et la réalité
La FEUQ dénonce le langage «racoleur» des publicités qui offrent une vision idyllique du crédit. «La marge de crédit est souvent présentée comme un moyen d'accéder à ses rêves, de se payer un peu de luxe. Pour nous, c'est très préoccupant», dit Mme Desjardins.

Un étudiant peut facilement obtenir une marge de 10 000$ par année, soit 40 000$ pour quatre ans. La limite atteint 80 000$ pour un étudiant en droit ou en optométrie, et 200 000$ pour un étudiant en médecine.

Très souvent, les étudiants surestiment la valeur de leur diplôme. «C'est la pensée magique», dit Sophie Racine, coordonnatrice du Service budgétaire Lac-St-Jean Est. Les étudiants s'endettent en se disant: «Ce n'est pas grave. Quand je vais finir mes études, je vais me mettre à travailler et je pourrai tout rembourser», raconte-t-elle.

Mais la réalité les rattrape. Deux ans après leur graduation, les diplômés universitaires gagnent 859$ par semaine, soit 44 700$ par année, selon une étude intitulée La Relance à l'université, réalisée par le ministère de l'Éducation du Québec.

Plusieurs finissants n'obtiennent pas immédiatement un poste permanent à temps plein. D'autres changent de programme durant leurs études.

D'ailleurs, les règles des marges de crédit sont particulièrement nébuleuses pour les étudiants qui abandonnent ou qui changent de programme, souligne la FEUQ. La Fédération souhaite que Québec oblige les institutions financières à clarifier les règles de remboursement de la dette.

Redorer les prêts étudiants
La FEUQ voudrait aussi que Québec force les institutions financières à mieux présenter les prêts étudiants, car ils sont nettement plus avantageux que les marges de crédit.

Avec un prêt étudiant, il n'y a aucun intérêt à payer durant toute la période des études. Une fois sur le marché du travail, le diplômé peut demander une exemption de paiement de six mois (sans intérêts), s'il éprouve des difficultés financières.

Et comme le prêt est garanti par Québec, le taux d'intérêt est plus faible, soit 3,5% en ce moment par rapport à 4,5% pour une marge étudiante. C'est sans compter que les deux paliers de gouvernement offrent des crédits d'impôt sur les intérêts des dettes d'études.

Pourtant, la publicité des institutions présente rarement ces avantages, constate la FEUQ. Ce serait la moindre des choses de la part des institutions qui participent au programme de prêts étudiants subventionné par Québec.

Limite trop élevée
Autre problème: les limites de crédit exagérées. «Présentement, il y a des compagnies qui ne regardent pas du tout à qui ils accordent des limites de crédit», dénonce Mme Toupin.

Ainsi, un étudiant du cégep peut obtenir une carte de crédit assortie d'une limite de 10 000$. «Pourquoi aurait-il une carte de crédit s'il n'a pas les revenus qui viennent avec? C'est de cette manière-là que les jeunes commencent à s'endetter», dit-elle.

Avec le projet de loi 24, les prêteurs devront vérifier la capacité de remboursement du client avant de lui accorder du crédit. Autrement, ils devront lui rembourser les frais de crédit.

Mais ce principe du «prêteur responsable» laisse place à l'interprétation. La CACQ souhaiterait donc que Québec aille plus loin, en limitant à 500$ le crédit disponible pour la première année. «Il faut donner des limites aux jeunes pour qu'ils puissent s'habituer avec la carte de crédit», dit Mme Toupin.

Stéphanie Grammond

La Presse

Publié le 03 septembre 2011 à 05h00 | Mis à jour à 10h19

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201109/02/01-4431177-la-rentree-scolaire-a-credit.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS2

mercredi 31 août 2011

Guerre des chiffres : combien coûte réellement la scolarité ?

Copyright Reuters
Copyright ReutersCopyright Reuters


Pour écoliers, collégiens, lycéens, le "coût de la scolarité" est hausse de 3,1% en 2011. Celui de la rentrée en sixième augmente de 6,8% selon Familles de France alors que, pour les étudiants, on oscille entre 2% et 4,1%. De quoi y perdre son latin. Décryptage.

La rentrée pèsera lourd dans le budget des familles cette année. Les chiffres sont au moins d'accord sur ce point Mais entre la hausse de 3,1% annoncée ce mardi par la Confédération syndicale des familles, ou de 6,8% calculés par Famille de France il y a deux semaines, et la guerre des chiffres entre ministère et associations sur le coût de la vie étudiante, il y a de quoi en perdre son latin. Pour prévoir son budget, mieux vaut s'y pencher d'un peu plus près.

Avant le baccalauréat : coût de la rentrée ou de la scolarité?

Pour les moins de 18 ans, deux associations publient chaque année leur chiffre depuis plus de 30 ans. Familles de France le communique à la mi-août. Cette année, cette association évalue à 187,35 euros, la facture de la rentrée pour une famille dont l'enfant passe en sixième.

Pour ce “Le coût de rentrée“, l'association prend en compte un panier-type censé représenter un “bon rapport qualité-prix“ comme le défend son directeur général Thierry Vidor. Photographie d'un cartable moyen, passant de la papeterie aux chaussettes de sport, cette enquête "n'est pas scientifique" admet Thierry Vidor, "même si l'on suit une méthode sérieuse". Se focaliser sur une précise classe, à un moment de l'année permet de comparer essentiellement le prix des fournitures d'une année sur l'autre.

Une autre possibilité revient à élargir l'étude et y faire participer plus de classes d'âge. Familles de France, donne d'ailleurs des chiffres à l'entrée au collège ou au lycée, mais ils ne rentrent pas dans son calcul final.

Dans le "coût de la scolarité", plus complet, publié ce mardi par la Confédération syndicale des familles (CSF), entrent en ligne de compte les différentes classes d'âge - on ne dépense pas autant en sixième qu'en seconde - ainsi que d'autres critères comme les assurances, les coopératives, les photographies, les livres et manuels scolaires, et les vêtements en plus des fournitures et du matériel sportif. Cet organisme indique aussi le budget annuel, club de sport et voyages de classe compris. Au total en troisième, il en coûtera par exemple 2.496 euros à une famille-type pour l'année. Une évaluation que se refuse à faire Familles de France qui estime quasi impossible "de déterminer le coût réel d'une scolarité" en raison des trop forts contrastes de modes de vie entre les familles.

Pour le directeur de Familles de France (FDF), les deux calculs restent "cohérents dans la mesure où la CSF prend en compte l’assurance qui est restée plus stable“ que les autres postes. Ainsi, le budget rentrée en sixième grimpe de 6,8% pour FDF et de 6% d'après les chiffres de CSF. "Nous sommes complémentaires", défend Brigitte Masure, la présidente de la Confédération syndicale des familles. "Notre sensibilité n'est pas la même", rappelle-t-elle toutefois pour expliquer l'absense d'un consensus avec l'autre association familiale.
 
Etudiants : la "guerre" des chiffres

La divergence de point de vue est plus forte encore lorsqu'il s'agit du budget étudiant. Cette année encore une "guerre" de chiffres oppose associations et ministère de l'Enseignement supérieur. Le dernier reprend des données de l'Observatoire de la vie étudiante pour affirmer que "les dépenses de rentrée pour les étudiants suivent l'inflation" (2% selon l'INSEE). L'Unef, estime quant à elle que le coût de la vie étudiante augmente de 4,1%, "soit deux fois plus vite que l’inflation". La Fédération des associations générales étudiantes avance un chiffre équivalent (4,2%).

Pourquoi de telles différences? Question de vocabulaire d'abord. Les "dépenses obligatoires", frais d'inscription, restauration universitaire et assurance maladie, ne sont pas comptabilisées de la même manière. L'Unef prend en compte les frais d'inscription en doctorat (en hausse de 4,7% par rapport à 2010), pas le ministère. Ce dernier ne met en avant que l'évolution du prix du ticket de restau U (1,7%) quand l'Unef fait une moyenne pour 160 repas, ce qui porte à 8,4% la hausse de ce poste obligatoire.

Ensuite, les avis divergent sur ce qui fait vraiment partie d'un budget étudiant. Pour le ministère de l'Enseignement supérieur, pas de moyenne globalisant le "coût de la vie étudiante", mais un tableau d'évolution des frais d’inscription, restauration universitaire, assurance maladie, médecine préventive, loyers en résidence principale, papeterie, produits alimentaire, transport, carburant, audiovisuel, télécom et inflation.

Livres, téléphone et loisirs

Les critères sont sembables pour l'Unef, qui rajoute équipement informatique, vêtements, livres, téléphone, internet et loisirs. Son "budget moyen d’un étudiant" fait la moyenne de ce qui reste à payer chaque mois pour des étudiants dans quatre profils-type. Par exemple, un étudiant en master non boursier vivant à Paris hors de chez ses parents devra payer 1.151,98 euros par mois de sa poche au cours de l'année scolaire 2011-2012. Le boursier en licence vivant province aura 430,13 euros de "reste à charge" après versement des aides.

De même, pour les logements, l'un des postes de dépense les plus importants, les associations mettent en exergue les coûts supplémentaires lorsqu'on emménage alors que le ministère ne met en avant que les prix moyens des loyers selon l'Insee. L'Unef souligne ainsi la hausse de 8,9% des loyers dans le parc locatif privé à Paris et de 1,9% en région alors que les services de Laurent Wauquiez, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, indiquent une augmentation moyenne de 1,2%.

Pour y voir plus clair, mieux vaut donc regarder dans le détail l'évolution de chaque poste budgétaire selon sa situation plutôt que de se contenter d'un chiffre global ou d'une comparaison à l'inflation.

Marina Torre - 30/08/2011, 18:06