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samedi 5 octobre 2013

La voiture autonome

Après la voiture automatique, celle dont les vitesses se passent toutes seules, puis la voiture électrique qui se passe d'essence, voici l'ère de la voiture électro-autonome, celle qui n'a ni besoin de carburant, ni de conducteur. Ce véhicule, dont Clubic vous a déjà présenté quelques caractéristiques cette semaine, était une des vedettes du salon Ceatec de Tokyo, mais c'est surtout un vieux rêve de techniciens japonais qui pourrait se concrétiser tout prochainement.

Les piétons sont même presque impatients d'en croiser.




« La voiture autonome est surtout pensée comme un soutien au conducteur », explique le chercheur en chef de ce projet chez Nissan, Hideaki Inoue, un vétéran du secteur
« Nous avons développé cette voiture ces trois dernières années, mais cela fait 30 ans que nous menons des recherches sur les véhicules autonomes, autant dire pour moi depuis toujours », raconte ce spécialiste qui se montre somme toute plutôt modeste dans ses ambitions puisque son but n'est, dit-il, pas de rendre la voiture totalement autonome.




« Noys pensons non pas à une voiture qui se passe de pilote, mais qui l'assiste dans sa conduite. Il y aura donc toujours un siège de conducteur et un volant ». L'une des raisons de cette réserve apparente sur les fins des recherches est peut-être due au fait qu'en pratique, on peut difficilement admettre qu'une voiture soit seule responsable d'elle-même. Ce n'est pas que techniquement ce ne soit pas possible, c'est que les compagnies d'assurance rendraient de toute façon responsable le propriétaire de la voiture en cas d'accident et non la voiture elle-même. « C'est d'ailleurs là que réside un des gros freins aux envies des techniciens », nous avait expliqué un ingénieur de Toyota. Il en va de même d'ailleurs pour les robots domestiques. En imaginant qu'ils soient capables d'aller faire seuls les courses au supermarché, s'ils provoquaient un accident quelque part ou cassaient quelque chose, ils ne pourraient être civilement tenus pour responsables et c'est donc leur propriétaire qui trinquerait voire se retrouverait sur le banc des accusés au tribunal.





Il n'empêche, même sans aller jusqu'à une voiture qui roule absolument seule, on peut déjà lui donner des fonctions de « pilotage automatique » comme c'est le cas pour les avions. « Concrètement, cette voiture est équipée de 5 caméras et de radars et scanners laser qui permettent d'observer tout autour d'elle. Elle est dotée d'une cartographie qui la renseigne sur les positions des routes, les feux, les vitesses autorisées et autres consignes. Elle superpose la carte et ce qu'elle voit pour savoir précisément où elle est. Elle a en outre appris le code de la route elle sait comment agir dans diverses circonstances », explique encore M. Inoue. Elle ne se contente pas de voir les automobiles, elle repère aussi les piétons et les vélos, qu'elle montre d'ailleurs sur son écran de système de radionavigation.





De fait, cette voiture à laquelle on assigne un parcours est capable de repérer les croisements, de s'y arrêter, de céder la priorité à un autre véhicule si nécessaire, de faire un écart pour éviter une automobile garée sur le bas-côté et autres rudiments de la conduit. Elle sait reproduire techniquement ce que l'homme est capable de faire instinctivement: comprendre, juger, agir.

Pour assurer une réponse juste en temps réel en fonction des événements imprévus, il faut à la fois des systèmes de détection du contexte très efficaces mais aussi des algorithmes de prise de décision et micro-processeurs ultra-rapides.





« C'est grâce aux progrès très importants des puces et capteurs que l'on approche de notre but qui n'était pas réalisable il y a trente ans. Mais les capteurs nécessaires sont très nombreux et le coût de revient reste encore très élevé. Il faut que nous parvenions à réduire les prix. De plus, les capacités des capteurs doivent encore être plus élevées pour améliorer le repérage et les prises de décisions subséquentes », précise M. Inoue.

Reste que Nissan en est persuadé: cette voiture capable de prendre des initiative est sans doute plus sûre qu'un véhicule normal aux mains d'un conducteur lambda qui est forcément faillible.





« Les accidents de la route sont à 90% dus à des erreurs humaines, l'homme ne voit que devant lui et en partie sur les côtés en tournant la tête, mais il n'a pas d'autre outil de repérage », souligne l'ingénieur. L'ouïe pourrait être utilisée, mais les habitacles des voitures sont de plus en plus insonorisés et les bruits extérieurs masqués par ceux des autoradios, de sorte que ce sens est annihilé. Le véhicule autonome, lui, avec ses 5 caméras et 5 radars-lasers voit partout en même temps, sur 360° degrés. Et M. Inoue d'ajouter: « C'est un véhicule très sûr comparé aux humains qui lorsqu'ils conduisent ont des points faibles (lors des croisements, les franchissements de lignes sur les autoroutes, sur les routes étroites. Dans ces circonstances, ce type de voiture peut réellement aider le conducteur, particulièrement les personnes âgées ». Cette voiture utilise aussi les données GPS ce que ne fait pas le cerveau humain. Ultérieurement, lorsque les véhicules communiqueront entre eux dans un rayon déterminé, ils pourront se prévenir mutuellement pour éviter de se rentrer dedans. La voiture sait en plus calculer les distances de façon extrêmement plaisir. La vision de nuit est aussi une de ses facultés. Bref, ses capacités dépassent celles des humains. Contrairement à eux, elle n'agit pas par inadvertance, ne confond pas la pédale de frein et l'accélérateur, et rien ne lui échappe. « De plus ce véhicule de demain n'accuse pas de retard dans les actions telles que l'emploi du frein, des vitesses ou du volant », assure M. Inoue.





Il est bien connu que les techniques ont déjà permis de réduire considérablement le nombre de morts sur les routes. Au Japon, les décès annuels ont été divisés par quatre en l'espace de quatre décennies pour tomber à moins de cinq mille, alors que la population a dans le même laps de temps augmenté de plusieurs millions pour atteindre actuellement 127 millions d'individus. Autrement dit, il n'y a pas plus de morts sur les routes chaque année au Japon qu'il n'y en a en France où vivent deux fois moins d'habitants. Il y a aussi sans doute à cela une différence de discipline et civisme.

Pour autant, ce que visent les constructeurs nippons, c'est 0 accident, 0 mort, un objectif illusoire bien sûr mais un objectif quand même et duquel il faudra toujours par défi se rapprocher. La voiture autonome qui est censée y contribuer pourrait être commercialisée en 2020 selon le PDG de Nissan, Carlos Ghosn, jamais avare de promesses.





« Nous pensons effectivement que nous parviendrons à achever ce type de véhicule à cette date », confirme cependant M. Inoue.

Question: y aura-t-il des acheteurs ? Car ce type de véhicule peut avoir un inconvénient: rendre barbante la conduite en enlevant au conducteur le plaisir qu'il a à mesurer ses compétences de champion. C'est d'ailleurs bien ce qui fait le succès des jeux vidéo de conduite, comme Gran Turismo. Réponse: au Japon, une telle automobile intéressera sans doute plus qu'ailleurs. D'abord parce que les Japonais ont un penchant marqué (et pas nouveau) pour les technologies de pointe. Ils ne seront pas rétifs à priori. De plus, ils font souvent davantage confiance aux machines qu'aux hommes. Les propos de M. Inoue ci-dessus en apportent encore une nouvelle preuve. Au Japon, quand on veut éliminer les problèmes, on essaie de supprimer l'action de l'homme pour la remplacer par celle d'un appareil. Les Nippons n'ont absolument aucune réticence envers les automates quels qu'ils soient. Ils leur prêtent même parfois une âme. De fait une voiture autonome ne sera pas une ineptie pour eux. En outre, il faut savoir que déjà aujourd'hui, la plupart des voitures vendues au Japon sont des modèles à boîte de vitesses automatique. Elles sont en outre dotées de diverses technologies qui leur permettent de prendre des initiatives à la place du conducteur (freiner si la voiture devant est trop proche ou si ses feux de ralentissement s'allument). Elles l'aident pour se garer dans un parking ou faire un créneau le long d'un trottoir. Et prochainement, la société Fujitsu-Ten mettra une jolie nymphette dans le système de radionavigation pour que malgré l'automatisation, le plaisir de rouler reste intact, sans regarder la route.

Publiée par Karyn Poupée le Samedi 5 Octobre 2013

La suite sur Clubic.com : Live Japon : La voiture autonome http://www.clubic.com/humour-informatique-geek/live-japon/actualite-590266-live-japon-voiture-autonome.html#ixzz2gqi7Kezt

jeudi 3 octobre 2013

Japan Plans to Harvest Solar Power from Space by 2030



One of the big downsides of solar power is how dependent it is on local weather conditions. If it’s rainy or overcast, you can’t harvest much energy during the day. During winter, the shortened hours of daylight mean solar panels won’t be soaking up much sunlight. In an effort to address these kinds of seasonal and weather variations, Japan is developing an innovative new system for collecting solar energy from space.



The solar stations would consist of geostationary satellites sitting 36,000 km above the Earth, which would transmit collected energy back down to the planet in the form of laser beams or microwaves. Right now, the Japanese government and their space agency, JAXA, aren’t completely sure of the best way to transmit this energy over long distances, so they’re conducting ground-based experiments to learn more. Given Japan’s recent solar energy boom, this seems like the next logical step in the country’s solar research.

While there are a number of technological challenges that need to be resolved before this idea can be implemented, results so far are promising. The project has officially transitioned from simply being a concept to the necessary technology being created and demonstrated. All told, JAXAofficials expect the system to be ready for practical use in the 2030s.

It’s worth nothing that NASA is researching a similar system right now, and hopes to have a prototype ready to send into space by 2025. But with practically the entire agency currently shut down and faced with massive potential funding cuts, it will be interesting to see which country is able to launch a satellite first.

+ JAXA

Via Treehugger

Images © Mafic Studios, Inc

by Julie M. Rodriguez, 10/03/13

Read more: Japan Plans to Harvest Solar Power from Space by 2030 | Inhabitat - Sustainable Design Innovation, Eco Architecture, Green Building

lundi 30 septembre 2013

Vous ne lisez pas le japonais ? Des lunettes le font pour vous!

Les lunettes du japonais NTT Docomo
présentées au salon de l'électronique
Ceatec, en banlieue de Tokyo, le 30
septembre 2013 

© AFP Yoshikazu Tsuno
Chiba (Japon) (AFP) - Lire un menu de restaurant en japonais, rien de plus difficile pour un étranger au Japon, mais avec des lunettes traductrices, cela peut se faire en un clin d'oeil, tout comme la reconnaissance des personnes.

A l'occasion du salon de l'électronique Ceatec en banlieue de Tokyo, le premier opérateur de télécommunications mobiles local, NTT Docomo, a présenté plusieurs applications à base de lunettes munies d'une caméra et servant d'écran mono ou binoculaire.

L'une de ces fonctions permet de voir se substituer à l'image filmée une traduction en anglais d'un menu de restaurant écrit en japonais, ou bien dans d'autres langues au choix. L'utilisateur voit cette image "retouchée" via les lunettes.

Autre application possible: l'affichage à l'écran d'informations (nom, prénom, fonction, etc.) relatives à une personne que l'on rencontre et qui serait enregistrée dans le répertoire de son smartphone, le tout grâce à un système de reconnaissance/identification de visage.

NTT Docomo imagine aussi que toute surface plane rectangulaire (comme un cahier, un porte-feuille) puisse être assimilée à un pavé tactile sur lequel le doigt se pose et agit comme il le ferait sur l'écran d'un smartphone ou d'une tablette, à la différence près que l'image ne s'affiche que via les lunettes.

La reconnaissance des mouvements du doigt se fait grâce à une bague portée à l'index. Ses changements de position sont transmis au smartphone qui les traduit en instructions. Si bien que l'on manipule les images affichées sur l'écran des lunettes en agitant son doigt sur une surface quelconque.

Tout ou partie de ces technologies devraient être prêtes pour les jeux Olympiques de Tokyo en 2020, lesquels seront aussi une vitrine du savoir-faire des Japonais pour faciliter par divers moyens techniques la vie des visiteurs et notamment des étrangers de passage.

Toutefois, reste encore à s'affranchir d'ici-là de nombre d'obstacles techniques tels que la taille des lunettes, leur autonomie (car elles ont besoin d'une batterie), la rapidité de reconnaissance des images ou visages et la réduction du temps de réponse.

Lundi, 30 Septembre 2013 15:35

samedi 28 septembre 2013

Trois microsatellites sélectionnés pour être lancés avec Hayabusa 2

La JAXA a publié le 19 septembre le résultat de l'appel à projets qu'elle avait lancé en avril afin d'optimiser l'espace disponible aux côtés du satellite d'exploration Hayabusa 2 lors de son lancement. Trois microsatellites ont été choisis au bout d'un processus de sélection bien établi.

Figure 1 : Vu d'artiste d'Hayabusa 2. Crédits : JAXA

Depuis 2006, la JAXA a décidé de mettre à profit le surplus de charge que ses lanceurs peuvent embarquer afin d'y loger de petits satellites scientifiques. Elle a mis sur pied un programme d'appels à projets grâce auquel de nombreux projets de satellites universitaires ont pu voir le jour. Les trois satellites choisis pour être lancés avec Hayabusa 2 ont été sélectionnés selon plusieurs critères dont la faisabilité du projet (qualité de la structure et des procédures d'opération, sécurité, interface avec le lanceur) et l'intérêt de la mission. Ces satellites sont les suivants : Procyon (développé par l'université de Tokyo en coopération avec la JAXA), Artsat2-Despatch (développé par l'université d'art de Tama en coopération avec l'université de Tokyo) et Shin'en2 (Développé par l'Institut de Technologie de Kyushu). Le poids de ces satellites est respectivement de 59 kg, 30 kg et 15 kg. A cela s'ajoutera les adaptateurs qui permettront de les fixer au fuselage, puis de les éjecter de la fusée, que la JAXA estime à 124 kg au total. Les trois satellites représentent donc une charge supplémentaire de 228 kg.

Figure 2 : De gauche à droite : les microsatellites Procyon,
Artsat2-Despatch et Shin'en2. 
Crédits : JAXA

En détails, Procyon (voir Figure 2) mesure 63 x 55 x 55 cm avant déploiement de ses panneaux. Il s'agit d'un satellite de démonstration technologique utilisant un nouveau bus voué à être utilisé pour des microsatellites d'exploration de l'espace. Il embarquera pour le tester un amplificateur pour communication en bande X. Il sera enfin utilisé pour tester un protocole de prise de vue lors du survol à faible distance d'autres objets célestes. Artsat2-Despatch est un cube de 50 cm de côté qui aura plusieurs missions originales : utiliser les réseaux sociaux pour communiquer ses informations de télémétrie, produire du contenu audio (à partir de la récupération des signaux de ses capteurs) et démontrer la faisabilité de la production d'objets directement dans l'espace grâce à une imprimante 3D embarquée. Enfin Shin'en2 mesure 47,5 x 49 x 49 cm est conçu en plastique renforcé en fibres de carbone (ou CFRP, matériau composite thermo élastique), ce qui est selon les porteurs du projet une première pour un objet spatial. La viabilité de ce matériau très léger sera donc testée directement dans l'espace grâce à ce satellite.

En mars 2014, la JAXA rendra son jugement final quand à la compatibilité des trois satellites avec la configuration spécifique requise pour le lancement d'Hayabusa 2. Si aucun obstacle ne se présente, les trois microsatellites seront lancés fin 2014.

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Acronymes utilisés :
- JAXA : Japan Aerospace Exploration Agency

BE Japon 663 >> 27/09/2013

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74036.htm

Projet de démonstrateur de méthode de désorbitation de débris spatiaux

La JAXA a publié le 4 septembre 2013 un communiqué de presse faisant étant d'un projet de démonstration en orbite d'une technologie associée à la récupération de gros débris orbitaux. Il s'agirait d'utiliser le cargo HTV pour tester les caractéristiques d'un câble électrodynamique (Electrodynamic Tether).

Figure 1 : Schéma de fonctionnement d'un système de
désorbitation de débris avec un câble électrodynamique

Crédits : JAXA

Après avoir évalué les avantages et désavantages d'une mission utilisant plutôt un étage supérieur de fusée ou un satellite dédié, la JAXA a conclu que l'utilisation du cargo présentait le meilleur compromis car permettant notamment l'utilisation de systèmes déjà disponibles comme les liens de communication ou l'alimentation électrique. Cette expérience pourrait être réalisée au cours de la mission du cargo HTV-6, programmée durant l'été 2015. Elle représenterait une première mondiale selon la JAXA. Il s'agirait de tester uniquement la faisabilité d'utilisation d'un câble électrodynamique, et non la phase d'approche du débris ou sa capture. La technologie concernée fonctionne sur le principe suivant : un câble conducteur fin est déroulé à partir du débris à l'aide d'un contrepoids. L'interaction du câble avec le plasma ambiant génère un courant, qui à son tour par interaction avec le champ magnétique terrestre exerce une force de Lorentz sur l'ensemble câble + débris + contrepoids dont l'orbite va être progressivement abaissée. De manière plus détaillée, la mission se déroulerait en plusieurs étapes, avec tout d'abord séparation d'un engin (end mass) à partir du corps du cargo et entraînant avec lui le câble, mesure du déplacement de cet engin par le capteur de rendez-vous utilisé habituellement entre le cargo et l'ISS puis établissement d'un courant à partir d'un émetteur d'électrons localisé dans le cargo HTV (les électrons sont prélevés du plasma spatial le long du câble et éjectés dans l'espace au niveau du cargo avec une cathode pouvant émettre jusqu'à 10 mA) et enfin étude du comportement de ce câble électrodynamique.

Figure 2 : Schéma du projet en
développement à la JAA.

Crédits : JAXA

Le coût de développement de ce projet, évalué à 1,3 milliard de yen (10 millions d'euro), est prévu dans les demandes de budget faites par le MEXT au gouvernement japonais en septembre. La mission serait réalisée sur une orbite similaire à celle de la Station, mais inférieure d'au moins 20 km. La durée prévue de la mission est de 7 jours. Il est prévu d'utiliser un câble d'une longueur de 700 m. La masse de cette expérience est de 45 kg (dont 20 kg pour la partie "end mass"). La puissance requise pour cette mission est de 182,5 W (la génération de courant se faisant de façon passive, cette puissance sera utilisée pour les divers capteurs et les opérations de communication liées à cette mission). Cette démonstration serait réalisée après le détachement du cargo de l'ISS, et juste avant la rentrée atmosphérique de ce cargo qui sera effectuée de manière classique. Au minimum, la JAXA souhaite déployer ce câble sur une longueur de 400 m et tester la circulation d'un courant dans le système. Dans le cas le plus favorable, il pourrait même possible de mesurer la présence d'une force de Lorentz s'exerçant sur le câble.

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Acronymes utilisés :
- HTV : H-II Transfer Vehicle
- JAXA : Japan Aerospace Exploration Agency
- MEXT : Ministry of Education, Culture, Sports, Science and Technology

BE Japon 663 >> 27/09/2013 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74035.htm

Premier lancement réussi pour la fusée japonaise Epsilon

La JAXA a procédé au premier lancement de sa nouvelle fusée Epsilon le 14 septembre 2013 à 14h00 depuis le Centre Spatial d'Uchinoura, au sud de l'île de Kyushu. Sept ans après le dernier lancement de la fusée M-V, le Japon dispose à nouveau d'un lanceur léger à propergols solide qui vient compléter la gamme de ses lanceurs lourds. Cette fusée Epsilon emportait pour ce tir d'essai le satellite scientifique SPRINT-A qui observera pendant une année la magnétosphère de certaines planètes de notre système solaire. SPRINT-A, appelé aussi HISAKI, représente le premier modèle d'une série de petits satellites développés pour la division scientifique de la JAXA. Ce lancement réussi confirme la bonne santé de l'agence spatiale japonaise, qui dispose maintenant de nouveaux outils (lanceurs et satellites légers) pour mettre en oeuvre son programme scientifique.

Figure 1 : Schéma du lanceur Epsilon
exposant sa composition interne

Crédits : JAXA

Epsilon représente le premier lanceur développé entièrement par la JAXA depuis sa création il y a dix ans. Ce lanceur a été réalisé pour répondre à l'absence de lanceur léger depuis l'arrêt du lanceur M-V ("M-Five") en 2006. Entièrement basé sur la technologie de propulsion solide bien maîtrisée au Japon (également utilisée par les boosters du lanceur lourd H-2A), il possède une architecture système permettant une automatisation de la majeure partie des opérations de lancement. Le lancement doit pouvoir à terme se dérouler en autonomie quasi-totale, le contrôle pouvant en théorie être effectué à distance par deux agents munis d'ordinateurs portables. Le coût actuel d'un lancement Epsilon, autour de 38 millions d'euros, doit baisser à 29 millions d'euros pour les deux ou trois prochains lancements avant d'atteindre en rythme de croisière un prix de 23 millions d'euros (sur la base de 4 tirs par an). Le coût de développement de ce lanceur, entamé en 2010, est évalué à 170 millions d'euros. Epsilon est un lanceur à trois étages à propergols solides, pouvant disposer d'un étage supérieur liquide optionnel comme cela a été le cas pour ce premier tir (voir Figure 1). Le moteur du premier étage reprend le booster du lanceur H-IIA, alors que les autres étages utilisent des moteurs hérités des lanceurs M-V. La masse totale du lanceur est de 91 tonnes, pour une hauteur de 24 mètres et un diamètre de 2,6 mètres. La capacité d'emport en orbite basse est de 1,2 tonne en configuration normale. Avec un étage supérieur liquide supplémentaire le lanceur peut emporter 700 kg en orbite basse (orbite circulaire de 500 km) ou 450 kg en orbite héliosynchrone à 500 km et permettre une injection plus précise.

Figure 2 : Vue d'artiste du satellite SPRINT-A
Crédits : JAXA

La charge utile d'Epsilon pour ce premier lancement est le satellite SPRINT-A (voir Figure 2), qui sera chargé d'observer et de caractériser l'interaction des vents solaires avec les atmosphères de Mars et de Vénus, mais aussi de l'interaction plasma entre Jupiter et son satellite Io. La mission devrait aussi éclaircir le phénomène et les mécanismes qui ont amené à la disparition de l'atmosphère martienne. SPRINT-A embarque un télescope fonctionnant dans l'ultraviolet extrême. D'une dimension de 1 m x 1 m x 4 m (et avec des panneaux solaires d'une longueur de 7 m), SPRINT-A a été placé sur une orbite terrestre polaire elliptique pour une durée de mission d'une année. Les premières observations devraient débuter au mois d'octobre 2013, après une phase de test en orbite. Au début de l'année 2014, SPRINT-A s'associera au télescope Hubble pour observer de manière conjointe la planète Jupiter. En sus de cette mission scientifique principale, SPRINT-A emporte deux expériences technologiques : la validation en orbite de cellules solaires flexibles, et un condensateur Li-ion de nouvelle génération. Avec SPRINT-A, la JAXA a lancé le premier exemplaire de sa série de petits satellites scientifiques développée pour compléter la gamme de ses missions. Cette plateforme SPRINT est issue d'un développement conjoint entre l'ISAS (division scientifique de la JAXA) et la société NEC, basée sur le bus NEXTAR 300L (NEC Advanced Bus System) utilisé aussi pour les satellites de télédétection optique et radar ASNARO financés par le Ministère de l'Industrie. La plateforme de 250 kg peut accueillir divers types de missions. Ces petits satellites pourront être développés plus rapidement et à moindre coût, et permettront donc de lancer des missions d'observation scientifique de façon plus fréquente. Elles permettront de mieux répondre à la diversification des besoins de la communauté scientifique.

Figure 3 : Photographie d'Epsilon quelques secondes après
l'allumage moteur, sur le centre de tir d'Uchinoura. 
Crédits : JAXA

Ce lancement, à l'origine prévu le 22 août, a été décalé à deux reprises (voir BE Japon numéro 661). La JAXA a annoncé la séparation du satellite une heure après le lancement et le déploiement de ses panneaux solaires quelques heures plus tard (voir Figure 3). Son injection a pu être réalisée de façon très précise sur une orbite d'apogée 1156,8 km et de périgée 946,8 km, avec une inclinaison de 29,7 degrés (l'orbite nominale prévue étant respectivement de 1150 km, 950 km et 30 degrés).

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Acronymes utilisés :
- ASNARO : Advanced Satellite with New system Architecture for Observation
- ISAS : Institute of Space and Astronautical Science
- JAXA : Japan Aerospace Exploration Agency
- SPRINT-A : Spectroscopic Planet Observatory for Recognition of Interaction of Atmosphere

BE Japon 663 >> 27/09/2013

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74034.htm

jeudi 19 septembre 2013

Japon : une nouvelle mission pour creuser la croûte terrestre afin de déterminer l'origine des tremblements de terre.

Une équipe de sismologues a entamé la semaine dernière une nouvelle mission de quatre mois pour creuser la croûte terrestre au large du Japon, afin de déterminer l'origine des tremblements de terre. Ces scientifiques ont appareillé à bord du Chikyu (le "Terre"), un navire de quelque 57.000 tonnes équipé d'une tour de forage de 121 mètres de haut capable de creuser jusqu'à 7.000 mètres sous le fond de la mer.

Parti du port de Shimizu (centre du Japon), ce bateau va les emmener à 80 km de la côte où l'équipe va reprendre un travail de forage entamé en 2007 et conduit régulièrement depuis sous l'océan Pacifique.

Les chercheurs vont creuser vers la faille Nankai ("la faille de la mer du sud"), là où la plaque de la mer des Philippines glisse sous la plaque eurasienne. L'intense activité géologique de cette zone pourrait entraîner à plus ou moins long terme un séisme potentiellement dévastateur, beaucoup plus puissant que celui de magnitude 9 du 11 mars 2011 intervenu à un millier de kilomètres au nord-est de cette région et qui avait entraîné un tsunami géant.

Le gouvernement japonais a dévoilé l'an passé un scénario catastrophe, selon lequel de méga-secousses au niveau de la faille Nankai doublées d'un tsunami pourrait tuer plus de 320.000 personnes au Japon.

C'est pour en savoir un peu plus sur les facteurs déclencheurs de ces mouvements que les scientifiques veulent creuser jusqu'à 3.600 mètres sous le fond de l'océan lors de cette mission. Ce travail doit préparer une nouvelle mission de forage l'an prochain au même endroit, au cours de laquelle ils espèrent sonder jusqu'à 5.200 mètres, là où les plaques se frottent.

"Ce serait la première fois qu'un forage atteindrait directement une zone sismique, là où une énergie considérable peut être générée, provoquant des mouvements de la croûte terrestre le long des failles en entraînant des tsunami", a expliqué Tamano Omata, chercheur à l'Agence japonaise des sciences et technologies marines et terrestres.

Les scientifiques veulent placer des capteurs dans la croûte terrestre, qui seront reliés à un système d'analyse situé sur la terre ferme.

"Nous voulons pouvoir étudier comment la croûte terrestre bouge dans les instants qui précèdent les tremblements de terre", de façon à mieux prévoir de futurs séismes, a ajouté M. Omata.

Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, le Japon subit environ 20% des séismes les plus puissants enregistrés chaque année sur la planète.

Source : Agence japonaise des sciences et technologies marines et terrestres

Publié le 18 septembre 2013

dimanche 15 septembre 2013

Lancement réussi pour la nouvelle fusée japonaise


TOKYO, 14 septembre (Reuters) - Le Japon a réussi samedi le premier lancement d'une fusée de nouvelle génération en douze ans, après deux échecs le mois dernier, entretenant l'espoir d'une entrée sur le marché lucratif de la mise en orbite des satellites.

La fusée Epsilon a décollé à 14h00 (05h00 GMT) avec à son bord un télescope destiné à l'observation du système solaire depuis l'espace.

Composée de trois étages, Epsilon est moitié moins grande que la fusée H2A qui équipait jusqu'à présent le Japon. Elle est présentée comme une alternative à moindre coût, à l'instar de la fusée Vega, le lanceur léger développé par l'Agence spatiale européenne en complément de l'Ariane 5.

Equipée d'un système informatique qui lui permet de gérer elle-même ses procédures de contrôle, la fusée Epsilon devrait permettre de faire d'importantes économies de personnel et de matériel, et être assemblée beaucoup plus rapidement que les modèles plus anciens.

Le tir peut en outre être commandé à partir d'ordinateurs standards, ce qui réduit encore les coûts et rend la fusée plus mobile en permettant son lancement à partir de davantage de sites.

Grâce à ce lancement réussi, Tokyo espère pouvoir rapidement se positionner sur le marché du lancement de satellites, dominé par Arianespace, qui a fait état d'un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros en 2012.

Le principal concurrent du lanceur européen, basé à Kourou, en Guyane française, est pour le moment le russo-américain ILS et ses fusées Proton. Un nouvel acteur américain, SpaceX, est récemment entré sur le marché avec la fusée Falcon 9.

La Russie, avec Soyouz qui assure la relève des équipages de la Station spatiale internationale, la Chine et l'Inde cherchent aussi à développer leurs propres capacités de lancement.

(Leika Kihara; Tangi Salaün pour le service français)

Article publié il y a 15 heures | Reuters

Dépêche © Thomson Reuters 2013 - Tous droits réservés.

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samedi 14 septembre 2013

Japan launches 'affordable' Epsilon space rocket

Japan's Jaxa space agency broadcast the rocket launch live

Japan has launched the first in a new generation of space rockets, hoping the design will make missions more affordable.

The Epsilon rocket is about half the size of Japan's previous generation of space vehicles, and uses artificial intelligence to perform safety checks.

Japan's space agency Jaxa says the Epsilon cost $37m (£23m) to develop, half the cost of its predecessor.

Epsilon launched from south-western Japan in the early afternoon.

Crowds of Japanese gathered to watch the launch, which was also broadcast on the internet.

It was carrying a telescope that is being billed by Jaxa as the world's first space telescope that will remotely observe planets including Venus, Mars and Jupiter from its Earth orbit.

Jaxa said the rocket successfully released the Sprint-A telescope as scheduled, about 1,000km (620 miles) above the Earth's surface.

Epsilon's predecessor, the M-5, was retired in 2006 because of spiralling costs.

Jaxa said the Epsilon was not only cheaper to produce, but also cheaper to launch than the M-5.

Because of its artificial intelligence, the new rocket needs only eight people at the launch site, compared with 150 people for earlier launches.

Japan's other recent space innovations included sending a talking robot to the International Space Station.

14 September 2013 Last updated at 08:41 GMT

vendredi 13 septembre 2013

Des sismologues creusent la croûte terrestre au Japon

© thinkstock.

Une équipe de sismologues a entamé vendredi une nouvelle mission de quatre mois pour creuser la croûte terrestre au large du Japon, afin de déterminer l'origine des tremblements de terre. Ces scientifiques ont appareillé à bord du Chikyu (le "Terre"), un navire de quelque 57.000 tonnes équipé d'une tour de forage de 121 mètres de haut capable de creuser jusqu'à 7.000 mètres sous le fond de la mer.

Parti du port de Shimizu (centre du Japon), ce bateau va les emmener à 80 km de la côte où l'équipe va reprendre un travail de forage entamé en 2007 et conduit régulièrement depuis sous l'océan Pacifique. Les chercheurs vont creuser vers la faille Nankai ("la faille de la mer du sud"), là où la plaque de la mer des Philippines glisse sous la plaque eurasienne.

L'intense activité géologique de cette zone pourrait entraîner à plus ou moins long terme un séisme potentiellement dévastateur, beaucoup plus puissant que celui de magnitude 9 du 11 mars 2011 intervenu à un millier de kilomètres au nord-est de cette région et qui avait entraîné un tsunami géant. Le gouvernement japonais a dévoilé l'an passé un scénario catastrophe, selon lequel de méga-secousses au niveau de la faille Nankai doublées d'un tsunami pourrait tuer plus de 320.000 personnes au Japon.

C'est pour en savoir un peu plus sur les facteurs déclencheurs de ces mouvements que les scientifiques veulent creuser jusqu'à 3.600 mètres sous le fond de l'océan lors de cette mission. Ce travail doit préparer une nouvelle mission de forage l'an prochain au même endroit, au cours de laquelle ils espèrent sonder jusqu'à 5.200 mètres, là où les plaques se frottent.

"Ce serait la première fois qu'un forage atteindrait directement une zone sismique, là où une énergie considérable peut être générée, provoquant des mouvements de la croûte terrestre le long des failles en entraînant des tsunami", a expliqué Tamano Omata, chercheur à l'Agence japonaise des sciences et technologies marines et terrestres.

Les scientifiques veulent placer des capteurs dans la croûte terrestre, qui seront reliés à un système d'analyse situé sur la terre ferme. "Nous voulons pouvoir étudier comment la croûte terrestre bouge dans les instants qui précèdent les tremblements de terre", de façon à mieux prévoir de futurs séismes, a ajouté M. Omata. Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, le Japon subit environ 20% des séismes les plus puissants enregistrés chaque année sur la planète.

édité par: Caroline Albert
13/09/13 - 10h12 

dimanche 8 septembre 2013

Nippon Moon, une roue d’observation géante pour le Japon




Un studio de design néerlandais travaille actuellement sur un projet d’une roue géante dans le pays du soleil levant. Baptisée Nippon Moon, l’installation pourrait rivaliser avec le London Eye et la Singapore Flyer mais avec des fonctionnalités supplémentaires. En effet, elle propose de nouvelle expérience interactive aux visiteurs.

L’endroit où la Nippon Moon sera implantée reste encore inconnu mais il s’agit bien d’une roue d’observation agrémentée d’un réseau d’interfaces virtuelles. Ce qui permettra au public d’interagir avec l’environnement et de créer sa propre réalité augmentée. Elle est composée de 32 capsules dont chacune propose un thème différent. Grâce à une application mobile dédiée, les visiteurs sont en mesure d’introduire des sons et des animations en rapport avec le sujet choisi pour découvrir la réalité virtuelle. Ils pourront ainsi stimuler leur imagination à travers les parois vitrées de chaque capsule. L’application permet aussi de partager les images de l’expérience sur un site spécifique.

Le concept a été développé par UNStudio, en collaboration avec les designers de chez Experientia et les ingénieursd’Arup et de Mitsubishi Heavy Industries.






Par Anja François RANDRIAVANIAINA8 SEPTEMBRE 2013 12:00 - Source: Tom's Guide FR

lundi 26 août 2013

Internet of Everything : principal enjeu économique pour le secteur privé




Alors que l’Internet of Everything s’apprête à réaliser plus de 14 trillions de dollars sur l’ensemble de la décennie prochaine, quelles stratégies les entreprises doivent-elles adopter pour affronter à ce changement industriel ?

L’Internet of Everything (IoE) qui consiste à connecter les personnes, les processus, les données et les objets, représenterait un enjeu économique total de 14, 4 trillions de dollars sur 10 ans (de 2013 à 2022). C’est en effet ce qui révèle un nouveau rapport d’étude de Cisco, qui repose sur une enquête menée auprès de 7500 décideurs commerciaux et informatiques du secteur privé dans 12 pays du monde. Et même si plusieurs transitions technologiques sont pour l’instant toujours en cours afin de faire émerger l’IoE, telles que l’Internet des objets, le Cloud Computing ou encore le Big Data, il reste important que les dirigeants gardent à l’esprit l’ensemble des bénéfices qu’un tel changement va pouvoir engendrer sur leurs entreprises. Ainsi, Cisco a identifié 5 secteurs où l’application de l’IoE créera des valeurs substantielles au cours de la décennie prochaine.

5 secteurs à transformer et 2 opportunités à saisir

En premier lieu, elle permettra de réduire les dépenses et les coûts liés aux ventes des produits et aux chaînes d’approvisionnement en augmentant l’efficacité du système d’administration et en optimisant les capitaux d’entreprises. Ensuite, elle améliorera la productivité des employés et offrira aux consommateurs de nouvelles expériences. Enfin, l’IoE devrait accroître le retour sur investissement des innovations et réduire les délais de commercialisation des nouveaux produits. Parallèlement, l’étude montre qu’il existe essentiellement deux manières pour les entreprises de tirer profit de l’IoE : en connectant tout ce qui est jusqu’à présent non-connectés et en prenant les parts de marchés des entreprises concurrents, moins capables de se transformer et de capitaliser sur la transition vers le marché d’IoE.

L’état du marché mondial de l’IoE

L’enquête révèle par ailleurs que les entreprises des marchés développés tirent la plus grande partie du profit du marché de l’IoE pour l’instant, avec l’Allemagne arrivée en premier et le Japon en deuxième position. Ceci s’explique par le fait que beaucoup de sociétés des pays développés ont investi massivement dans l’informatique et possédé une vaste expérience dans l’implémentation de différents types de technologie, telles que l’automatisation industrielle, les capteurs analytiques, etc. Néanmoins les pays émergeants croient davantage en leur capacité à tirer parti de l’IoE. Sur une échelle de 1à 10, les dirigeants des entreprises implantés dans des pays émergeants ont donné un score moyen de 7,8 contre 6,7 pour ceux des pays développés. En guise de résumé, Cisco estime que si les technologies sont essentielles, ce sont pourtant les personnes et les processus qui font la différence.

Par Ruolin Yang 26 août 2013

lundi 5 août 2013

Tokyo : un impressionnant panorama à 360 degrés de 150 gigapixels


Le site de photographie 360Cities semble déterminé à capturer chaque grande ville du monde et nous offre aujourd’hui le deuxième plus grand panorama à 360 degrés au monde.

Avec 180 gigapixels, voici donc le deuxième panorama le plus grand au monde, et c’est la capitale du Japon, Tokyo qui s’offre à la vue de tous à 360 degrés.


Si sur le papier, le panorama offre moins de détails que le somptueux panorama de Londres et de ses 320 gigapixels, la réalisation n’en est pas moins étonnante de par la qualité de l’assemblage et des détails qu’elle propose.

Les clichés ont été réalisés par Jeffrey Martin depuis le sommet de la Tokyo Tower, cette tour orange et blanche qui reprend le concept de la Tour Eiffel dans des dimensions plus modestes.

Il aura fallu deux jours pendant le mois de septembre 2012 pour que le photographe réaliser 10 000 clichés à l’aide d’un Canon 7D Digital SLR équipé d’un objectif Canon 400-mm f5.6.

L’appareil était monté sur un trépied robotisé spécialement conçu pour la réalisation des panoramas à 360 degrés et il aura fallu changer 3 fois d’emplacement pour capturer l’ensemble de la scène proposée, ajoutant une difficulté supplémentaire lors de l’assemblage des clichés.

C’est une station de travail Celsius R920 mise à disposition par Fujitsu Technology Solutions qui a géré la correction et l’assemblage des photos. Malgré ses 192 GB de RAM et 12 cœurs processeur, la station aura mis 12 semaines à traiter l’image et quelques jours de plus à la convertir en panorama interactif.

L’image totale mesure 600 000 x 300 000 pixels, soit 100 mètres par 50 si on devait l’imprimer dans une résolution photo standard.



Le dimanche 04 Août 2013 à 16:10 par Mathieu M. 

http://www.generation-nt.com/tokyo-impressionnant-panorama-360-degres-150-gigapixels-actualite-1770002.html

mardi 18 juin 2013

Hakone: Japan's Amazing Open Air Museum




Close to both Tokyo and Mount Fuji the small town of Hakone holds something of a revelation. However, unless you are from Japan, you may well not have heard of it. The town plays host to a large open air museum where the works of many famous artists are held - outdoors. It is an attempt (and a successful one) to balance art and nature in harmony. The artworks, combined with the beautiful views of the surrounding mountains give the visitor an unforgettable experience.



Image Credit Flickr User psd

There are surprises around every corner at this unique museum, sights which will provoke thought and sometimes even laughter. This head on its side looks like some vast relic of a long vanished civilisation.


Image Credit Flickr User Or Hitch

Perhaps before you start to explore the massive grounds you should visit the extravagant stained glass tower which in the light of summer is like something from a fairy tale. You can climb to the top and check out the rest of the museum from here, so you can plan which pieces to visit next (but the choice can be bewildering).



Image Credit JeHu68

From the top of the staircase you can take a look at what else is on offer - below is just one of the angles to be surveyed from its dizzy heights. The breathtaking beauty of the surrounding countryside is a marvellous environment for these fluid sculptures. A far cry from a stuffy museum.



Image Credit Flickr User psd

The Japanese have a unique and sometimes impenetrable sense of humour (from the perspective of a Westerner). However, they do have a sense of fun which is easy to understand, even when it comes to art. The above is Shaun of the Dead, based on the famous zombie movie and created by its writer and star Simon Pegg and its director, Edgar Wright. The movie has cult status in Japan probably everywhere to tell the truth).



Image Credit Wikimedia

Among the more thought provoking pieces is Man and Pagasus by Carl Milles. Milles was perhaps better known for his fountains but the Swedish sculptor excelled himself with this hugely powerful piece showing man’s desire to tame nature.



Image Credit Wikimedia

Phillip King, who was once Henry Moore's assistant turned to Japan in the nineties and produced a series of innovative scultpures outside his normal style, one of which can be found in the garden (above).



Image Credit Flickr User psd


Image Credit Wikimedia

There are many original pieces in the environs – and if you are a fan of Henry Moore you will probably think you have died and gone to heaven. In the distance here you can see the stained glass tower featured further up this article.



Image Credit Flickr User Or Hiltch

As if all this is not enough, there is also a Picasso exhibition. As the bulk of his work represented here is ceramic it is shown indoors.




Image Credit Flicker User psa

There are plenty of mysteries to discover and explore at Hakone. But will they ever be solved? The park has so much to offer you may well end up feeling something like the person below.



Image Credit Flickr User Hilch

You may think this all looks marvellous, but what am I going to do with the kids? There are, unlike many museums, plenty of pieces of art to engage the kids. Typically for the Japanese, children are well catered for. The new pavilion especially made for children is a sight to behold whether or not you are ten years old (but from their smaller perspective it must seem like an adventure playground from the heavens).


Image Credit Flickr User h_okumura


Image Credit Flickr User h_ukumura

The castle of nets is meant for children – but on a quiet day you will find that the curators will turn a blind eye to adults having a swing or two.



Image Credit Flickr User Or Hiltch

In fact a number of the pieces seem to have that as their primary aim. An amazing four story maze bee hive is, for sure, something that not many children will be able to resist clambering around.



Image Credit Wikimedia

There is also a garden maze in which you can lose yourself or the kids.



Image Credit Wikimedia

Plus, any youthful fan of geometry will have a whale of a time there too.



Image Credit Flickr User jmuruwaski

As well as all of the above there are also numerous pieces by lesser known artists. You will need at least four hours to see the museum properly and in order to do this as far from the madding art lovers as possible, get there when it opens at nine in the morning.



Image Credit Flickr User Or Hiltch
First Image Credit Flickr User Bob Owen

Monday, June 17, 2013