Affichage des articles dont le libellé est 2030. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2030. Afficher tous les articles

mercredi 24 septembre 2014

Le taxi de 2030 sera-t-il un téléphérique ?




Face à la congestion des routes, un groupe de designers propose une solution pour redéfinir la mobilité urbaine. Selon eux, le moyen de transport de demain sera le téléphérique. Un concept pensé pour 2030.

À mi-chemin entre moyen de déplacement public et privé, il s’agit d’une cabine futuriste qui s’appuie sur un câble aérien pour sillonner la ville. En utilisant l’infrastructure existante, elle représente un moyen pratique pour se déplacer d’un point à un autre, en plus de gagner du temps et de l’espace. Ici, le concept remet l’utilisation des téléphériques au goût du jour, en alternative aux moyens de transport urbain. Ainsi, il exploite la voie aérienne pour échapper au trafic qui sévit dans la jungle urbaine. Plus loin, afin de réduire au mieux les perturbations de la circulation pendant sa mise en place, la conception se base sur des structures préfabriquées. Techniquement, chaque module peut transporter deux passagers pour un déplacement rapide et silencieux.

Ce mode de transport aérien urbain a été imaginé par Vinay Sindhe, Abhishek Karunakar, Santosh S et Anoop Paul. Le concept fait partie des projets soumis au concours PACE forum design.













Par Anja François RANDRIAVANIAINA24 SEPTEMBRE 2014 09:00 - Source: Tom's Guide FR

http://www.tomsguide.fr/actualite/transport-telepherique,44960.html#xtor=RSS-201

jeudi 3 octobre 2013

Japan Plans to Harvest Solar Power from Space by 2030



One of the big downsides of solar power is how dependent it is on local weather conditions. If it’s rainy or overcast, you can’t harvest much energy during the day. During winter, the shortened hours of daylight mean solar panels won’t be soaking up much sunlight. In an effort to address these kinds of seasonal and weather variations, Japan is developing an innovative new system for collecting solar energy from space.



The solar stations would consist of geostationary satellites sitting 36,000 km above the Earth, which would transmit collected energy back down to the planet in the form of laser beams or microwaves. Right now, the Japanese government and their space agency, JAXA, aren’t completely sure of the best way to transmit this energy over long distances, so they’re conducting ground-based experiments to learn more. Given Japan’s recent solar energy boom, this seems like the next logical step in the country’s solar research.

While there are a number of technological challenges that need to be resolved before this idea can be implemented, results so far are promising. The project has officially transitioned from simply being a concept to the necessary technology being created and demonstrated. All told, JAXAofficials expect the system to be ready for practical use in the 2030s.

It’s worth nothing that NASA is researching a similar system right now, and hopes to have a prototype ready to send into space by 2025. But with practically the entire agency currently shut down and faced with massive potential funding cuts, it will be interesting to see which country is able to launch a satellite first.

+ JAXA

Via Treehugger

Images © Mafic Studios, Inc

by Julie M. Rodriguez, 10/03/13

Read more: Japan Plans to Harvest Solar Power from Space by 2030 | Inhabitat - Sustainable Design Innovation, Eco Architecture, Green Building

lundi 30 septembre 2013

La Corée du sud veut rendre intelligents tous ses réseaux électriques d'ici 2030

L'île volcanique de Jeju, en Corée du Sud, un lieu de tourisme, de villégiature et d'expérimentation grandeur nature de réseaux électriques « intelligents ». / DR

La Corée du Sud veut convertir tous ses réseaux électriques au smart grid, un ensemble de technologies qui visent à optimiser la production, la distribution et la consommation d'électricité. Alors que le premier test grandeur nature vient de se terminer, les entreprises engagées dans l'expérience expriment des réserves.

C'est un endroit ravissant mais improbable qu'a choisi la Corée du Sud pour sa première expérience grandeur nature de smart grid : son île volcanique de Jeju, située à l'extrême sud de la péninsule. Dans ses petits villages côtiers, où les femmes continuent de pratiquer la pêche aux coquillages en apnée, 2000 foyers ont été connectés à ces réseaux électriques dits « intelligents ».

« C'est la plus grande expérience de smart grid au monde pour le nombre de technologies rassemblées », s'enthousiasme Lee So-yun, l'une des responsables du projet de Jeju, qui a débuté en 2009 et s'est conclu en mai 2013.

Pour les utilisateurs, le principe est simple : le prix de l'électricité change toutes les cinq minutes en fonction de la demande. Un compteur « intelligent » et une interface de type tablette, installés dans les foyers, permettent d'adapter la consommation de chaque appareil électroménager. Ainsi, quand le prix de l'électricité dépasse un certain seuil, un frigo passe en mode économie et cesse, par exemple, d'être éclairé, tandis qu'une « smart-machine à laver » ne fonctionnera pas tant que le prix ne sera pas redescendu. Le principe de ces technologies est de rendre les consommateurs plus responsables, en leur donnant accès, en temps réel, à la consommation de chacun de leurs appareils. Le contrôle peut être réalisé à distance, par l'intermédiaire d'un téléphone portable.

Un marché de vente et d'achat en temps réel

« Le smart grid, c'est vraiment très bien. Mes voisins disent avoir divisé leur facture d'électricité par deux ! », assure Ko Seok-hun, un habitant du village de Woljeong, qui regrette de n'avoir pas été choisi pour participer à l'expérience.

Tous les participants au projet n'ont pas partagé cet enthousiasme. Si aucun résultat officiel n'a encore été publié, « les évaluations préliminaires officieuses montrent des économies d'énergie légèrement supérieures à 10 % », annonce Jerry Yang, chef d'équipe au Korea Smart Grid Institute, l'établissement public chargé de piloter le projet. « Nous avons organisé des formations pour apprendre à utiliser ces nouveaux appareils, mais tout le monde n'est pas encore prêt. »

L'expérience de Jeju a aussi permis de tester de nombreuses autres technologies de smart grid, qui permettent notamment de minimiser les pertes le long des infrastructures de distribution, d'intégrer au réseau diverses sources d'énergies renouvelables et de gérer un marché de vente et d'achat d'électricité en temps réel. Les compteurs domestiques permettent ainsi de revendre l'électricité produite par les maisons individuelles équipées de panneaux solaires. Plusieurs modèles commerciaux de marché de vente et d'achat d'électricité ont été mis à l'essai.

« Nous avons testé 45 business models et quatre systèmes de tarification différents, se félicite Lee So-yun. Le gouvernement choisira ensuite lequel convient le mieux. »
La Corée du Sud a prévu d'installer des réseaux smart grid dans plusieurs villes à partir de 2014, avant de diffuser ces technologies sur l'ensemble du territoire d'ici à 2030. Le pays, qui ne dispose d'aucune énergie fossile et doit importer 97% de ses besoins énergétiques, place de grands espoirs dans ces technologies. Séoul estime, d'ici à 2030, pouvoir réduire ses importations énergétiques de 31 milliards d'euros, économiser 2 milliards d'euros sur la construction de nouvelles centrales et créer 1 million d'emplois.

Des estimations trop optimistes ? « Certes, ces chiffres semblent très élevés, reconnaît Jerry Yang. Mais nous nous attendons à l'émergence de nombreux nouveaux business. »

Pour le privé, quel retour sur investissement ?
Pour réussir son pari, le gouvernement demande le soutien des grandes entreprises sud-coréennes du secteur des NTIC. Ce sont elles qui ont financé la plus grande partie de l'expérience de Jeju : le projet a coûté 170 millions d'euros, dont 115 millions ont été apportés par le secteur privé. Cent soixante-huit entreprises ont participé à l'expérience.

Or, celles-ci cachent de moins en moins leurs réserves. Selon un sondage réalisé en mai par la Korea Smart Grid Association, un tiers seulement des 122 entreprises interrogées se disent optimistes quant à l'avenir du secteur. Au centre des inquiétudes : les lois et les standards que devra adopter le gouvernement pour réguler ces marchés d'électricité en temps réel.

« Toutes les technologies existent déjà. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un marché. Mais nous ne sommes pas du tout sûrs que le gouvernement va adopter un modèle commercial qui soit rentable pour nous », explique Yoo Byung-chun, de la division Green Business du conglomérat SK Telecom, l'un des principaux investisseurs privés de l'expérience de Jeju.
SK est le premier opérateur de téléphonie mobile du pays ; l'entreprise espère s'appuyer sur son énorme base clientèle et sur son savoir-faire en matière de télécommunications pour développer de nouveaux marchés dans le domaine des smart grids.

Or, en Corée du Sud, le prix de l'électricité est maintenu artificiellement bas par l'opérateur public Kepco, en situation de monopole et qui accumule les pertes.

« C'est un problème de volonté politique. Si le prix est trop bas, les consommateurs ne sont pas incités à avoir recours à ces nouvelles technologies. Nous voulons que le gouvernement ouvre le marché de l'électricité », poursuit Yoo Byung-chun.

Car le succès des smart grids dépendra de l'attitude des consommateurs. Dans cette perspective, le choix de l'île de Jeju a été très critiqué : « C'est le pire des endroits pour un tel test. C'est une zone rurale, avec une population plutôt âgée : leur consommation d'électricité est déjà extrêmement faible », regrette Yoo Byung-chun, qui tempère : « Même si les résultats de Jeju sont mitigés, c'est un bon point de départ. Le projet a permis d'intégrer des technologies très variées. »

Frédéric Ojardias | 30/09/2013, 11:54

samedi 28 septembre 2013

D'ici à 2030, les écarts de salaires entre pays se réduiront fortement




Les écarts de salaires entre les économies "matures" et les économies"émergentes" devraient diminuer de "manière significative" d'ici à 2030, entraînant des bouleversements dans les choix de localisation des entreprises, affirme une étude du cabinet de conseil PwC publiée samedi 28 septembre (PDF de l'étude complète).

Selon cette projection, l'écart serait réduit en raison notamment d'une forte progression des salaires moyens dans les pays émergents. Même si l'Inde et lesPhilippines demeurent en dernière position des projections, les salaires moyens mensuels pourraient quadrupler dans le premier pays (passant de 132 dollars en 2011 à 616 dollars en 2030) et tripler dans le second (de 169 à 581 dollars), selon PwC.

Salaire mensuel moyen en 2011 (en dollars) :




Salaire mensuel moyen en 2030 :




Pendant ce temps, les salaires réels en France (qui resterait au deuxième rang, passant de 3 821 dollars à 5 022 en 2030), aux Etats-Unis (de 3 482 à 4 574 dollars) ou en Grande-Bretagne (de 3 433 à 4 665 dollars) devraient seulement croître "d'un tiers environ", affirme l'étude. Le rapport entre les salaires réels moyens en France et en Inde passerait ainsi de 28 fois supérieur à 8 fois. Entre les Etats-Unis et le Mexique, le rapport passerait de 7 à 4. En Chine, le salaire moyen augmenterait pour représenter plus de la moitié de celui de l'Espagne, selon le cabinet de conseil.

Evolution des salaires des économies émergentes par rapport aux Etats-Unis :




Conséquence établie par l'étude : "Les entreprises pourraient relocaliser certaines activités de production ou de services dans leur pays d'origine, comme ont déjà commencé à le faire certaines sociétés américaines, ou bien elles pourraient les transférer dans des pays à relativement plus bas coût." Autre scénario évoqué par le cabinet, "les entreprises pourraient se réimplanter dans des pays où les coûts sont initialement plus élevés, mais qui sont géographiquement plus proches, renforçant ainsi leur contrôle sur leur chaîne d'approvisionnement".

Le Monde.fr avec AFP | 28.09.2013 à 10h35 • Mis à jour le 28.09.2013 à 11h08

lundi 16 septembre 2013

Quelle Euroméditerranée en 2030


A quoi pourrait ressembler la région euroméditerranéenne à l'horizon 2030 ? Dans leur rapport « Scénarios d'évaluation et de transition vers une Euroméditerranée durable en 2030 » que Mediterranean Prospects a publié en juillet dernier, c'est à cette question que Rym AYADI, chercheuse au Center for European Policy Studies, et Carlo SESSA, président de l'Institute of Studies for the Integration Systems, ont tenté de répondre.

Et ils s'y sont employés en cherchant à évaluer les conséquences de plusieurs scénarios de développement socio-économique et d'intégration régionale dans les pays du sud et de l'est de la Méditerranée (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie, Turquie) à partir de l'adaptation d'un modèle qui prend en compte les interactions entre l'économie, les systèmes d'énergie et l'environnement.
Si l'on excepte le scénario de statu quo, « business as usual », ce canevas dessine trois perspectives identifiées comme transitions « rouge, verte et bleue », les deux dernières n'étant pas cependant pas exclusives l'une de l'autre.

Dans le scénario rouge, que résume l'expression « la zone Euroméditerranée sous la menace », la Méditerranée deviendrait une ligne de fracture civilisationnelle. Les conflits épisodiques pourraient devenir constants et se diffuser d'un pays à un autre entraînant des tensions et difficultés économiques et sociales favorables à l'immigration illégale voire au terrorisme et, in fine, préjudiciables au développement de chacun d'eux.

Dans le scénario vert, les auteurs envisagent la création d'un véritable marché commun entre l'Union Européenne et les pays du sud et de l'est de la Méditerranée. Un cadre qui permettrait selon eux une véritable intégration et la mise en œuvre d'actions dans les domaines clés de la recherche et du développement, du commerce, de l'énergie, de l'eau et des migrations.

Et dans le bleu, ils imaginent une simple alliance entre groupes de pays déjà constitués en organisations, comme la Ligue Arabe ou l'Union du Maghreb Arabe, ou sous-régions méditerranéennes et l'Union Européenne. Le sud, l'est et le nord de la Méditerranée entreraient alors dans des relations de coopération autour de thèmes comme le dialogue politique, la sécurité, l'éducation et l'emploi, le commerce et le codéveloppement, les migrations circulaires, la recherche et la technologie, les infrastructures, l'énergie et les télécommunications, l'agriculture, l'alimentation et l'eau potable, la prévention et la gestion du changement climatique.

Si la Commission Européenne a admis la nécessité de consolider le partenariat avec les pays tiers et modifier sa Politique Européenne de Voisinage, cette dernière approche est qualifiée par Mme AYADI et M. SESSA de susceptible de maintenir une situation de statu quo, sans vision cohérente.

La position de l'Union Européenne : bilan et perspectives
Selon ce rapport, en plus de 40 ans avant les mouvements arabes, l'Union Européenne n'a pas su conduire une démarche efficace de rapprochement des pays du sud et de l'est de la Méditerranée. Cependant, l'UE a réaffirmé son attention aux questions de droit, de liberté, de citoyenneté et d'équité tout en indiquant conserver une approche adaptée et gagée sur des avancées en termes de gouvernance démocratique et de développement économique et social de ses voisins.

Avec le risque que la situation n'évolue pas vraiment vers les deux scénarios optimistes vert et bleu, analysent les auteurs. Précisant que la région est en même temps en proie à une instabilité polarisante qui pourrait l'entraîner en direction du scénario rouge.

Ils appellent donc de leurs vœux une communauté transméditerranéenne pour contribuer à l'émergence d'un monde tripolaire constitué des USA, de la Chine et de l'Euromed.

Mediterranean Prospects
Mediterranean Prospects est un regroupement de chercheurs de haut niveau soutenu par le 7e Programme Cadre de Recherche et Développement de la Commission Européenne (2007-2013) et piloté par le Center of European Policy Studies, situé à Bruxelles.

Il a pour mission d'offrir une base éclairée aux débats et décisions au sein de l'Union pour la Méditerranée ainsi que dans le cadre de la Politique Européenne de Voisinage dans les domaines de la gouvernance démocratique et du développement économique et social.

Par Hervé Lafranchi - Source de l’article Mediaterranee

dimanche 15 septembre 2013

Publié par Al Idrissi à 10:35 

lundi 15 juillet 2013

Les métiers susceptibles d’être occupés par les jeunes diplômés de… 2030

Le cabinet Wagepoint vient de réaliser une infographie originale et relativement saisissante : deux-tiers des écoliers de maternelle devraient occuper des métiers… qui n'existent pas encore ! Le point sur ces professions du futur.

Avec les avancées technologiques et les évolutions sociétales notamment, les professions actuelles sont en constante évolution. Les formations doivent d'ailleurs régulièrement se mettre au goût du jour. Wagepoint vient ainsi de réaliser une infographie étonnante, qui révèle que près de deux élèves de maternelle sur trois occuperont des emplois qui n'existent pas pour l'heure ! Le cabinet a en effet imaginé les métiers qui émergeraient d'ici à 2030.

Pour appuyer ses dires, Wagepoint avance que, parmi le top 10 des métiers les plus en vogue en 2010, aucun n'existait en 2004. En effet, développeur d’applications mobiles, technicien dans le cloud computing, data miner ou encore community manager étaient très peu rependus voire inexistants au début du millénaire. Certains n'ont d'ailleurs pas encore leur traduction française !

Les 10 métiers de 2030 selon Wagepoint

Les métiers "tendance 2030" proposés par le cabinet Wagepoint ne relèvent pas de la science fiction. Environnement, vieillissement de la population, ou encore techniques médicales de pointes ne sont en effet que des évolutions "naturelles" de ce qui se fait déjà.
  1. Architecte du numérique
  2. Consultant spécialiste du bien-être du 3e âge
  3. Ingénieur du corps pour les transplantations
  4. Spécialiste de la nano-médecine
  5. Agriculteur vertical
  6. Gestionnaire de données inutilisées
  7. Contrôleur du climat
  8. Manager d’avatar
  9. Chirurgien de la mémoire
  10. Designer pour enfants
Orientations

jeudi 4 juillet 2013

La dynamique d’Internet : prospective 2030

Une étude confiée à une équipe pluridisciplinaire de spécialistes du monde de l’internet, de Télécom ParisTech et de la Fondation internet nouvelle génération (FING) par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective tente d’identifier les tendances, les incertitudes et les tensions liées à l’évolution d’internet à l’horizon 2030.

Aujourd’hui, internet connecte un tiers de l’humanité. Demain, internet nous reliera également à des dizaines de milliards d’objets, de capteurs, de robots, qui dialogueront entre eux, et prendront progressivement en charge des pans entiers de la gestion de la vie quotidienne.

La dynamique d’internet bouleverse les schémas classiques d’organisations, les modes de production, le travail, le rapport au savoir et à la connaissance, l’expression démocratique, les liens sociaux, etc. Le rôle de la puissance publique est remis en question. Le caractère mondial du réseau réduit la portée des actions nationales sur le plan du droit, de la fiscalité, de la normalisation.

L’évolution des équipements, des services et des usages liés à internet influence l’ensemble de l’économie, obligeant de nombreux secteurs à s’adapter. Se profilent des batailles industrielles intenses pour le partage de la valeur dégagée dans cet écosystème. La place de l’Europe est clairement posée. La capacité d’innovation européenne n’arrive pas à s’exprimer et le passage à l’échelle des éventuels succès reste exceptionnel. Cependant, l’internet des objets et des robots et la constitution de nouvelles plateformes de dialogue avec ceux-ci devraient offrir des opportunités à l’industrie européenne et permettre à l’Union Européenne, si elle sait s’en saisir, de dépasser ses faiblesses structurelles et d’entrer de plain-pied dans la bataille numérique dominée par les États-Unis.

Internet entrainera des tensions, entre les gouvernements, les « géants » du numérique (Google, Amazon, Facebook, Apple, etc.), les opérateurs de réseau, les internautes. Les questionnements éthiques liés à l’utilisation des données personnelles et l’enjeu de la sécurité des systèmes d’information pourraient provoquer des ruptures dans le développement d’internet. Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective formule six propositions destinées à soutenir la réindustrialisation de l’Europe dans le numérique et à adapter la régulation à l’influence croissante que l’internet, et notamment l’internet des objets, exercera sur la société :

1. Soutenir la réindustrialisation de l’Europe dans le numérique, en identifiant les plateformes émergentes liées à l’Internet des objets et à la robotique, et en accompagnant leur développement industriel à l’échelle européenne

2. Traduire sur internet les principes généraux du droit : si Internet a pu bénéficier d’exemptions, sa diffusion massive et l’imbrication de plus en plus forte des mondes matériel et immatériel l’imposent désormais

3. Etablir des principes généraux de partage de la valeur dans les transactions numériques et redéfinir les règles fiscales applicables sur la base de ces transactions dont le suivi et le traitement sont rendus aujourd’hui possibles

4. Anticiper les mutations industrielles et les nouvelles organisations du travail en termes de normes, de droits, de fiscalité et de localisation et adapter le droit en conséquence, en particulier celui du travail

5. Mettre en œuvre de façon volontariste le numérique dans la santé et l’éducation

6. Construire une politique française d’e-inclusion et de cohésion sociale numérique pour endiguer la montée des disparités sociales liées au numérique

http://www.place-publique.fr/La-dynamique-d-Internet