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lundi 15 juillet 2013

Les métiers susceptibles d’être occupés par les jeunes diplômés de… 2030

Le cabinet Wagepoint vient de réaliser une infographie originale et relativement saisissante : deux-tiers des écoliers de maternelle devraient occuper des métiers… qui n'existent pas encore ! Le point sur ces professions du futur.

Avec les avancées technologiques et les évolutions sociétales notamment, les professions actuelles sont en constante évolution. Les formations doivent d'ailleurs régulièrement se mettre au goût du jour. Wagepoint vient ainsi de réaliser une infographie étonnante, qui révèle que près de deux élèves de maternelle sur trois occuperont des emplois qui n'existent pas pour l'heure ! Le cabinet a en effet imaginé les métiers qui émergeraient d'ici à 2030.

Pour appuyer ses dires, Wagepoint avance que, parmi le top 10 des métiers les plus en vogue en 2010, aucun n'existait en 2004. En effet, développeur d’applications mobiles, technicien dans le cloud computing, data miner ou encore community manager étaient très peu rependus voire inexistants au début du millénaire. Certains n'ont d'ailleurs pas encore leur traduction française !

Les 10 métiers de 2030 selon Wagepoint

Les métiers "tendance 2030" proposés par le cabinet Wagepoint ne relèvent pas de la science fiction. Environnement, vieillissement de la population, ou encore techniques médicales de pointes ne sont en effet que des évolutions "naturelles" de ce qui se fait déjà.
  1. Architecte du numérique
  2. Consultant spécialiste du bien-être du 3e âge
  3. Ingénieur du corps pour les transplantations
  4. Spécialiste de la nano-médecine
  5. Agriculteur vertical
  6. Gestionnaire de données inutilisées
  7. Contrôleur du climat
  8. Manager d’avatar
  9. Chirurgien de la mémoire
  10. Designer pour enfants
Orientations

vendredi 21 octobre 2011

Rapport 2011 du Comité “Licence”

Publication du Rapport 2010-2011 du Comité de suivi de la licence et de la licence professionnelle (Gilles Raby, rapporteur). Visites du Comité dans 4 universités (Paris 6 et les 3 universités de Toulouse) et enquête par questionnaire auprès de tous les établissements. 69 sur 83 ont répondu ; la liste des non-répondants n’est pas annexée au rapport. Dommage ! Celui-ci n’est d’ailleurs pas daté. Pourquoi ? Parce que Laurent Wauquiez n’en a que faire des rapports des comités de suivi ? S’il voulait les prendre en compte, il ne se serait pas précipité pour pondre début août 2011 une réforme de la licence (108 chroniques du blog sur la licence).

Gilles Raby, dans l’introduction qu’il signe, est prudent et subtil quand il écrit : “Tout en garantissant la qualité de la formation académique et la poursuite d’études en master, la licence doit devenir un niveau possible d’insertion professionnelle“. Il ne reprend donc pas le texte exact de l’article 2 de l’arrêté d’août 2011 (”la licence prépare à la fois à l’insertion professionnelle et à la poursuite d’études de son titulaire”). il est beaucoup moins péremptoire !

Même prudence du rapporteur pour la recherche. “La licence doit être irriguée par la recherche et, au cours de sa formation, tout licencié doit avoir eu une connaissance de la recherche et des métiers associés”. L’article 2 de l’arrêté emploie le mot “initie” et non “irriguer”. La nuance n’est pas mince. Initier veut dire que l’étudiant de licence est formé à et par la recherche. Irriguer veut dire qu’il faut lui transmettre les derniers résultats de la recherche. Des agrégés le font très bien. Il n’y a pas besoin d’enseignants-chercheurs pour cela. Partisan d’un corps de professionnels “Agrégés” dans les Instituts d’enseignement supérieur, j’admets évidemment que le cycle Licence doive être irrigué par la recherche !

Le rapport du Comité de suivi traite de cinq questions, largement liées au Plan Réussir en Licence. Il porte sur la licence générale et non, comme son titre peut le laisser penser, sur la licence professionnelle. Quelle articulation dans les universités entre les deux ? La question n’a pas été posée. Dommage ! Il en résulte un problème : je suis en effet impressionné par l’implication des universités dans la licence. En répondant au questionnaire, ont-elles pris en compte ce qu’elle faisaient pour les étudiants des licences pros. Si oui, cela a pu gonfler artificiellement les réponses positives. Dommage également que le rapport ne comporte pas une annexe : “La licence en chiffres“.


1. Accueil des nouveaux étudiants. Tous les établissements organisent une pré-rentrée (durée moyenne : 4 jours et demi). Repérage des étudiants “fragiles” en début de 1ère année par référence au baccalauréat d’origine (26 établissements), à l’avis donné lors de l’orientation active (11 établissements), aux tests de positionnement et évaluations faites en TD (45 établissements), aux entretiens avec les enseignants référents (16 établissements). Il en résulte des enseignements de mise à niveau, en langue française en particulier (78% des établissements).

2. Renforcement de l’encadrement pédagogique. Mise en place de référents enseignants en 1ère année dans 93% des établissements (1 à 3 rencontres avec les étudiants “fragiles” dans deux tiers des cas). Tutorat pédagogique en 1ère année dans 96% des établissements (obligatoire dans 20% des cas). Mise en place de cours/TD intégrés dans 20% des établissements seulement. “Un tiers des universités a procédé à une diminution de la taille des groupes de travaux dirigés”. “78% ont déclaré avoir augmenté le volume horaire global d’enseignement de la licence” ; mais les écarts entre universités et entre disciplines demeurent très importants : 75% des 32 universités d’Arts, Lettres et Langues, de Sciences humaines et sociales ont déclaré un volume inférieur à 1.500 heures. Diversification des méthodes pédagogiques : cours en ligne dans 75% des établissements, examens blancs dans 32%, colles dans 42%, pédagogie par projet dans 28%. Valorisation de l’investissement pédagogique des enseignants par une prime dans 2/3 des cas. Enseignements de soutien dans 95% des cas (entre 30 et 60 heures par semaine)

3. Prise en compte de la diversité des étudiants. Contrat pédagogique spécifique dans 43% des cas. Parcours renforcés pour les étudiants motivés, mais “les réponses aux questionnires ne permettent pas d’évaluer le nombre d’étudiants concernés”. Portails d’entrée et majeure / mineure en 1ère année : taux très différents d’un ensemble disciplinaire à l’autre. Réorientations confortées par des dispositifs nouveaux dans 64% des universités.

4. Compétences additionnelles et professionnalisation des enseignements. Enseignements d’informatique et de langues dans plus de 80% des universités, C2i dans dans 97%. “Moins de moins de la moitié des universités ont mis systématiquement en place une unité de préparation à la vie professionnelle dans les parcours conduisant au diplôme de licence”. Il s’agit d’une faute grave des universités qui se passent d’unn tel module de formation : c’est en deuxième année de licence que les étudiants doivent être prêts à opter pour une licence professionnelle ou pour une licence générale. Un tiers des universités ont mis en place des périodes de stages.

5. Démarche qualité et évaluation des enseignements. La démarche qualité est engagée dans 88% des universités. Peu de conseils de perfectionnement (celui-ci existe pour chacune des formations de licence dans 5 universités seulement). Dispositifs de suivi des étudiants (données sur les caractéristiques des nouveaux entrants, suivis de cohorte, enquêtes sur le devenir des diplômés) dans plus de 50 universités sur 64. il s’agit de leur réponse au questionnaire : je suis prêt à parier que moins de 10 universités sont capables de mettre en ligne les résultats de ces 3 dispositifs de suivi ! 13 universités ont généralisé le “contrôle continu des connaissances”. Quant à ces fameuses MCC, réformées par l’arrêté Licence d’août 2011, le Comité constate qu’elles étaient fort variées d’une université à l’autre ! L’évaluation faite par le Comité de suivi observe la présence de dispositifs ; l’enquête par questionnaire est, tout à fait normalement, incapable d’en éprouver la performance.

6. Evolutions attendues de la réglementation. 43 universités seulement ont répondu à cette question. Leurs réponses n’ont aujourd’hui qu’un intérêt anecdotique puisque Laurent Wauquiez, le 1er partout, s’est empressé d’abroger l’arrêté d’avril 2002 et de publier, dès début août 2011, un nouvel arrêté. Le lecteur du blog ne sera pas surpris : aucune université ne propose de révolutionner le cycle Licence et de créer des Instituts d’enseignement supérieur (IES). Chronique à suivre : “Laurent Wauquiez et les recommandations des comités de suivi“.


Article du on Jeudi, octobre 20th, 2011 at 17:33 dans la rubrique Diplômes.

http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/10/20/rapport-2011-du-comite-licence/

samedi 15 octobre 2011

Le train de l'orientation en gare de Strasbourg

Date   le Dimanche 6 Novembre 2011 10:00 - 18:00
 
Lieu  Gare SNCF, 20 place de la gare, Strasbourg
 
Description
Du 5 novembre au 4 décembre 2011 et pour la 5e année consécutive, le Train de l'Orientation sillonne la France. De gare en gare, tous les acteurs de l'enseignement supérieur français vont à la rencontre des lycéens, des étudiants et de leurs parents. Un rendez-vous à ne pas rater pour s'informer sur l'orientation, les études et les métiers, particulièrement appréciable pour ceux qui n'habitent pas les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Lille où ont lieu les grands salons.

Dans ce train composé d'un wagon agora et de wagons thématiques, vous pourrez rencontrer des entreprises, des institutions, des établissements de formation. Tous les secteurs sont représentés : commerce, gestion, ingénieur, communication, art, universités, etc. Toutes les filières sont passées en revue : courtes, longues, en alternance, en France ou à l'étranger.

Egalement dans cette journée, cinq conférences animées par un journaliste de l'Etudiant et des spécialistes des études :
10h30 : Que faire avec un bac S et STI ?
11h30 : Que faire avec un bac ES et STG ?
14h00 : BTS/DUT : choisir une filière courte après le bac.
15h00 : Que faire avec un bac L ?
16h00 : Intégrer une école de commerce ou d’ingénieurs.


Entrée gratuite
 

mardi 27 septembre 2011

Enseignement supérieur : quels sont les pays qui dépensent le plus ?

Avec prés de 22 000 euros dépensés par an pour chacun de leurs étudiants, les Etats-Unis investissent plus de deux fois plus que la France (10 260 euros) dans la matière grise. Pour autant, la France se situe dans la moyenne 2008 des pays de l'OCDE (un peu plus de 10 000 euros) selon l'édition 2011 de « Regards sur l'éducation » que publie l'OCDE.

En Europe, ce sont les Suisses qui dépensent le plus pour leurs étudiants (un peu plus de 15 700 euros par an), juste devant les Suédois (15 210). Parmi les grands pays européens, la France est proche de l'Allemagne (11 200 euros), du Royaume-Uni (11 160) ou de l'Espagne (9700) mais très loin devant l'Italie où l'enseignement supérieur fait vraiment figure de parent pauvre avec seulement 6950 euros dépensés par an et par étudiant en 2008.

L'Italie est d'ailleurs l'un des pays de l'OCDE qui dépense le moins pour son enseignement supérieur avec seulement 1% de son PIB qui lui est consacré. Très loin derrière un trio de tête constitué des Etats-Unis (2,7% de leur PIB), de la Corée (2,6%) et le Canada (2,5%). Avec 1,4%, la France est un peu en dessous de la moyenne alors qu'elle est un peu au-dessus au global avec 6% de son PIB consacré à l'éducation (5,9% en moyenne dans les pays de l'OCDE). Un pourcentage en forte baisse par rapport à 1995 où il était de 6,6%. Pour autant, la part de l'enseignement supérieur s'est elle stabilisée.

On retrouve cette baisse du pourcentage du PIB consacré à l'éducation en Allemagne (4,8% en 2008 contre 5,1% en 1995) mais pas du tout aux Etats-Unis, où il grimpe au contraire de 6,6% à 7,2%, ou encore au Royaume-Uni (5,2% à 5,7%). Le pays qui dépense le plus pour l'éducation est l'Islande Corée avec 7,9% de son PIB (dont seulement 1,3% pour le supérieur mais il est vrai que beaucoup d'étudiants la quittent à ce niveau).

Au contraire, la Corée, qui la suit avec 7,6% de son PIB consacré à l'ducation, est presque au niveau des Etats-Unis avec 2,6% pour le supérieur. Il est d'ailleurs frappant de voir à quel point les pays peuvent s'intéresser de façon très différente ou non à leur enseignement supérieur. ...

27 septembre 2011

http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/09/27/enseignement-superieur-quels-sont-les-pays-qui-depensent-les-plus/#xtor=RSS-3208

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rached-innov plus

Combien dépense-t-on sur l'enseignement supérieur en Tunisie ?

Sous l'ancien régime, on se plaisait à fanfaronner pour environ 5000 dinars tunisiens dépensés par étudiant, soit environ 2500 euros. Cela correspond au 1/10 de ce que dépensent les Etats-Unis ou le 1/5 dépensés en France. En terme de pourcentage du PIB, on claironnait haut et fort qu’avec environ 2,2 %, notre pays se situait dans le peloton de tête. Il faudrait maintenant que ces chiffres soient vérifiés et validés. Le Ministère de l’enseignement supérieur est en mesure de communiquer les chiffres exacts à ce sujet. Personne ne nie les efforts consentis par notre société pour promouvoir un enseignement supérieur de qualité. Mais si nous voulons intégrer rapidement l’économie de la connaissance, un effort supplémentaire est nécessaire pour accompagner de nouvelles réformes o combien indispensables.

Rached

le 27 septembre 2011

mercredi 14 septembre 2011

Les DUT moins attractifs ?


Le nombre d’IUT est pratiquement stable depuis le début des années 2000 (indicateur 2.18 des RERS 2011) : 112 en 2001-2002, 113 en 2003-2004, 114 depuis cette date. 18 IUT dans les 3 académies de l’Ile-de-France (2 seulement dans celle de Paris), huit dans les académies de Lille, Nancy-Metz, Rennes, un ou deux seulement dans celles de Besançon, Clermont-Ferrand, Corse, Limoges, Nice, Reims, Guyane, La Réunion. Il y en a 6 dans l’académie de Nantes (5.600 étudiants), dont 3 rattachés à l’université éponyme (Nantes, La Roche-sur-Yon, Saint-Nazaire). Chroniques antérieures sur cet IUT : “Directeur de l’IUT de Saint-Nazaire“, ”Faire de la recherche en IUT“, 50 photos de l’IUT.

116.476 étudiants en IUT en 2010-2011 (-1,4% par rapport à l’année précédente), dont 49.479 nouveaux entrants en 1ère année (-2,3% par rapport à 2009-2010) (indicateur 6.4 des RERS). En 2000-2001, les IUT inscrivaient déjà 116.000 étudiants (indicateur 6.7 des RERS). Les DUT deviendraient-ils moins attractifs ? Pas sûr si on se fie aux voeux formulés par les bacheliers 2011 : plus de 115.000 premiers voeux formulés dans Admission post-bac (chronique : “Post-bac : une statistique politique“).

Et pourtant, les premières estimations pour l’année 2011-2012 indiqueraient un nouveau recul de 0,8% des effectifs totaux. Les candidats n’auraient-ils pas le niveau pour passer le cap de la sélection à l’entrée ? Les IUT pratiqueraient-ils une politique malthusienne ? Ou la chute des effectifs serait-elle un effet pervers de la procédure d’admission post-bac ? Ou… ? Autre donnée statistique : la proportion de femmes (39,9%) est nettement inférieure en IUT à celle observée dans l’ensemble de l’enseignement supérieur (56,5%) (indicateur 6.6). Les IUT seraient-ils “sexistes” ?

Les 114 IUT sont organisés en 684 départements, 351 dans le secteur de la production et 333 dans le secteur des services (indicateur 6.7 des RERS). Il y avait seulement 582 départements en 2000 pour un effectif étudiant identique à celui d’aujourd’hui ! Les départements de la production (48.100 inscrits en 2010-2011 contre 48.700 en 2009-2010) ont un effectif globalement stable depuis 1995-1996, en dépit de la diminution des effectifs de l’industrie depuis 1974. Au milieu des années 70, les effectifs dans les départements des services étaient équivalents à ceux du secteur de la production. Ils triplent entre le milieu des années 70 et le début du 21ème siècle (65.600 en 2000-2001) ; ils ne progressent plus guère depuis cette date. En 2010-2011, les départements “tertiaires” sont eux aussi affectés par une chute des effectifs par rapport à l’année précédente : 67.600 contre 68.600.

Et l’IUT de Saint-Nazaire ? 1.500 étudiants selon Ronald Guillen, directeur de l’IUT. Etudiants en licence professionnelle inclus ? Je n’ai pas posé la question et le site de l’IUT ne donne pas de réponse. L’IUT, comme l’université de Nantes d’ailleurs, est avare de données statistiques. Il devrait les fournir en toute transparence !

Une moyenne de 6 départements par IUT en France (un IUT ne peut être de plein exercice que s’il possède 3 départements). L’IUT de Saint-Nazaire se situe exactement dans la moyenne nationale pour le nombre de départements (six), mais, originalité, quatre d’entre eux se situent dans le secteur de la production, industrie et travaux publics. Génie chimique, Génie des procédés : 12 départements en France, 1.217 étudiants en 2010-2011 contre 1.266 l’année précédente. Génie civil : 22 départements, 5.100 étudiants en 2010-2011 contre 5.210 l’année précédente. Génie industriel et maintenance : 25 départements, 1.899 étudiants en 2010-2011 contre 1.873 un an plus tôt. Mesures physiques, 30 départements, 4.613 étudiants contre 4.691.

Deux départements dans le secteur des services. Gestion, logistique et transport : 22 départements en France, 2.723 étudiants contre 2.954 en 2009-2010. Techniques de commercialisation : 83 départements (nombre maximum observé dans les IUT), 20.171 étudiants contre 20.432. Cinq des 6 départements de l’IUT connaissent des baisses d’effectifs au niveau national. Est-ce ou non le cas dans cet IUT ? Lacune de chiffres !

Est-ce pour lutter contre la perte d’attractivité de ses DUT que deux d’entre eux offrent désormais deux parcours de formation ? Est-ce pour rebondir que les IUT ont fortement développé les licences professionnelles ? 2.179 inscrits en 2000-2001, 29.437 inscrits en 2010-2011 (indicateur 6.7 des RERS). L’IUT de Saint-Nazaire n’est pas en reste : 11 licences professionnelles, dans nos “domaines de compétences”, précise le directeur de l’IUT. “Nous les gérons directement ; nous ne les confions pas à des organismes extérieurs” (chronique à suivre).

Mais il est temps de donner la parole au directeur de cet IUT, Ronald Guillen. Point fort du DUT : ”le diplôme est reconnu par le monde économique, les familles, les jeunes. Il permet l’insertion ou la poursuite d’études” (chronique à venir). “Les IUT ont incarné avant l’heure l’esprit de Bologne”. Mais ce point fort est également une faiblesse : ”Le DUT est une formation en deux ans. Les employeurs veulent garder une telle durée de formation, mais ils apprécient beaucoup les licences professionnelles et ils les appuient !”… “Une formation technologique en trois ans, on y viendra progressivement et presque naturellement. C’est logique désormais en Europe”.

L’IUT pourvoit-il ses capacités d’accueil dans les 6 DUT ? “Il est difficile de la pourvoir dans 3 des 4 DUT du secteur de la production ; en génie civil, la sélection demeure forte. Dans un des DUT, on tourne avec une cinquantaine d’étudiants alors qu’on peut en accueillir 78. C’est paradoxal car il y a des offres d’emploi. En génie des procédés, nous avons de fortes relations avec les entreprises. On ne peut fermer les DUT qui recrutent difficilement, car ce serait tourner le dos à l’entreprise“. Pourquoi les étudiants ne sont-ils pas intéressés ? “L’industrie, c’est apparemment un travail qui n’est pas noble”.

Le directeur invoque également la concurrrence des BTS. ”Un des problèmes est que l’offre (le nombre de départements d’IUT et de sections de BTS) est pléthorique. Dans les lycées, les enseignants des filières technologiques captent leurs étudiants pour leurs BTS. Tant que ces deux filières ne seront pas dans une même structure, ce sera la gue-guerre. Il faudra mettre en place une organisation globale, un premier cycle avec un premier semestre commun qui permettra une orientation vers une formation plus spécialisée. Il faudrait également développer l’alternance” (chronique à suivre). Ronald Guillen n’est cependant pas en faveur de la création d’Instituts d’enseignement supérieure, hors des universités (chronique à suivre).

Et Admission postbac ? “La procédure est née en pays nantais. Nous nous sommes bagarrés pour faire évoluer l’outil. Il est intéressant mais ne supprime pas les problèmes observés. Dans un des DUT industriels, nous avons classé beaucoup plus que notre capacité d’accueil et au final, nous avons pris tous les candidats qui cherchaient une place dans ce DUT”.

Prendre tous les candidats. N’en résulte-t-il pas des risques d’abandon en cours d’études ? “Nous ne sommes pas confrontés à la question des abandons. Depuis l’arrêté de 2005, l’assiduité est obligatoire. Notre réglement intérieur prévoit que plus de 6 absences non justifiées entraînent le non-calcul de la moyenne. Avec cette règle, les étudiants font davantage attention. La rentrée ayant lieu début septembre, les premiers résultats tombent vers la Toussaint. Nous repérons les jeunes en difficulté et nous les accompagnons”.

Mercredi, septembre 14th, 2011 at 12:11

http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/09/14/les-dut-moins-attractifs/