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vendredi 26 juillet 2013

Jeunes diplômés : les stages, un grand pas vers le premier emploi

Après leur diplômation, les jeunes diplômés recherchent… un emploi. Certains le trouvent avant même leur sortie d'école, et d'autres ont plus de soucis. Retour sur la recherche du premier emploi des jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs et de management, en se basant sur le dernier rapport de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE).

C'est décidément un rapport très instructif qu'a dévoilé la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) sur l'insertion des jeunes diplômés ! Le rapport recèle en effet de données, tant sur les salaires des jeunes diplômés que sur les inégalités, notamment en matière d'inégalités hommes-femmes. Mais il évoque également le parcours de ces jeunes diplômés de grandes écoles pour trouver un emploi. Des données qui viennent confirmer le fait que les stages et l'alternance sont un véritable tremplin pour l'emploi.

Peu de changements sur le long terme

Le taux net d'emploi est, certes, moins bon en 2013 qu'en 2012 (80 % contre 85 % environ). Mais, sur le long terme, ce taux n'a cessé de fluctuer, mêlant bonnes et moins bonnes années. Ainsi, en 2004, le taux net d'emploi était à son plus bas, atteignant la barre des 70 %. Et ceux de 2003, 2004, 2005, 2006 et 2010 sont inférieurs au taux de 2013. Pas de panique, donc, si la courbe baisse légèrement depuis l'an dernier, surtout en période de crise…

De même, si en 2013, le nombre d'élèves ayant signé un contrat avant la sortie de l'école est moindre qu'en 2012, il a retrouvé son niveau de 2011. Là encore, ces élèves sont plus nombreux cette année qu'en 2003, 2004, 2005, 2006 et 2010.

Les stages comme tremplins

Pour accéder à un premier emploi, de nombreux moyens sont disponibles pour les élèves. Mais ce sont les stages et l'alternance qui font office de véritables tremplins pour les jeunes diplômés des grandes écoles. En effet, "40 % des emplois trouvés mentionnent l'un de ces stages" (stage de césure, de fin d'étude ou alternance), précise le rapport, avec un taux qui s'élève en réalité de 42,2 %.

Un taux en hausse, puisqu'il était de 35,7 % en 2012. Cette tendance s'observe d'ailleurs tant chez les hommes que chez les femmes : en 2013, 42,3 % des hommes avaient obtenu leur première embauche à la suite d'un stage de ce type. Les femmes étaient, elles, 42 %.

Orientations
Mis en ligne le Vendredi 26 Juillet 2013

lundi 15 juillet 2013

Les métiers susceptibles d’être occupés par les jeunes diplômés de… 2030

Le cabinet Wagepoint vient de réaliser une infographie originale et relativement saisissante : deux-tiers des écoliers de maternelle devraient occuper des métiers… qui n'existent pas encore ! Le point sur ces professions du futur.

Avec les avancées technologiques et les évolutions sociétales notamment, les professions actuelles sont en constante évolution. Les formations doivent d'ailleurs régulièrement se mettre au goût du jour. Wagepoint vient ainsi de réaliser une infographie étonnante, qui révèle que près de deux élèves de maternelle sur trois occuperont des emplois qui n'existent pas pour l'heure ! Le cabinet a en effet imaginé les métiers qui émergeraient d'ici à 2030.

Pour appuyer ses dires, Wagepoint avance que, parmi le top 10 des métiers les plus en vogue en 2010, aucun n'existait en 2004. En effet, développeur d’applications mobiles, technicien dans le cloud computing, data miner ou encore community manager étaient très peu rependus voire inexistants au début du millénaire. Certains n'ont d'ailleurs pas encore leur traduction française !

Les 10 métiers de 2030 selon Wagepoint

Les métiers "tendance 2030" proposés par le cabinet Wagepoint ne relèvent pas de la science fiction. Environnement, vieillissement de la population, ou encore techniques médicales de pointes ne sont en effet que des évolutions "naturelles" de ce qui se fait déjà.
  1. Architecte du numérique
  2. Consultant spécialiste du bien-être du 3e âge
  3. Ingénieur du corps pour les transplantations
  4. Spécialiste de la nano-médecine
  5. Agriculteur vertical
  6. Gestionnaire de données inutilisées
  7. Contrôleur du climat
  8. Manager d’avatar
  9. Chirurgien de la mémoire
  10. Designer pour enfants
Orientations

dimanche 14 juillet 2013

Graduate employability and the social good

Employability has to be regarded as a concept that is outside of the economic growth bubble. Higher education should not be steered by the labour market, but by the needs of society. Higher education is a human right and, as such, it must be available to everyone.

The European Students’ Union, or ESU, recommends that our whole society come together with regard to higher education development. There is not only one organisation responsible for the global development of higher education. ESU sees the development of higher education as a puzzle that will be completed only when everyone gives their best, impartial contributions.

Consensus

Current trends in higher education have opened up a debate on the future of higher education, which should be based on a deep discussion of the values and priorities of the society we live in.

In order to reach consensus and an objective view, it is immensely important to focus on cooperation among all actors instead of debates on who is competent to speak about higher education and who is not.

ESU believes that higher education is a public good and a public responsibility. Therefore everyone needs to have a say in what kind of society they want to build and what kind of higher education they want to acquire.

Students and student representatives are core actors in higher education and contribute significantly to reforms at the local, national and international levels.

At the European level, ESU brings together 13.5 million students, represented by 47 national unions of students from 39 countries. These students bring forth policies and projects and decide on future steps in the development of higher education.

Student Advancement of Graduates’ Employability, or SAGE, is one of ESU’s projects, contributing to the development of policies on employability and advocating independent research and the development of teaching and learning in higher education.

Through the research activities of the project, one of them a survey, a study on graduate employability in Europe will be published in the autumn of 2013. This study makes a clear distinction between employability and employment.

Employability is defined as a learning process, a graduate’s achievement and potential to acquire a job, making sure that the concept is not confused with the actual acquisition of a job – although the concept and the environment are highly interdependent.

What does employability mean?

First mentioned in the Sorbonne Declaration in 1998, employability was one of the key ideas behind a harmonised European higher education system. However, the definition of employability has changed over time.

In the Bologna Declaration (19 June 1999), employability was referred to as ‘citizens’ employability’, while in the Prague Communiqué (19 May 2001) it was clarified as ‘graduate employability’.

Today, different actors in the higher education field apply various understandings to the term, which has created misunderstandings and confusion in an education system that has been weakened by political discourse.

“Employability derives from complex learning, and is a concept of a wider range than those ‘core’ and ‘key’ skills,” writes Mantz Yorke in Learning & Employability, Series One. It is about values, not only value-added. Also, employability is not only an attribute of a new graduate. “It needs to be continuously refreshed throughout a person’s working life,” he argues.

It is important to remember that employability and the social dimension are strongly interlinked, meaning that students will develop it in ways that reflect their particular circumstances.

In order to create an education system that successfully reflects the society we live in, we need to go back to basics and recognise that higher education serves multiple purposes, as suggested and agreed by the Council of Europe’s member states:
  • Preparation for the labour market.
  • Preparation for active citizenship in democratic societies.
  • Personal development.
  • Developing and maintaining a broad, advanced knowledge base.

Threats and consequences

Narrow definitions of employability that focus on short-term goals, individual benefits and education as a private good, undermine the key role that higher education plays in the democratic development of society.

Misconceptions about employability hinder the development of academic values in higher education and are a threat because they encourage increased commodification and privatisation within the system.

These latter two concepts are quite similar and both of them show the instrumentalisation and changing perception of education – its transformation into a purely economic factor and a resource for prosperity.

Commodification refers to the increasingly commercialised way in which higher education is being dealt with, while privatisation refers to a tendency of higher education institutions to take on operational norms associated with private enterprises.

The consequences of these threats are an elitist approach to higher education, reflected in cuts to national education budgets, the introduction of tuition fees, and more limited access to higher education. Students are also turned into consumers or sometimes even a product.

Students are not users of the system, nor are they consumers. They are active partners who contribute to the reform and development of higher education with their knowledge, experience and expertise.

Moreover, together with other partners they create the common ground for discussions and encourage an objective approach to higher education as a tool for social development.

Michael Tolentino Frederiksen and Nevena Vuksanović13 July 2013 Issue No:280

* Michael Tolentino Frederiksen and Nevena Vuksanovic are members of the executive committee of the European Students’ Union.

dimanche 20 mai 2012

Chine : 210 000 diplômés devenus fonctionnaires de village fin 2011

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Xing Yaofeng, le 20-05-2012 09:38

Le nombre de diplômés devenusfonctionnaires de village dans les régions rurales de Chine a dépassé 210 000 fin 2011, a rapporté dimanche le Quotidien du peuple, journal phare du Parti communiste chinois.

Citant un récent rapport sur les diplômésdevenus fonctionnaires de village, le journal indique que la Chine comptera 400 000 de ces fonctionnaires fin 2015 et 600 000 fin 2020.

Avec 600 000 diplômés occupant des postes de fonctionnaires à l'échelon de base, la Chine sera capable de recruter du personnel pour chaque village du pays avec au moins un fonctionnaire diplômé de l'université, selon le rapport.

Ces dernières années, la Chine a sélectionné des diplômés d'université volontaires pour occuper les postes de fonctionnaires de village dans le but de promouvoir la réserve de talents pour les administrations de base dans les régions rurales du pays.

Cependant, le rapport note que certains jeunes fonctionnaires diplômés n'ont pas une bonne compréhension des conditions locales ni conscience des sentiments de la population.

http://www.chine-informations.com/actualite/chine-diplomes-devenus-fonctionnaires-de-village-fin_42817.html

mercredi 9 mai 2012

10 propositions en faveur de l’emploi des jeunes diplômés

9 mai 2012 | JDGE n°62 - Mai-Juin-Juillet 2012

Livre Blanc du Club Junior-Entreprises – 10 propositions en faveur de l’emploi des jeunes diplômés

Alors même que le chômage continue de grimper chez les jeunes, le Club Junior-Entreprises publie un Livre Blanc sur l’Insertion professionnelle des jeunes diplômés. L’occasion pour le cercle de réflexion des Junior-Entreprises de formuler 10 propositions concrètes en faveur de l’emploi des jeunes diplômés.


Les jeunes diplômés parlent aux jeunes diplômés
Chômage, inquiétudes et crise de confiance chez les jeunes, qui de mieux placé pour dépeindre
les attentes de la jeunesse qu’un mouvement étudiant qui en maîtrise les codes et les modes de vie. En tant qu’acteur majeur de l’insertion professionnelle des étudiants, le Club Junior-Entreprises a souhaité donner la parole aux étudiants en essayant de cerner plus précisément leur perception de la société actuelle, leurs aspirations ou encore leurs craintes.

10 propositions concrètes en faveur de l’emploi des jeunes diplômés
Le chantier de réflexion sur le thème « L’Insertion professionnelle des jeunes diplômés » a été lancé en juillet 2011 par le Club Junior-Entreprises avec pour objectif d’apporter un nouveau regard sur un sujet souvent cantonné aux clichés et aux banalités.L’ambition est simple : décrypter les attentes d’une génération, au travers du prisme des Junior-Entreprises, en formulant dix propositions concrètes en faveur de l’emploi des jeunes diplômés. Pour cela, le Club Junior-Entreprises a consulté, au travers de différentes enquêtes, les 17 600 jeunes professionnels étudiants des Junior-Entreprises, issus des grandes écoles et des universités françaises. Le Livre Blanc est le résultat de ce grand chantier de réflexion. Il synthétise dans un consensus partagé, les enquêtes du Club Junior-Entreprises ainsi que des études produites par des organismes d’analyse conjoncturelle, des propositions d’organisations de jeunesse et d’autres cercles de réflexion.

Les 10 propositions du Club Junior-Entreprises :
1 : Soutenir la mise en place d’associations « d’orientation » dans les lycées, animées par des étudiants, des jeunes diplômés et professionnels bénévoles.
2 : Permettre aux étudiants de premier cycle de se créer un parcours pluridisciplinaire
personnalisé en fonction de leurs aspirations d’orientation professionnelle.
3 : Accorder une place plus importante à l’apprentissage des langues en favorisant notamment les cours spécifiques dispensés en langue étrangère.
4 : Favoriser les échanges numériques internationaux avec les établissements partenaires.
5 : Inciter les établissements d’enseignement supérieur à proposer davantage de cursus en alternance.
6 : Mettre en place un chèque mission étudiant en concertation avec les acteurs de la société civile.
7 : Promouvoir l’apport pédagogique des stages effectués hors entreprise.
8 : Développer un module dédié à l’insertion professionnelle afin de mieux préparer les
étudiants à leur recherche d’emploi.
9 : Pérenniser les actions de développement de l’entrepreneuriat étudiant.
10 : Poursuivre le développement des Junior-Entreprises dans tous les établissements d’enseignement supérieur.


http://journaldesgrandesecoles.com/livre-blanc-du-club-junior-entreprises-10-propositions-en-faveur-de-l%E2%80%99emploi-des-jeunes-diplomes/

samedi 14 avril 2012

La dévalorisation des diplômes universitaires

Publié le 14/04/2012

On récolte ce que l’on sème. La classe politique voulait démocratiser l’éducation. Force est de constater que ses initiatives se sont soldées par la dévalorisation des diplômes. Le nivellement par le bas est le moyen le plus simple et le plus rapide d’augmenter les taux de réussite et c’est la voie empruntée par de nombreux établissements d’enseignement. Ce type de débat sur l’université fait rage actuellement au Québec.

Par Nathalie Elgrably-Lévy, Montréal, Québec.




Le bras de fer se poursuit entre les étudiants et le gouvernement du Québec. Dans ce dossier, l’État bénéficie de la sympathie de la majorité des citoyens. Pourtant, il est partiellement responsable de l’attitude des étudiants, car il a lui-même, jadis, semé les graines du mécontentement.

En 1997, la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, avait annoncé son plan d’action pour la réforme de l’éducation. Ses intentions étaient claires : passer de « l’accès du plus grand nombre au succès du plus grand nombre ». Elle avait même fixé des cibles pour le taux de diplomation.

Puis, en 2000, c’était au tour de son successeur, François Legault, de dévoiler sa Politique québécoise de financement des universités et d’annoncer l’instauration de contrats de performance.

Dans ces contrats, l’État obligeait les universités à se fixer des cibles de performance (dont les grands thèmes étaient imposés par le ministère de l’Éducation) et, en contrepartie, il s’engageait à augmenter le financement des institutions qui atteignent leurs objectifs.

La hausse du taux de diplomation était l’un des critères de performance.

Nivellement par le bas

Ne soyons pas naïfs ! Le nivellement par le bas est le moyen le plus simple et le plus rapide d’augmenter les taux de réussite et c’est précisément l’avenue empruntée par de nombreux établissements d’enseignement. Aujourd’hui, les nouveaux analphabètes fonctionnels ont en fait fréquenté l’école jusqu’à 16 ans. Voilà qui en dit long sur la qualité de l’enseignement au secondaire !

Comme les élèves qui terminent le secondaire sont moins bien formés, les cégeps doivent ensuite adapter leurs program­mes à cette nouvelle clientèle.

Ensuite, c’est au tour des universités de revoir leurs exigences à la baisse, d’une part pour tenir compte des capacités des étudiants et, d’autre part, pour atteindre le taux de diplomation visé. C’est ainsi qu’au lieu de réformer l’éducation, notre ministère l’a plutôt déformée.

Le nivellement par le bas est d’ailleurs confirmé par ce qu’il est convenu d’appeler « l’inflation des notes », un phénomène amplement documenté.

Deux chercheurs canadiens, James Côté et Anton Allahar, ont d’ailleurs montré que la note moyenne qui était de C il y a 30 ans oscille aujourd’hui entre B+ et A-.

Dévalorisation des diplômes

La classe politique voulait démocratiser l’éducation. Force est de constater que ses initiatives se sont soldées par la dévalorisation des diplômes.

Or, les employeurs ne sont pas dupes, ils ont ajusté les salaires en conséquence. L’Annuaire québécois des statistiques du travail indique d’ailleurs que, de 2000 à 2010, des diplômés universitai­res ont vu leur rémunération horaire croître plus lentement que n’importe quel autre groupe. C’est aussi le groupe où le nombre de chômeurs a augmenté le plus vite.

Nul doute que les étudiants doivent payer pour leur éducation. Mais, de grâce, ne banalisons pas les diplômes ! Quand les établissements d’enseignement ne seront plus obligés de privilégier le taux de diplomation, quand ils abandonneront le nivellement par le bas et qu’ils privilégieront la qualité des diplômes plutôt que le pourcentage de diplômés, les étudiants pourraient alors accepter plus facilement une hausse des frais de scolarité !

Sur le web.

Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=79205

http://www.contrepoints.org/2012/04/14/79205-la-devalorisation-des-diplomes-universitaires?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints+%28Contrepoints%29

mardi 10 avril 2012

Insertion des sortants du supérieur : les effets contrastés de la professionnalisation

Publiée le 10/04/2012

Entre 2007 et 2010, avoir un diplôme du supérieur reste un atout majeur sur le marché du travail. Si les licences professionnelles ont le vent en poupe, les autres diplômes professionnels pâtissent plus des effets de la conjoncture. La professionnalisation semble moins efficace lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’une sélection importante à l’entrée, ou qu’elle doit faire face à la concurrence d’autres diplômes. Elle n’assure donc pas mécaniquement une prime à l’insertion.

dimanche 1 avril 2012

Les recruteurs capitalisent sur les expériences en entreprises

INTERVIEW - Dans un marché de l'emploi tendu pour les jeunes diplômés, Marie Hathroubi responsable en recrutement, souligne l'intérêt des formations alliant enseignements et stages.


LE FIGARO. - Quelle est votre vision du marché de l'emploi et du recrutement des bac + 5/6?

Marie HATHROUBI - Malgré ce que l'on pouvait craindre fin 2011, le marché de l'emploi se maintient à un niveau finalement correct en ce début d'année 2012. L'ensemble des recruteurs, y compris Hays, reste prudent sur les recrutements qui représentent des investissements. Cependant, les statistiques de notre cabinet montrent une tendance positive. Nous continuons à recruter, tant pour nos équipes que pour nos clients. Les diplômés d'un Bac + 5/6 sont une véritable valeur ajoutée lorsqu'ils ont eu des expériences à l'étranger et/ou des stages qui leur ont permis de valider une expertise.

Comment valorisez-vous un Matère Spécialisé ou un Master Science sur un CV?

Il existe aujourd'hui un très grand nombre de MS/MSc qui s'adaptent aux évolutions du marché, et sont à même de répondre aux demandes en recrutement de plus en plus exigeantes. Les MS/MSc permettent aux étudiants de bénéficier d'un double spécialisation, et d'avoir une première expérience professionnelle par le biais de stages. Les candidats issus de ces filières sont donc très recherchés car l'hyperspécialisation et les compétences développées sont très appréciées des entreprises. Avec la crise, celles-ci donnent en effet la priorité à l'efficacité opérationnelle et à la disponibilité immédiate.

Quelles évolutions voyez-vous dans le placement des profils universitaires?

Le placement des profils universitaires illustre une tendance plus générale car le diplôme est désormais un atout insuffisant lors d'un premier recrutement. La réalisation de stages ou de formations en alternance est un critère devenu presque indispensable pour les recruteurs. Or, ces profils ont désormais plus souvent l'opportunité d'acquérir de l'expérience professionnelle lors de leur formation. Les MS/MSc professionnels permettent ainsi de valoriser les enseignements suivis à la faculté par les candidats, mais surtout de faciliter leur intégration sur le marché de l'emploi.

Quels conseils donner à un jeune diplômé qui hésite entre une insertion ­professionnelle et une poursuite de cursus en bac + 6?

Lorsqu'un étudiant a un véritable projet de poursuite d'études cohérent, qui inclut des stages en entreprise, il est fort possible que cette étape lui permette d'accéder, à terme, à un poste conforme à ses attentes. Il est également important qu'un étudiant qui ne se sent pas «prêt» à entrer sur le marché de l'emploi, et souhaite poursuivre ses études, prenne le temps de la réflexion avant de faire son choix. Aujourd'hui, il faut également prendre en compte l'allongement des périodes d'essai, une tendance qui retarde la stabilisation des jeunes diplômés. Lors de la recherche de consultants en recrutement pour notre structure par exemple, nous restons très orientés sur des profils Bac + 5 qui bénéficient déjà d'un diplôme et de compétences intéressantes pour les entreprises.

Par Christine Lagoutte

mardi 27 mars 2012

3,4% des diplômés UE en 2009 avaient obtenu un diplôme en informatique


Dans l’Union européenne, les diplômés en informatique représentaient 3,4% de tous les diplômés universitaires en 2009, contre 4,0% en 2005.

Parmi les États membres, l’évolution de la proportion de diplômés en informatique entre 2005 et 2009 a été variable. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Malte (de 1,9% de tous les diplômés en 2005 à 5,6% en 2009) et en Hongrie (de 2,0% à 3,4%), et les baisses les plus marquées au Portugal (de 5,1% à 1,7%) et au Royaume-Uni (de 5,9% à 4,0%). En 2009, les plus fortes proportions de diplômés en informatique ont été relevées à Malte et en Autriche (5,6% chacun), en Espagne (5,1%), à Chypre (4,7%) et en Estonie (4,4%).

En 2011, plus des trois-quarts des personnes âgées de 16 à 74 ans dans l’Union ont utilisé un ordinateur, tandis que cette proportion s’élevait à 96% parmi les jeunes de 16 à 24 ans. Les plus fortes proportions de personnes âgées de 16 à 74 ans ayant utilisé un ordinateur ont été observées en Suède (96%) ainsi qu’au Danemark, au Luxembourg et aux Pays-Bas (94% chacun), et les plus faibles en Roumanie (50%), en Bulgarie (55%) et en Grèce (59%). Dans la plupart des États membres, la proportion de jeunes ayant utilisé un ordinateur se situait au- dessus de 95%.

En 2011, près des deux-tiers des personnes âgées de 16 à 74 ans dans l’Union ont déclaré avoir déplacé ou copié des dossiers ou des fichiers sur un ordinateur, contre 89% des jeunes de 16 à 24 ans. Parmi la population âgée de 16 à 74 ans, 43% des personnes ont indiqué avoir utilisé des formules arithmétiques de base dans un tableur, tandis que cette proportion s’élevait à 67% parmi le groupe d’âge le plus jeune. Trois personnes sur dix âgées de 16 à 74 ans ont créé une présentation électronique, contre six sur dix pour les personnes âgées de 16 à 24 ans. Enfin, la proportion des personnes dans l’Union ayant développé un programme informatique était de 10% parmi la population âgée de 16 à 74 ans et de 20% parmi le groupe d’âge le plus jeune.

Publié le 27/03/2012

Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=74881

http://www.contrepoints.org/2012/03/27/74881-34-des-diplomes-ue-en-2009-avaient-obtenu-un-diplome-en-informatique?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints+%28Contrepoints%29

samedi 8 octobre 2011

Enseignement supérieur : la Belgique en bonne position

Plus de 44 % de nos concitoyens âgés de 30 à 34 ans peuvent se prévaloir d’un diplôme de l'enseignement supérieur. La Belgique se positionne ainsi au septième rang au sein de l'Union européenne. Seuls l'Irlande, le Danemark, le Luxembourg, la Suède, la Finlande et Chypre font mieux.

Presque partout en Europe, les femmes enregistrent de bien meilleurs résultats que les hommes. En Belgique, la moitié des femmes âgées de 30 à 34 ans détient un diplôme de l’enseignement supérieur contre 39 % des hommes de la même tranche d’âge.

Dans cette catégorie d’âge, la Région de Bruxelles-Capitale comptait le plus de diplômés de l’enseignement supérieur en 2010 (48,7 %), suivie par la Région flamande (45,0 %) et la Région wallonne (41,5 %).

Ainsi, notre pays a déjà atteint l’objectif européen qui consiste, d’ici 2020, à porter à 40 % au moins la part de la population âgée de 30 à 34 ans diplômée de l'enseignement supérieur ou ayant un niveau d'études équivalent.

date: 07 octobre 2011

http://www.belgium.be/fr/actualites/2011/news_belgique_bonne_position_enseignement_superieure.jsp

mercredi 28 septembre 2011

En France, les jeunes diplômés retrouvent le sourire


 
ECONOMIE - Une étude de l'Apec parue ce mercredi montre une amélioration sensible des conditions d'embauche des jeunes diplômés...


Après avoir mangé leur pain noir, les jeunes diplômés reprennent leur souffle. Selon l’étude de l’Apec publié ce mercredi sur les sortants de la promotion 2010, leur situation s’améliore. Ainsi 8 mois après l’obtention de leur diplôme, 71 % des jeunes de la promotion 2010 sont en poste. Soit 7 points de plus par rapport à la promotion précédente. « Ils sont été les premiers à être touchés par la crise, mais ils bénéficient désormais de la reprise du marché cadre », explique Pierre Lamblin, Directeur du Département Etudes et Recherche. Et ce, quelque soit leur spécialité, même si les experts des domaines à fortes dimensions technologiques (informatique, télécoms…) sont particulièrement recherchés.

Les ingénieurs en tête de peloton
Dans la même logique, les diplômés des écoles d’ingénieurs s’en sortent très bien avec un taux d’emploi de 78 %. En revanche, les universitaires sont moins bien lotis, même s’ils ont profité de l’amélioration du marché (+6 points) : deux tiers d’entre eux sont en poste au bout de 8 mois, tandis que 3 sur 10 sont toujours à la recherche d’un emploi.

Davantage de contrats stables
Autre signe encourageant : 54% des jeunes diplômés en poste ont décroché un CDI, contre 47 % pour la précédente promotion. « La preuve que les entreprises reprennent confiance », souligne Pierre Lamblin. Quant aux rémunérations, elles ont également repris du poil de la bâte, puisque le salaire médian des jeunes diplômés atteint 27 600 E contre 24 400 E pour la promotion précédente. « Une excellente nouvelle, car les salaires d’embauche avaient stagné depuis deux ans », commente Pierre Lamblin. Reste à savoir si cette conjoncture favorable va durer et si la crise de la dette ne pas retourner la situation. « Aucun signal faible n’est perceptible depuis cet été sur le marché cadre », rassure Pierre Lamblin.

Delphine Bancaud

Créé le 27/09/2011 à 18h59 -- Mis à jour le 28/09/2011 à 08h19

http://www.20minutes.fr/economie/795432-jeunes-diplomes-retrouvent-sourire

vendredi 23 septembre 2011

Les Européens restent sous-diplômés

En dépit d’une progression du nombre de diplômés de l’enseignement supérieur depuis 10 ans, l’Europe reste à la traine. Un lourd handicap pour la recherche et l'innovation par rapport à ses principaux concurrents, Etats-Unis et Japon en tête…

Le flashback est cruel. En 2000 l’Union européenne, s'était engagée dans le cadre de la "stratégie de Lisbonne" à mettre en œuvre en une décennie "l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale".

Onze ans plus tard, que reste-t-il de ces belles promesses. Rien. Des années de crise financière puis économique ont tout balayé. "Dynamisme", "compétitivité", "croissance durable" et "économie de la connaissance" sont autant de mots qui sonnent creux en 2011 en France comme ailleurs en Europe. L'enseignement des connaissances a marqué le pas sur le Vieux Continent.

Seule modeste consolation, depuis 10 ans, le nombre de diplômés post-bac, quel que soit le niveau d'études, a augmenté, mais avec 29 % des 25-64 ans en possession d’un diplôme, il est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, selon le rapport "Regards sur l’éducation" publié récemment par l’organisation internationale.

 Etats-Unis, Japon : loin de devant
Et face à certains pays, le retard s'est considérablement accru. Certes les chiffres masquent une grande diversité de situation entre les pays membres mais avec un taux de diplômés de l’enseignement supérieur de 50 % au Canada, de 45 % en Israël, de 44 % au Japon ou de 41 % aux Etats-Unis, ces pays réalisent des performances nettement supérieures aux Européens : avec 37 %, la Finlande et le Royaume-Uni arrivent en tête des pays du continent, suivis de l’Irlande et de l’Estonie (36 %) puis du Luxembourg et de la Suisse (35 %).

La France avec seulement 29 % de diplômés fait légèrement mieux que l’Allemagne (26 %) se fait toutefois coiffer au poteau par l’Espagne (30 %). Le Portugal et l’Italie (15 %) ferment la marche.

"Ensemble les Etats-Unis et le Japon regroupent près de la moitié (47 %) des diplômés des 34 pays de l’OCDE. Le fait de disposer d’une main-d’œuvre plus instruite leur a donné une longueur d’avance dans de nombreux secteurs de pointe. Cet avantage a visiblement été déterminant pour l’innovation et l’adoption des nouvelles technologies"

souligne l'organisation internationale.

 Niveau doctorat, des diplômes rarissimes
Entre 2000 et 2009, le taux d’étudiants venant de décrocher un doctorat est, lui, passé de 1% à 1,5 % dans les pays de l’OCDE. La France se situe dans la moyenne. Cette croissance correspond à une progression de plus de 5 % par an, se félicite l’organisation.

Mais les étudiants qui arrivent à ce niveau restent bien rares. Avec un taux de diplômés niveau doctorat supérieur à la moyenne, l’Allemagne, la Finlande, la Suisse, la Norvège ou encore les Pays-Bas caracolent en tête juste derrière la Suède. Avec 6 % de diplômés à ce niveau doctorat, Stockholm détient un record mondial.

21.09.2011 | 14:56

Par Laurence Estival (Paris)

http://fr.myeurop.info/2011/09/21/les-europeens-restent-sous-diplomes-3382

Grandes écoles : les jeunes diplômés étrangers interdits de travail

En raison de plusieurs textes publiés ces dernières semaines, nombre de diplômés, notamment de grandes écoles, ayant déjà une promesse d'embauche, ne peuvent signer leur contrat de travail.



Copyright Reuters


Le gouvernement avait-il anticipé de telles conséquences ? De jeunes diplômés des écoles les plus prestigieuses telles HEC ou Sciences Po, disposant déjà d’une promesse d’embauche d’un grand cabinet de conseil international, à 40.000 euros de rémunération annuelle, qui se retrouvent dans l’incapacité de signer leur contrat de travail ou de créer leur entreprise...

C’est pourtant ce qui est en train d’arriver à bon nombre d’entre eux. Plus précisément ceux qui sont étrangers non ressortissants de l’Union européenne. Et malgré les conventions bilatérales signées avec de nombreux pays, notamment du Maghreb, les nouvelles dispositions du ministère de l’Intérieur permettent à l’administration de compliquer les démarches de changement de statut des étudiants étrangers.

Pourtant, il y encore quelques mois, l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, avait déclaré, dans le cadre du G8-G20, vouloir attirer les meilleurs et mieux "sélectionner" les étudiants étrangers (La Tribune du 11 mai 2011). Et le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, de rappeler que "la mobilité étudiante devient un enjeu majeur dans la compétition économique mondiale et un élément essentiel de l'accès à l'excellence". Le travail interministériel aurait semble-t-il fait défaut sur ce point. Aujourd’hui, la France est la troisième destination derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, avec 278.000 étudiants étrangers (+ 73% entre 1999 et 2009), soit 12% de ses étudiants. Les plus gros contingents venant du Maroc, de Chine et d'Algérie.

Trois obstacles

Ce sont d’ailleurs les étudiants marocains, les plus nombreux, qui sont particulièrement touchés par la politique de restriction de l’immigration professionnelle menée par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant. La circulaire émise le 31 mai dernier par les ministres de l’Intérieur et du Travail à destination des préfectures de région et de département durcit les conditions de délivrances des autorisations de travail et alourdit les procédures de changement de statut (le CDS est nécessaire pour passer du statut d’étudiant à celui de salarié) auquel les étudiants étrangers non ressortissants de l’UE doivent se soumettre.

"Ce qui n’était auparavant qu’une formalité de trois semaines nécessite désormais deux à trois mois d’attente ! Tous les motifs sont bons pour allonger les procédures", témoigne cette jeune diplômée tunisienne de l’Ensae (Ecole nationale de la statistique et de l’administration). L’inadéquation du diplôme avec l’emploi proposé est très souvent avancé. Autre obstacle, l’arrêté restreignant la fameuse liste des 14 métiers ouverts aux étrangers non européens dont certains intitulés ferme la porte aux jeunes diplômés notamment d’écoles d’ingénieurs. Enfin, un arrêté du 8 septembre "porte les ressources nécessaires à l’obtention d’un titre de séjour étudiant de 460 euros à 620 voire 770 euros par mois", pointe ce jeudi dans un communiqué la Confédération étudiante.

Actions collectives

Cette situation ubuesque, considérée par les écoles, les universités et les entreprises recruteuses comme un non sens au vu des sommes investies par l’Etat par étudiant, du manque à gagner futur en matière de cotisations salariales et de l’aspect contradictoire avec l’esprit de la loi de 2006 relative à l’immigration et à l’intégration. De nombreux étudiants de l’Essec, l’ESCP, HEC, Sciences Po, Centrale Lyon, Paris XI ou encore des Ponts se sont constitués en collectif. Les présidents de la Conférence des grandes écoles (CGE) et celui de l’Association française des entreprises privées (Afep), Pierre Tapie et Maurice Lévy, ont écrit un courrier à Claude Guéant cet été, mais la réponse du ministre rappelant vouloir donner "la priorité des demandeurs d’emploi déjà présents sur le marché du travail français" et viser avant tout la perspective d’un retour des étrangers dans leur pays d’origine n’a pas convaincu.

Mercredi, lors de sa conférence de presse de rentrée, la conférence des présidents d’université (CPU) s’est associée à la démarche de la CGE et de l’Afep et s’est déclarée contre "toute mesure qui aurait pour objet ou effet de restreindre" la possibilité, expressément prévue par la loi, qu’ont les étudiants de rester en France pour démarrer leur vie professionnelle. Le président de la CPU, Louis Vogel a au passage dénoncé le fait que la circulaire Guéant-Bertrand détruisent les conventions passées avec des universités étrangères.

CGE, CPU et collectif étudiant s’attellent actuellement à recenser les cas. Selon Pierre Tapie, "il y a quelques dizaines de cas avérés connus à ce jour mais sont potentiellement concernés les 8.000 diplômés étrangers non européens qui sortent chaque année des grandes écoles". Une fois les dossiers constitués, la cause des étudiants concernés sera plaidée en plus haut lieu.

Clarisse Jay - 22/09/2011, 18:15

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110922trib000651105/grandes-ecoles-les-jeunes-diplomes-etrangers-interdits-de-travail.html

jeudi 22 septembre 2011

Diplômés de l’enseignement supérieur : l’Allemagne toujours à la traîne

Avec 25,7% de diplômés de l’enseignement supérieur, l’Allemagne se place toujours à la queue des pays industrialisés. Selon l’édition 2011 de "Regards sur l’éducation" publié par l’OCDE mardi 13 septembre 2011, elle est aussi le pays qui progresse le moins. Alors qu’elle détenait un taux de 18,4% de diplômés dans la classe d’âge 1933-1942, cette proportion a plus faiblement augmenté que dans les autres pays. En quarante ans, les Etats-Unis sont passés, eux, de 26,2% à 41,1% et le Japon de 13,7% à 55,7%. En France, ce taux atteint 10,5% pour les 55-64 ans à 43,2% pour les 25-34 ans.

Les écarts se creusent, en revanche, pour les diplômés d’un programme de recherche de haut niveau (doctorat). En Allemagne, les docteurs constituent 2,5% de la population, contre 1,5% en France. Une fois ces chiffres rapportés à l’ensemble des diplômés en matières scientifiques, la France conserve une nette avance avec 2.700 diplômés pour 100.000 actifs de 25 à 34 ans, contre 1.800 en Allemagne.


Éducation : une baisse inquiétante des moyens

L’OCDE ne manque pas de pointer du doigt une nouvelle fois l’Allemagne pour la baisse inquiétante des moyens accordés à l’éducation : 4,8% du PIB, contre 5,1% il y a encore quinze ans. Un triste score qui la place à la 30e place sur 36 pays. En France, la part du PIB reste certes de 6% supérieur, mais n’en a pas moins baissé depuis 1995 où elle atteignait encore 6,6%.

En revanche, si l’Allemagne dote moins ses élèves du secondaire (8.500 € par an) que la France (10.000 €) ou la moyenne des pays de l’OCDE (9.000 €), elle investit davantage dans ses étudiants : 16.000 € par an, contre 14.500 en France.

EducPros | 16.09.2011 | par Marie Luginsland
 
jeudi 22 septembre 2011

par antonin
 
http://www.collectif-papera.org/spip.php?article1167

mercredi 14 septembre 2011

Le partenariat Entreprises-Universités : la clef de l’innovation et de l’insertion professionnelle des diplômés SCIENTIFIQUES francophones

La Conférence Internationale des Responsables des Universités et Institutions Scientifiques d’Expression Française (CIRUISEF), réseau institutionnel de l’AUF, continue son cycle de colloques du domaine « sciences et Technologie » dans l’espace francophone.

  
Le colloque de cette année se tiendra du 21 au 24 novembre 2011 à L’Université de Montpellier 2. Il a pour thème : « Le partenariat Entreprises-Universités : la clef de l’innovation et de l’insertion professionnelle des diplômés SCIENTIFIQUES francophones ».

Ce colloque, placé sous le Haut patronage de M. François FILLON, Premier ministre français, est sous l’égide du 50e anniversaire de l’AUF.

En savoir plus

12 septembre 2011

dimanche 4 septembre 2011

L’univers d’Internet attire les nouveaux diplômés

 
De plus en plus de jeunes se lancent dans la création de start-up autour des métiers de l’Internet. Les idées ne manquent pas, mais la question des financements reste la principale difficulté


« Camping », installé au Palais Brongniart,                    l’ancien siège de la Bourse de Par...
Xavier POPY/REA

« Camping », installé au Palais Brongniart, l’ancien siège de la Bourse de Paris, est un programme d’accélérateur de start-up créé par l’association Silicon Sentier. Douze entreprises sont accompagnées, pour six mois, et bénéficient d’un local et d’un capital de 4 500 €.

« Camping », installé au Palais Brongniart,                    l’ancien siège de la Bourse de Par...
Xavier POPY/REA
« Camping », installé au Palais Brongniart, l’ancien siège de la Bourse de Paris, est un programme d’accélérateur de start-up créé par l’association Silicon Sentier. Douze entreprises sont accompagnées, pour six mois, et bénéficient d’un local et d’un capital de 4 500 €.
Ce soir, le pub Le Players, à Paris, près des grands boulevards, est réservé à un événement un peu spécial :« Start In Paris », un concours de start-up (jeune pousse innovante, c’est-à-dire une entreprise à fort potentiel de développement, selon la traduction française), qui a lieu une fois par mois depuis un an.

Devant un public de 200 personnes, principalement des étudiants en école de commerce ou d’ingénieurs, les créateurs de cinq jeunes pousses présentent leur « pitch », une description rapide de leur activité qui doit tenir en cinq minutes et être suffisamment convaincante pour s’attirer les votes du public et surtout provoquer l’intérêt d’un éventuel investisseur.

Le ton est décontracté. En jean et en tee-shirt, l’uniforme de ces nouveaux entrepreneurs, souvent une bière à la main, les concourants défilent et présentent leurs idées à un public réceptif. Application sur mobile, logiciel de reconnaissance faciale, réseaux sociaux… Élevés au Web et au numérique, ils n’imaginent pas lancer une entreprise dans un autre secteur.

Pour le gagnant, ni cadeau ni chèque, mais seulement la reconnaissance de ses pairs et la possibilité d’élargir son réseau.

S’ils sont ici, c’est avant tout pour « networker » (« faire du réseau »). Le smartphone greffé à la main, dans un franglais incompréhensible pour les néophytes, ces nouveaux entrepreneurs se rencontrent, échangent et s’inspirent.

« Ils rentabilisent le temps de la conversation, raconte Alice Zagury, responsable de Camping, une structure de soutien aux start-up, qui accompagne actuellement, et pour une durée de six mois, douze entreprises en création, en les faisant bénéficier d’un local et d’un capital de 4 500 €. Chaque instant est un moment où l’on peut continuer à élaborer son business plan. »

Pour prendre un contact, pas besoin de cartes de visite. « C’est quoi ton pseudo sur LinkedIn ? » demande un jeune, connecté à ce réseau social professionnel.

Ils ont entre 25 et 35 ans et pour eux, observe Jean-David Chamboredon, président d’Isai, un fonds d’investissement spécialisé dans le financement des start-up du Web. Le nouveau graal, c’est de monter sa boîte, et si possible sur Internet. « Il y a moins de barrière à l’entrée », explique Alice Zagury.

Alors, les nouveaux entrepreneurs du Web s’organisent. Les événements de networking se multiplient un peu partout en France. LeWeb, les BarCamps, les Seedcamps, les StartUp WeekEnd ou encore le Tech Tour… « On est en plein boom depuis 2008, observe Laurent Kretz, entrepreneur et cofondateur de Start In Paris. Tout un écosystème d’entrepreneurs du Web est en train de se construire. »

Durant la phase d’amorçage, au tout début de la création de l’entreprise, les investisseurs ne manquent pas. Des personnes privées, que l’on appelle des Business Angels (« Anges des affaires »), s’organisent en réseau, investissent une partie de leur patrimoine personnel et de leur temps pour accompagner ces entrepreneurs.

Ils se sont multipliés depuis quelques années. France Angels, association fondée en 2001, en compte aujourd’hui 4 500, regroupés dans 85 réseaux. « Ils apportent entre 150 000 et 200 000 € au capital en moyenne, un petit investissement qui permet aux jeunes pousses de se lancer », explique Philippe Gluntz, président de France Angels.

Depuis deux ans, de nouveaux acteurs se sont aussi positionnés sur ce marché. Ils s’appellent notamment Pierre Kosciusko-Morizet (1), Xavier Niel ou Marc Simoncini, sont à l’origine, respectivement, de Priceminister, Free et Meetic, et montent aujourd’hui leur propre fonds d’investissement.

« Cette génération d’entrepreneurs Internet a gagné beaucoup d’argent, explique Jean-David Chamboredon. Ce sont des enfants de la balle qui sont prêts à aider la génération suivante ». Le fonds qu’il préside, Isai, a été lancé en 2009 par Pierre Kosciusko-Morizet et Stéphane Treppoz (président de Sarenza.com), entre autres.

Les start-up bénéficient aussi de l’aide d’Oséo, un organisme public qui a mis en place un prêt participatif d’amorçage, dont ont déjà profité plus de 1 000 entreprises depuis 2005.

Mais, si les idées ne manquent pas et malgré le dynamisme de cette nouvelle génération de créateurs, le problème reste invariablement le même : trouver des financements suffisants pour faire grossir l’entreprise, une fois passée la période de démarrage.

Les incitations mises en place par l’État sont nombreuses, via le statut de jeunes entreprises innovantes qui accorde une exonération de charges sociales (3 700 start-up ont bénéficié de ce statut depuis 2004), les Fonds communs de placements dans l’innovation (FCPI), ou encore les crédits impôts recherche.

Le vrai problème n’est donc pas tant de se lancer que de se développer. « Les entrepreneurs français ont du mal à atteindre la taille critique, regrette Jean-Marc Durand, directeur adjoint d’exploitation chez Oséo. Il manque un édifice solide de capital-risque. » Le capital-risque, ce sont justement ces fonds qui interviennent après la phase d’amorçage.

Capables d’investir de grosses sommes, ils permettent à l’entreprise de grossir en prenant des parts dans le capital. « Il n’y a pas assez d’argent disponible pour financer les projets ambitieux en Europe », justifie Alain Caffi, président de Ventech Capital, un fonds de capital-risque. « Créer un Facebook en Europe aurait été impossible », reconnaît Jean-David Chamboredon.

« L’écosystème en France ne peut pas être celui des États-Unis, la culture est différente et les montants levés n’ont rien à voir », explique de son côté Laurent Foata, à la tête des fonds Innovation et Croissance d’AXA Private Equity depuis 1999.

« Du coup, beaucoup se font racheter par des étrangers », déplore Philippe Gluntz. Derniers exemples en date, Meetic, repris en juin par l’américain Match.com ou Priceminister, avalé en 2010 par le japonais Rakuten. « Le problème, c’est aussi que les entrepreneurs français manquent d’ambition. Ils ne visent que le marché français », regrette Alice Zagury.

(1) Frère de l’actuelle ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

AGLAE DE CHALUS

4/9/11 - 15 H 22 mis à jour le 4/9/11 - 15 H 22