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samedi 5 octobre 2013

Report: Israel eyes anti-Iran security pact with gulf states

disclaimer: image is for illustration purposes only
Israel, alarmed at the prospect of a U.S.-Iranian rapprochement, is reported to be discussing the possibility of an anti-Iran alliance with longtime Arab adversaries like Saudi Arabia and the United Arab Emirates, a project that could have immense ramifications in the Middle East.

If talks are under way, they're in large part the result of many secret meetings between Israeli and Arab intelligence chiefs and other senior officials that have been held over several years, often in the Jordanian capital Amman.

Senior Israelis have held meetings with prominent figures from a number of Persian Gulf and other Arab states in recent weeks in an attempt to muster a new alliance capable of blocking Iran's drive, Israel's Channel 2 television reported Wednesday.

The report said Prime Minister Binyamin Netanyahu, who has vociferously opposed what appears to be a determined effort by U.S. President Barack Obama to pursue reconciliation with Iran's new president, Hassan Rouhani, supervised these "intensive meetings."

Channel 2 said a "high-ranking official" from an Arab state secretly visited Israel for talks. It gave no details.

The Times of Israel observed that the report was published a day after the hawkish Netanyahu declared during a speech at the United Nations General Assembly in New York that shared concerns over Tehran's nuclear project "have led many of our Arab neighbors to recognize ... that Israel is not their enemy."

He said this "affords us the opportunity to overcome historic animosities and build news relationships, new friendships, new hopes."

Saudi Arabia and the other Sunni Muslim monarchies share some of Israel's strategic concerns. They are also concerned about Shiite Iran's nuclear objectives and its influence across the oil-rich gulf and the Levant, just as Israel is, and favor direct action to curb Iranian expansionism.

Netanyahu has repeatedly threatened pre-emptive and unilateral Israeli military action against Iran's nuclear program and has been held in check largely by pressure from Washington and the forceful opposition of his senior commanders.

Netanyahu and his hard-line associates have said they no longer believe that Obama would use military force against Iran to prevent it acquiring nuclear weapons.

Israel has diplomatic relations with two Arab states, peace partners Egypt and Jordan. It had clandestine dealings with Amman under the late King Hussein long before it signed its peace treaty with the Hashemite kingdom in 1994.

Although Channel 2 did not specify which Arab states Netanyahu was dealing with, the most likely candidates are Saudi Arabia, the Emirates, Kuwait, Qatar, Bahrain and Oman, which make up the Gulf Cooperation Council.

The Jewish state has had covert dealings with them to one degree or another for years, particularly since the first peace treaty with Egypt in 1979, and no doubt with Washington's discreet blessing.

There were reports in May that Netanyahu's government was working on an anti-Iran defense pact with several "moderate" regional states, including Saudi Arabia, the Emirates, Jordan and Turkey, a strategic Israeli ally until a diplomatic rupture in May 2010.

The Israelis have had secret dealings in recent years with nuclear power Pakistan, a staunch military ally of Saudi Arabia.

The Sunday Times of London, which habitually publishes seemingly outlandish reports on Israel, asserted that under that arrangement Israel would gain access to the GCC's gulf-based early warning radar system.

Technically, developing such an alliance would not be difficult. Israel and GCC states all use U.S. military systems and the battle-hardened Israelis would no doubt he happy to do the heavy lifting if there was any action.

Selling such a proposition to Arab populations, who for decades have been taught to hate the Jewish state, would prove far more problematical and politically explosive.

But the monarchies and Israel share an abiding hatred of the Islamic jihadists now operating across the Arab world. The gulf monarchies, like the Israelis, are also concerned that U.S. power in the Middle East is waning, leaving them vulnerable amid the region's turmoil.

The new reports concerning Israel come amid strenuous efforts by Netanyahu and his ministers to portray Rouhani's reformist administration in Tehran as untrustworthy and to mobilize Israel's powerful political lobby in Washington to undermine the push for reconciliation among U.S. lawmakers who depend on its support at election time.

by Staff Writers
Tel Aviv, Israel (UPI) Oct 3, 2013

samedi 21 septembre 2013

Attali remet un rapport à Hollande de 45 propositions sur l'"économie positive", prônant un "capitalisme patient"

RAPPORT - L'économiste Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, a remis samedi 21 septembre à François Hollande un rapport sur l'"économie positive", qui prône un "capitalisme patient", soucieux de davantage prendre en compte le long terme qu'aujourd'hui, dominé par la "tyrannie du court terme".

Quarante-cinq propositions sont présentées dans ce rapport (éd. La Documentation française et Fayard), fruit de la réflexion menée pendant une année par des experts de différentes disciplines (économistes, universitaires, sociologues, scientifiques, entrepreneurs, etc.).

"L'absence de prise en compte du long terme est la cause principale de la crise actuelle. Il est très inquiétant de voir les sociétés, les nations de plus en plus focalisées sur le court terme", a souligné Jacques Attali devant la presse à l'issue de sa rencontre avec le président de la République à l'Elysée.

"L'un des prérequis" de l'"économie positive" est de "bâtir un capitalisme patient, à travers une finance positive, qui retrouve son rôle de support de l'économie réelle", souligne le rapport dans son introduction.

"La finance, on ne lui demande pas d'être vertueuse, on lui demande d'être fructueuse", a commenté François Hollande devant les membres des deux groupes de travail ayant participé à l'élaboration du rapport.

Redéfinir l'entreprise

Parmi les propositions avancées, certaines concernent l'entreprise, suggérant en premier lieu d'en modifier la définition dans le droit (proposition numéro 1). Actuellement, "l'article du Code civil qui définit le contrat de société fournit une vision très restreinte d'une entité qui serait seulement tournée vers l'intérêt de ses associés capitalistes".

Le rapport propose par conséquent une nouvelle formulation qui prenne en compte "la mission sociale, environnementale et économique de l'entreprise".

Le document préconise aussi une "refonte des normes comptables (proposition 5), afin d'y intégrer la dimension de long terme qui leur fait aujourd'hui défaut, ne permettant pas de valoriser les comportements positifs des entreprises".

Mais des "réformes institutionnelles s'imposent également: le long terme doit s'ancrer dans notre droit", poursuit le rapport.

Le document préconise ainsi la création d'un "Conseil du long terme", qui prendrait en compte les intérêts des générations futures, qui pourrait voir le jour "à partir du Conseil économique, social et environnemental" (proposition 35).

Consultez l'intégralité du rapport de Jacques Attali ci-dessous:


Le HuffPost/AFP | Publication: 21/09/2013 15h49 CEST | Mis à jour: 21/09/2013 15h49 CEST

samedi 25 mai 2013

Un rapport du Sénat sur le métier d’enseignant à (re)lire

Il y moins d’un an est sorti un rapport du Sénat sur le métier d’enseignant, ce rapport commencé en janvier 2012 a été rendu en juillet 2012[1].

Ce rapport imposant de 133 pages est le fruit du travail d’une mission d’information composée d’une quinzaine de sénateurs de toutes tendances politiques et dirigée par Mme Gonthier-Maurin, sénatrice PCF, au nom de la commission culture du sénat. Cette mission a auditionné une cinquantaine des personnes (chercheurs, chargé d’études de l’IFE, responsables de l’Education nationale, syndicalistes). L’intérêt de ce rapport est d’avoir été publié lors d’un changement de majorité politique. En plus de l’observation de la dégradation des conditions du métier d’enseignant ce rapport comportait des propositions. Il est donc intéressant de voir ce qu’il est advenu de ces propositions un an plus tard avec un nouveau ministère.

Un métier dégradé à refonder

Le rapport reprend les analyses de nombreux chercheurs dont Françoise Lantheaume (Université Lyon 2) sur la souffrance ordinaire des enseignants et le rapport insiste sur le fait que la difficulté des enseignants n’est pas un problème personnel mais qu’il faut soigner le métier pour ne pas avoir à soigner les individus. Parmi les facteurs de ce « travail empêché » les auteurs notent la multiplication des évaluations et la solitude croissante face à cette pression évaluative. Le rapport s’appuie sur les travaux du CNAM (Yves Clot et Jean-Luc Roger) qui montrent que les dilemmes professionnels sont de plus en plus nombreux pour les enseignants. Le rapport cite aussi une enquête de la MGEN de 2011 qui montre que sur 5000 agents de l’éducation nationale 24% sont en état de tension alors que ce taux est de14% chez les autres cadres. Ce malaise est accentué par le fait que l’Education nationale ne compte qu’un médecin pour 18 000 enseignants. Les enseignants manquent de reconnaissance de leur hiérarchie et du public. De même, l’appui de l’inspection, parasitée par l’objectif de faire appliquer les instructions, est trop rare. Les fins de carrières sont problématiques et les enseignants sont confrontés à l’injonction d’innover et dans le même temps ils subissent des prescriptions normatives.

Tout ceci abouti à l’exacerbation des conflits au sein des établissements et comme le montre les travaux d’Anne Barrère (Université Paris V) chaque acteur voit ses difficultés niées par les autres. Les conseils d’administration et les conseils pédagogiques ne sont pas des espaces de dialogue. Le rapport annuel du médiateur de l’Education nationale montre ainsi que les réclamations concernant des conflits entre direction et enseignants ont augmenté de 12% entre 2000 et 2010. De même la Fédération des Autonome de Solidarité enregistre une hausse des signalements, de la part des enseignants, de harcèlement.

La suppression de 70 600 postes entre 2006 et 2012 a non seulement fait disparaître la scolarisation des moins de 3 ans mais aussi exacerbé la pression sur les enseignants. De plus, la gestion, par académie, des suppressions de postes a abouti à des inégalités. Les suppressions de postes ont dû être compensées par un recours démesuré et onéreux aux heures supplémentaires (plus d’un professeur sur deux fait des heures supplémentaires dans le second degré). Enfin l’accumulation de réformes et de responsabilités alourdit le travail des enseignants. Les professeurs ne sont pas forcément hostiles au changement mais leur réticence naît plutôt du sentiment que le « bout de la chaîne » éducative n’est pas pris en compte lors de la conception des réformes, comme si la réalité de leur travail et de leur expertise étaient niées. Le rapport prend l’exemple de l’évaluation par compétences qui a été plaquée et qui devient un livret à cocher chronophage. Le rapport site aussi le programme CLAIR, soi-disant expérimental qui a été étendu sans évaluation[2] ou la réforme du lycée professionnel en trois ans qui ne convient pas à la majorité des élèves. La rapporteure note que ces deux réformes négatives ont touché principalement les élèves issus de milieux populaires. La réforme de la formation des enseignants accentue le malaise. La masterisation, qui couple le master 1 et le concours, pose problème. Le budget des IUFM intégré à l’université devient la variable d’ajustement et les stages sont devenus problématiques. Les enseignants stagiaires sont souvent envoyés en éducation prioritaire.

Logiquement le rapport préconise l’arrêt de la RGPP et de la suppression de postes en annonçant un plan pluriannuel de recrutement. Il faut remettre à plat la formation des enseignants pour une refonte partagée de la masterisation. Il faut redonner sens à l’école en mettant la prévention des difficultés d’apprentissage au cœur de la formation des enseignants avec la remise en place de l’alternance lors de l’année de stage. Le rapport préconise aussi la mise en place de dispositifs de pré-recrutement pour reconstituer le vivier des professeurs et sécuriser le parcours des étudiants. Il faut redéfinir l’articulation du master et du concours en étendant l’admissibilité sur trois ans pour laisser le temps de valider le master aux étudiants. Les auteurs proposent aussi de dynamiser la formation continue tout au long de la carrière, d’aménager la fin des carrières car les recherches des ergonomes montrent que l’expérience accumulée par les professeurs ne permet pas, à elle seule, d’amortir les effets du vieillissement. Le rapport invite aussi la création de collectifs d’enseignants hors de logiques hiérarchiques comme ceux suivi par le CNAM. Cela permettrait de préparer les futures réformes dans la concertation avec des enseignants reconnus comme experts de leur métier. Concernant l’évolution du statut des enseignants, elle doit se faire par une amélioration des conditions de travail et la fixation d’un horaire hebdomadaire devant élève doit rester la norme, qui peut être aménagé en éducation prioritaire.

Un rapport toujours d’actualité

Ce rapport n’a pas été voté par le groupe UMP qui défend le bilan du gouvernement précédent. Toutefois il est à noter que la contribution de ce groupe, auquel participe Jean-Claude Carle[3], rejoint le rapport sur le fait que le double regard de l’inspecteur et du chef d’établissement est en effet la garantie d’une notation équilibrée alors que l’une des dernières décisions du gouvernement avait été de supprimer cette double notation. Cette contribution propose aussi d’empêcher l’affectation d’enseignants néo-titulaires en éducation prioritaire. La parution de ce rapport, dans l’été, n’a pas suscité beaucoup de réactions. Le groupe de recherche sur la démocratisation scolaire salue son approche globale voire anthropologique du travail enseignant[4]. Par ailleurs, quelques semaines après, est paru le rapport de l’Inspection générale sur les composantes de l’activité enseignante hors la classe qui rejoint le rapport du Sénat sur l’alourdissement du travail enseignant et la possibilité d’aménager les horaires des enseignants en éducation prioritaire[5]. Le café pédagogique souligne les apports sur la difficulté du travail enseignant mais regrette que le rapport passe vite sur l’évolution des missions des enseignants. Cet article du café pédagogique a suscité depuis quelques réactions[6]. En effet, entre temps le nouveau ministre de l’Education a annoncé le recrutement de 60 000 enseignants et la mise en place des Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education répondant ainsi au vœu du rapport du Sénat. Mais en ce qui concerne le malaise des enseignants, très bien décrit par le rapport, peu de choses ont été faites et cela explique en partie que la refondation de l’école se soit heurtée au refus de la part d’enseignants de la réforme des rythmes scolaires. Soigner le métier d’enseignant reste donc une urgence.

[1] http://www.senat.fr/notice-rapport/2011/r11-601-notice.html

[2] voir à ce sujet http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/eclair-un-rapport-critique-de-linspection-generale

[3] Auteur depuis d’un projet alternatif de refondation de l’Ecole http://www.ump-senat.fr/IMG/pdf/j-c_carle_un_projet_alternatif_de_refondation_de_l_cole_1_.pdf

[4] http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article148

[5] http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/un-rapport-prudent-des-inspections-generales-sur-le-travail-des-enseignants-hors-de-la-classe

[6]http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/06/21062012Article634758580270184867.aspx

Par Marc Jampy

lundi 14 mai 2012

Rapport sur le bonheur dans le monde : Tunisie 87ème

La premier rapport des Nations-Unies sur le bonheur dans le monde a classé la Tunisie comme le 87ème pays (sur 193), où les habitants se sentent heureux.


Dirigé par l’Université de Columbia Earth Institute, le rapport classe le Danemark à la première place, les États-Unis à la 11ème place et le Royaume-Uni à la 18ème place. En bas de la liste, on retrouve des pays comme le Bénin, la République centrafricaine, le Togo et la Sierra Leone.

… Ce n’est pas seulement la richesse qui rend les gens heureux: la liberté politique, les solides réseaux sociaux et l’absence de corruption sont ainsi plus importants que le revenu pour décrire le bien-être, et c’est ce qui différencie les pays en haut du classement de ceux d’en bas. Au niveau individuel, une bonne santé mentale et physique,quelqu’un sur qui l’on peut compter, la sécurité de l’emploi et une famille stable sont des points essentiels.

Le rapport décrit certains des éléments qui rendent les gens heureux, comme bien se comporter en société, les mariages stables et la liberté personnelle.

mardi 27 mars 2012

Une génér@tion nouvelle pour un autre ministère de la Culture


Numérique, et plus si affinités

Dans sa recherche de données fiables pour analyser et comprendre les développements de la culture numérique, le ministère de la Culture annonce la publication prochaine d'un nouveau rapport. Culture & Médias 2020 : un ministère nouvelle génér@tion s'inscrit dans une prospective politique d'ampleur, selon la rue de Valois.

Il fera suite à Culture & Médias 2030, prospective de politiques culturelles, qui avait été diffusé en mars 2011. Dans ce dernier, le ministère se lançait à l'exploration des défis à relever pour la politique culturelle, au travers de scénario prospectif. Le projet du nouveau rapport ne sera pas de « se substituer au choix politique, mais à l'éclairer et la rendre possible, à ce moment si particulier de plusieurs mutations socio-économiques et techniques ».

Près de deux cents agents de l'administration, des établissements publics et des services déconcentrés ont été sollicités pour ce nouveau rapport. Et conclusion, il en ressort la nécessaire création d'un « ministère nouvelle génér@tion ». Ah, les vertus marketing de l'@...

Ainsi, il vise « une quarantaine de chantiers pour répondre aux défis soulevés par les puissantes dynamiques à l'œuvre : mondialisation des échanges, révolution numérique, développement de la dimension communautaire, mais aussi des acteurs territoriaux, évolutions démographiques, sociales et de valeurs ». C'est que la mutation numérique bouleverse le champ des possibles déjà connu, et remet en question les politiques culturelles, autant que l'institution incarnée par le ministère.


Dans le détail :

Le rapport souligne la nécessité d'une stratégie globale à l'ère du numérique, d'autant plus urgente qu'il est impératif de rattraper les effets du non-renouvellement générationnel des pratiques culturelles, qui se fait déjà sentir, et agir sur leurs transmissions.

Il invite à la mise en œuvre de nouvelles formes de gouvernance, plus horizontales et partenariales avec les collectivités territoriales et les établissements publics, et plus actives dans leurs relations à l'Union européenne, afin d'impulser une politique culturelle davantage en prise avec l'évolution des enjeux sociaux, économiques, culturels et cognitifs de la culture et de la communication.



Le rapport sera présenté à la presse le 11 avril prochain, à l'occasion d'une journée dédiée.


Par Cécile Mazin, le mardi 27 mars 2012 à 09:09:09

http://www.actualitte.com/actualite/patrimoine-education/patrimoine/une-gener-tion-nouvelle-pour-un-autre-ministere-de-la-culture-33059.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Actualitt-UnePageDeCaractre+%28Actualitt%C3%A9+-+Une+page+de+caract%C3%A9re%29







vendredi 21 octobre 2011

Rapport 2011 du Comité “Licence”

Publication du Rapport 2010-2011 du Comité de suivi de la licence et de la licence professionnelle (Gilles Raby, rapporteur). Visites du Comité dans 4 universités (Paris 6 et les 3 universités de Toulouse) et enquête par questionnaire auprès de tous les établissements. 69 sur 83 ont répondu ; la liste des non-répondants n’est pas annexée au rapport. Dommage ! Celui-ci n’est d’ailleurs pas daté. Pourquoi ? Parce que Laurent Wauquiez n’en a que faire des rapports des comités de suivi ? S’il voulait les prendre en compte, il ne se serait pas précipité pour pondre début août 2011 une réforme de la licence (108 chroniques du blog sur la licence).

Gilles Raby, dans l’introduction qu’il signe, est prudent et subtil quand il écrit : “Tout en garantissant la qualité de la formation académique et la poursuite d’études en master, la licence doit devenir un niveau possible d’insertion professionnelle“. Il ne reprend donc pas le texte exact de l’article 2 de l’arrêté d’août 2011 (”la licence prépare à la fois à l’insertion professionnelle et à la poursuite d’études de son titulaire”). il est beaucoup moins péremptoire !

Même prudence du rapporteur pour la recherche. “La licence doit être irriguée par la recherche et, au cours de sa formation, tout licencié doit avoir eu une connaissance de la recherche et des métiers associés”. L’article 2 de l’arrêté emploie le mot “initie” et non “irriguer”. La nuance n’est pas mince. Initier veut dire que l’étudiant de licence est formé à et par la recherche. Irriguer veut dire qu’il faut lui transmettre les derniers résultats de la recherche. Des agrégés le font très bien. Il n’y a pas besoin d’enseignants-chercheurs pour cela. Partisan d’un corps de professionnels “Agrégés” dans les Instituts d’enseignement supérieur, j’admets évidemment que le cycle Licence doive être irrigué par la recherche !

Le rapport du Comité de suivi traite de cinq questions, largement liées au Plan Réussir en Licence. Il porte sur la licence générale et non, comme son titre peut le laisser penser, sur la licence professionnelle. Quelle articulation dans les universités entre les deux ? La question n’a pas été posée. Dommage ! Il en résulte un problème : je suis en effet impressionné par l’implication des universités dans la licence. En répondant au questionnaire, ont-elles pris en compte ce qu’elle faisaient pour les étudiants des licences pros. Si oui, cela a pu gonfler artificiellement les réponses positives. Dommage également que le rapport ne comporte pas une annexe : “La licence en chiffres“.


1. Accueil des nouveaux étudiants. Tous les établissements organisent une pré-rentrée (durée moyenne : 4 jours et demi). Repérage des étudiants “fragiles” en début de 1ère année par référence au baccalauréat d’origine (26 établissements), à l’avis donné lors de l’orientation active (11 établissements), aux tests de positionnement et évaluations faites en TD (45 établissements), aux entretiens avec les enseignants référents (16 établissements). Il en résulte des enseignements de mise à niveau, en langue française en particulier (78% des établissements).

2. Renforcement de l’encadrement pédagogique. Mise en place de référents enseignants en 1ère année dans 93% des établissements (1 à 3 rencontres avec les étudiants “fragiles” dans deux tiers des cas). Tutorat pédagogique en 1ère année dans 96% des établissements (obligatoire dans 20% des cas). Mise en place de cours/TD intégrés dans 20% des établissements seulement. “Un tiers des universités a procédé à une diminution de la taille des groupes de travaux dirigés”. “78% ont déclaré avoir augmenté le volume horaire global d’enseignement de la licence” ; mais les écarts entre universités et entre disciplines demeurent très importants : 75% des 32 universités d’Arts, Lettres et Langues, de Sciences humaines et sociales ont déclaré un volume inférieur à 1.500 heures. Diversification des méthodes pédagogiques : cours en ligne dans 75% des établissements, examens blancs dans 32%, colles dans 42%, pédagogie par projet dans 28%. Valorisation de l’investissement pédagogique des enseignants par une prime dans 2/3 des cas. Enseignements de soutien dans 95% des cas (entre 30 et 60 heures par semaine)

3. Prise en compte de la diversité des étudiants. Contrat pédagogique spécifique dans 43% des cas. Parcours renforcés pour les étudiants motivés, mais “les réponses aux questionnires ne permettent pas d’évaluer le nombre d’étudiants concernés”. Portails d’entrée et majeure / mineure en 1ère année : taux très différents d’un ensemble disciplinaire à l’autre. Réorientations confortées par des dispositifs nouveaux dans 64% des universités.

4. Compétences additionnelles et professionnalisation des enseignements. Enseignements d’informatique et de langues dans plus de 80% des universités, C2i dans dans 97%. “Moins de moins de la moitié des universités ont mis systématiquement en place une unité de préparation à la vie professionnelle dans les parcours conduisant au diplôme de licence”. Il s’agit d’une faute grave des universités qui se passent d’unn tel module de formation : c’est en deuxième année de licence que les étudiants doivent être prêts à opter pour une licence professionnelle ou pour une licence générale. Un tiers des universités ont mis en place des périodes de stages.

5. Démarche qualité et évaluation des enseignements. La démarche qualité est engagée dans 88% des universités. Peu de conseils de perfectionnement (celui-ci existe pour chacune des formations de licence dans 5 universités seulement). Dispositifs de suivi des étudiants (données sur les caractéristiques des nouveaux entrants, suivis de cohorte, enquêtes sur le devenir des diplômés) dans plus de 50 universités sur 64. il s’agit de leur réponse au questionnaire : je suis prêt à parier que moins de 10 universités sont capables de mettre en ligne les résultats de ces 3 dispositifs de suivi ! 13 universités ont généralisé le “contrôle continu des connaissances”. Quant à ces fameuses MCC, réformées par l’arrêté Licence d’août 2011, le Comité constate qu’elles étaient fort variées d’une université à l’autre ! L’évaluation faite par le Comité de suivi observe la présence de dispositifs ; l’enquête par questionnaire est, tout à fait normalement, incapable d’en éprouver la performance.

6. Evolutions attendues de la réglementation. 43 universités seulement ont répondu à cette question. Leurs réponses n’ont aujourd’hui qu’un intérêt anecdotique puisque Laurent Wauquiez, le 1er partout, s’est empressé d’abroger l’arrêté d’avril 2002 et de publier, dès début août 2011, un nouvel arrêté. Le lecteur du blog ne sera pas surpris : aucune université ne propose de révolutionner le cycle Licence et de créer des Instituts d’enseignement supérieur (IES). Chronique à suivre : “Laurent Wauquiez et les recommandations des comités de suivi“.


Article du on Jeudi, octobre 20th, 2011 at 17:33 dans la rubrique Diplômes.

http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/10/20/rapport-2011-du-comite-licence/

Wauquiez et les Comités de suivi

Que font les ministres des rapports d’études qu’ils commandent à des personnalités ou à des consultants ? Qu’a fait Valérie Pécresse et que fait Laurent Wauquiez-Motte, le 1er partout, des rapports annuels des Comités de suivi de la licence et du master, comités institués par la réglementation ? Il est important de rappeler que seuls les ministres commanditaires sont maîtres de la publication des rapports. Ils peuvent les “enterrer”.

Tel n’est pas le cas pour le rapport du Comité de suivi de la licence. Il est maintenant public (chronique : “Rapport 2011 du Comité de suivi de la licence“). Le rapport comporte par exemple des recommandations sur les stages en licence générale (pages 41 à 45 du rapport). Le Comité a écrit : “le caractère obligatoire du stage se heurte à la capacité du monde académique et socioéconomique à accueillir les stagiaires”. Exeunt les stages ! L’arrêté d’août 2011 ne les rend pas obligatoires. Laurent Wauquiez a fort bien fait d’écouter le Comité. Ce n’est pas le cas pour d’autres recommandations du Comité.

Lors de son audition par Valérie Pécresse en juin 2011, le Comité a fait part des questions qui restent “ouvertes”, i.e. encore à débattre. Laurent Wauquiez s’est empressé de les refermer par l’arrêté d’août 2011 ! Il est important d’exposer les 3 questions essentielles.

1. Les référentiels disciplinaires. “Le comité souhaite une plus grande transparence dans l’élaboration des référentiels qui doivent être construits de concert avec le monde universitaire et socio-économique”. Selon Louis Vogel, président de la CPU, aucune réunion de travail n’est encore prévue pour discuter de ces référentiels (chronique : “Vogel et ses trois présidences“). Ils sont d’ailleurs à combattre s’ils ne sont pas accompagnés de programmes nationaux de formation (chronique : “des référentiels et pas de programmes“).

2. Les modalités de contrôle des connaissances et des aptitudes. “S’il y a consensus sur la nécessité d’une harmonisation entre les universités, par exemple en matière de compensation, en revanche il n’y a pas encore convergence sur les méthodes d’harmonisation”. Il faut discuter. Le ministre n’en a eu cure. Il a tranché en faveur des demandes des organisations étudiantes. (chronique : “Laxisme accru des MCC“). Claque donnée au Comité.

3. Le volume horaire minimum de la licence. “Le comité approuve le volume horaire minimum envisagé mais il s’interroge sur le contenu de ces 1500 heures ; dans un processus d’évolution pédagogique, comment sont comptabilisés les stages, les projets, l’encadrement personnalisé…?” Ce n’est plus un problème : les 1.500 heures ont été renvoyées aux calendes grecques. Le point 2 de l’article 26 de l’arrêté a réglé l’affaire (chronique : “Laurent 1er, le 1er août“).

Que pense Gilles Raby de la légèreté avec laquelle Laurent Wauquiez traite le Comité de suivi qu’il préside ? Ce sera une question que je lui poserai demain ! Nous participons en effet tous les deux à une table ronde à Reims, organisée en ouverture du Congrès annuel de l’ARES, Association nationale des étudiants en Sciences sociales, Droit, Eco et AES (FAGE). Teaser du Congrès. Thème de la table ronde : “La mise en place de la nouvelle licence dans nos formations“. Les questions : décloisonnement des filières et passerelles, accueil et accompagnement des étudiants, modalités de contrôle des connaissances, évaluation et pédagogie, professionnalisation.

Article du on Jeudi, octobre 20th, 2011 at 18:33 dans la rubrique Diplômes.


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http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/10/20/wauquiez-et-les-comites-de-suivi/