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dimanche 15 septembre 2013

NASA sends drones to track hurricanes' secrets

A pair of converted military drones are the US space agency's newest tools for tracking hurricanes and tropical storms, with the aim of improving forecasters' ability to predict them.

Originally built for military reconnaissance missions around the world, they are the size of large commercial jets and are flown remotely from a NASA base on the Virginia coast.

The drones are capable of flying for 30 hours at an altitude of 21,000 meters (69,000 feet), or twice the height of a passenger plane.

They can also cover large swaths of the Pacific and Atlantic Oceans in a single mission, according to Chris Naftel, head of the drone project at NASA's Dryden center in California, the secondary drone base.

The two Global Hawks began operating as NASA drones in 2012, as part of a project that will last for three years. The drones operate in most active months—August and September—of the Atlantic hurricane season, which goes from June to the end of November.

"It opens a window into a storm we did not have before," said Scott Braun, a research meteorologist on the project called HS3, short for the Hurricane and Severe Storm Sentinel.

"Before we had short snap shots of individual storms at various times," he told AFP.

Until now, the old stand-bys for monitoring storms have been piloted weather planes and satellites, he said.

"By being able to view a storm continuously over a 20 hour period, you have a longer window to capture it," he added.

"This experiment will allow a better understanding of the processes that govern the intensification in the formation of storms."

Even though scientists have been able to make great leaps in projecting the paths of hurricanes in recent years, their ability to predict the power and severity of storms has improved very little.

Better forecasts would help authorities more swiftly make life and death decisions, like whether and when to evacuate people in the storm's path.

According to NASA, nearly 100 million Americans live within 80 kilometers (50 miles) of a coast and are therefore at risk of being in the path of a hurricane.

The drones have two chief scientific missions: to determine the role of thunderstorms and rain in the intensification of storms, and to study the influence of the Saharan Air Layer, in the intensity of tropical cyclones.

This very dry and dusty air mass forms over the Sahara desert and moves into the tropical Atlantic from the end of springtime until the beginning of autumn.

Scientists are divided about the air mass's impact on the intensity of tropical cyclones. Some think that the dry air could weaken a storm by blocking the upward motion of air and wind, while others suggest that the phenomenon makes storms more potent.

NASA along with the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) are partners in the 30 million dollar program, and they hope that the information collected during three hurricane seasons in the Atlantic will provide some answers.

Each of the planes is equipped with different instruments, including a laser for studying the structure of the clouds, a microwave system to probe the heart of hurricanes, GPS systems and radar. The drones' precision instruments measure temperature, humidity and atmospheric pressure several times per second.

"We are really interested in trying to get measurements as close as we can to the surface of the ocean," said NOAA scientist Gary Wick.

The data are transmitted to the drone, which sends them via satellite to the control tower at Wallops then to the National Hurricane Center in Miami, Florida where they can be redistributed to weather forecasters across the country in near real-time.

1 hour ago by Jean-Louis Santini

© 2013 AFP

http://phys.org/news/2013-09-nasa-drones-track-hurricanes-secrets.html

samedi 12 mai 2012

Google et la NSA : des liens très secrets...

samedi 12 mai 2012 à 10h18

L'agence de renseignement ultra-secrète américaine NSA n'a pas l'obligation de révéler la nature de ses liens avec Google, conclus pour protéger la firme californienne de cyberattaques, a confirmé vendredi la justice américaine.

© Reuters
La cour d'appel de Washington a jugé que les statuts spéciaux de l'Agence de sécurité nationale (NSA) lui permettaient de garder secret tout arrangement avec le géant de l'internet.

"Toute information se rapportant à la relation entre Google et la NSA révélerait des informations protégées sur la NSA", a tranché la juge Janice Rogers Brown.

Cette décision répond à une requête d'une association qui défend la confidentialité des données privées sur internet. Le Centre d'information sur les données privées électroniques (EPIC) souhaitait que les accords entre Google et la NSA soient rendus publics, au nom du droit des citoyens de savoir s'ils sont surveillés.

Cette requête faisait suite à une série d'attaques informatiques dirigées contre des militants des droits de l'homme en Chine en janvier 2010. Ces militants avaient subi des attaques contre leur compte Gmail, la fonction courrier électronique de Google.

Le géant de Mountain View, pour protéger ses usagers, avait alors eu recours aux services de la NSA, selon le Washington Post et le Wall Street Journal. L'alliance des deux entités a pour but de repérer les faiblesses de Google face aux pirates et d'évaluer leur degré de sophistication, pour déterminer si les défenses mises en place sont adéquates.

Mais les défenseurs du respect de la vie privée craignent que cette union secrète expose les internautes à des violations de leurs données personnelles.

LeVif.be, avec Belga

lundi 10 octobre 2011

Confidentialité et secret - Notions en voie d'extinction dans l'ère numérique

MONACO - Perdues, volées, ou délibérément exposées sur les réseaux sociaux: les données confidentielles et la notion de secret, industriel ou stratégique, sont mises à mal par les nouveaux usages numériques, constatent des experts de la sécurité.

Des grands groupes mondiaux aux petites entreprises en passant par les administrations sensibles, personne n'est à l'abri d'une cybercriminalité qui frappe sans relâche, à des fins lucratives ou d'espionnage, industriel et d'État.

En France, le ministère des Finances et le groupe industriel Areva sont les dernières victimes connues. Mais l'année 2011 a surtout été marquée par la gigantesque attaque menée contre Sony, fleuron nippon de l'électronique, qui s'est fait voler des informations concernant quelque 100 millions de ses abonnés.

«Avec le papier, c'était plus simple, on enfermait tout dans des coffres. L'informatique et le fait que tout est interconnecté a rendu la confidentialité beaucoup plus difficile à gérer», résume Patrick Pailloux, directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), un service du Premier ministre français.

Les entreprises «ont oublié les bases». «Elles font de la sécurité périphérique et s'équipent d'outils très sophistiqués, mais elles laissent des portes grandes ouvertes, comme des mises à jour qu'elles oublient de faire, ou des systèmes qu'elles omettent de surveiller», explique-t-il à l'AFP à Monaco, lors d'Assises consacrées à la sécurité informatique.

«Par exemple, est-ce que quelqu'un vérifie quelles sont les personnes qui ont accès à la messagerie du PDG? Ou s'il y a des flux d'informations qui sortent des systèmes pendant la nuit?», note M. Pailloux.

«La sécurité à 100% n'existe pas, et on sait qu'il y aura forcément un jour une défaillance ou une divulgation» d'informations non désirée. «Le champ du secret tend à disparaître ou en tout cas à être extrêmement limité», résume Pierre-Luc Refalo, auteur du Livre Bleu des Assises consacré à ce thème.

Dans l'actualité récente, les affaires Wikileaks (publication de milliers de câbles diplomatiques confidentiels) et News of the World (l'ex-tabloïde accusé d'avoir écouté illégalement près de 4 000 personnes), ne colorent pas de rose le tableau.

«Il y a une véritable schizophrénie ambiante en raison de la tendance à l'ubiquité du citoyen: chacun d'entre nous a des intérêts variés et variables, et mélange les sphères privée, publique et professionnelle», analyse M. Refalo.

D'où la grande difficulté de gérer «les» confidentialités, voire même d'établir une «cyberéthique» qui reste pour l'instant un idéal, souligne-t-il.

«Si on veut travailler sur l'amélioration du respect de la vie privée, cela nécessite évidemment une harmonisation législative globale, et ça, aujourd'hui, c'est plus un voeu pieux qu'autre chose», renchérit Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France.

«Aujourd'hui, les pays qui sont le plus sensibles à la vie privée sont l'Allemagne, la France et l'Espagne. Ces pays, et l'Europe plus généralement, savent grâce à leurs histoires respectives que le jour où potentiellement on peut fliquer les gens, connaître leurs opinions politiques ou leur orientation sexuelle, ça se termine mal», estime-t-il.

Mais dans d'autres pays, comme les États-Unis, «on a une autre histoire et une autre vision». «Et pour nous il semble par exemple incroyable d'entendre le patron de Google dire que si les gens ne veulent pas que certaines choses soient rendues publiques, il ne faut pas les mettre» sur internet ou les réseaux sociaux, conclut Bernard Ourghanlian.

Agence France-Presse

Katia DOLMADJIAN

09/10/2011 15h52

http://fr.canoe.ca/techno/internet/archives/2011/10/20111009-155226.html