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samedi 28 septembre 2013

Earthquake Births New Island off Pakistan

acquired September 26, 2013download large image (861 KB, JPEG, 2000x2000)
acquired April 17, 2013download large image (636 KB, JPEG, 2000x2000)

On September 24, 2013, a major strike-slip earthquake rattled western Pakistan, killing at least 350 people and leaving more than 100,000 homeless. The 7.7 magnitude quake struck the Baluchistan province of northwestern Pakistan. Amidst the destruction, a new island was created offshore in the Paddi Zirr (West Bay) near Gwadar, Pakistan.

On September 26, 2013, the Advanced Land Imager (ALI) on NASA’s Earth Observing-1 (EO-1) satellite captured the top image of that new island, which sits roughly one kilometer (0.6 miles) offshore. Likely a “mud volcano,” the island rose from the seafloor near Gwadar on September 24, shortly after the earthquake struck about 380 kilometers (230 miles) inland. The lower image, acquired by the Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite, shows the same area on April 17, 2013.

In the satellite images, lighter shades of green and tan in the water reveal shallow seafloor or suspended sediment. The water depth around the new island is roughly 15 to 20 meters, according to marine geologist Asif Inam of Pakistan’s National Institute of Oceanography. “The floor in that area is generally flat, but the gradient in this area changes quite abruptly,” Inam said. The top image from ALI is also clear enough to show the parallel ripples of waves marching toward the shore.

The aerial photograph below from the National Institute of Oceanography provides a close-up of the landform, estimated to stretch 75 to 90 meters (250 to 300 feet) across and standing 15 to 20 meters (60 to 70 feet) above the water line. The surface is a mixture of mud, fine sand, and solid rock. Click on the downloadable video below the image for a first-hand view.

acquired September 26, 2013download animation (84 MB, MPEG)

“The island is really just a big pile of mud from the seafloor that got pushed up,” said Bill Barnhart, a geologist at the U.S. Geological Survey who studies earthquakes in Pakistan and Iran. “This area of the world seems to see so many of these features because the geology is correct for their formation. You need a shallow, buried layer of pressurized gas—methane, carbon dioxide, or something else—and fluids. When that layer becomes disturbed by seismic waves (like an earthquake), the gases and fluids become buoyant and rush to the surface, bringing the rock and mud with them.”

Inam asserted that the underground pressure in this case came from expanding natural gas. “The main driving force for the emergence of islands in this part of the world is highly pressurized methane gas, or gas hydrate. On the new island, there is a continuous escape of the highly flammable methane gas through a number of vents.”

Several of these islands have appeared off the 700-kilometer-long Makran coast in the past century noted Eric Fielding, a tectonics scientist at NASA’s Jet Propulsion Laboratory. He explained that the Makran coast is where the Arabian tectonic plate is pushed northward and downward to go underneath the Eurasian continental plate. The thick layer of mud and rock on the Arabian Plate is scraped off and has formed the land in southwestern Pakistan, southeastern Iran, and the shallow underwater area offshore.

“The Makran coast is not very populated and any such event may easily go unnoticed, so satellite images are extremely important,” Inam said. “Mud volcanoes and islands are a natural hazard and threat to navigation.”

The life of this island is likely to be short. That underground pocket of gas will cool, compress, or escape over time, allowing the crust to collapse and settle back down. Waves, storms, and tidal action from the Arabian Sea will also wash away the loose sand, soft clay, and mud. Barnhart says such islands usually last a few months to a year before sinking back below the water line.

References and Related Reading

NASA Earth Observatory image by Jesse Allen and Robert Simmon, using EO-1 ALI data from the NASA EO-1 team. Photograph and video courtesy of the National Institute of Oceanography, Pakistan. Caption by Michael Carlowicz, with interpretation help from William Barnhart, U.S. Geological Survey, Asif Inam, National Institute of Oceanography, Pakistan, and Eric Fielding, NASA’s Jet Propulsion Laboratory.

Instrument: EO-1 - ALI

jeudi 19 septembre 2013

Japon : une nouvelle mission pour creuser la croûte terrestre afin de déterminer l'origine des tremblements de terre.

Une équipe de sismologues a entamé la semaine dernière une nouvelle mission de quatre mois pour creuser la croûte terrestre au large du Japon, afin de déterminer l'origine des tremblements de terre. Ces scientifiques ont appareillé à bord du Chikyu (le "Terre"), un navire de quelque 57.000 tonnes équipé d'une tour de forage de 121 mètres de haut capable de creuser jusqu'à 7.000 mètres sous le fond de la mer.

Parti du port de Shimizu (centre du Japon), ce bateau va les emmener à 80 km de la côte où l'équipe va reprendre un travail de forage entamé en 2007 et conduit régulièrement depuis sous l'océan Pacifique.

Les chercheurs vont creuser vers la faille Nankai ("la faille de la mer du sud"), là où la plaque de la mer des Philippines glisse sous la plaque eurasienne. L'intense activité géologique de cette zone pourrait entraîner à plus ou moins long terme un séisme potentiellement dévastateur, beaucoup plus puissant que celui de magnitude 9 du 11 mars 2011 intervenu à un millier de kilomètres au nord-est de cette région et qui avait entraîné un tsunami géant.

Le gouvernement japonais a dévoilé l'an passé un scénario catastrophe, selon lequel de méga-secousses au niveau de la faille Nankai doublées d'un tsunami pourrait tuer plus de 320.000 personnes au Japon.

C'est pour en savoir un peu plus sur les facteurs déclencheurs de ces mouvements que les scientifiques veulent creuser jusqu'à 3.600 mètres sous le fond de l'océan lors de cette mission. Ce travail doit préparer une nouvelle mission de forage l'an prochain au même endroit, au cours de laquelle ils espèrent sonder jusqu'à 5.200 mètres, là où les plaques se frottent.

"Ce serait la première fois qu'un forage atteindrait directement une zone sismique, là où une énergie considérable peut être générée, provoquant des mouvements de la croûte terrestre le long des failles en entraînant des tsunami", a expliqué Tamano Omata, chercheur à l'Agence japonaise des sciences et technologies marines et terrestres.

Les scientifiques veulent placer des capteurs dans la croûte terrestre, qui seront reliés à un système d'analyse situé sur la terre ferme.

"Nous voulons pouvoir étudier comment la croûte terrestre bouge dans les instants qui précèdent les tremblements de terre", de façon à mieux prévoir de futurs séismes, a ajouté M. Omata.

Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, le Japon subit environ 20% des séismes les plus puissants enregistrés chaque année sur la planète.

Source : Agence japonaise des sciences et technologies marines et terrestres

Publié le 18 septembre 2013

jeudi 25 juillet 2013

Quand la géothermie provoque des tremblements de terre

Une analyse des tremblements de terre autour de la région du champ géothermique de Salton Sea situé dans le sud de la Californie a montré une forte corrélation entre l'activité sismique et les opérations de production d'énergie géothermique, qui impliquent un pompage de fluides dans et hors du réservoir souterrain.

"Nous montrons que le taux de tremblement de terre dans la mer de Salton suit une combinaison du volume de fluide extrait du sol pour la production d'énergie et le volume d'eau injecté", a déclaré Emily Brodsky, géophysicienne à l'Université de Californie de Santa Cruz (UCSC), et auteure principale de l'étude.

"Les résultats montrent que nous pourrions être en mesure de prédire les tremblements de terre générés par les activités humaines. Pour ce faire, nous devons avoir une grande vision du système et considérer à la fois l'eau entrant et sortant de la terre", a ajouté E. Brodsky.

L'équipe qui a travaillé sur le projet, a étudié les sismographes des tremblements de terre dans la région de 1981 à 2012. Elle a comparé l'activité sismique avec des données de production de la centrale géothermique, y compris lors des phases d'injection et d'extraction de fluides.

Pendant la période d'exploitation géothermique - relativement faible - avant 1986, la fréquence de tremblements de terre était également faible dans la région. La sismicité s'est accrue alors que les opérations ont augmenté. Après 2001, à la fois les opérations géothermiques et de sismicité ont augmenté régulièrement.

Les chercheurs ont suivi l'évolution du pompage net au fil du temps par rapport à l'activité sismique. Ils ont développé une méthode statistique permettant de séparer les répliques, et de mesurer le "taux de base" des tremblements de terre dits primaires.

"Nous avons constaté une corrélation entre la sismicité et le pompage net", a expliqué E. Brodsky. "La corrélation s'est resserrée lorsque nous avons combiné toutes les informations que nous avions sur l'injection des fluides et de l'extraction nette. L'activité sismique est clairement pistée quand les changements s'opèrent sur le volume du liquide dans le sol."

[ Illustration article ]

La grande majorité des séismes induits sont de petites tailles, et la même chose est vraie des tremblements de terre en général. La question clé est de savoir si un plus grand tremblement de terre pourrait se produire dans la région. Le dernier séisme a ainsi atteint une magnitude 5,1 sur la période étudiée de 30 ans.

La proximité de la faille de San Andreas, est capable de déclencher des tremblements de terre extrêmement destructrices d'une magnitude 8, selon E. Brodsky : "L'emplacement du champ géothermique à l'extrémité sud de la faille de San Andreas reste préoccupante en raison de la possibilité de provoquer un tremblement de terre dommageable (...) il est difficile de tracer une ligne directe des effets du champ géothermique sur la faille de San Andreas, mais il semble plausible qu'ils puissent interagir".

Le champ géothermique de la mer de Salton est l'un des 4 champs géothermiques en exploitation dans la région.


Publié le 25/07/2013 à 08:30
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mardi 16 juillet 2013

Quand l'exploitation du gaz de schiste fait trembler la terre...

Selon une étude publiée dans la revue Science, les fracturations hydrauliques liées à l'exploitation des ressources naturelles pourraient provoquer des tremblements de terre.

Les séismes d’une magnitude de 2 ou moins, qui peuvent difficilement être ressentis, sont souvent produits par la fracturation hydraulique. Crédit Reuters










Un tremblement de terre survenu à des milliers de kilomètres peut provoquer pendant des mois une multitude de secousses de faible ampleur dans les zones où est utilisée la fracturation hydraulique, au risque de provoquer l'effondrement de bâtiments. Le tremblement de terre de Maule, au Chili en février 2010, d'une magnitude de 8,8, a déclenché 16 heures plus tard une secousse de magnitude 4,4 à Prague, dans l'Oklahoma, site d'exploitation du champ gazier de Wilzetta, conclut une nouvelle étude scientifique américaine. 

Publiée le 11 juillet dans la revue Science, l'article coécrit par des chercheurs des laboratoires sismiques de Columbia ravive le débat sur les dangers de la fracturation hydraulique, déjà utilisée de manière intensive aux Etats-Unis mais interdite en France. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a d'ailleurs réaffirmé cette interdiction le même jour, après les propos de son ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, suggérant la création d'une compagnie publique de prospection des gaz de schiste. 

Aux Etats-Unis, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) réalise actuellement une étude sur les effets de cette technique qui nécessite d'injecter dans le sol des quantités massives d'eau pour fracturer la roche en sous-sol et permettre au gaz de s'échapper. Il se trouve que, par la suite, une fois que le gaz ou le pétrole sont récoltés, les eaux usées sont réinjectées ou restent dans le sous-sol. D'après les chercheurs, ces eaux pourraient alors avoir un lien avec une augmentation de l'activité sismique. 

Les séismes provoqués par les opérations de fracturation sont susceptibles d'atteindre une magnitude proche de 5,0. A ce niveau de l'échelle de Richter mesurant l'intensité des secousses, des bâtiments de mauvaise qualité ou anciens peuvent être endommagés, voire s'écrouler. Les séismes d’une magnitude de 2 ou moins, qui peuvent difficilement être ressentis, sont souvent produits par la fracturation hydraulique, d’après le géologue William Ellsworth de l’US Geological Survey, un expert des séismes qui n’a pas été impliqué dans l’étude. 

L'auteur principal de l'étude, Nicholas van der Elst, de l'Université de Columbia, constate une nette hausse de l'activité sismique bien que "chaque cas individuel puisse être une coïncidence". Quand on commence à observer de façon systématique, "on peut dire avec plus de certitude qu'il y a réellement une relation de cause à effet", a t-il ajouté. Selon ce scientifique et ses collègues, on constate une nette augmentation de l'activité sismique au centre des États-Unis avec 300 séismes de magnitude 3 ou plus entre 2010 et 2012 contre seulement 21 par an en moyenne entre 1967 et 2000. Or, cette augmentation coïnciderait avec le développement de l'exploitation du gaz de schiste et la très critiquée fracturation hydraulique.

Publié le 16 juillet 2013