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dimanche 13 octobre 2013

La formation d'un cyclone

Météo catastrophique en Inde où le cyclone Phailin touche la côte est. 500.000 habitants ont été évacués. Notre infographie explique comment se forme un cyclone.

Damien Hypolite pour Sciences et Avenir

PLUIES TORRENTIELLES. Le violent cyclone Phailin a touché les côtes orientales de l'Inde samedi 12 octobre avec des pointes de vent de 200 km/h et des pluies torrentielles, un demi million de personnes ayant été évacuées en prévision de son passage.

Le cyclone a commencé à atteindre la ville côtière de Gopalpur, dans l'État de l'Orissa, peu après 21H00 locales (15H30 GMT) et devrait déferler sur une bande côtière de 150 km pendant les six prochaines heures, a annoncé le responsable des services météorologiques indiens.

"Le très violent cyclone Phailin a commencé à toucher la côte près de la ville de Gopalpur. La vitesse enregistrée du vent est de 200 km/h", a déclaré L.S. Rathore, son directeur général, au cours d'une conférence de presse. Il devrait rester classé dans la catégorie des "tempêtes cycloniques très violentes" pendant six heures avant de perdre de sa puissance, a-t-il ajouté.


Infographie de Damien Hypolite pour Sciences et Avenir


ÉVACUATIONS. Le vent pourrait souffler jusqu'à 240 km/h et ce cyclone pourrait être le plus fort à balayer cette région de l'Inde en 14 ans, avec une montée des eaux de trois mètres qui menace d'inoncer les terres côtières.

L'État d'Orissa et celui, voisin, de l'Andhra Pradesh étaient battus par des vents qui faisaient se coucher les arbres, plusieurs heures avant que le cyclone ne touche leurs côtes. La région menacée avait déjà été sinistrée en 1999 par un cyclone qui avait fait plus de 8.000 morts.

Quelque 550.000 personnes ont été évacuées avant l'arrivée du cyclone, dont 450.000 en Orissa et 100.000 dans l'Andra Pradesh, a dit le ministre de l'Intérieur, Sushilkumar Shinde. Les autorités du Bengale occidental, Etat voisin, ont indiqué que les hôtels de la côte avaient été évacués.

"Certains ne veulent pas partir et résistent. Mais des responsables leur parlent et les font partir", a dit le ministre de l'Intérieur.

Ces personnes, entassées dans des bus et des rickshaws, ont quitté leur logement avec leurs biens dans un flot continu jusqu'aux abris d'urgence. Il s'agit pour l'Inde d'un des plus importants mouvements de population jamais organisé, selon le responsable.

À Gopalpur, sur la côte, femmes et enfants ont été les premiers mis à l'abri dans des écoles, abris d'urgence et des édifices publics où leur étaient servis des repas.

Quelque 300 équipes de médecins de l'armée, d'ingénieurs, de sauveteurs ont été déployées dans les zones les plus à risque de l'Etat de l'Orissa.

Les habitations menacées

Un journaliste de l'AFP, arrivé par le dernier vol avant la fermeture de l'aéroport de Bhubaneswar, capitale de l'Orissa, a relaté que le pilote avait dû s'y reprendre à deux fois avant d'atterrir en raison du vent fort et des pluies torrentielles.

"Tout le monde a des difficultés donc j'ai gardé mon magasin ouvert", a dit Susil Kumar Singh, l'un des rares commerçants à garder ouvert son commerce dans la ville.

"Je redoute ce Phailin. C'est comme si arrivait la fin du monde", a dit à l'AFP un étudiant, Apurva Abhijeeta, installé à Puri, à 70km de la capitale de l'Etat.

Dans les deux États pauvres menacés par la tempête, nombre d'habitants sont logés dans des baraquements précaires.

"De gros objets sont susceptibles de s'envoler" en raison du vent, avait prévenu dès vendredi le directeur général des services météorologiques.

Les cultures, dans cette région très dépendante de l'agriculture, pourraient être dévastées, a-t-il prévenu.

Le gouvernement de l'Orissa, peuplé de 40 millions de personnes, a fixé un objectif de "zéro victime" et de 100% d'évacuation des populations des zones les plus à risque.

Nombre de magasins étaient à court de réserves en raison d'achats de précaution.

En 1999, la vitesse des vents accompagnant le cyclone était encore plus élevée.

L'Inde et le Bangladesh sont régulièrement frappés entre avril et novembre par les cyclones qui se développent dans le golfe du Bengale.

En 1970, un cyclone avait tué des centaines de milliers de personnes au Bangladesh.

Publié le 12-10-2013 à 19h23 - Mis à jour à 19h31

Par Damien Hypolite
Sciences et Avenir

dimanche 15 septembre 2013

NASA sends drones to track hurricanes' secrets

A pair of converted military drones are the US space agency's newest tools for tracking hurricanes and tropical storms, with the aim of improving forecasters' ability to predict them.

Originally built for military reconnaissance missions around the world, they are the size of large commercial jets and are flown remotely from a NASA base on the Virginia coast.

The drones are capable of flying for 30 hours at an altitude of 21,000 meters (69,000 feet), or twice the height of a passenger plane.

They can also cover large swaths of the Pacific and Atlantic Oceans in a single mission, according to Chris Naftel, head of the drone project at NASA's Dryden center in California, the secondary drone base.

The two Global Hawks began operating as NASA drones in 2012, as part of a project that will last for three years. The drones operate in most active months—August and September—of the Atlantic hurricane season, which goes from June to the end of November.

"It opens a window into a storm we did not have before," said Scott Braun, a research meteorologist on the project called HS3, short for the Hurricane and Severe Storm Sentinel.

"Before we had short snap shots of individual storms at various times," he told AFP.

Until now, the old stand-bys for monitoring storms have been piloted weather planes and satellites, he said.

"By being able to view a storm continuously over a 20 hour period, you have a longer window to capture it," he added.

"This experiment will allow a better understanding of the processes that govern the intensification in the formation of storms."

Even though scientists have been able to make great leaps in projecting the paths of hurricanes in recent years, their ability to predict the power and severity of storms has improved very little.

Better forecasts would help authorities more swiftly make life and death decisions, like whether and when to evacuate people in the storm's path.

According to NASA, nearly 100 million Americans live within 80 kilometers (50 miles) of a coast and are therefore at risk of being in the path of a hurricane.

The drones have two chief scientific missions: to determine the role of thunderstorms and rain in the intensification of storms, and to study the influence of the Saharan Air Layer, in the intensity of tropical cyclones.

This very dry and dusty air mass forms over the Sahara desert and moves into the tropical Atlantic from the end of springtime until the beginning of autumn.

Scientists are divided about the air mass's impact on the intensity of tropical cyclones. Some think that the dry air could weaken a storm by blocking the upward motion of air and wind, while others suggest that the phenomenon makes storms more potent.

NASA along with the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) are partners in the 30 million dollar program, and they hope that the information collected during three hurricane seasons in the Atlantic will provide some answers.

Each of the planes is equipped with different instruments, including a laser for studying the structure of the clouds, a microwave system to probe the heart of hurricanes, GPS systems and radar. The drones' precision instruments measure temperature, humidity and atmospheric pressure several times per second.

"We are really interested in trying to get measurements as close as we can to the surface of the ocean," said NOAA scientist Gary Wick.

The data are transmitted to the drone, which sends them via satellite to the control tower at Wallops then to the National Hurricane Center in Miami, Florida where they can be redistributed to weather forecasters across the country in near real-time.

1 hour ago by Jean-Louis Santini

© 2013 AFP

http://phys.org/news/2013-09-nasa-drones-track-hurricanes-secrets.html

samedi 22 juin 2013

Les futurs satellites météorologiques d'Eumetsat

Futura-Sciences a interviewé Alain Ratier, le directeur général d’Eumetsat (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites). Il nous explique pourquoi les satellites vont continuer à faire progresser les prévisions météorologiques, et décrypte les innovations des futures générations Meteosat et Metop.

Premiers clichés obtenus par le troisième satellite de seconde génération Meteosat, lancé en juillet
2012 par un lanceur Ariane 5. Construits en France par Thales Alenia Space, à la tête d'un
consortium de plus de 50 sous-traitants basés dans 13 pays d’Europe, les satellites Meteosat sont exploités par Eumetsat, et font partie du système mondial d'observation de l'atmosphère terrestre,
mis en place par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). © Eumetsat

Aujourd’hui, les prévisions météorologiques ont besoin de deux types de satellites. Ainsi, en Europe,Eumetsat exploite à la fois les satellites géostationnaires Meteosat et les Metop en orbite polaire, les deux étant complémentaires.

Les satellites en orbite géostationnaire, placés à 36.000 km d’altitude au-dessus de l’équateur, appuient la prévision immédiate avec une prédiction de quelques heures « essentielle pour prévenir les phénomènes météorologiques dangereux à développement rapide », d’après Alain Ratier. Pour les prévisions à plus longue échéance, de 1 à 12 jours, il faut des mesures globales, ce qui est possible grâce aux satellites polaires. Depuis l’orbite polaire, à environ 840 km d’altitude, les satellites peuvent exploiter une plus large panoplie d’instruments. Par exemple, les satellites Metop embarquent un radar diffusiomètre « pour la mesure du vent à la surface de l’océan et de l’humidité des sols, et des instruments micro-ondes capables de sonder le profil vertical de température et d’humidité, même à travers les nuages ». Ces mesures sont impossibles depuis l’orbite géostationnaire, car elles exigeraient des antennes de trop grande taille ou des puissances radar inaccessibles. Ainsi, les satellites en orbite polaire fournissent une observation de la Terre « globale, plus riche et plus précise que les satellites géostationnaires, mais moins fréquente ». Ils constituent aujourd’hui la première source d’observation pour les modèles numériques de prévisions météorologiques.

Quant à la qualité des prévisions, elle progresse grâce aux nouvelles observations et aux avancées scientifiques des techniques de prévision, notamment des modèles de prévision numérique. Ces évolutions sont réalisées « sur la durée, en s’appuyant sur la continuité sans faille des observations des satellites météorologiques opérationnels ».

Suivi du cyclone Giovanna, quelques jours avant qu'il ne touche
l'île de Madagascar en février 2012. © Eumetsat

Des prévisions météo de plus en plus précises

Cela dit, il y aura toujours des situations météorologiques plus ou moins faciles à prévoir mais, « ce qu’il faut retenir, c’est qu’aujourd’hui, les prévisions à 5 jours ont en moyenne la qualité des prévisions à 3 jours d’il y a 20 ans ». Depuis dix ans, les progrès des satellites météorologiques sont considérables, et leurs observations permettent maintenant de préciser l’état initial de l’atmosphère, à partir duquel les prévisions sont réalisées. Dans le cas de l’ouragan Sandy, qui a touché la ville de New York en octobre dernier en pleine élection américaine, « le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme avait prévu son parcours cinq jours à l’avance, et il a démontré que cela n’aurait pas été possible sans les observations de nos satellites Metop ! »

Évidemment, concernant les prévisions à plus court terme, de 6 h à 24 h, « il s’agit moins d'étendre l’échéance de la prévision que de la rendre plus précise ». Le rôle des observations est alors d’améliorer l’état initial pour réduire l’erreur de prévision. Pour la prévision à 24 h, une étude récente du Met Office britannique a montré que les observations du satellite Metop, à elles seules, contribuent pour 25 % à la réduction des erreurs de prévision obtenues. Et ce, grâce au traitement de l’ensemble des observations disponibles en temps réel par les modèles de prévision numérique. « Si l’on prend en compte toutes les données des satellites, on arrive à 64 % de réduction des erreurs, ce qui montre bien qu’on ne peut pas faire de bonnes prévisions à 24 h sans satellites ! »

Les futures générations de satellites Meteosat et Metop

Pour garantir la continuité et l’amélioration des observations à l’horizon 2020, Eumetsat et l’Agence spatiale européenne (Esa) préparent la troisième génération de satellites Meteosat, et la deuxième de Metop du système polaire d’Eumetsat (Eumetsat Polar System, ou EPS).

Avec la troisième génération de satellites Meteosat (MTG), « le concept technique évolue fortement par rapport aux deux générations précédentes ». Le programme comprend six satellites, quatre imageurs (MTG-I) et deux sondeurs (MTG-S), « tous stabilisés trois axes avec une grande précision de pointage, et non plus par rotation comme les précédents. Les instruments embarqués sur MTG seront donc en permanence pointés vers la Terre ». Ce mode de stabilisation est indispensable pour satisfaire les besoins futurs, « qui exigent des temps de pause plus importants pour améliorer le rapport signal sur bruit, ainsi que des gains en résolution spatiale et en fréquence de prise de vue ». Avec cette troisième génération, dont les premiers lancements sont prévus dès 2018, Eumetsat a pour objectif de garantir « la continuité des données jusqu’en 2038, et d’améliorer les prévisions immédiates et à très courte échéance des événements dangereux susceptibles de se produire en quelques heures ».

Dans l'usine cannoise de Thales Alenia Space, construction
du quatrième satellite de Meteosat de seconde génération
(octobre 2012), dont lancement est prévu en 2014.
© Remy Decourt, Futura-Sciences

Observer l’activité électrique grâce aux satellites imageurs MTG-I

Concrètement, les satellites imageurs MTG-I, qui assureront la continuité de la mission d’imagerie des actuels Meteosat de seconde génération, fourniront des images plus fréquentes : toutes les 10 mn du disque terrestre vu depuis 0° degré de longitude (contre 15 mn aujourd’hui), et toutes les 2 min 30 pour l’Europe et l’Afrique du Nord (au lieu de 5 min actuellement). La résolution spatiale sera doublée, passant à 2 km dans l’infrarouge et à un km dans le visible pour l’imagerie du disque terrestre, et allant jusqu’à 500 m pour les images à fréquence de 2 min 30.

En outre, un nouvel instrument fait son apparition sur ces satellites MTG-I. Il s’agit d’un imageur d’éclairs qui observera l’activité électrique sur 80 % de la surface terrestre. Données importantes pour la prévision immédiate des événements météorologiques dangereux, comme les orages. « L’évolution des orages pourra être mieux caractérisée en croisant l’évolution de la température de sommet desnuages, observée dans l’infrarouge, et la fréquence d’observation d’éclairs ». Ceci sera par exemple utilisé dans l’aviation, pour éviter les zones dangereuses dans les aires tropicales.

La nouveauté : des satellites sondeurs MTG-S en orbite géostationnaire

Mais la grande nouveauté, ce sont les satellites sondeurs MTG-S qui apparaîtront en 2020. « C’est une première mondiale, une réelle révolution. » Dans le monde, seuls les Chinois ont un projet similaire. Les Américains, pourtant à la pointe dans le domaine de la météorologie opérationnelle, ont abandonné le projet en raison de sa complexité et de problèmes de financement.

« Avec ces satellites, on va mettre sur l’orbite géostationnaire une classe d’instruments de sondage qui aujourd’hui ne vole que sur des orbites basses ». Concrètement, sont prévus deux sondeurs, l’un dans l’infrarouge, et l’autre dans l’ultraviolet et le visible. Le premier, baptisé IRS (Infra-red Sounder), s’apparentera à un satellite Iasi (pour interféromètre atmosphérique de sondage infrarouge) avec autant de canaux, mais il disposera d’un échantillonnage spatial précis de quatre kilomètres.« L’avantage et l’objectif est d’obtenir sur l’Europe, grâce à l’orbite géostationnaire, des sondages toutes les 30 mn et non plus toutes les 6 à 12 h comme c’est le cas aujourd’hui avec les satellites polaires Metop ». La fréquence élevée de ces futurs profils verticaux de températures et d’humidité« est une avancée significative pour les prévisions météorologiques à courte échéance, car elle permettra d’alimenter plus souvent les futurs modèles régionaux de prévision à très haute résolution ».

La mission de sondage dans l’ultraviolet et le visible sera réalisée par l’instrument Sentinelle-4 de Copernicus, dédié à la mesure de la composition chimique de l’atmosphère pour la surveillance et la prévision de la qualité de l’air. La synergie d’IRS et de Sentinelle-4 sera un atout exceptionnel pour l’observation d’un plus grand nombre de composants chimiques à travers leurs signatures dans l’UV et l’infrarouge thermique.

Lancement du satellite Metop-B par un Soyouz de Starsem
le 17 septembre 2012, depuis le cosmodrome de Baïkonour. © Eumetsat

Un nouveau bond en avant pour l’orbite polaire

Aujourd’hui, deux des trois satellites Metop de première génération sont en orbite. Le troisième, Metop-C devrait être lancé en 2018. À l’horizon 2020, la deuxième génération devrait prendre le relais pour garantir la continuité des données jusqu’en 2040. Comme MTG, cette nouvelle génération sera constituée de deux satellites, Metop-SG A et Metop-SG B, qui seront exploités simultanément sur la même orbite (du matin) que les actuels Metop.

Certains de leurs instruments seront une amélioration de ceux existants. Ainsi Iasi-NG donnera « des mesures deux fois plus précises et une résolution spectrale doublée, de façon à avoir plus de bandes spectrales pour accéder à la chimie atmosphérique ». Le diffusiomètre SCA permettra de mesurer les très forts vents à la surface de l’océan, « avec une résolution spatiale deux fois plus précise par rapport à l’instrument Ascat de Metop ». L’imageur MetImage sera beaucoup plus performant que l’AVHRR américain embarqué sur Metop, et il sera complété par un polarimètre imageur 3MI pour l’observation des aérosols, conçu comme une suite opérationnelle aux instruments de recherche Polder et Parasol. Enfin, le sondeur Sentinelle-5 de Copernicus, opérant de l’UV au proche infrarouge, marquera des progrès déterminants par rapport à Gome-2 en chimie atmosphérique, avec une synergie remarquable avec Iasi-NG.

Quant aux nouveaux instruments, on compte un imageur hyperfréquence pour la mesure des précipitations, capacité que l’on n’a pas sur les Metop actuels, et un imageur de nuages de glace (ICI pour Ice Cloud Imager), « capable de détecter la glace présente dans les nuages, dont les cirrus, qui jouent un rôle considérable dans l’effet de serre additionnel ». Les chercheurs attendent beaucoup de cet instrument, en raison de la difficulté d’estimer aujourd’hui la quantité de glace nuageuse qui varie d’un rapport 10. L’enjeu de ces nouveaux instruments est l’amélioration de la prévision météorologique, de la qualité de l’air, et la surveillance à long terme de nombreux paramètres essentiels pour l’étude du changement climatique.

Le 21/06/2013 à 09:27 - Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

futura-sciences

lundi 14 mai 2012

EU physicists use 20 new satellites to forecast space weather

May 14, 2012

Photo: Yngve Vogt                   Enlarge          
The northern lights interfere with radio communications, GPS navigation and satellite communications. Researchers are now going to launch 20 satellites containing world class instruments from the University of Oslo to find out why.

Satellites are becoming increasingly important in communications and navigation. This makes us more vulnerable to the northern lights, especially within offshore and aviation. In a worst case scenario an aircraft can lose contact with its surroundings. Oil tankers can struggle with precise navigation.

In order to more precisely predict when radio communications and navigation will fail, researchers require more information about what happens when violent solar winds hit the Earth and produce the northern lights.

The solar winds consist of charged particles and produce powerful turbulence in theionosphere, which consists of plasma clouds with electrical particles at an altitude of 80 to 500 km. The turbulence interferes with radio signals. Sometimes they are reflected wrongly. On other occasions the signals are blocked altogether.

"In the northern regions GPS satellites lie low in the sky. This means the signals have to pass through the ionosphere. This reinforces the navigation problems," says professor Jøran Moen of the Department of Physics at University of Oslo (UiO), Norway.

Universities around the world are now working together to understand what is happening at a micro-level in the plasma clouds. When they have found the answers, the space experts will be able to forecast space weather, just like meteorologists forecast the Earth's weather every day.

UiO has developed very small instruments that can measure micro-structures and turbulence in the plasma clouds. The instrument consists of four needles that can be mounted on satellites about the size of a milk carton. No one else has managed this.

Unfortunately, a single satellite is not enough. It takes just over an hour and a half to orbit the Earth. This is far too long. The phenomena researchers are looking for often disappear after just an hour. Therefore, it is impossible to use a single satellite to study the changes over such a short time. The researchers need a lot of satellites, which will be spread around the Earth like pearls on a strong.

In 2013 the universities will work together to launch 50 small satellites into a polar orbit at an altitude of 320 km above the Earth. This will allow the satellites to pass each geographical point at intervals of just a few minutes, both above the polar regions and the equator.

The satellites will lose speed due to air resistance and their Earth orbits will continuously degrade.

This will provide the researchers with an opportunity to study all layers of the ionosphere. The calculated service life is three to eight weeks, depending on solar activity, before the satellites fall into the atmosphere and burn up.

The satellites are designed to be so small that they can all be launched on the same rocket. This is economical.

"20 of the satellites will concentrate on altitudes between 320 to 160 km. These satellites will be filled with our measuring instruments from UiO. This is the first fully Norwegian, scientific instrument in a satellite in history. That's fun!" says research fellow Tore André Bekkeng of the STAR Project at UiO.

Bekkeng developed the electronics, produced the super fast algorithms, and made everything as compact as possible to save as much power as possible. He is now looking for the most suitable materials with which to clad the super thin antennae that will measure electron density.

Both the ESA and NASA have shown great interest in UiO's instrumentation. NASA is also going to use the UiO invention in a rocket launch in Alaska in the spring.

Provided by University of Oslo (news : web)

http://phys.org/news/2012-05-eu-physicists-satellites-space-weather.html

mardi 27 mars 2012

2011 se classe 11ème


L'année climatique 2011 vue par l'Organisation Météorologique Mondiale.




Selon le dernier rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale, 2011 se classe 11ème dans le classement des années les plus chaudes à la surface de la Terre et des océans depuis les premiers relevés en 1850.

Le blogue Sciences2 de Libération en fait état le 27 mars en reprenant également d’anciens articles publiés sur le blogue.

L’OMM note également que les années à Niña, ce phénomène se déroulant dans l’océan Pacifique est qui a pour effet de temporairement refroidir la température moyenne à la surface du globe, ne suffisent pas à infléchir la tendance lourde de réchauffement global dû aux activités humaines.

Tous les ans, L’OMM publie l’état du climat sur notre planète. Le document PDF est disponible ici.

samedi 27 août 2011

Des chercheurs français mettent en lumière un des moteurs du phénomène El Nino


Une équipe regroupant des chercheurs de l'IRD (Institut de recherche pour le développement), de Météo-France et du Legos (Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale) viennent de mettre en évidence un des moteurs d'El Niño, considéré comme le phénomène météorologique et océanographique ayant la plus grande influence sur le climat planétaire. Et qui permettra de mieux le prévoir.

El Niño, «l'Enfant-Jésus», identifié à l'origine par des pêcheurs péruviens et chiliens pour cause de mauvaise pêche, se traduit par des températures anormalement élevées dans le Pacifique central le long de l'équateur : il influe fortement sur les routes des cyclones tropicaux et agit sur les précipitations comme sur les sécheresses un peu partout dans le monde.

Publiés dans la revue japonaise «Scientific Letters of the Atmosphere», les travaux des chercheurs français permettent donc de mieux comprendre comment se déclenche cette anomalie climatique sur la base de deux éléments : la salinité et la couleur de l'eau. «El Niño prend naissance lorsque se déplace l'immense réservoir d'eau chaude situé dans le Pacifique tropical ouest et qui a été baptisé “warm pool”», expliquent les chercheurs. «Il s'agit d'une masse d'eau moins salée que le reste de l'océan car recevant beaucoup de pluie. Elle est de la taille de l'Europe occidentale et elle avance comme une grosse lentille poussée par les vents», précise Christophe Maes, chercheur de l'IRD au Legos. Cette warm pool repose en quelque sorte sur une couche d'eau à quelques dizaines de mètres de profondeur qui, du fait de sa forte concentration en sel, empêche que les masses d'eau se mélangent «et limite ainsi les échanges de chaleur entre les différentes couches océaniques» , précise l'étude. Cette «barrière de sel» joue donc un rôle important dans le déclenchement du phénomène El Niño .

La dérive de cette warm pool est relativement complexe à suivre sachant qu'elle peut se déplacer sur quelque 5 000 kilomètres. Or, la deuxième démonstration des chercheurs est qu'elle peut être détectée par satellite du simple fait de la différence de couleur entre les masses d'eau. À cause de la chaleur de l'eau, «la warm pool contient très peu de chlorophylle», commente Joël Sudre, ingénieur chercheur au Legos. «Les eaux adjacentes sont plus vertes que celles du réservoir du fait d'une forte concentration des eaux de surface en chlorophylle», confirme l'étude.

Aujourd'hui, les chercheurs savent anticiper El Niño de six mois à un an à l'avance. Des connaissances de plus en plus précieuses pour tenter de prévenir les conséquences de ce type d'événement climatique.

Source : IRD

Vendredi, 26 Août 2011 15:30

http://www.catnat.net/gestion-des-risques/gestion-risques-monde/connaissances-des-risques/12830-des-chercheurs-francais-mettent-en-lumiere-un-des-moteurs-du-phenomene-el-nino

NASA Photo of Earth Captures Hurricane Irene from Space




As Hurricane Irene bears down on the East Coast, NASA has published a satellite photograph of Earth to its Flickr stream in which the storm is clearly visible. The storm has a diameter of 510 miles — roughly 1/3 the length of the East Coast — so it could probably be seen very clearly from someone standing on the moon. President Obama is warning Americans that the hurricane could be of “historic proportions”.

Full Disk Image of Earth Captured August 26, 2011 (via Mashable)

Michael Zhang · Aug 26, 2011

http://www.petapixel.com/2011/08/26/nasa-photograph-of-earth-captures-hurricane-irene-from-space/

vendredi 19 août 2011

At NASA, first steps toward space weather prediction

NASA scientists for the first time can track the effects of a solar storm on Earth, offering new advancements in our ability to predict space weather and how it will impact our satellites, emergency systems, power grid, air traffic control equipment, and more.

New observations from NASA's Solar Terrestrial Relations Observatory, or STEREO, spacecraft have allowed researchers to observe the sun throwing off immense clouds of material, see how the material interacts with solar wind, and monitor the result as it hurtles toward Earth's magnetosphere.

The result: a first-ever view, end-to-end and in three dimensions, of the impact of a solar storm on Earth.

"With stereoscopic telescopes, we are actually witnessing the solar wind and solar storm blowing all the way from sun to Earth," said Madhulika Guhathakurta, STEREO program scientist, during a press conference at NASA headquarters in Washington, D.C., today.






STEREO is part of NASA's Solar Terrestrial Probes Program in the agency's Science Mission Directorate in Washington. Its mission is to understand the fundamental physical processes of the space environment from the sun to Earth and other planets.

For 40 years or more, scientists have understood that the sun throws vast clouds of material toward Earth that impact our weather. It's called a coronal mass ejection, or CME, and it's a 50 million-mile-high wall of plasma that eventually envelops the Earth, said Craig DeForest, staff scientist at the Southwest Research Institute in Boulder, Colo.

In the 1970s and 1980s, researchers for the first time imaged the inner heliosphere, the section of that "bubble" of material closest to the sun. But the resolution was poor and that work still omitted more distant regions of the bubble, said David Webb, a research physicist at the Institute for Scientific Research at Boston College.

The problem: a lot of activity occurs in that space. Some storms are deflected by solar winds. Some slow down because of them. Some speed up. The structure of some storms can even be distorted. Without a way to watch the chain of events unfold, scientists were forced to wait until they impacted Earth and wreaked havoc--or not.

"We've been unable to connect the very detailed structures affecting Earth all the way back to the solar structures" that started them, DeForest said.

Now we can. DeForest said that once the data was collected from the STEREO spacecraft, the last step of the physics research was "an extraordinary difficult extraction problem" in which new algorithms were developed to separate in researchers' images the expanding cloud from the starfield it's superimposed upon.

"By the time the cloud reaches Venus, it's 10 billion times fainter than the surface of the moon," DeForest said. "It's a tremendous achievement to separate the two signals."

The new imaging technology has allowed forecasters to better predict how a CME affects satellites and other communications technology here, said Alysha Reinard, a research scientist for National Oceanic and Atmospheric Administration and the University of Colorado, Boulder.

"It's like trying to understand how a hurricane is moving across the ocean by just having a couple buoys measuring wind speed," she said. "Now we can actually see the CME moving across the sky."

That's important because the magnetic interference that a CME brings can cause a geomagnetic storm that could impact our electronics, from widespread electricity blackouts, communication systems interruptions, and even wonky GPS coordinates.

"When [a CME arrives] is important, but whether it will actually cause problems is also important," Reinard explained. "It has to do with magnetic fields. Earth's magnetosphere has a direction; CMEs do too. If CME has northward field, it's more likely to bounce off the magnetosphere. If it's a CME with southward field, as the CME gets to Earth it's actually pulling apart that field."

Until now, scientists have been able to measure the arrival of a CME within 12 to 24 hours. The STEREO spacecraft have closed that window to eight hours, and "we can do better than that" thanks to the new data, Reinard said.

"This has the potential to be pretty groundbreaking," she said.

Combine that with work by Stanford University researchers to investigate the interior of the sun to try to predict the emergence of sunspots, and you've got both ends of the same connected systems, DeForest said.

"It really is the beginning of space forecasting," he said. "For the first time, you're seeing a complete predictive system emerging from the science."


This story was originally published on SmartPlanet.


By: Andrew Nusca August 18, 2011 2:45 PM

Read more: http://news.cnet.com/8301-11386_3-20094308-76/at-nasa-first-steps-toward-space-weather-prediction/#ixzz1VS4To6KZ

jeudi 18 août 2011

Google Maps adds current weather conditions for those who hate being rained on (video)

 
 
Here's a nice little addition to Google Maps -- current weather conditions. The feature is live now on the site, accessible by clicking the weather layer on the upper right hand corner of a map. Selecting the feature will overlay conditions culled from Weather.com, anywhere in the world. The results include the temperature and icons for the sun, rain, clouds and the moon, when that part of the world goes dark. Also new is cloud coverage from the US Naval Research Lab. Video of new feature after the break for those who like piña coladas but can't stand getting caught in the rain.



The Official Google Blog

By Brian Heater

posted Aug 18th 2011 12:54PM

http://www.engadget.com/2011/08/18/google-maps-adds-current-weather-conditions-for-those-who-hate-b/